Du grand au petit écran: « Baby Driver », « Wonder Woman », « Le Brio »

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2A61A190-F630-4832-BAE6-7355ADAFE6E6.jpegBaby a une dette envers un grand patron du crime qu’il doit rembourser en mettant ses qualités de conducteur hors du commun au service de braqueurs de banque. Pour être le meilleur dans son domaine, il roule au rythme endiablé de sa propre playlist, un comportement qui cache un drame vécu dans son enfance. Le jour où il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre un terme à ses activités criminelles. Mais pas facile de se faire oublier du milieu quand on possède des qualités comme les siennes. 

Film d’action avec des courses poursuite, spécialement la première qui vaut le déplacement à elle toute seule, très spectaculaires, « Baby Driver » tient la route, notamment grâce à une bande-son omniprésente qui joue un rôle à part entière. Alors, certes, le scénario n’est pas d’une folle originalité et l’histoire d’amour est franchement nunuche à tel point qu’on se demande s’il ne faut pas la prendre au second degré, à l’image des gangsters qui sont des caricatures d’eux-mêmes. Divertissant.
 
Inédit. 3 étoiles. « Baby Driver ».  RTS 1, lundi 25 mai, 20h40.
 
80EC691B-2040-4B42-9105-BFEBA8D75706.jpegDiana est la fille de la reine des Amazones et vit sur une île paradisiaque à l’abri des regards. Elle est entraînée durement pendant sa jeunesse afin de devenir une guerrière imbattable au cas où les Amazones seraient attaquées, ce que craint sa mère qui lui a caché ses véritables origines. Mais avant de régler ses comptes avec le passé, Diana va affronter le monde réel et utiliser ses super pouvoirs au service de la paix.
 
« Wonder Woman » commence gentiment dans une ambiance kitsch assumée pour souligner le côté mythologique des origines des Amazones, puis prend tout son sens au fur et à mesure que l’histoire avance rendant d’autant plus jubilatoire l’arrivée totalement décalée de Diana dans le Londres très masculin de 1918. Femme libérée et en tenue légère, Diana se trouve plongée dans un monde qui est son exact opposé, ce qui donne lieu à des scènes fort drôles tout en permettant à l’intrigue d’avancer d’un bon pas. On ne s’ennuie en effet pas une seconde durant les deux heures et vingt minutes que dure le film, les rebondissements étant nombreux et parfois inattendus. Le seul reproche que l’on peut faire est que la confrontation finale pourrait durer facilement cinq minutes de moins. 
 
Pour le reste, les effets spéciaux sont à la hauteur de ce que l’on peut attendre d’un film de super héroïne, les scènes d’action sont captivantes et s’intègrent fort bien avec des scènes plus intimes sans mièvrerie, les personnages secondaires sont très sympathiques ou très inquiétants et enfin Gal Gadot est une Wonder Woman très crédible et à la plastique irréprochable, comme il se doit pour le personnage. « Wonder Woman » est donc un très bon divertissement.

4 étoiles. « Wonder Woman ».  RTS 1, samedi 23 mai, 22h15.

4BEA3CA6-AE07-49AB-AD23-BA734BA3B596.jpegNeïla Salah a grandi dans la banlieue et aimerait devenir avocate. Inscrite dans une université parisienne réputée, elle va être confrontée dès le premier jour à Pierre Mazard, professeur de droit cynique et coutumier de provocations et dérapages plus que limites. Sous la menace d’un renvoi de l’université, il va alors, pour tenter de se racheter une conduite, prendre sous son aile, à son cœur défendant, Neïla pour la préparer au concours d’éloquence.

« Le Brio » s’appuie sur un schéma cinématographique bien connu, à savoir la confrontation entre deux personnages que tout oppose, mais qui vont petit à petit s’apprivoiser avec des hauts et des bas. En cela, il n’est pas très original et le scénario n’évite pas toujours l’écueil de la facilité et de certains clichés, comme par exemple avec la scène finale décevante. 

Mais ce défaut n’est de loin pas rédhibitoire, car les dialogues sont très bien écrits, ce qui est quand même mieux pour un film qui parle de l’art de la rhétorique. Ils sont également fort bien interprétés par Daniel Auteuil, au mieux de sa forme dans un rôle de professeur qu’on adore détester, et par Camélia Jordana, plus connue jusqu’ici en tant que chanteuse, qui lui donne la réplique à la fois avec de l’aplomb, mais aussi avec une grande finesse. La mise en scène, plutôt inventive pour éviter au spectateur de se lasser de ces joutes verbales, et de l’émotion bien dosée font de « Le Brio » un film tout à fait recommandable.

4 étoiles. « Le Brio», France 2, dimanche 24 mai, 21h05.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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