Votation du 9 février : au sujet de la liberté d’expression (4/5) (27/01/2020)

IMG_9249.PNGSi le peuple vote le 9 février en faveur de l’extension de la norme pénale antiraciste aux actes homophobes, les appels publics à la haine et à la discrimination à l’encontre des lesbiennes, gays et bisexuel.le.s seront punissables. Par contre, si une personne exprime ses idées homophobes dans son cercle d’ami.e.s ou lors d’une rencontre privée, elles ne tomberont pas sous le coup de la loi.

Les appels publics à la haine et à la discrimination à l’encontre des lesbiennes, gays et bisexuel.le.s ne sont ni des opinions ni des valeurs à protéger. Ils nuisent aux personnes concernées, à leur entourage et divisent la société.

Personne ne peut, en effet, sérieusement prétendre qu'il s'agisse d'une d'opinion constructive, lorsqu’il est écrit dans des tweets que les lesbiennes sont malades et devraient « être sautées par un vrai homme » afin de revenir à la raison. Ou lorsque sur les réseaux sociaux un appel est lancé afin de ne pas tolérer les bisexuel.le.s dans son cercle de connaissances, parce qu'ils/elles seraient des prédateurs et prédatrices sexuel.le.s et ne chercheraient qu’à briser des couples. Ou quand dans des émissions de radio ou des articles de presse, il est dit que les gays sont des pédophiles et devraient être enfermés.

De tels discours tenus en public ne peuvent pas être simplement considérés comme des "paroles stupides". Stopper les atteintes à la dignité humaine, si nécessaire aussi par la voie légale, est une revendication juridique légitime des personnes concernées, mais aussi de la société elle-même. Il serait indigne d'une démocratie d'interpréter la liberté d'expression comme un laissez-passer pour s’attaquer en toute impunité à des personnes ou groupes de personnes.

La haine n’est pas une opinion ! OUI le 9 février !

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