« Aline » débute mal, puis...

Imprimer

IMG_5245.jpgLa bande-annonce vue et revue jusqu’à l’écœurement, la sortie ayant été repoussée d’un an pour les raisons que l’on ne connaît que trop bien, ne présageait rien de bon. Le début du film confirme cette impression. La mise en place de l’intrigue est laborieuse, lourdingue et pas drôle : on se croirait dans un nouvel épisode des Tuches, c’est tout dire. Les effets spéciaux qui consistent à mettre le visage de Valérie Lemercier sur un corps d’enfant sont ridicules. Bref, on souffre et on s’ennuie ferme tout en se demandant bien comment la critique peut être dans l’ensemble aussi bonne. 

Et puis, de manière presque miraculeuse, la sauce prend petit à petit au moment où Aline devient une adulte et qu’elle peut enfin vivre au grand jour sa relation avec Guy-Claude, son impresario depuis ses débuts et bien plus âgé qu’elle. Le film entre alors dans une autre dimension et réussit à émouvoir et faire rire en mêlant habilement la vie privée et public de la chanteuse. 

Le jeu de Valérie Lemercier prend de la consistance, à tel point qu’on a de la peine à imaginer que c’est la même actrice que celle dont le jeu agaçait dans la première demi-heure. D’ailleurs, tous les personnages du film, l’excellente distribution est à 90% québécoise, gagnent en épaisseur sur le plan émotionnel au fur et à mesure que l’histoire devient plus dramatique. Le conte de fées laisse alors la place à un destin plus ordinaire, comme la scène finale, magnifique, le met en évidence. (3 étoiles) 

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

Lien permanent Catégories : Cinéma 0 commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel