• « Invisible Man » : un thriller avec une bonne dose d’épouvante

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    Dernier film vu avant que les salles de cinéma ne deviennent...invisibles.

    IMG_0471.jpgCecilia partage une vie aisée avec un brillant et riche scientifique au comportement très possessif. Ne supportant plus son attitude, elle s’enfuit en demandant de l’aide à sa sœur. Peu de temps après, son beau-frère lui apprend que son mari s’est suicidé. Il lui laisse une part de son immense fortune à condition qu’elle respecte certaines conditions, comme celle de ne pas enfreindre la loi, ce qui va devenir de plus en plus compliqué au fur et à mesure que Cecilia prend conscience qu’elle est harcelée par quelqu’un d’invisible et qui s’attaque à son entourage. Mais comment faire croire une chose pareille sans perdre la raison et passer pour une folle ?

    Le réalisateur Leigh Whannel voulait avec ce film « évoquer ces femmes victimes de violence qu’on ne prend pas au sérieux et qui tentent de prouver que quelque chose d’affreux leur est arrivé sans parvenir à en convaincre qui que ce soit. » Cette problématique est au cœur du film dès les premières minutes lorsque Cecilia prend d’énormes précautions pour s’enfuir de chez elle sans que son mari violent s’en aperçoive. Le suspense est à son comble dès le début et, à l’exception d’un petit coup de mou après cette entrée en matière tonitruante, il ne se dément pas jusqu’à une fin qui est la synthèse de plusieurs scènes marquantes du film.

    Porté par Elisabeth Moss littéralement habitée par son rôle et par une mise en scène qui tient le spectateur en haleine en lui donnant des frissons, « Invisible Man » ravira par conséquent les fans de thriller fantastique avec une bonne dose d’épouvante. (4 étoiles)

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas désagréable, mais pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Le 5 avril : Transition écologique et justice sociale !

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    IMG_0508.jpgEn cette période difficile, nos pensées vont à celles et ceux qui luttent pour maintenir à flot nos institutions et sont au front pour faire fonctionner notre système de santé ainsi que notre approvisionnement et notre sécurité.

    Nos pensées vont également à toutes celles et ceux qui sont touché·e·s dans leur santé par le virus ainsi qu’à leurs proches. Malgré la situation extrême dans laquelle nous nous trouvons, le 2ème tour des élections au Conseil administratif est maintenu. Plus que jamais il est important de nommer des représentant·e·s à la hauteur des enjeux. Dès lors, les 4 candidat·e·s Sami Kanaan, Frédérique Perler, Christina Kitsos et Alfonso Gomez se présentent en Ville de Genève sur la liste n°1.

    Elles et ils s’engagent à agir concrètement en matière de justice sociale, d’égalité et de lutte contre les changements climatiques. Elles et ils portent les valeurs de solidarité, d’inclusion et de participation.

    Dès aujourd’hui, nous devons agir ensemble pour soutenir notre collectivité sur tous les plans face à l’urgence, tout en nous préparant aux conséquences de la crise. Nous devons agir et penser à tous les défis sociaux, environnementaux et économiques auxquels il nous faudra donner une réponse solidaire et engagée !

    Seule une équipe soudée sera en mesure de gérer cette situation exceptionnelle.
    Ne manquez pas ce rendez-vous démocratique.
    Le 5 avril, faites entendre votre voix !

    Votez la liste 1 : Sami Kanaan, Frédérique Perler, Christina Kitsos et Alfonso Gomez

    Programme et candidat·e·s :
    https://noussommesvertes2020.ch/
    https://2020.ps-geneve.ch

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  • Du grand au petit écran : « Tu ne tueras point »

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    IMG_0486.jpgEnvie de voir un film qui vous prend aux tripes ? Alors, « Tu ne tueras point » est pour vous. A une condition toutefois : ne pas être une âme sensible, car les scènes de bataille de la deuxième partie du film sont d'un réalisme hallucinant, par moment à la limite du supportable.

    Basé sur une histoire vraie, « Tu ne tueras point » raconte l'histoire de Desmond Doss, un jeune homme qui veut absolument s'engager dans l'armée américaine pour servir son pays au cours de la seconde guerre mondiale tout en refusant de porter une arme, sa foi le lui interdisant.

    La première partie du film est consacrée à l'enfance de Desmond, ce qui permet de comprendre les fondements de son objection de conscience, et à sa rencontre avec la femme de sa vie. Elle va être à l'origine, de par son métier d'infirmière, de l'engagement que Desmond souhaite avoir au sein de l’armée : soldat sanitaire pour sauver des vies. Seulement, même dans cette fonction, refuser de porter une arme revient à être un objecteur de conscience. Avant de pouvoir aller sur les champs de bataille, Desmond va tout d'abord devoir se battre, sans violence, contre les idées reçues de ses camarades et les instances militaires qui veulent s'en débarrasser. Vainqueur de ce combat, Desmond pourra alors, dans la deuxième partie du film, remplir la mission qu'il s'est fixée avec l'aide de Dieu.

    « Tu ne tueras point » est un film qui ne laisse pas indifférent, et ce bien au-delà de la dureté des scènes de bataille qui montrent bien l'horreur de la guerre. Il questionne sur la foi qui peut renverser les montagnes, sur la violence intériorisée et ce que l'on peut en faire, sur le besoin de s'engager malgré sa différence, sur l'absurdité de la guerre. Le film de Mel Gibson, 6 nominations aux Oscars 2017, n'est pas parfait. On peut lui reprocher quelques longueurs, un brin de manichéisme et d'appuyer un peu trop sur la foi de Desmond.

    Mais ces défauts sont largement compensés par des images à couper le souffle, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard, un montage brillant, des acteurs excellents, à commencer par Andrew Garfield qui donne toute sa crédibilité à ce soldat venu d'ailleurs, un suspense par moment insoutenable et des émotions tout au long du film qui finissent par vous clouer sur votre siège au moment du générique de fin.

    Inédit. 4 étoiles. « Tu ne tueras point ». France 3, jeudi 26 mars, 21h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : « 3 Billboards » (« Les panneaux de la vengeance »)

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    IMG_0467.jpg« 3 Billboards » (en français « Les panneaux de la vengeance » alors qu’il n’est aucunement question de vengeance dans le film…), César 2019 du meilleur film étranger, mêle à la fois tragédie et comédie, ce qui est souvent un pari risqué. En effet, si la sauce ne prend pas, le film peut vite devenir indigeste.

    Autant le dire tout de suite, et à quelques détails près, le mélange des genres est réussi dans « 3 Billboards » grâce à un scénario inventif, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard, des images magnifiques et une distribution exceptionnelle à la tête de laquelle on retrouve Frances McDormand (Oscar 2018 de la meilleure actrice), Sam Rockwell (Oscar 2018 du meilleur acteur dans un second rôle) et Woody Harreslon.

    Le film raconte l’histoire de Mildred Hayes qui, lassée que l’enquête sur la mort de sa fille violemment assassinée n’avance pas, décide un beau jour de louer 3 panneaux publicitaires immenses et abandonnés à l’entrée de la ville afin d’interpeller la police sur son inaction. Cette initiative va mettre le feu, au sens propre et figuré, dans cette petite ville du Missouri qui cumule les travers d’une Amérique réactionnaire, à savoir, entre autres, bêtise, violence, racisme, homophobie et alcoolisme, caractérisée par le personnage du policier Jason Dixon (génial Sam Rockwell).

    Si le trait est volontairement forcé, ce qui permet de jouer sur un humour noir du meilleur effet, c’est pour mieux questionner les notions de justice et de pardon, mais aussi la capacité de l’être humain d’évoluer dans un contexte qui bouge à l’image d’une fin très réussie. « 3 Billboards » est parfois déroutant, jamais ennuyeux malgré son rythme relativement lent et, au final, souvent jouissif.

    Inédit. 4 étoiles. « 3 Billboards » (« Les panneaux de la vengeance »). RTS 1, lundi 23 mars, 20h45.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • « Dark Waters » : justice contre intérêts financiers

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    IMG_0371.jpgTiré d’une histoire vraie, « Dark Waters » se déroule sur près de deux décennies et raconte le combat de Rob Bilott, avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques et qui, ironie du sort, va mener un combat sans merci contre l’une d’elle.

    Rob Bilott, qui a vécu une partie de son enfance dans cette région, est interpellé par un paysan dont les bêtes meurent les unes après les autres après avoir eu un comportement extrêmement agressif et présentant de graves anomalies physiques. L’avocat découvre assez rapidement que ce sont les rejets toxiques de l’usine du puissant groupe chimique DuPont, premier employeur de la région, qui sont les responsables de cette pollution mortelle. Mais pour le prouver, il va devoir affronter de nombreux obstacles qui vont mettre en péril sa carrière, sa vie de famille et sa santé.

    Film-enquête sur un des plus gros scandales industriels et environnementaux de ces quarante dernières années, « Dark Waters » expose avec une grande précision et beaucoup de sérieux, à l’image de son excellent interprète principal Mark Ruffalo, les tenants et aboutissants de cette sordide affaire. A tel point que le film, après un début captivant et enlevé, prend des allures de documentaire, ce qui n’est pas sans conséquence sur son rythme qui connaît une nette baisse de régime dans une deuxième partie qui fait écho à la très grande patience dont les protagonistes ont dû faire preuve pour avoir une réponse de la justice.

    Mais malgré cette faiblesse, les questions que soulèvent le film, et notamment celle de la complexité du combat de la justice contre d’énormes intérêts financiers, ne laisseront personne indifférent. (3 étoiles)

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas désagréable, mais pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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