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  • Démanteler la Ville de Genève?

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    Lors de ma campagne pour l’élection complémentaire en Ville de Genève, j’ai entendu à plusieurs reprises des personnes votant habituellement à gauche qu’il était important que la droite ait un représentant au Conseil administratif pour faire passer le budget. Et que par conséquent, elles voteraient pour le candidat de l’Entente.

    Et que s’est-il passé samedi lors du vote du budget 2013 de la Ville de Genève ? L’Entente l’a refusé. Pourtant, ce budget est équilibré. Il fait la part belle à la sécurité, le dicastère dirigé par le représentant de l’Entente, il garantit les prestations et il a ramené ses investissements à 110 millions au lieu des 150 prévus.

    Alors pourquoi l’Entente l’a-t-elle refusé ? Parce que le Conseil administratif n’a pas anticipé l’éventuelle suppression de la taxe professionnelle, l’éventuel changement de la taxation (sur le lieu de domicile uniquement) et l’éventuel changement au niveau de l’imposition des entreprises. L’ensemble de ces mesures représenterait au bas mot 200 millions de recettes fiscales en moins pour la Ville de Genève ! Ce n’est bien évidemment pas possible de faire face à de telles pertes sans mesures d’accompagnement qui devraient être anticipées par le Conseil d’Etat.

    Or, que je sache, il n’y a pour l’instant rien de concret de prévu. Certes, il y a bien une intention de redistribuer les rôles dans la culture, mais comment va faire le Canton pour reprendre, par exemple, la gestion du Grand-Théâtre alors qu’il se débat avec d’importants problèmes budgétaires ? Pourquoi donc la Ville de Genève devrait-elle d’ores et déjà faire comme si elle n’avait plus ces rentrées fiscales ?

    Si gouverner, c’est certes prévoir, c’est aussi être pragmatique et faire preuve de bon sens, à l’image du budget 2013 de la Ville de Genève. Celles et ceux qui s’y sont opposés ne cacheraient-ils pas en définitive leur volonté de démanteler à terme la Ville de Genève, comme j’avais déjà eu l’occasion de le souligner lors de ma campagne pour l’élection complémentaire ?

     

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  • Adapter la loi à l'évolution de la société

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    Nouvelles manifestations ce week-end en France contre le mariage pour tous. Les manifestants avaient de la part des organisateurs comme consigne de ne pas défiler avec des slogans homophobes comme cela avait été le cas le 17 novembre dernier.

    La conséquence ? Des slogans en lien avec l’homoparentalité : « Un papa, une maman, y a pas mieux pour un enfant », « tous nés d’un homme et d’une femme » ou encore « j’ai un papa, j’ai une maman et des grands-parents, donc je suis ».  Tous les enfants et adultes qui ne rentrent pas dans cette vision traditionnelle, ils doivent être quelques millions en France, apprécieront…

    Les opposants au mariage pour tous s’accrochent à une vision de la société qui ne correspond plus à ce qu’elle est. La famille nucléaire est devenue un modèle parmi tant d’autres. Certains peuvent le regretter, c’est un fait.

    Il est par conséquent du devoir des politiques de proposer des lois qui prennent en compte l’évolution de la société pour ne pas laisser sans protection des citoyennes et citoyens. C’est le cas des enfants, des centaines de milliers en France, des dizaines de milliers en Suisse, qui ont deux homoparents et qui n’ont pas les mêmes droits que les autres.

    En effet, en cas de décès du parent biologique, le parent  que l’on appelle « social », c’est-à-dire celui qui est partenarié avec le parent biologique, n’est pas certain de pouvoir obtenir la garde de l’enfant. Le Conseil national va d’ailleurs, en principe, se prononcer lors de cette session sur une motion qui aborde ce sujet, après que le Conseil des Etats l’ait fait, et accepté, en juin.

    Le mariage pour tous doit être vu comme un combat pour plus d’égalité et plus de justice et, à ce titre, il mérite d’être soutenu sans réserve.

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  • Député en sursis

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    Comme prévu, la commission des droits politiques s’est réunie hier en fin d'après-midi pour statuer sur la compatibilité de mon mandat de député avec ma fonction de directeur d’établissement scolaire. Elle n'a pas pris de décision, ce qui n'est pas vraiment surprenant.

    J’imagine que, d’un côté, il y a les députés qui veulent appliquer la loi strictu sensu et, d’un autre côté, les députés qui sont partisans d’une application moins restrictive de cette dernière, comme cela a été le cas lors de la précédente législature, ce qui ne facilite évidemment pas la décision.

    En effet, si mon incompatibilité était prononcée, comment justifier que j’aie pu siéger lors de la précédente législature, alors que ma situation professionnelle est toujours la même,  et pas cette fois-ci ?

    Le suspense continue et pourrait bien se prolonger au-delà de 2012 si l’on en croit le communiqué de presse (fait exceptionnel !) que la commission des droits politiques a fait parvenir aux médias mercredi en début de soirée et dont vous pouvez lire le contenu ci-dessous.

    A suivre... 

                                                                              Genève, le 5 décembre 2012

    Commission des droits politiques, examen de la compatibilité de M. Didier Bonny

    Mesdames et Messieurs les représentant-e-s de la presse et des médias,

    Lors de sa séance de ce jour, la Commission des droits politiques a commencé à examiner la compatibilité de M. Didier Bonny. Afin d’avoir tous les éléments pour se déterminer, la majorité de la Commission a sollicité des informations complémentaires. La Commission reprendra l’examen de la compatibilité de M. Didier Bonny lorsqu’elle aura en sa possession les compléments demandés.

                                                                       Pour la commission des droits politiques :
          
                                                                       Serge Hiltpold
                                                                       Président

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  • 36 heures de réflexion

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    Guillaume Barazzone avait certes annoncé à la presse ses intentions de démissionner s’il était élu au Conseil administratif, mais il m’avait aussi dit durant la campagne qu’il ne démissionnerait pas, le PDC ne voulant pas prendre le risque de perdre un siège.

    C’est la raison pour laquelle j’ai attendu sa démission effective lundi passé et d’être contacté par le service du Grand Conseil avant de commencer  une véritable réflexion pour savoir si je voulais siéger ou non en tant que député. 36 heures après avoir reçu le mail dudit service, j’ai pris ma décision.

    Après avoir pesé le contre (en tant qu’indépendant je ne pourrai pas siéger en commission, j’étais candidat sur la liste d’un parti que j’ai quitté ce qui me vaudra, à n’en pas douter, de sa part et de son allié PLR des remarques pour le moins désagréables) et le pour  (je suis avant tout un élu du peuple, j’ai une longue expérience parlementaire qui me permettra de me mettre rapidement dans le bain, j’ai l’occasion de tenter de corriger la loi sur les droits politiques qui a montré certaines limites lors de ma campagne indépendante pour le CA, je suis convaincu que seul un équilibre des sacrifices peut aider à résoudre les problèmes budgétaires et j’aimerais faire entendre cette voix), j’ai pris la décision d’accepter le mandat de député.

    Ceci ne signifie pas pour autant que je pourrai siéger puisque la commission des droits politiques, puis le Grand Conseil, devront encore décider ces prochains jours si ma fonction de directeur d’établissement scolaire est compatible ou non avec la loi (se référer à mon texte précédent pour en savoir plus : https://independance.blog.tdg.ch/archive/2012/12/03/ultimatum.html).

    Pour être fixé une fois pour toute sur cette éventuelle incompatibilité, notamment dans la perspective des élections d’octobre 2013, il fallait que j’accepte tout d’abord le mandat de député. Dont acte.

    A suivre…

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  • Ultimatum

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    La sautière du Grand Conseil m’a déjà contacté suite à l’annonce ce matin de Guillaume Barazzone de démissionner du Grand Conseil. Je peux donc à présent prendre « officiellement » ma décision.

    Nous avons convenu que je donnerais ma réponse au plus tard ce mercredi à midi afin que la commission des droits politiques, qui se réunit mercredi à 17h, puisse, le cas échéant, donner un préavis positif ou négatif au Grand Conseil sur ma compatibilité à siéger.

    Et ce ne serait dans mon cas pas qu’une simple formalité, car la discussion avait déjà eu lieu en 2008 au moment où les directeurs d’établissement du primaire avaient obtenu le statut de cadre supérieur et non pas de cadre intermédiaire comme l’étaient les inspecteurs. Finalement, la décision avait été prise que je pouvais continuer de siéger n’étant pas dans l’entourage immédiat du Conseiller d’Etat.

    Mais aujourd’hui si je décidais de siéger comme indépendant, alors que mes conditions professionnelles sont  exactement les mêmes qu’en 2008, je ne serais pas étonné que par calcul politique le débat soit tout autre…

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