Du grand au petit écran : « Ce qui nous lie » et « Snow Therapy »

Imprimer

IMG_0763.jpgDonner vie, créer de l’émotion et mettre en lien, c’est la grande force du cinéma de Cédric Klapisch, le réalisateur, entre autres, de « Un air de famille » et de la trilogie « L’auberge espagnole », « Les poupées russes » et « Casse-tête chinois ». Cette qualité est à nouveau présente dans « Ce qui nous lie ».

Jean, le frère aîné, est parti de sa Bourgogne natal dix ans auparavant, en froid avec son père, pour faire le tour du monde qui l’a conduit à s’installer en Australie où il a fondé une famille. A l’annonce de la mort imminente du paternel, il décide de faire le voyage pour dire adieu à son père. C’est l’occasion de revoir sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie, et de tenter de recréer ce lien fort qu’ils avaient entre eux enfants, mais qui s’est beaucoup distendu après cette décennie synonyme d’abandon pour les deux cadets.

La qualité première de « Ce qui nous lie » n’est en tout cas pas son scénario qui manque d’originalité et qui tourne rapidement en rond, à tel point que l’on se désintéresse assez rapidement de la question de la succession qui prend trop de place, d’où certaines longueurs.

Malgré ce défaut qui pourrait être rédhibitoire, le film fonctionne pourtant plutôt bien grâce à plusieurs scènes émouvantes et des moments où l’on rit de bon cœur. Et puis, il y a cette superbe scène collective qui marque la fin des vendanges qui est d’une très grande maîtrise au niveau de la mise en scène et qui met en valeur tout le savoir-faire de Cédric Klapisch dans ce domaine.

Enfin, les acteurs sont bons, une condition essentielle pour se laisser porter par ce genre de film, et les paysages de la Bourgogne, que l’on découvre sur les quatre saisons, fort agréables à l’œil. Un film donc que l’on qualifiera de verre à moitié plein et qui donne très envie de boire un bon verre de rouge de Bourgogne après l’avoir vu !

3 étoiles. « Ce qui nous lie ». RTS 2, jeudi 14 mai, 20h55.

IMG_0764.jpgVacances familiales dans les Alpes, pause déjeuner sur la terrasse du restaurant et tout à coup une avalanche qui s’approche dangereusement. Panique à bord. Tomas, le père, s’enfuit alors que la mère se retrouve seule pour protéger ses deux enfants. Plus de peur que de mal, l’avalanche s’est arrêtée au pied du restaurant. Mais elle a tout de même fait de gros dégâts au sein de la famille : le père a failli dans sa mission de protecteur et a perdu la confiance de son épouse et de ses enfants.

« Snow Therapy » est une comédie grinçante et par moment jouissive, en raison de son côté cruel qui s’attaque aux clichés de la famille « idéale », mais aussi au rôle de l’homme dans notre société occidentale. Le spectateur et la spectatrice sont forcément bousculés par ce qu’ils découvrent à l’écran et invités à se questionner sur eux-mêmes : qu’auraient-ils fait dans une situation comme celle-ci ? « Snow Therapy » est un film qui dérange et ne s’oublie pas une fois qu’il est terminé, quand bien même on regrettera une fin pas à la hauteur du reste.

3 étoiles. « Snow Therapy ». ARTE, mercredi 13 mai, 23h55.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

Lien permanent Catégories : Télévision 2 commentaires

Commentaires

  • Très bien.

  • Les heures sombres un chef d’œuvre. Bravo Didier de l’analyse tjs si subtile. Baci G.

Les commentaires sont fermés.