- Page 2

  • L'échec de la tactique de l'épouvantail

    Imprimer

    5 semaines de campagne et celles et ceux qui soutiennent le candidat choisi par le PLR n’ont toujours qu’un seul argument à opposer à ma candidature : elle renforcerait les chances du candidat de l’UDC. J’ai même entendu dire que voter pour moi, c’était donner une voix à Eric Bertinat. On croit rêver !

    Quoiqu’il en soit, pour en revenir à nos moutons, noirs en l’occurrence, le bloc UDC-MCG représentait aux dernières élections 23% de l'électorat. Le MCG ne fait pas campagne pour le candidat de l’UDC. Pire, le MCG a déposé un projet de loi au Grand Conseil qui demande la suppression de la police municipale ardemment défendue par Eric Bertinat ! Comme soutien, on a déjà vu mieux ! On est donc en droit de douter fortement que l’électorat MCG se mobilisera complètement derrière le candidat UDC. Mais en admettant que cela soit tout de même le cas, il faudra au minimum 33% des voix pour être élu le 4 novembre au Conseil administratif de la Ville de Genève. Cherchez l'erreur!

    Si le candidat de l'UDC est élu, cela signifiera donc qu'une partie des électrices et électeurs de l'Entente aura voté pour lui. Si tel devait être le cas, il faudra alors en conclure que le candidat choisi par le PLR n’était pas le bon et ne pas faire porter cet échec à d’autres ! J’ajouterai encore que ma candidature augmentera le taux de participation et que cela rendra d’autant plus difficile l’atteinte des 33% pour le candidat de la droite dure.

    De la part de l’Entente, agiter l’épouvantail Bertinat n’a qu’un seul but : effrayer l’électorat centriste, vert et socialiste pour qu’il se précipite dans les bras du candidat de l’Entente et ainsi compenser l’éventuelle défection d’une partie de l’électorat PLR vers la droite dure.

    Mais cette tactique, imaginée par les hautes instances des partis de l’Entente, est vouée à l’échec pour deux raisons. Premièrement, les dernières déclarations du candidat choisi par le PLR: il attaque frontalement la Ville de Genève et ses prérogatives en étant prêt à en céder une partie au canton et à en diminuer les recettes. Il montre ainsi qu’elles sont ses véritables intentions. Deuxièmement, dans toute démocratie directe ce sont les citoyennes et citoyens qui choisissent l’issue d’une élection et non pas les partis.

    C’est dans cet esprit, loin des tactiques partisanes et politiciennes que je me présente comme candidat indépendant sur la liste N° 5, "Responsabilité individuelle & Solidarité collective". Créer la surprise le 4 novembre est possible!

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • Au-delà des querelles partisanes

    Imprimer

    Une des réactions que j’entends le plus souvent concernant ma candidature indépendante est de savoir comment je ferai pour mettre en pratique ma politique si je suis élu sans un parti qui me soutient. A noter que cette remarque m’est faite uniquement par des personnes qui font ou ont fait de la politique active. Cette question ne préoccupe pas les centaines de personnes que j’ai rencontrées sur des stands, dans des manifestations ou au sein des associations depuis un mois.

    Ma candidature se situe au-delà du clivage gauche-droite. Si je suis élu le 4 novembre, cela signifiera aussi que ce message aura été entendu par les électrices et électeurs. Il m’appartiendra alors de rassembler au Conseil municipal pour faire passer les projets que je défends dans mon programme, tout particulièrement l’équilibre entre prévention et répression. Le fait de ne pas défendre les couleurs d’un parti devrait être un avantage, car j’aurai alors comme but celui de trouver des solutions pour le plus grand nombre des habitantes et habitants de la Ville de Genève, au-delà des querelles partisanes. 

    Et puis, le soutien d’un parti pour faire passer sa politique n’est de loin pas une garantie ! Qu’en pensent Mme Rochat et MM. Longchamp et Maudet dont le parti, allié avec l’UDC et le MCG, leur a sèchement renvoyé la copie du budget 2013 ? Qu’en pense M. Bertinat dont la candidature est soutenue par le MCG, parti qui veut fusionner les polices cantonale et municipale, alors que le candidat UDC est contre ? Qu’en pense Mme Wenger dont la candidature n’est pas soutenue par « Ensemble à gauche », étiquette sous laquelle elle siège au Conseil municipal ? Qu’en pense enfin le candidat de l’Entente qui n’a d’entente que le nom si l’on se réfère au vote primordial sur le budget 2013 qui a vu ses deux composantes en totale opposition ?

    Etre indépendant oblige à rassembler au-delà des querelles partisanes. Ne pas avoir le soutien d’un parti est donc dans le cas précis de ma candidature un avantage plutôt qu’un obstacle !

    Lien permanent 0 commentaire
  • Le candidat choisi par le PLR et l'indépendance

    Imprimer

    Dans le discours que le candidat choisi par le PLR a prononcé pour lancer sa campagne à la fin du mois dernier, il est question à un moment donné de ma candidature.

    On peut y entendre ceci : "Un autre candidat se dit indépendant et simultanément se fait le porte-voix des cyclistes, des homosexuels, des Pâquis, de telle ou telle association. Est-ce vraiment cela l’indépendance?"  A noter que sur le site du candidat choisi par le PLR,  les mots « homosexuels » et « Pâquis » ont disparu : ils devaient sans doute faire tâche dans le discours  «propre en ordre » du candidat choisi par le PLR.

    Mais l’essentiel est ailleurs : comment un candidat soutenu à coup de dizaines (centaines ?) de milliers de francs  par les milieux économiques, et choisi par un parti qui n’est pas le sien, peut-il donner des leçons sur ce qu’est l’indépendance ? Comment peut-il dire qu’il veut être élu « pour représenter tous les Genevois » alors qu’il devra inévitablement rendre des comptes à ceux qui l’auront largement soutenu financièrement pendant cette campagne ?

    Après tout, pourquoi pas ? Celles et ceux qui voteront pour lui le savent, ou tout du moins devraient le savoir. Alors qu’il l’assume et évite de jouer les donneurs de leçons sur ce qu’est l’indépendance !

    Lien permanent 6 commentaires
  • Que pense M. Bertinat de la suppression la police municipale?

    Imprimer

    Le 25 septembre dernier le MCG, parti qui soutient la candidature de M. Bertinat au Conseil administratif de la Ville de Genève, a déposé un projet de loi (PL 11032) invitant le Grand Conseil à supprimer la police municipale et à l’intégrer à la police cantonale.

    Leur argument pour faire cette proposition ? En résumé, la police municipale ne sert à rien ! Les agents de police municipale qui sont à pied d’oeuvre tous les jours sur le terrain pour faire leur travail de proximité, de prévention, mais aussi de répression apprécieront ! 

    Comme je l’ai écrit dans une note précédente (sécurité = répression ET prévention),  il y a en ce moment même des discussions entre l’Etat et les communes genevoises pour évaluer la loi sur les agents de la police municipale, les contrôleurs municipaux du stationnement et les gardes auxiliaires des communes (LAPM), deux ans après son entrée en vigueur. Elles devraient permettre de redéfinir les compétences des uns et des autres et de mieux affecter les forces sur le terrain.

    La complémentarité des polices cantonales et municipales est essentielle pour améliorer la sécurité, car seule une approche diversifiée est à même de réduire les incivilités et la délinquance.

    Avec ce projet de loi, le MCG enlève donc leurs prérogatives aux communes en matière de sécurité. Elles ne seraient plus là que pour payer leur obole (80 à 100 millions tout de même selon les auteurs du projet de loi) au canton sans avoir rien à dire. C’est une attaque en règle contre les communes et la Ville de Genève au moment où ce parti soutient le candidat de l'UDC qui revendique une place au Conseil administratif de la Ville de Genève!

    Que pense M. Bertinat de ce projet de loi ? S'en distancie-t-il ou tient-il à armer la police municipale parce que cela facilitera son transfert au sein de la police cantonale le moment venu? Est-il candidat pour défendre les intérêts du canton ou ceux de la Ville de Genève? On attend sa réponse.

    Lien permanent 5 commentaires
  • La démocratie de l'argent?

    Imprimer

    J’ai eu l’occasion dans une note précédente (90 contre 450 !) de mettre en avant l’inégalité flagrante qui existait entre les 4 candidat-e-s à l’élection complémentaire au Conseil administratif de la Ville de Genève du point de vue du nombre d’emplacements d’affichage publics octroyés aux uns et aux autres. Pourquoi ne pas tout simplement diviser le nombre d’emplacements par le nombre de candidat-e-s  au lieu de le faire par le nombre de listes ? Le système actuel avantage encore plus les candidat-e-s qui ont déjà de gros moyens : est-ce cela la démocratie ?


    Dans le même ordre d’idée, est-il bien normal que ce soit aux candidat-e-s de payer, dans le cas précis de l’élection complémentaire en Ville de Genève, 2000 francs pour déposer une liste et de se les faire rembourser s’ils obtiennent au moins 20% des bulletins valables (loi sur l’exercice des droits politiques A 5 05, art. 82 et règlement d’application de la loi sur l’exercice des droits politiques A 5 05.01, art. 32) ?
    Pourquoi ces 2000 francs ne seraient-ils pas pris en charge par l’Etat ? Par peur que de multiples candidat-e-s se présentent ? Dans ce cas, pourquoi ne pas augmenter le nombre de parrainages de 50 à 100, par exemple ? On évacuerait ainsi la question pécuniaire !


    Quant au chiffre de 20%, sur quelle base repose-t-il ? Pourquoi pas 7% comme le quorum ? Mystère ! En poussant le raisonnement plus loin, l’Etat ne devrait-il pas rembourser les frais de campagne d’un candidat jusqu’à hauteur d’une somme raisonnable (20 à 30 000 francs me paraissent corrects) s’il obtient au moins 7% des bulletins valables ? Cela ne permettrait certes toujours pas de mettre tous les candidats à égalité. Les plus fortunés pourront, en effet, toujours mettre leur  tête sur les trams, les bus, des emplacements d’affichage privés et dans les journaux, mais cela aurait tout de même le mérite de rétablir un peu d’équité. Et de moins donner l’impression que notre démocratie est celle de l’argent ?

    Lien permanent 2 commentaires