Du grand au petit écran : « La fille de Brest », « Dunkerque » (15/08/2020)

IMG_1736.jpg« La fille de Brest », c’est l’histoire vraie d’Irène Frachon, pneumologue, qui en 2007 alerte les autorités sanitaires françaises des risques de problèmes cardiaques liés à la prise du Mediator, un antidiabétique. La bombe est lancée. Mais elle va mettre plusieurs années à exploser, le chemin pour faire éclater la vérité étant parsemé d’obstacles. C’est ce long combat à la David contre Goliath que raconte le film aux allures de thriller.

Porté par l’énergie de son actrice principale Sidse Babett Knudsen (l’héroïne de la série danoise « Borgen » et César du meilleur second rôle 2016 pour « L’Hermine »), « La fille de Brest » ne laisse rien au hasard : crédibilité de la reconstitution de l’affaire, rythme soutenu, suspense, belle distribution et scènes « choc » à l’image des deux autopsies où il faut avoir, c’est le cas de le dire, le cœur bien accroché.

Le film contient donc tous les éléments pour être captivé du début à la fin. Et pourtant, ce n’est pas toujours le cas en raison d’un côté didactique trop prononcé et de la linéarité du récit qui réserve au final peu de surprises et d’émotions. Malgré ces réserves, « La fille de Brest » est un bel hommage à toutes celles et ceux qui se sont battu (Irène Frachon bien sûr, mais aussi sa famille, ses collègues, une scientifique, une « taupe » appelée joliment « Père Noël », un député, un éditeur, des malades,…) pour sauver des vies et faire indemniser les victimes.

Inédit. 3 étoiles. « La fille de Brest ». France 2, dimanche 16 août, 22h40.

IMG_0384.jpgMai 1940. 400 000 soldats anglais sont pris en tenaille entre la mer du Nord et l’armée allemande sur les plages de Dunkerque. Pour éviter un massacre à grande échelle et rapatrier les troupes de sa Majesté, il va falloir compter sur les troupes françaises pour qu’elles empêchent le plus longtemps possible la Wehrmacht d’avancer, sur la Royal Air Force pour combattre les avions de chasse allemands prêts à larguer leurs bombes et enfin sur la flotte militaire et…civile anglaise.

Pour raconter cet épisode relativement peu connu de la seconde guerre mondiale, Christopher Nolan, le réalisateur, entre autres, de la trilogie Batman, d’Inception et d’Interstellar, a pris trois angles d’attaque avec des espaces-temps différents qui se rejoindront à la fin du film : une semaine pour les événements qui se déroulent sur terre, un jour pour ceux qui ont lieu sur mer et une heure pour ceux qui ont comme décor le ciel.

Ce choix de départ donne une très grande densité à l’action de la première seconde du film à sa quasi fin, cette dernière n’étant pas tout à fait à la hauteur du reste avec un côté héroïque qui s’accorde mal avec un film qui, justement, ne met pas particulièrement en avant un personnage plutôt qu’un autre. Il n’y a pas de temps mort dans « Dunkerque » et très peu de dialogues. Le film met en scène avec brio, et par moments émotion, ces soldats pris au piège sur terre et sur mer, le danger venant en premier lieu du ciel. A ce propos, les combats aériens sont à couper le souffle.

« Dunkerque » est un blockbuster, mais avec toutefois l’ambition d’être également un film d’auteur. Ambition réussie grâce à une maîtrise technique époustouflante, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard, une narration originale et, pour couronner le tout, une très belle distribution. Impressionnant.

4 étoiles. « Dunkerque ». RTS 1, lundi 17 août, 22h30.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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