Du grand au petit écran: 7 films dont 3 inédits (07/11/2021)

2E4C8776-6381-4417-A8F6-1568211CD7A1.jpegAuteur de polars riche et célèbre, Harlan Thrombey est retrouvé mort dans sa magnifique propriété juste après avoir fêté ses 85 ans avec toute sa famille dont la plupart des membres avait un mobile pour le tuer, sans oublier l’infirmière personnelle de Harlan Thrombey à l’attitude étrange. Engagé par un commanditaire anonyme, le détective Benoit Blanc va alors mener son enquête qui va se révéler pleine de surprises.

« Cluedo » sur grand écran, « A couteaux tirés » vaut tout particulièrement le détour pour ses personnages plus pittoresques les uns que les autres, les comédiens sont très crédibles dans des rôles à la limite de la caricature sans toutefois tomber dans le ridicule, et pour son scénario à la fois ludique et plein de rebondissements. On s’amuse à suivre l’enquête du détective Benoit Blanc tout en essayant de déjouer les fausses pistes vers lesquelles le scénario tente de nous emmener jusqu’à l’ultime coup de couteau jubilatoire. Une réussite dans le genre.

Inédit. 4 étoiles. « A couteaux tirés ». RTS 1, lundi 8 novembre, 20h50.

77962522-F1F8-421A-8BBE-3E7727FDFC4A.jpegBasé sur une histoire vraie, « Tu ne tueras point » raconte l'histoire de Desmond Doss, un jeune homme qui veut absolument s'engager dans l'armée américaine pour servir son pays au cours de la seconde guerre mondiale tout en refusant de porter une arme, sa foi le lui interdisant.

« Tu ne tueras point » est un film qui ne laisse pas indifférent, et ce bien au-delà de la dureté des scènes de bataille qui montrent bien l'horreur de la guerre. Il questionne sur la foi qui peut renverser les montagnes, sur la violence intériorisée et ce que l'on peut en faire, sur le besoin de s'engager malgré sa différence, sur l'absurdité de la guerre. Le film de Mel Gibson, 6 nominations aux Oscars 2017, n'est pas parfait. On peut lui reprocher quelques longueurs, un brin de manichéisme et d'appuyer un peu trop sur la foi de Desmond.

Mais ces défauts sont largement compensés par des images à couper le souffle, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard, un montage brillant, des acteurs excellents, à commencer par Andrew Garfield qui donne toute sa crédibilité à ce soldat venu d'ailleurs, un suspense par moment insoutenable et des émotions tout au long du film qui finissent par vous clouer sur votre siège au moment du générique de fin.

4 étoiles. « Tu ne tueras point ». France 3, lundi 8 novembre, 21h05.

4C97EE67-80E2-4D61-B6B1-476DE29CAF42.jpegDiana est la fille de la reine des Amazones et vit sur une île paradisiaque à l’abri des regards. Elle est entraînée durement pendant sa jeunesse afin de devenir une guerrière imbattable au cas où les Amazones seraient attaquées, ce que craint sa mère qui lui a caché ses véritables origines. Mais avant de régler ses comptes avec le passé, Diana va affronter le monde réel et utiliser ses super pouvoirs au service de la paix.

« Wonder Woman » commence gentiment dans une ambiance kitsch assumée pour souligner le côté mythologique des origines des Amazones, puis prend tout son sens au fur et à mesure que l’histoire avance rendant d’autant plus jubilatoire l’arrivée totalement décalée de Diana dans le Londres très masculin de 1918. Femme libérée et en tenue légère, Diana se trouve plongée dans un monde qui est son exact opposé, ce qui donne lieu à des scènes fort drôles tout en permettant à l’intrigue d’avancer d’un bon pas. On ne s’ennuie en effet pas une seconde durant les deux heures et vingt minutes que dure le film, les rebondissements étant nombreux et parfois inattendus. Le seul reproche que l’on peut faire est que la confrontation finale pourrait durer facilement cinq minutes de moins. 

Pour le reste, les effets spéciaux sont à la hauteur de ce que l’on peut attendre d’un film de super héroïne, les scènes d’action sont captivantes et s’intègrent fort bien avec des scènes plus intimes sans mièvrerie, les personnages secondaires sont très sympathiques ou très inquiétants et enfin Gal Gadot est une Wonder Woman très crédible et à la plastique irréprochable, comme il se doit pour le personnage. « Wonder Woman » est donc un très bon divertissement.

4 étoiles. « Wonder Woman ».  TMC, lundi 8 novembre, 21h15.

D48B363B-C1B9-4143-B295-6E3545884F5A.jpegWaël vit en dans la banlieue parisienne et survit grâce à des arnaques qu’il réalise avec Monique, une femme d’un certain âge qui le considère visiblement comme son fils. Un jour, une arnaque se retourne contre eux, ce qui va les conduire à devenir bénévoles, Monique comme secrétaire et Waël comme éducateur, dans un centre pour ados exclus du système scolaire. 

Pas besoin d’être grand clerc pour deviner ce qu’il adviendra de la suite de l’histoire entrecoupée par des flashbacks qui s’intègrent plutôt bien dans la narration. Ils permettent petit à petit de découvrir ce qui unit aussi fortement Waël et Monique. Si le scénario ne brille donc pas par son originalité, il faut toutefois reconnaître au film une grande qualité : on passe un « chouette » moment. Les personnages sont attachants, il y a de l’humour, du rythme et de l’émotion. 

Et puis le film peut compter sur d’excellents acteurs, à commencer par la bande d’ados très convaincante, un Kheiron touchant et puis une Catherine Deneuve qui n’en finit par de surprendre dans un rôle jubilatoire de vieille dame indigne, quoique. Au final, « Mauvaises herbes » a un côté maladroit et parfois facile, mais qui est largement compensé par sa bienveillance et son optimisme, en un mot son humanisme. Un film qui fait du bien.

Inédit. 3 étoiles. « Mauvaises herbes ». M6, mardi 9 novembre, 21h05.

2A619B99-0C38-437C-93C9-BEAEEF0C000B.jpegRoy McBride est astronaute. Il est recruté pour une mission très spéciale : se rendre aux limites du système solaire à la recherche de son père disparu depuis des décennies et pour résoudre par la même occasion un mystère qui menace la survie de la Terre et qui pourrait bien avoir un lien avec la disparition du paternel.

Sous couvert d’un film d’aventure spatiale, le film ne manque d’ailleurs pas de rebondissements qui tiennent le spectateur en haleine malgré quelques petites baisses de régime, « Ad Astra » retrace avant tout la relation entre un fils et un père absent depuis si longtemps. Cette quête intérieure est superbement filmée, la qualité des images est incroyable, et la bande-son n’est pas en reste. Quant à Brad Pitt il est au sommet de son art.

Tout en retenu, souvent en « voix off », l’astronaute McBride nous fait partager sa douleur rentrée et ses émotions, malgré le scaphandre qu’il porte la plupart du temps, jusqu’à une fin dont la symbolique saute certes aux yeux, mais qui est magnifique. Un film de haut vol, du cinéma de première classe.

5 étoiles. « Ad Astra ». France 2, mardi 9 novembre, 23h45.

38636886-5F86-4542-B1E2-AC5A92D96F37.jpegAssigné à résidence et brouillé avec Hope van Dyne (la Guêpe) et son père le Dr Hank Pym après les événements survenus dans « Captain America – Civil War », Scott Lang va se voir offrir une chance de réhabilitation, puisqu’il est apparemment la clé qui permettrait de faire revenir sur Terre la mère de Hope, et donc l’épouse du Dr Pym, qui erre dans un autre univers depuis plus de trente ans. Pour tenter d’y parvenir, il va devoir, entre autres, affronter, une créature fantomatique qui pour sauver sa peau, si l’on ose dire, va semer la zizanie dans le laboratoire du Dr Pym. Et pour atteindre l’objectif final, il va bien évidemment devoir compter sur sa capacité à se faire tout petit, mais aussi, nouveauté, tout grand, sur la Guêpe et sur sa bande de copains déjantée.

On reprend donc peu ou prou les mêmes éléments que dans le premier épisode, on les secoue un peu plus fort, histoire de compenser l’effet de surprise qui a disparu, on y ajoute, pour la première fois dans le monde Marvel, une super-héroïne et le tour est joué. Il y a par conséquent dans cette suite une surenchère d’effets spéciaux, d’actions et d’humour. Il faut bien reconnaître que c’est de très bonne facture, qu’on ne s’ennuie pratiquement pas malgré un scénario qui a une tendance certaine à tourner en rond et que c’est un plaisir de retrouver cet excellent casting. Mais toutes ces qualités ne sauraient cacher ce manque d’âme et d’émotion qui faisait indiscutablement le charme d’un premier épisode bien plus humain. 

3 étoiles. « Ant-Man et la Guêpe ». TMC, jeudi 11 novembre, 21h15.

E7FEC23D-C28A-4786-9200-38440B9D88B1.jpegLe film retrace le destin d'Henri Charrière en s'inspirant de son autobiographie qui est un assemblage d'événements qui se sont déroulés durant sa vie carcérale entre 1931 et 1944. Le livre avait déjà fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 1973 avec Steve McQueen et Dustin Hoffman.

Envoyé au bagne de Cayenne en Guyane pour un crime qu'il n'a pas commis, Henri Charrière, voleur des bas-fonds de Paris, va faire la connaissance du faussaire Louis Dega qu'il s'engage à protéger dans ce milieu fort hostile de la prison à condition qu'il l'aide à s'évader. "Papillon", surnommé ainsi en raison du tatouage de cet insecte sur sa poitrine, et Louis vont tenter l'impossible pour essayer d'y parvenir.

Avant d'être un film sur la dure réalité du milieu carcéral, "Papillon" raconte une belle histoire d'amitié entre deux hommes, pourtant fort différents, qui vont unir leur destin, le plus souvent pour le pire. Bien que sans grande surprise au niveau de la mise en scène et avec quelques longueurs, "Papillon" est un film qui se laisse voir grâce à l'aventure humaine, bien que romancée, hors normes qu'il raconte avec une certaine émotion.

Inédit. 3 étoiles. « Papillon ». RTS 2,  samedi 13 novembre, 21h10.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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