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  • Petite enfance au rabais ! (journal d'un député indépendant 13)

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    Le Grand Conseil, à savoir sa majorité MCG, UDC et PLR, a  donc voté vendredi un projet de loi qui péjore gravement le taux d'encadrement des enfants de 2 à 4 ans sous le prétexte que cela permettra de créer de nouvelles places de crèches (cf. ma publication précédente à ce sujet : https://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/05/12/un-reseau-de-la-petite-enfance-prioritaire-journal-d-un-depu.html). Cela reste à démontrer, car il est aussi possible que les communes utilisent cet assouplissement des taux d’encadrement pour faire des économies...

    Quoiqu’il en soit, le peuple aura très certainement le dernier mot, car un référendum sera  lancé et il ne fait guère de doute qu’il aboutira sans problème. Nous saurons alors si les citoyennes et citoyens de ce canton veulent ou non une Petite enfance au rabais.

    En ce qui me concerne, mon opinion est faite comme j’ai eu l’occasion de le dire lors de mon intervention au Parlement :

    « L’article 7A du projet de loi est intitulé « normes d’encadrement pédagogique ».  Cette appellation de l’article démontre bien que le législateur prend en compte la dimension pédagogique dans l’encadrement des enfants de 0 à 4 ans et que ce n’est donc pas que du simple "gardiennage".
    Mais, dans le même temps,  en modifiant les taux d’encadrement qui prévalent actuellement pour les enfants de 2 à 4 ans, cette loi affaiblit cette dimension pédagogique pourtant essentielle ! Cherchez l’erreur !
    Je m’oppose donc à toute modification des taux d’encadrement car avant de créer d’hypothétiques nouvelles places, ils vont, et cela est certain, péjorer les conditions de travail du personnel de la Petite enfance, affaiblir la prise en charge des enfants et par ricochet inquiéter les parents. Beau progrès ! »

    Quant à mon amendement visant à tenir compte non seulement des enfants à besoins spéciaux, mais également de la situation socio-économique des parents à l’instar de ce qui se fait avec le Réseau d’enseignement prioritaire à l’école obligatoire, il a été refusé par 55 non (MCG, UDC, PLR), 22 oui (PS, Verts) et 11 abstentions (PDC, Verts).

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  • Journée mondiale contre l'homophobie

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    DSCN0247.JPGLa journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie est célébrée chaque année le 17 mai. Elle a lieu à cette date depuis 2005 pour commémorer le retrait de l’homosexualité de la liste des maladies mentales de l’OMS le 17 mai 1990.

    Le fait que ce retrait se soit passé il y a seulement un peu plus de 20 ans explique sans doute en partie pourquoi aujourd’hui encore 74 Etats condamnent l’homosexualité et 7 la punissent de mort.

    De nombreux homosexuels sont victimes dans le monde d’actes d’une violence inouïe pouvant conduire jusqu’à la mort, comme cela a été rapporté lundi dernier par la presse à propos d’un homosexuel russe qui a été retrouvé nu avec de multiples blessures, en particulier sur ses parties génitales, et sodomisé par des bouteilles de bière. Atroce.

    L’évolution des mentalités peut être très lente et avec des retours en arrière qui ne sont jamais à exclure. Les propos choquants tenus par un conseiller municipal de la Ville de Genève mercredi ou le débat sur « le mariage pour tous » en France l’ont démontré (cf. à ce propos mon blog précédent sur le rapport de SOS Homophobie: https://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/05/14/actes-homophobes-la-pointe-de-l-iceberg.html).

    Cela pourrait d’ailleurs être le cas en Suisse également au moment de la discussion sur la loi, qui devrait être votée à la fin de l’année, sur l’ouverture de l’adoption au conjoint de même sexe, puisqu’un comité référendaire est déjà entrain de se constituer.

    La journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie est donc une nécessité pour rappeler qu’être homosexuel ou transgenre, même dans un pays comme la Suisse, est difficile. Le taux de suicide chez les jeunes homosexuels suisses, qui est deux à cinq plus élevés que chez les jeunes hétérosexuels, est malheureusement là pour en témoigner. 

    La politique mise en place, notamment dans les cantons de Genève et de Vaud, pour lutter contre l’homophobie doit donc être institutionnalisée et ne pas dépendre de la volonté de tel homme ou de telle femme politique. C’est d’ailleurs le sens de la motion 2092 qui devrait être votée par le Grand Conseil lors de cette session.

    Enfin, pour toutes celles et ceux qui voudraient célébrer la diversité dans le cadre de la Semaine contre l’Homophobie organisée par Dialogai, avec la collaboration de la Fédération Genevoise des Associations LGBT, rendez-vous samedi 18 mai à la Terrasse (à gauche de l’entrée des Bains des Pâquis), si la météo le permet (!) dès 14 heures et jusqu’à 18 heures pour un pique-nique géant avec de nombreuses animations (sculptures sur ballons pour les enfants, musique, concours de pédalos).

     

     

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  • Actes homophobes: la pointe de l'iceberg

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    L'association française SOS Homophobie a publié mardi son rapport annuel sur les actes, insultes ou agressions homophobes qui ont été porté à sa connaissance en 2012. Sans grande surprise, hélas, le rapport fait état d’une augmentation record des témoignages de personnes ayant été victimes d’actes homophobes avec un pic important au moment de la présentation du projet de loi sur le mariage pour tous.

    C’est ainsi que SOS Homophobie a reçu 1977 appels (+ 27%) sur sa ligne d'écoute en 2012. Dans près de la moitié des cas, il s’agit d’insultes qui ont comme principal vecteur internet. Les internautes se sentant protéger derrière leur ordinateur, c’est la porte ouverte à tous les dérapages dans une impunité presque totale. L’Etat de droit doit également être valable dans l’espace numérique ! 

    Puis viennent ensuite des témoignages liés à des problèmes de discrimination, de menaces et enfin d'agressions physiques. A noter, point « positif », que ces dernières sont en baisse par rapport à 2011 (-30), mais que cela représente tout de même 122 agressions, soit une tous les 3 jours. Et il y a fort à parier que ce n’est que la pointe de l’iceberg.

    Dans son rapport SOS Homophobie donne des exemples édifiants de personnes rejetées par leur famille avec menaces, insultes et même parfois des coups. Contrairement à une personne qui sera, par exemple, victime de racisme ou d’antisémitisme, une personne homosexuelle ou transgenre ne peut pas d’emblée compter sur sa famille pour la protéger et la soutenir avec des conséquences qui peuvent mener à la dépression et même jusqu’au suicide.

    A ce propos, l’association relève une forte hausse du «mal de vivre» des homosexuels suite au débat et manifestations sur le mariage pour tous qui ont fortement blessé une partie d’entre eux. L’estime de soi en a pris un coup.

    Maintenant que la loi a été adoptée, sous réserve de la décision suite au recours, les actes homophobes vont-ils connaître une diminution ? Il est permis d’en douter, sur le court terme en tout cas, ne serait-ce que parce qu’une nouvelle manifestation des opposants à cette loi est prévue le 26 mai prochain.

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  • Un Réseau de la Petite enfance prioritaire? (journal d'un député indépendant 12)

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    Le Grand Conseil se prononcera en fin de semaine sur un projet de loi visant à créer plus de places dans les crèches en augmentant le nombre d’enfants pour un  adulte. On peut toutefois  douter que cette mesure permette d’atteindre cet objectif, puisqu’il faut également tenir compte des normes fédérales qui exigent 3 mètres carrés par enfant. Il s’agirait donc pour de nombreuses structures d’accueil de faire des travaux pour respecter ces normes.

    Mais admettons que cela soit possible à moindres frais et que par conséquent le but visé par la loi soit bien celui-ci et non pas une simple diminution des coûts.

    Pour y arriver, la majorité de la commission (PLR,  MCG, UDC) a ancré dans la loi des normes d’encadrement suivantes : 1 adulte pour 4 enfants de moins de 12 moins (inchangé), 1 adulte pour 5 enfants de 12 à 24 mois (inchangé), 1 adulte pour 10 enfants de 2 à 3 ans (au lieu de 8) et 1 adulte pour 13 enfants de 3 à 4 ans (au lieu de 10).  Une solution de compromis du PDC (9 enfants au lieu de 8 et 12 au lieu de 13) a été refusée par les mêmes partis. A noter que le PDC est l’initiateur de ce projet de loi et qu’il se retrouve dans le rôle de l’arroseur arrosé, celui-ci allant plus loin que ce qu’il souhaitait. C’est pourquoi il s’est abstenu lors du vote final, les Verts et les socialistes s’y opposant.

    A la lecture du très volumineux rapport sur cet objet (141 pages), j’ai été frappé de constater qu’il n’y avait pas eu lors des débats en commission de propositions pour différencier les taux d’encadrement en fonction de la situation socio-économique des parents. Cela se fait depuis 2006 dans l’enseignement obligatoire avec le Réseau d’enseignement prioritaire et personne n’y trouve rien à redire. Alors pouquoi ne pas créer un "Réseau de la Petite enfance prioritaire"? Ce sont les mêmes enfants qui fréquenteront dès 4 ans l'école primaire.

    C’est la raison pour laquelle je déposerai un amendement à  l’alinéa 5 de l’article 7A « Normes d’encadrement pédagogique » qui sera formulé ainsi : « Le calcul est adapté de façon appropriée afin de tenir compte des enfants à besoins particuliers ou handicapés et de la situation socio-économique des parents ».

    Si cet amendement était voté, il permettrait alors d’atténuer quelque peu la portée de cette loi, qui a de fortes chances d’être votée, loi qui ne représente pas, on l’aura compris, un progrès dans la prise en charge des enfants de 0 à 4 ans.

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  • Keith Haring, un artiste engagé (2)

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    DSCN0162.JPGPublier sur son blog, c’est partager ses idées, ses coups de gueule ou ses coups de cœur. C’est ce que j’ai fait avec l’exposition de Keith Haring à Paris il y a une dizaine de jours.

    A ma plus grande satisfaction, le nombre de visites pour cette publication sur mon blog a été exceptionnel démontrant la popularité de cet artiste engagé et l’actualité de son œuvre, plus de 20 ans après sa mort.

    Cela m’a donc donné l’envie de partager une deuxième et dernière fois d’autres productions, puisqu’il est permis de les photographier sans aucune restriction, de Keith Haring. Elles sont exposées (plus de 200) au musée d'Art moderne de Paris et au CENTQUATRE (pour les œuvres grand format) jusqu’au 18 août.

    Les œuvres mettent en avant la ligne politique de l'artiste autour de plusieurs thèmes : l'individu contre l'Etat, le capitalisme, la religion, les mass Media, la défense des minorités, la lutte contre le racisme, l’écologie et enfin le sida. Ces thèmes sont développés dans  ma première publication consacrée à Keith Haring (pour plus de détails : https://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/05/01/keith-haring-un-artiste-engage.html).

    Et maintenant, place à l'image!

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