Note ou pas note? (30/08/2017)

Le PLR a donc déposé un projet de loi pour que le comportement soit évalué avec des notes non pas pour « remplacer ce qui existe déjà, mais simplement pour  le compléter en lui donnant plus de clarté », précise la députée PLR Nathalie Fontanet. Et d’ajouter que « les commentaires sont indispensables, mais n'aident pas l'élève à se situer. Avec une note, on permettra aux enfants et aux parents d'identifier clairement si le comportement est au-dessus ou en dessous de la moyenne.»

Mais qu’en est-il de la situation actuelle concernant l’évaluation du comportement à l’école primaire ?

Il faut savoir que chaque trimestre, l’enseignant.e évalue le comportement des élèves de sa classe dans quatre domaines avec les appréciations « très satisfaisant », « satisfaisant » et « peu satisfaisant ». Ils sont les suivants :

1° Prise en charge du travail personnel (organisation du travail, ordre et propreté, travail terminé dans les délais, application dans le travail à la maison, écoute et participation dans les moments collectifs, concentration, …).  

Relations avec les autres enfants et les adultes (respect, faculté à discuter et de s'arranger au lieu de se disputer, écoute des camarades, prise en compte de leur avis, …).

Collaboration avec les camarades (aide, capacité de travailler en groupe, de ne pas déranger quand les autres travaillent, …).

4° Respect des règles de vie commune (soin du matériel, respect des règles de l'école et de la classe, prise en charge des responsabilités qui lui sont attribuées, …).

Ces quatre appréciations font l’objet d’un commentaire général ou particulier, en fonction des besoins, de la part de l’enseignant.e.

Une note serait-elle plus parlante pour les élèves et les parents que ce qui existe actuellement ? Les appréciations « très satisfaisant », « satisfaisant » et « peu satisfaisant » sont-elles à ce point peu claires qu’il faille les remplacer par une note ?

En admettant que l’on réponde « oui » à cette question, alors en quoi la note améliorera-t-elle le comportement de l’élève en difficulté ? N’y a-t-il pas d’autres priorités dans notre système scolaire ? Ce projet de loi ne relève-t-il pas de la politique politicienne à l’approche des élections cantonales du printemps prochain ? Ces questions, liste non exhaustive, les député.e.s se les poseront sans aucun doute avant d’entrer en matière ou non sur ce projet de loi. A suivre.

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