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  • Le PDC au sein de l'Alternative? (journal d'un député indépendant 6)

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    C’est la conclusion que l’on pourrait tirer en lisant le blog « Liberté » du jour. Blog qui revient  sur l’issue du débat budgétaire de ces deux deniers jours qui a vu l’Alternative, le PDC et l’auteur de ces lignes refuser le budget. Un budget qui coupe sans aucun discernement 2% dans les dépenses avec des conséquences catastrophiques, notamment, dans les domaines de la sécurité, de la justice, de la santé et de l’enseignement (moins 483 postes pour la prochaine rentrée scolaire !).

    Le Conseil d’Etat l’a bien compris, puisqu’il n’a pas demandé le troisième débat au nom « des intérêts de la République » pour reprendre les termes de son président. On en reparlera donc au mois d’avril.

    Mais revenons à l’affirmation contenue dans le titre accrocheur  et provocateur du blog « Liberté », « le PDC genevois, parti de gauche »:

    http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2013/03/16/le-pdc-genevois-parti-de-gauche.html.

    Qu’en penser ? Que ce titre a bien évidemment pour but de créer la polémique, de mettre de l’huile sur le feu, de diviser et…d’être lu, opération plus que réussie en ce qui me concerne !

    Le PDC n'est bien évidemment pas un parti de gauche, sans quoi il n'aurait pas fait cette alliance avec l'UDC pour l'élection à la cour des comptes en 2011 qui m'a amené à le quitter. Il n’aurait pas non plus réaffirmé année après année son attachement, parfois aveugle, à une Entente tirée de plus en plus sur sa droite pour essayer de ne pas se faire déborder sur son extrême droite, ce qui la pousse à l’être de plus en plus !

    Et c’est exactement ce qui s’est passé jeudi et vendredi  avec l’alliance du PLR avec  l’UDC et le MCG. Le PDC n’a pas suivi, non pas parce qu’il est un parti de gauche, mais parce qu’il s’en est tenu aux décisions qu’il avait prises à la fin des travaux de la commission des finances refusant la politique de la terre brûlée du trio PLR-UDC-MCG. Comme quoi, les girouettes ne sont pas toujours celles que l’on croit !

    Le PDC, l’Alternative et l’auteur de ces lignes se sont montrés des députés responsables en refusant de céder aux sirènes populistes et incohérentes. Que penser, en effet, d’une majorité qui ose dire « voter ce budget et s’il y manque de l’argent on votera  des dépassements de crédits » ? C’est se moquer de la population en la trompant. Le PDC au cours de ce débat budgétaire a donc fait preuve de responsabilité, pas de quoi célébrer un mariage, ni même des fiançailles, avec l’Alternative !

     

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  • Journal d'un député indépendant (5)

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    PLR-MCG-UDC, même combat !

    Au terme de cette première journée de débat sur le budget 2013 du canton de Genève, la droite (qui osera encore dire que le PLR est au centre droit ?!) et l’extrême droite ont voté une coupe linéaire de 2% pour avoir un budget équilibré (- 100 millions).

    Les conséquences de ce vote sont catastrophiques, notamment, pour le DIP qui voit son budget amputé de 34,7 millions avec comme conséquence la plus spectaculaire la suppression de 483,7 postes d’enseignant pour la rentrée scolaire 2013 !

    Ceci signifie également une baisse de 6,2 millions pour la sécurité publique, 1,9 million pour les gardiens de prison et 2,5 millions pour le pouvoir judiciaire. Bel auto goal de la part de ceux qui ne jurent que par plus de justice et de sécurité ! Quand on le leur fait remarquer, ils répondent qu’en cas de besoins avérés, il y aura toujours la possibilité de voter des crédits complémentaires à la commission des finances.

    Mais de qui se moque-t-on ?

    On se moque de la population en lui faisant croire à l’équilibre budgétaire pour ensuite voter en catimini des « rallonges ». Cette politique, l’Alternative, le PDC, qui a osé se démarquer de son allié PLR, et moi-même l’avons dénoncée sans relâche au cours des débats de jeudi.

    Que nous réservera  la journée de vendredi ? La majorité retirera-t-elle son amendement au cours du troisième débat ? Il est permis d'en douter, tant elle a paru déterminée. Le troisième débat aura-t-il tout simplement lieu, le Conseil d’Etat pouvant renoncer à le demander ? Dans ce cas, la décision serait reportée en avril. Avec la possibilité pour le Conseil d’Etat de venir devant le Grand Conseil avec des amendements moins catastrophiques que cette baisse linéaire de 2% ?

    Réponse vendredi matin à partir de 8 heures.

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  • Journal d'un député indépendant (4)

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    Le budget 2013, tel qu’adopté par une toute petite majorité de la commission des finances (Entente uniquement, soit 5 voix sur 15), c’est-à-dire avec un déficit prévu de 98,4 millions, sera-t-il voté ? A l’heure où j’écris ces lignes, je ne suis pas au courant des éventuelles tractations qui pourraient avoir lieu entre les différents partis pour obtenir les 51 voix nécessaires à l’adoption d’un budget déficitaire.

    Mais tractations il y a forcément, car les voix de l’Entente, 41 et encore tant il n’est pas certain que tous les députés PLR votent un budget déficitaire, ne suffisent pas à voter ce budget. Si l’on part du principe qu’il serait mieux que l’Etat ait un budget à la fin de la semaine, sans budget pas d’engagements pour la justice, la police et l’enseignement, il faut donc que l’Entente rallie à elle au moins les voix d’un autre parti.

    Elle peut se tourner vers l’UDC qui votera le budget s’il est équilibré. Pour y parvenir, l’UDC propose une mesure claire, à savoir une coupe linéaire de 1,11% dans les dépenses de l’Etat, charge à ce dernier de trouver les économies. Elle peut aussi s’allier avec le MCG qui souhaite également un déficit zéro,  mais à la lecture du rapport de minorité de M. Golay, je n’ai pas trouvé comment le MCG souhaite y parvenir…

    L’Entente peut également chercher un accord avec les Verts qui, à en croire le rapport de majorité, se « contenteraient » d’engagements de la part de l’Entente sur des sujets qui n’ont pas d’incidences immédiates  sur le budget (extension du réseau de trams, Vélib’, suspension du bouclier fiscal), mais qui sont d’importance pour leur politique.

    Enfin, il reste les socialistes. Mais les positions paraissent à la lecture du rapport de minorité de M. Deneys  a priori trop éloignées (un nombre conséquent d’amendements à la hausse et là également la suspension du bouclier fiscal) pour qu’un accord puisse être trouvé, surtout en année électorale.

    Quant à moi, pour  voter sans hésitation ce budget, j’aurais besoin d’une seule condition : l’assurance qu’un projet de loi sera déposé, et évidemment voté par une majorité des députés, concernant la suspension du bouclier fiscal pour deux ans.

    Cela aurait plusieurs avantages : l’Alternative voterait très certainement le budget, un effort étant également fait du côté des recettes, le déficit serait virtuellement diminué, sauf erreur de 40 millions, et c’est le peuple qui  aurait finalement le dernier mot puisqu’il doit se prononcer sur des augmentations d’impôts. Mais cela ne pousserait-il pas alors le PLR a refusé le budget ? Je ne le pense pas, car sans vote du budget le département de M. Maudet se verrait tout particulièrement pénalisé, ce qui ne serait pas à l’avantage du PLR à 7 mois des élections.

    Ce scénario se vérifiera-t-il ? Réponse entre demain et samedi au plus tard.

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  • "Je vous parle d'un temps...

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    ...que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître" (Charles Aznavour, "La bohême").

    Courrier 6 mars 1993.jpgAujourd'hui, mon fils aîné a 20 ans. Je lui ai offert l'édition du "Courrier" du jour de sa naissance que je conservais précieusement depuis le 6 mars 1993. Avant de lui remettre le journal, je n'ai bien sûr pas résisté à le parcourir pour voir quelle était l'actualité en Suisse et dans le monde il y a deux décennies. Sélection subjective de quelques faits marquants.

    En Suisse et à Genève, l'actualité politique était très chaude. Trois jours auparavant, soit le mercredi 3 mars,  Christiane Brunner et le parti socialiste essuyèrent un échec retentissant suite à la non-élection de cette dernière au Conseil fédéral. Le 6 mars on pouvait lire dans "le Courrier" que le comité directeur du parti socialiste genevois avait décidé de donner mandat à ses représentants au comité directeur du parti suisse de maintenir la candidature de Christianne Brunner contre vents et marées. On sait ce qu'il advint de la suite avec finalement l'élection de Ruth Dreifuss.

    Dans les autres faits marquants du 6 mars 1993, le sida occupe une place importante avec une libre opinion consacrée à la "non incrimination de la transmission du virus du sida". 20 ans plus tard, cette question est toujours d'actualité, tout comme la lutte contre le sida puisque les chiffres 2012 révèle une augmentation du nombre de contamination en Suisse. Toujours dans le domaine du sida, "Le Courrier" du 6 mars nous apprend la mort de Cyril Collard, réalisateur du film "Les nuits fauves", tiré de son livre, qui parle du sida et qui connut un grand succès public et critique.

    Sur le plan international, "Le Courrier" accorde une large place à l'enquête sur l'attentat à la bombe du World Trade Center (5 morts et un millier de blessés). Qui se rappelle encore de cet attentat qui en annonçait un autre 8 ans plus tard?

    Relevons encore deux articles en lien avec des sujets récurrents de l'actualité du mois de mars: la journée des femmes consacrée cette année-là aux souffrances qu'enduraient les femmes en ex-Yougoslavie, notamment au travers des viols (thème qui sera également abordé à Genève vendredi dans le cadre de la journée des femmes 2013) et le salon de l'auto à l'ambiance morose en raison de la crise du secteur automobile.

    Enfin, pour terminer cette sélection, une brève qui démontre que certaines choses ont quand même bien changé en 20 ans: "L'année dernière, on a vendu en Suisse 388 000 PC. Par rapport à 1991, les ventes ont augmenté de 7%. En revanche, le prix moyen a chuté de 21% à 4220 francs." Pas de quoi donner l'envie de revenir 20 ans en arrière, non?

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  • Mme Kunzler tient-elle à sa réélection?

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    Beaucoup de choses ont été écrites sur le résultat étonnant, pour moi en tout cas, mais c'est sans doute parce que je préfère le vélo aux transports publics, de l'initiative 146.

    Le peuple ayant toujours raison, il faut donc à présent que les politiques mettent en application les demandes des initiants telles que formulées dans le texte de l'initiative en essayant de gommer la magistrale erreur du tarif des 19-25 ans. On n'est plus à cela près en terme de manque à gagner pour les TPG et donc également pour l'Etat.

    Ces changements, selon l'initiative, doivent entrer en vigueur dans deux mois. Or, Mme Kunzler annonce dans l'édition du Courrier du lundi 4 mars qu'ils auront plutôt lieu en...décembre!

    Question: Mme Kunzler tient-elle vraiment à être réélue cet automne?

    Si tel est bien le cas, elle serait bien inspirée de faire en sorte que les demandes exprimées clairement par les citoyennes et citoyens genevois ce week-end soient rapidement mises en place, sinon...

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