• Du grand au petit écran: un parasite à ne pas fuir

    Imprimer

    2B418701-C73D-44BF-93AA-5BE3591EF45C.jpegPalme d’or du Festival de Cannes 2019, « Parasite », long-métrage coréen, a beaucoup d’atouts : un scénario intelligent qui tient le rythme pratiquement du début à la fin avec un énorme coup de théâtre au milieu qui redistribue les cartes, une mise en scène au cordeau, une superbe photographie et une excellente distribution. Si on ajoute à toutes ces qualités, celle d’un film qui commence comme une comédie jubilatoire qui se dirige en cours de route vers le thriller pour finir par flirter avec le film d’horreur, on aura compris que « Parasite » est un film que les cinéphiles ne manqueront pas.

    « Parasite », c’est l’histoire de la famille Ki-taek dont tous les membres sont au chômage. Un jour, le fils se fait recommander par un camarade d’école pour donner des cours particuliers d’anglais à la fille aînée de la riche famille Park. Une fois dans la place, il réussit à faire engager sa sœur, début d’un engrenage qui va devenir de plus en plus incontrôlable.

    Le réalisateur Bong Joon Ho qualifie son film « de comédie sans clowns, d’une tragédie sans méchants » qui décrit « ce qui arrive lorsque deux classes se frôlent dans cette société de plus en plus polarisée. » En résumé, un conte cruel sur le choc des classes réalisé avec très grande classe.

    5 étoiles. « Parasite». RTS 1, lundi 28 juin, 20h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

    Lien permanent Catégories : Télévision 0 commentaire
  • Du grand au petit écran: l’art de mentir et de calculer

    Imprimer

    33D32DD1-D563-4DB5-A0F9-D6A0E5341BC1.jpegArnaqueur professionnel, Roy Courtney a ferré son prochain gros poisson sous les traits de la sémillante Betty McLeish, récemment devenue veuve et dont la fortune se monte à plusieurs millions de livres sterling. Son numéro de charme semble opérer dès la première rencontre et la cible facile à duper.

    Comme on peut facilement s’en douter à la lecture de ce synopsis, il ne va au bout du compte pas être si simple pour Roy Courtney de tromper Betty McLeish, mais pas pour les raisons que le spectateur imagine dans la première partie du film. Et c’est là tout l’intérêt du scénario qui nous emmène sur des voies inattendues et qui maintient le suspense jusque peu avant la fin. C’est certes par moment un peu tiré par les cheveux, mais ça passe tout de même grâce en grande partie à l’excellent duo Hellen Mirren – Ian Mckellen qui vaut à lui tout seul la peine de voir le film. Les regarder jouer au chat et à la souris est en effet un pur bonheur.

    Si la réalisation n’a rien de révolutionnaire, « L’Art du mensonge », et ce malgré un sujet finalement pas aussi léger qu’il en a l’air, est un film qui se laisse voir avec un plaisir certain et permet de commencer sur de bonnes bases l’année cinématographique 2020.

    Inédit. 3 étoiles. « L’Art du mensonge ». RTS 1, lundi 14 juin, 20h45.

    BD74F647-557E-400A-8AE6-67CFE72B501F.jpegLe titre original « Gifted », (sur)douée, résume à lui tout seul le sujet du film qui raconte l’histoire de Mary, une fille de 7 ans qui a un talent hors du commun dans le domaine des mathématiques. Elle vit avec son oncle qui veut lui donner une vie la plus normale possible malgré ce don extraordinaire afin de ne pas revivre le drame qu’il a vécu quelques années auparavant. Mais c’est sans compter avec sa mère qui va faire irruption dans leur vie et tenter, au travers de sa petite-fille, de renouer avec un passé pourtant dévastateur.

    Le moins que l’on puisse écrire est que cette trame ne brille pas par son originalité, même si la question soulevée sur la place à donner aux enfants surdoués est intéressante, et qu’il n’y a pas besoin d’être un génie pour deviner ce qu’il va se passer. Heureusement, les deux interprètes principaux du film tiennent la route et sont l’incontestable point fort du film.

    C’est ainsi que Chris Evans, bien loin du personnage de « Captain America », est touchant dans le rôle de celui qui veut le meilleur pour sa nièce, mais qui doute beaucoup sur les bons choix à faire. Quant à Mckenna Grace, elle est tout simplement bluffante dans le rôle de Mary passant d’une expression à l’autre avec un formidable naturel. Grâce à son duo d’acteurs, et malgré sa faiblesse scénaristique, son côté téléfilm et quelques invraisemblances, « Mary » se laisse donc voir sans déplaisir, mais sans plus. 

    2 étoiles. « Mary». RTS 1, jeudi 17 juin, 21h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

    Lien permanent Catégories : Télévision 0 commentaire