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  • Lamentable et révoltant!

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    Deux couples de gays violemment agressés le week-end passé. Nombre de violences et d’insultes multipliés par trois entre 2011 et 2012 à l’égard des homosexuel-le-s. Frigide Barjot, la bien nommée, qui affirme  « nous vivons dans une dictature.  Le président a décidé de nous guillotiner, il nous force à sortir du périmètre de la loi, ça va être violent ! Il veut du sang, il en aura ! »

     

    Ces faits n’ont pas lieu dans un des 80 pays qui condamnent les relations entre femmes ou entre hommes, mais bien dans notre pays voisin qu’est la France et dont la maxime est « Liberté, Egalité, Fraternité ».

     

    Le mariage pour tous déclenche une haine inimaginable de la part de ses détracteurs et cela porte un nom : l’homophobie.  Oui, j’ose affirmer que celles et ceux qui sont contre le mariage pour tous sont des homophobes. Qu’ils l’assument et ne se cachent pas derrière le soi-disant argument  de la filiation pour justifier leur opposition !

     

    Que je sache la France est une démocratie. Son président et son parlement ont été élus par le peuple. La majorité élue a donc le droit d’accélérer le débat sur le mariage pour tous, qui faisait partie très clairement du programme de ladite majorité, suite à son acceptation par le Sénat. Je dirais même qu’elle en a le devoir pour mettre rapidement un terme à ce débat. Elle évitera ainsi que l’opposition de droite mette sans cesse de l’huile sur le feu légitimant ainsi ceux qui n’attendent que cela pour exprimer leur homophobie par des actes violents.

     

    Actes violents dont sont victimes des êtres humains qui ont juste le  « tort » d’aimer une personne du même sexe. Lamentable et révoltant !

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  • Tous des prisonniers?

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    21 caméras de surveillance aux Pâquis, et après ? 20 de plus aux Eaux-Vives et encore 20 de plus à Plainpalais et ainsi de suite jusqu’à ce que le territoire du canton de Genève soit totalement surveillé ?

    A quel prix ? Pour quels résultats ? Difficile bien évidemment de le savoir  avant d’avoir fait l’essai, quand bien même  Lucerne a abandonné sa vidéosurveillance  par manque de résultats, mais Lucerne n’est pas Genève rétorqueront ceux qui soutiennent ce projet.

    Avant même qu’il soit voté, il y a peu de chance que cela ne soit pas le cas avec la composition du Grand Conseil actuel, il est toutefois déjà possible de soulever des interrogations.

    Des voix supplémentaires pour Pierre Maudet aux Pâquis qui, en habile communicateur qu’il est, fait bien évidemment cette annonce à quelques mois des élections ? Sans doute.

    Des investissements (1,9 million pour les caméras des Pâquis) et les frais de fonctionnement qui vont avec (1 million par an !) qui se feront au détriment d’autre chose  puisque le PLR et ses dorénavant nouveaux alliés du MCG et de l’UDC n’arrêtent pas de dire que les caisses sont vides ? Certainement.

    L’incivilité, voire la criminalité, qui se déplacera hors du réseau de surveillance nécessitant par la suite l‘extension dudit réseau selon le principe du doigt dans l’engrenage ? Evidemment. Il est intéressant à ce égard de lire sur les réseaux sociaux des commentaires s’étonnant que « leur » rue ne soit pas couverte pas ces caméras avec comme corolaire des endroits où l’on pensera être en sécurité et d’autres pas.

    Mais au-delà de toutes ces hypothèses qui risquent fort de se vérifier, il  y a un fait acquis : nous, citoyens et citoyennes de ce canton, sommes de plus en plus surveillés à chaque instant dans nos faits et gestes.  Cela me rappelle cette série des années 60 « Le prisonnier ». Constamment sous surveillance, il se faisait attraper par une énorme bulle à chaque fois qu’il pensait pouvoir s’échapper. Sommes-nous « les prisonniers » d’aujourd’hui ou quand la réalité dépasse la fiction ? Je le crains et cela me dérange.

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  • Au-delà de la différence d'âge ou de sexe

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    Les films « Le Lauréat » ou « Mourir d’aimer » qui mettaient en scène une relation amoureuse entre un jeune homme et une femme d’âge mûr firent scandale à la fin des années soixante. Aujourd’hui, les films qui abordent ce thème ne créent plus la polémique.

    La preuve ? Deux films sont actuellement à l’affiche (« 20 ans d’écart » et « Perfect mothers ») avec comme fil rouge des jeunes hommes qui tombent amoureux de femmes mûres sans que cela n’ait soulevé la moindre vague. Il est vrai que ces deux films appartiennent à la catégorie des comédies (« 20 ans d’écart », un film plaisant car il n’a pas d’autre prétention que celle de divertir) ou des comédies dramatiques (« Perfect mothers », très réussi sur le plan esthétique, mais on reste à la fin du film sur un sentiment d’inachevé) et pas de celle des tragédies comme le magnifique « Mourir d’aimer » avec la formidable Annie Girardot. A noter que Philippe Besson aborde également avec une grande finesse ce thème dans son dernier remarquable roman (« De là, on voit la mer ») sans qu’il soit pour autant le sujet principal du livre.

    Faut-il alors en conclure, en se basant sur ces trois exemples, qu’en 2013 notre société est prête à accepter sans autres les relations entre des « lionceaux » et des « cougars » (1) ? Bien sûr que non. Entre la fiction et la réalité, il y a encore un pas à franchir. Il n’y a qu’à voir les réactions que suscitent, par exemple, les liaisons de Madonna ou de Demi Moore avec des hommes beaucoup plus jeunes qu’elles. Caprices de star ? Peut-être ou peut-être pas tant il est vrai que les histoires d’amour vont bien au-delà de la question de la différence d’âge ou de sexe.

    Les mentalités sous nos latitudes ont certes bien évolué depuis les années soixante : ce qui sort de la « norme » est le plus souvent toléré, ceci ne signifie par pour autant qu’il soit accepté. Le débat sur le mariage pour tous en France est là pour nous le rappeler !

     

    (1) Un  cougar ou une cougar ? Tout dépend si l’on parle de l’animal proche de la panthère ou de la « femme de 35 ans ou plus qui sort ou cherche à sortir avec des partenaires (appelés également « lionceaux ») ayant au moins huit ans de moins qu'elle. Le terme aurait été forgé par l'équipe de hockey sur glace canadienne des Vancouvers Canucks  dans les années 1980 pour désigner des supportrices plus âgées que les joueurs qui s'intéressaient à eux » (Wikipedia).

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  • Réussite ou ratage? (2)

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    Dans ma note précédente, je mettais en parallèle deux critiques très contrastées sur le dernier film d'Almodovar, Les amants passagers (https://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/03/29/reussite-ou-ratage.html), l'une traitant le film de gros ratage et l'autre de réussite.

    De quoi bien évidemment titiller la curiosité du fan de cinéma que que je suis et aller voir le dernier opus du cinéaste espagnol sans tarder pour se faire ma propre opinion.

    Et bien de mon point de vue, ce n'est pas le ratage complet, mais c'est loin d'être une réussite non plus. Le dernier opus d'Almodovar est à prendre au tout premier degré si l'on veut y prendre un peu de plaisir.

    Certaines scènes sont alors très drôles, dignes d'une grosse farce. Mais d'autres échappent à la compréhension du spectateur qui aurait besoin de sous-titres pour en comprendre le sens caché. Il paraît que cet avion qui tourne en rond avec des passagers à la libido exacerbée est une métaphore de l'Espagne actuelle. Je veux bien, mais si je ne l'avais pas lu avant, il m'aurait été bien difficile de le deviner!

    Et c'est sans doute là pour moi toutes les limites du film: ne pas se suffire à lui-même et sembler un peu "cul-cul", ce dont il ne manque pas par ailleurs...

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