Une dose de vaccin et d’autodérision

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C’est fait, mais ce ne fut pas sans douleurs, au sens propre et figuré !

La séance de vaccination fut digne d’un sketch : une fois installé dans mon box, ça fait quand même un peu écurie, et avoir été accueilli tout à fait convenablement avec cinq petites minutes de retard, un infirmier se présente à moi accompagné d’une jeune femme. Je comprends immédiatement qu’elle est en formation. Une légère appréhension s’empare de moi qui ne suis déjà pas très rassuré à l’idée de faire ce vaccin alors que je sais depuis la veille que mon taux d’anticorps est encore élevé suite à mon infection d’il y a six mois. 

L’infirmier me demande alors si j’ai des allergies. Je lui réponds que je suis allergique aux graminées et à la pénicilline. A ce dernier mot, il fait la moue. Il doit se renseigner auprès du médecin pour s’assurer qu’il n’y a pas de contre-indication avec le vaccin. Deux minutes plus tard, il revient. C’est bon, mais il faudra que je reste trente minutes au lieu de quinze après la piqûre étant donné mon terrain allergique. Je vais enfin pouvoir me faire piquer. 

C’est alors que mon appréhension initiale prend forme : c’est la jeune femme en formation qui va me vacciner. Je vois bien qu’elle est stressée. Voilà qui ne m’apporte pas, c’est le moins que je puisse écrire, la sérénité dont j’aurais besoin. Je prends sur moi. Il faut un début à tout. Ses gestes sont mal assurés, une discussion s’entame entre elle et l’infirmier sur l’endroit exact du bras où il faut me piquer. 

Puis, ce dernier lui rappelle de désinfecter l’emplacement de la piqûre. Elle met enfin ses gants, puis s’empare de la seringue. Elle s’approche de moi, de mon bras et là…l’aiguille tombe de la seringue directement sur ma cuisse ! Il ne manquerait plus que je me blesse avec l’aiguille. C’est sans doute drôle quand on le lit, mais ce n’est pas franchement le cas quand on le vit…Il faut donc tout recommencer. 

L’infirmier va chercher une autre seringue. Trente secondes plus tard, il est de retour. Il va faire lui-même l’injection. Soulagement. Mais avant cela, il commence à m’énumérer les effets secondaires que je pourrais avoir suite à la vaccination. C’en est trop. Je lui demande d’arrêter (je me suis déjà largement renseigné sur ces effets secondaires que j’appréhende) sans quoi je prends mes jambes à mon cou. Cette fois, tout se passe bien. Sauvé, pour le moment en tout cas. Je prends immédiatement un antidouleur, parce que je crains comme la peste une forte réaction au niveau de mon bras, très habituelle chez moi après un vaccin. Les trente minutes passées, je quitte mon box, sans hennir. Tout va bien. 

Ce n’est que le soir venu que ce que je redoutais se produit : une forte douleur au bras que seule de la glace peut atténuer. Nuit agitée. Mais bonne surprise au cours de la journée : la douleur diminue d’heure en heure et pas d’autres effets secondaires en vue. Je peux respirer, ce d’autant plus que, selon les recommandations de l’OFSP, je n’ai pas besoin d’avoir la deuxième dose (je préfèrerais dire seconde, mais apparemment on n’est pas à l’abri d’une troisième…) ayant déjà contracté le virus six mois auparavant. Mon acte citoyen est terminé. Pour l’instant. Aux suivant.e.s !

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