Jour J pour l’égalité des droits ?

Imprimer

Ils/Elles se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Cette phrase de conte de fées servira-t-elle d’heureuse conclusion au débat du Conseil national sur l’initiative parlementaire « Mariage civil pour tous » ?

IMG_5233.jpgCelles et ceux qui suivent avec une (très) grande patience les péripéties concernant cette initiative, déposée il y a près de sept ans (!), se souviennent que la semaine dernière les débats avaient été interrompus par manque de temps avant le vote final. Heureusement, ce point crucial pour l’avancée de l’égalité des droits pour toutes et tous, déjà renvoyé en mars en raison de la crise sanitaire, a été remis à l’ordre du jour de ce jeudi matin.

S’il n’y a guère de doute sur le fait que le Conseil national se prononcera en faveur du mariage civil pour toutes et tous, la question de l’intégration de l’ouverture du don de sperme aux couples de femmes et la filiation automatique envers les parents d’un couple de même sexe dès la naissance de l’enfant est le véritable enjeu. Les parlementaires se prononceront-ils/elles en faveur d’un mariage égalitaire ou non ? 

Pour les personnes favorables à l’égalité des droits pour toutes et tous, il est évident que seule une variante égalitaire, en une seule étape, permettra de mettre sur un réel pied d’égalité les couples de sexe opposé et les couples de même sexe.

Les droits ne se découpent pas en tranches !

Les couples de même sexe ont les mêmes devoirs que les couples de sexe opposé, et, de ce fait, doivent avoir les mêmes droits. Le Conseil national, si l’on en croit les déclarations faites par les partis mercredi dernier lors de l’entrée en matière, devrait aller dans ce sens. Et si tel est bien le cas, il faudra alors convaincre le Conseil des Etats en septembre d’en faire de même, ce qui ne sera pas facile. Mais une étape après l’autre !

Lien permanent Catégories : Air du temps 3 commentaires

Commentaires

  • "Les couples de même sexe ont les mêmes devoirs que les couples de sexe opposé, et, de ce fait, doivent avoir les mêmes droits. "

    Ca ressemble à un raisonnement circulaire.

    Je vois bien les "couples de sexe opposé" ("couples de sexes opposés" ? Et pourquoi opposés ? Pourquoi pas "couples de sexes différents" ?) ... revendiquer plus de droits avec le même argument en circuit fermé.

    Après, il ne restera plus à qu'à déterminer qui est fou.

    Ces couples qui continuent encore et toujours à revendiquer des droits et des privilèges qui leur sont refusés parce qu'ils demandent, non des droits, mais des autorisations inutiles car il n'existe pas d'interdiction à ce qu'ils revendiquent.

    Ou ceux qui leur accordent, formalisent et inscrivent dans la loi ces droits et privilèges accordés, entravant par la complexité exponentiellement croissante du droit, la capacité de l'état, des gouvernants et des fonctionnaires, à répondre à des cas particuliers et à des cas urgents qui ne sont pas prévus par la loi, c'est-à-dire à peser des intérêts multiples et conflictuels pour y trouver des bonnes raison de ne rien faire, au lieu d'exercer les pouvoirs délégués pour l'accomplissement *effective* et *efficace* de la mission qui leur a été confiée, souvent des pouvoirs que d'autres n'ont pas, ceux-ci étant le plus souvent délibérement et structurellement concentrés et monopolisés sur/par quelques rares personnes, à dessein.

  • "Ils/Elles se marièrent et eurent beaucoup d’enfants" ça va pour les comtes de fées puisque dans la réalité c'est biologiquement impossible. Et bon "Ils/Elles se marièrent et firent appel a beaucoup mères porteuses / donneurs de sperme" ça sonne tout de suite moins bien dans un contes pour enfants... Alors voilà, c'est pas une loi qui peut donner un utérus à un gay ou des testicules a une lesbienne.

  • Après le mariage pour tous je suppose que certains-aines vont réclamer le mariage zoophile !

Les commentaires sont fermés.