Prévenir les infections sexuellement transmissibles

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Mon intervention du 12 octobre au Grand Conseil genevois pour un programme cantonal ambitieux de lutte contre le VIH et les infections sexuellement transmissibles et pour une politique fédérale cohérente en matière de lutte contre les infections sexuellement transmissibles.

2F6FC3D7-309B-438B-9871-0BEB88A76B7C.jpegMesdames les députées, Messieurs les députés,

La commission de la santé a lié la M 2585 et la R 893 (1) du fait que les deux objets traitent de la même problématique. Compte tenu des deux ans qui ont passé entre le dépôt de ces textes et leur traitement en commission, ils ont été actualisés par leurs auteurs qui ont proposé, pour ce faire, des amendements. Ils n’ont pas trouvé d’opposition. Je ne peux que m’en réjouir en tant que rapporteur, la commission de la santé ayant ainsi montré son intérêt à poursuivre sans attendre, notamment, la lutte contre le sida qui, très exactement 40 ans après son apparition, n’est toujours pas terminée malgré, et heureusement, les avancées qui ont été faites dans les traitements. 

Aujourd’hui, il est possible de prévenir l’infection au VIH grâce à la prophylaxie pré-exposition, appelée PrEP, et ainsi tendre vers l’objectif de zéro infection dans notre canton. Pour y parvenir, il est indispensable de faciliter le dépistage, également pour les autres infections transmissibles qui sont continuellement en augmentation ces dernières années, et de le rendre le moins onéreux possible, voire gratuit en tout cas pour les populations à hautes prévalences et en situation de vulnérabilité économique.

A ce titre, je reprends les propos de la professeure Calmy, qui se trouvent dans le rapport, et qui a précisé lors de son audition qu’une mesure-clé pour éviter les infections au VIH serait d’offrir l’accès à la PrEP aux jeunes de moins de 25 ans qui font partie des populations citées plus haut.

Il est également indispensable, en complément aux mesures énoncées précédemment, d’inscrire dans le catalogue des prestations prises en charge par l’assurance-maladie de base les méthodes de prévention des infections sexuellement transmissibles, comme le demande la résolution adressée à l’Assemblée fédérale.

Compte tenu de ce qui précède, je ne peux que vous inviter en tant que rapporteur à emboîter le pas à la commission de la santé en votant la M 2585 et la R 893.

P.S. Les deux textes ont été acceptés à l'unanimité moins quelques abstentions.

(1) Mon rapport, qui contient les deux textes et les débats de la commission, peut être consulté ici: https://ge.ch/grandconseil/data/texte/M02585A.pdf

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