COVID-19 : une prise de conscience bien tardive

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Quand je suis tombé malade, il y a dix jours, je me suis d’abord dit que c’était un simple refroidissement, comme j’en ai eu tellement de fois. Pour me conforter dans mon opinion, je me suis dit que j’avais fait attention aux gestes barrière, que je ne m’étais jamais autant lavé et désinfecté les mains de ma vie et que j’avais porté le masque là où il le fallait. Et je ne parle même pas de mes déplacements qui se font à vélo ou à pied. Malgré toutes ces précautions, ce foutu virus m’a rattrapé, comme tant d’autres. Heureusement, mes symptômes n’ont pas été plus graves que ceux d’une grosse crève. Mais il aurait pu en être autrement.

Quand on a attrapé le (la) COVID-19, la perception qu’on en a devient très différente. Il y a un sentiment de culpabilité qui vous assaille : qu’ai-je fait pour l’attraper ? à qui ai-je bien pu le donner ? quelqu’un pourrait-il être gravement malade à cause de moi ? Pensées totalement irrationnelles, puisque vous ne vous êtes pas donné le virus à vous-même. Il n’empêche. C’est un sentiment très désagréable.

Quand on a attrapé le (la) COVID-19, on a de la peine à comprendre les raisons pour lesquelles nos autorités fédérales mettent tant de temps pour prendre de vraies mesures, et non pas des mesurettes, comme celles annoncées lors de la pitoyable conférence de presse du Conseil fédéral de dimanche dernier. Heureusement, les cantons romands ont redressé la barre cette semaine, mais probablement pas suffisamment. Il aurait fallu avoir le courage de tout fermer pendant deux semaines, à l’image du Pays de Galles. La situation en Suisse est très grave. La santé de la population et de celles et ceux qui travaillent dans le monde médical doit primer. Le Conseil fédéral va finir par s'en rendre compte, mais ce sera bien tard.

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Commentaires

  • Cela fait des semaines, pour ne pas dire des mois, que je fais partie des prophètes de malheur. Vous avez été malade sans grosse conséquence, tant mieux. Mais consultez tout de même, un petit examen est nécessaire pour détecter d'éventuels troubles de la coagulation.

    Dernier bulletin de situation, qui date déjà un peu :

    "Entre le 31 octobre et le 9 novembre, les soins intensifs "ordinaires" suisses seront pleins. En enlevant l'électif on pourrait gagner 1/2 semaine.
    Entre le 5 novembre et le 18 novembre les soins intensifs étendus en repoussant les murs seront pleins.
    Pour les lits d'étage, on en est à 55 % du taux de remplissage maximun obervé au cours de la première vague.
    La mortalité est celle du 17 mars, soit un jour après le semi-confinement. Les taux d'hospitalisation et d'occupation des soins intensifs sont plus élevés qu'au 17 mars. Plutôt les niveaux prévalant une semaine plus tard.
    Tous les cantons et tous les pays européens sont atteints. Point de secours à attendre d'eux."

    Les contaminations semblent avoir lieu dans le cadre de réunion de plusieurs foyers en le logement d'un foyer. C'est ce qu'il faut interdire à l'instar des anglais. Que le Conseil fédéral le fasse et érige pareille rencontre en délit ou en contravention que la police à l'obligation de dénoncer à l'autorité de poursuite. Pour en assurer le respect, il faut établir un couvre-feu avec les dérogations ordinaires mais aussi des dérogations si l'on revient d'un lieu protégé : ciné, théatre, bar, restaurant. Et comme cela a un coût, que l'on subventionne les clients qui vont en un restaurant protégé.

    Restaurant protégé c'est le respect strict des normes + ventilation efficace dont on peut mesurer l'effectivité avec un compteur CO2.

    Dans les écoles aussi !

    Bien à vous.

  • Je suis sincèrement désolé que vous ayez été malade, bien que je ne vous connaisse pas.

    Désolé aussi que vous ayez souffert d'un sentiment de culpabilité.

    Ces circonstances ne confèrent pas, malheureusement, quelque pertinence que ce soit à vos propos relatifs aux mesures décrétées.

    Bon rétablissement à vous.

  • J'ai attrapé ça début mars aux premiers jours du confinement, 7/8 jours patraque, quelque avec des courbatures, plus d'odorat et hop fini! Pas de quoi en faire un article! Le taux de mortalité en 2015 avait bondit de 7% à cause dune très mauvaise grippe, et personne n'en avait parlé! On va encore cette année mourir de la grippe saisonnière, et pas forcément du corona mais qui va en parler? Sortez aérez vous, faites de l'exercice et mangez sainement!

  • Pareil pour moi il y a deux semaines.
    De la fièvre pas excessive (38°C), une gorge irritée, des courbatures musculaires et articulaires pendant quatre jours.
    Quant à l'attitude du médecin cantonal qui a fait suivre le résultat du test, je la trouve assez lamentable. Car exceptée la demande des contacts que vous avez eu les quelques jours qui précédaient vos symptômes et la demande d'isolement, rien sur ce que vous devriez faire: consulter le médecin ou aller aux urgences. Pour un virus tueur et extrêmement dangereux, je trouve pitoyable ce manque d'information.

    Cela dit, très sérieusement pourquoi se sentir coupable d'une faute? Qu'a mis le canton en œuvre pour vous éviter de choper le virus?
    Rien, absolument rien. A titre préventif, il ne vous a même pas remis de gel hydroalcoolique et les 50 masques préconisés dans le plan suisse de pandémie influenza. Et ce n'est pas mieux aujourd'hui. C'est démerdez-vous pour votre propre protection. Par contre, fermez-là si nous vous confinons. Apparemment c'est une mesure qui semble plaire aux adeptes de Trotsky et des goulags.

  • « Apparemment c'est une mesure qui semble plaire aux adeptes de Trotsky et des goulags.»

    C'est une mesure qui plaît à toutes celles et ceux qui ont toujours leur nez rivé sur l'écran de leur smartphone: dans la rue, sur les passages piéton, dans le train, le bus, sur les bancs publics, au bistrot, en marchant, etc.etc.. c'est plus tranquille à la maison et personne pour faire emm...

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