« De son vivant » évite le piège du pathos (30/11/2021)

De son vivant.jpgBenjamin est un professeur de théâtre apprécié. Quand il apprend qu’il a un cancer du pancréas incurable, sa vie s’effondre. Et celle de sa mère avec. Alors que cette dernière refuse obstinément d’admettre la réalité, Benjamin va de son côté se préparer petit à petit à l’inéluctable avec l’aide d’un corps médical bienveillant et plein d’empathie.

À la lecture de ce synopsis, on aura compris que « De son vivant » est un pur mélodrame et qu’il est préférable de prendre un mouchoir avant d’aller le voir. Mais s’il est effectivement difficile de retenir quelques larmes dans la dernière partie, le film n’est pas plombant pour autant grâce au rôle éminemment positif et humain du Docteur Eddé, joué par Gabriel Sala qui est cancérologue de son état. Mais pas seulement : les scènes où Benjamin enseigne le théâtre à ses élèves, et qui sont autant de miroirs de ce qu’il ressent, sont très réussies. Le duo mère-fils est remarquablement interprété par Catherine Deneuve et Benoît Magimel qui a perdu 60 kilos pour le rôle, quel contraste avec son rôle dans « Amants » ! Après avoir partagé l’affiche de l’excellent « La tête haute », les deux acteurs se retrouvent une nouvelle fois sous la direction d’Emmanuelle Bercot. 

Si « De son vivant » n’atteint pas les sommets d’émotions de « La tête haute », notamment en raison d’intrigues périphériques (un fils qui sort de nulle part et une amourette bien peu crédible) qui diluent inutilement le cœur du sujet, il n’en demeure pas moins que l’ensemble tient la route, ce qui est à relever pour un mélodrame qui aurait facilement pu tomber dans le piège du pathos. (3 étoiles)

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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