Luc Barthassat ne fait plus rire personnne (03/02/2018)

Le moins que l’on puisse écrire est que Luc Barthassat en a pris pour son grade cette semaine suite à sa « prestation » en-dessous de tout face à Liza Mazzone vendredi dernier à l’émission Forum de la RSR. Il y a bien évidemment eu les réactions outrées des internautes sur les réseaux sociaux, et absolument personne pour le défendre, mais également celles de la presse.

La plus remarquable étant celle du rédacteur en chef de La Tribune de Genève, Pierre Ruetschi, qui a sonné la charge en écrivant, notamment, que Luc Barthassat « fut grossier, insultant, méprisant. Il a ponctué son propos de «bordel», il a attribué «âneries» et «bobards» à sa contradictrice, qu’il n’a cessé de couper d’un ton agressif, l’empêchant de développer ses arguments. » Et d’ajouter que « son comportement est indigne. Il déshonore l’ensemble du Conseil d’État ainsi que son département. »

 

 

Même s’il est de notoriété public que ces deux-là ne s’apprécient guère, personne, une fois encore, n’est monté au créneau pour dire que Pierre Ruetschi exagérait, tant il a dit tout haut ce que tout le monde pense: Luc Barthassat a largement dépassé les bornes. Jusqu’ici, on s’en amusait presque à l’instar de BOB, presque chaque samedi dans La Tribune de Genève, ou du Gniolu qui d’ailleurs cette semaine dans le GHI déclare que « si Luc Barthassat n’existait pas, personne n’aurait l’idée de l’inventer. Dressant récemment son bilan, pour autant que l’on puisse appeler ça ainsi, il a déclaré: « Mon bilan n’est ni bon ni mauvais, il est extraordinaire! » A douze semaines des élections, seul un psychiatre serait capable de dire dans quelle mesure cela relève de la mythomanie ou de la méthode Coué. »

Et Le Courrier ne fait pas exception avec sa rubrique « à côté de la plaque » de ce week-end où on peut lire que « Luc Barthassat s’est comporté en parfait mufle lors d’un récent débat à Forum. Il a houspillé, invectivé, coupé la verte Lisa Mazzone. « Peut-on appeler ça un débat » a admis, dépité, le journaliste après quinze longues et pénibles minutes. En même temps, peut-on appeler Luc Barthassat un conseiller d’Etat? »

Le problème est que ces traits d’humour ne font plus rire personne - à commencer sans doute au PDC où on doit craindre que la supposée locomotive Luc Barthassat fasse dérailler l’ensemble du train - parce qu’ils sont le simple reflet de la réalité. Une réalité qui aura pour conséquence que les électrices et électeurs voudront donner tout le temps nécessaire à Luc Barthassat pour s’occuper de sa page facebook après les élections? Premiers éléments de réponse le 15 avril.

 

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