Et de 1000! Du grand au petit écran: « 120 battements par minute »

Imprimer

1000! Cet article est le millième que je publie sur ce blog depuis août 2012, soit en moyenne une publication tous les 3 jours. Et pour passer ce cap symbolique, impossible de rêver mieux que cet heureux hasard que « m'offre » la RTS en diffusant (beaucoup trop tard à cause de sa pudibonderie habituelle) jeudi soir l'excellent « 120 battements par minute ». Quoi de mieux en effet que de publier pour cet anniversaire une critique de cinéma sur un film avec une grande portée politique?

En effet, au cours de ces huit années, la majorité de mes publications avait un lien avec le cinéma ou la politique. Merci à toutes celles et ceux qui me lisent régulièrement (en moyenne 1500 visites mensuelles, je ne sais pas ce que ce nombre représente en comparaison avec d'autres blogs, mais peu importe, c'est le plaisir d'écrire qui prime) et qui me liront, du moins je l'espère!

46B52111-F009-437E-A427-8ABB95AAD17E.jpeg« 120 battements par minute », le titre fait référence au rythme de la house music très en vogue à l’époque, est un film qui rend hommage à ces femmes et à ces hommes qui se sont engagés avec leurs tripes pour faire avancer la lutte contre le sida.

Paris début des années 90, l’épidémie du sida fait des ravages, tout particulièrement dans la communauté homosexuelle, dans une indifférence quasi générale. Les militants d’Act Up multiplient les actions coup de poing pour attirer l’attention des pouvoirs publics et des pharmas sur le drame qui se joue sous leurs yeux et dont ils ne mesurent pas l’ampleur par ignorance, parce qu’ils se voilent la face ou encore par calcul.

La première partie du film, qui donne une grande place aux réunions hebdomadaires où se confrontent les opinions, se nouent les amitiés, les romances, s’élaborent les actions, les slogans, est absolument remarquable aussi bien au niveau des contenus que de la manière dont elles sont mises en scène. Il en est de même pour le déroulement des actions tournées caméra à l’épaule avec les protagonistes filmés en gros plan, comme si on y était. Une vraie claque, du grand cinéma.

Et puis, il y a au milieu de ce tourbillon militant la relation amoureuse entre Sean, dont la santé décline semaine après semaine, et Nathan, qui a échappé à l’infection. Cette histoire d’amour est portée par Nahuel Perez Biscayart (Sean) et Arnaud Valois (Nathan) qui sont absolument exceptionnels, à l’image de l’ensemble de la distribution d’ailleurs. Leur relation illustre par deux destins individuels le combat qu’Act Up a mené pour l’ensemble de la collectivité.

La romance entre Sean et Nathan est drôle, sensuel, d’une très grande complicité, pleine d’espoir malgré tout, bouleversante, tragique. Bref, belle, tout simplement. A l’image de la scène qui voit les militants d’Act Up se coucher dans la rue avec des croix et des cercueils sur « Smalltown boy » de Jimmy Sommerville. Difficile de retenir ses larmes.

Inédit. 5 étoiles. « 120 battements par minute ». RTS 1, jeudi 13 août, 23h05.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

Lien permanent Catégories : Télévision 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.