COVID-19 : une prise de conscience bien tardive (25/10/2020)

Quand je suis tombé malade, il y a dix jours, je me suis d’abord dit que c’était un simple refroidissement, comme j’en ai eu tellement de fois. Pour me conforter dans mon opinion, je me suis dit que j’avais fait attention aux gestes barrière, que je ne m’étais jamais autant lavé et désinfecté les mains de ma vie et que j’avais porté le masque là où il le fallait. Et je ne parle même pas de mes déplacements qui se font à vélo ou à pied. Malgré toutes ces précautions, ce foutu virus m’a rattrapé, comme tant d’autres. Heureusement, mes symptômes n’ont pas été plus graves que ceux d’une grosse crève. Mais il aurait pu en être autrement.

Quand on a attrapé le (la) COVID-19, la perception qu’on en a devient très différente. Il y a un sentiment de culpabilité qui vous assaille : qu’ai-je fait pour l’attraper ? à qui ai-je bien pu le donner ? quelqu’un pourrait-il être gravement malade à cause de moi ? Pensées totalement irrationnelles, puisque vous ne vous êtes pas donné le virus à vous-même. Il n’empêche. C’est un sentiment très désagréable.

Quand on a attrapé le (la) COVID-19, on a de la peine à comprendre les raisons pour lesquelles nos autorités fédérales mettent tant de temps pour prendre de vraies mesures, et non pas des mesurettes, comme celles annoncées lors de la pitoyable conférence de presse du Conseil fédéral de dimanche dernier. Heureusement, les cantons romands ont redressé la barre cette semaine, mais probablement pas suffisamment. Il aurait fallu avoir le courage de tout fermer pendant deux semaines, à l’image du Pays de Galles. La situation en Suisse est très grave. La santé de la population et de celles et ceux qui travaillent dans le monde médical doit primer. Le Conseil fédéral va finir par s'en rendre compte, mais ce sera bien tard.

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