Du grand au petit écran : Du cinéma avec un grand C

Imprimer

Joker.jpgUn film de super-héros tiré d’une bande dessinée qui reçoit le Lion d’or à Venise, voilà qui peut surprendre. Après avoir vu « Joker », la surprise n’est plus de mise tant le film est exactement l’inverse de ce que Hollywood a pu produire en matière de films de super-héros : il est sombre, parfois violent, sans concession et même subversif. Il est tout sauf politiquement correct.

Arthur Fleck vit avec sa mère dans un immeuble délabré et gagne péniblement sa vie en faisant le clown pour des enfants malades ou des enseignes en mal de publicité, tout en rêvant de devenir un comédien célèbre. Suite à différents événements, ce fragile équilibre va être rompu et le côté sombre d’Arthur va alors éclater au grand jour, à l’image de la société mal en point dans laquelle il vit.

« Joker » est très éloigné du rêve américain que nous renvoie régulièrement Hollywood. Il met en scène avec brio la folie de son personnage principal en s’attaquant aux médias et aux élites et en fait, malgré lui, la figure emblématique d’un mouvement social qui se révolte contre une société à deux vitesses. Pour que ce film fonctionne, il fallait un acteur d’exception. Et c’est bien le cas avec la performance de Joaquin Phoenix (qui a perdu 25 kilos pour le rôle et reçu l’Oscar du meilleur acteur 2020) qui est hallucinante de noirceur, de folie, de tendresse, de désespoir, de violence à l’image d’un film qui fait honneur au cinéma avec un grand C.

Inédit. 5 étoiles. « Joker ». RTS 1, lundi 29 mars, 20h40.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

Lien permanent Catégories : Télévision 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.