- Page 2

  • L'école selon l'UDC: une caricature passéiste!

    Imprimer

    L’école est un sujet sensible. Rien de plus normal. Qu’y a-t-il, en effet, une fois les besoins vitaux couverts, de plus important que la formation ? Sujet sensible, car chacun a fréquenté l’école et continue souvent de la côtoyer bien après l’avoir quittée, ne serait-ce qu’en tant que parents.

    L’émotionnel prend une part importante dans le jugement des uns et des autres sur l’école. Avec le risque de tirer des grandes généralités à partir de faits dont la valeur scientifique est discutable, voire inexistante. La résolution de l’UDC votée lors de son congrès spécial sur l’école obligatoire samedi dernier en est l’illustration.

    Selon les propos du président de l’UDC, « les enseignants n’enseignent plus, les élèves n’apprennent plus, c’est la pagaille dans les classes et il faut porter un casque de protection pour se concentrer. » A ce tableau…noir, on peut encore ajouter que, selon la résolution de l’UDC, « dans plusieurs cantons de Suisse plus de la moitié des élèves (sur quelles données se base l’UDC pour l’affirmer ?) font l'objet de mesures spéciales - sans succès dans la grande majorité des cas. » Et de conclure sur ce point que c’est au maître de classe de décider « quand et où une aide thérapeutique doit être demandée. » Les parents apprécieront.

    Cette résolution demande également l’abandon de l’enseignement des langues étrangères au primaire au profit des matières de base, la fin du temps partiel pour les enseignants (!) ou le salaire au mérite pour les apprentis (!!). L’UDC veut une formation au service de l’économie « pour pouvoir résister à la concurrence »  et que le  principe « montrer comment faire - suivre l'exemple - accéder à la routine » soit érigé en modèle.

    Je ne partage pas ces constats ni la vision réductrice de l’école qui en découle.

    L’école obligatoire doit enseigner les matières de base, c’est une évidence. Le rôle de l’enseignant dans cette transmission des connaissances est primordial. C’est ce qu’il fait jour après jour et le réduire à un rôle de « gestionnaire de classe » comme le fait le président de l’UDC est insultant. L’enseignant est un professionnel qui doit pouvoir mettre en place les meilleures conditions possibles, à l’aide des moyens didactiques proposés par l’Institution, mais aussi d’autres si les circonstances le demandent, pour que chaque élève puisse atteindre les objectifs du plan d’études.

    Circonscrire l’école obligatoire à l’enseignement des matières de base, c’est oublier que notre société est en constante évolution et que les élèves d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier. La société de l’information dans laquelle nous vivons demande des compétences qui doivent être prises en compte dans les programmes afin que les élèves puissent utiliser au mieux les technologies de l’information et de la communication. Les adultes de demain devront par conséquent être capables de s’adapter encore mieux et plus vite que leurs parents. A ce titre, vouloir abandonner l’enseignement des langues étrangères au primaire est une erreur. Ce n’est heureusement pas le chemin que l’on prend à Genève puisque l’enseignement de l’anglais sera introduit à la rentrée 2014.

    L’école obligatoire devra donc continuer de relever de nombreux défis ces prochaines années. Un cadre très clair a été défini récemment avec l’introduction d’Harmos et du Plan d’études romands. Du côté genevois, la réintroduction des notes au primaire et la mise en place du nouveau fonctionnement du cycle devraient rassurer les plus critiques sur l’évolution de l’école genevoise.

    Le peuple genevois demande toujours plus à l’école, comme il l’a démontré avec les votes sur l’introduction du mercredi matin et le « nouveau » cycle. Pour que cette volonté soit respectée, il faut que les moyens suivent. Le psychodrame lors du vote du budget 2013 qui a, dans un premier temps, conduit le MCG, l’UDC et le PLR à biffer près de 500 postes d’enseignant pour la prochaine rentrée n’est pas rassurant.

    Sauf pour ceux qui partagent la vision passéiste et caricaturale de l'UDC sur l’école.

    Lien permanent 6 commentaires
  • Une liste pleine d'avenir

    Imprimer

    DSCN0085.JPG

    L’assemblée générale du Parti Pirate genevois a approuvé ses listes au Grand Conseil et au Conseil d’Etat en vue des élections cantonales du 6 octobre prochain. Ce sont ainsi 17 « pirates » qui partiront cet automne à l’abordage du quorum de 7%  pour obtenir des sièges au sein du Parlement.

    Parmi ces 17 candidats, trois sont aussi candidats au Conseil d’Etat, puisque ma candidature a été validée à l’unanimité moins une abstention par l’assemblée générale. Je ferai ainsi liste commune avec Alexis Roussel et Daniel Ceszkowski.

    Les 17 candidats au Grand Conseil sont les suivants, selon l’ordre de liste adopté par l’assemblée générale, à savoir candidats au Conseil d’Etat, président du Parti Pirate genevois, membres du comité, puis ordre alphabétique :

    Alexis Roussel
    Didier Bonny
    Daniel Ceszkowski
    Will van Gulik
    Baptiste Mesot
    Alexandre Patti
    Sébastien Schopfer
    Karine Baud
    Valentin Bonny
    Jérôme Cuénod Louvion
    Alissia Devenoges
    Grégoire Rinolfi
    Steve Roeck
    Ariel Stern
    Parvez Sualeheen
    Corine Sudan Olivier
    Alexandre Takacs

    Le benjamin de la liste a 20 ans (Valentin Bonny, suivi de très près par Baptiste Mesot et Grégoire Rinolfi à peine plus âgés) et le doyen 58 (Daniel Ceszkowski). Avec mes 48 ans, je suis le deuxième plus âgé ! Autant dire que cette liste est pleine d’avenir.

    Et cela tombe bien puisque le Parti Pirate est justement tourné vers l’avenir !

    Lien permanent 6 commentaires
  • Identité du Parti Pirate (deuxième partie)

    Imprimer

    Couverture FB.JPG

    La vision du Parti Pirate de la société est centrée sur le citoyen et s'organise autour de quatre piliers :

    La société doit assurer dans l’espace citoyen la prévention liée particulièrement aux risques sociétaux dans les domaines du social, de la santé et de la sécurité.
       
    L'environnement doit être préservé pour les générations futures et l'utilisation des ressources doit être durable.

    Le patrimoine commun doit être géré et développé de manière solidaire tout en étant accessible à tous.

    L'économie doit être résiliente et décentralisée pour assurer la libre entreprise tout en étant équitable.

    Le citoyen doit disposer des meilleures conditions possibles, notamment grâce à une formation de qualité, pour contribuer à la société afin qu’il puisse faire face aux enjeux de la révolution de l'information et en saisir les opportunités. La démarche Pirate est déterminée par l'Etat de droit, l'éthique et les valeurs pirates (justice, liberté, respect, responsabilité, transparence).

    La démarche est pragmatique et ouverte. Elle emprunte à l’utilisation des outils participatifs qui sont issus de la révolution numérique dans une approche non-technocratique. La plus grande efficience est recherchée pour formuler des solutions aux enjeux. La démarche repose sur les conditions suivantes :

    1. Établir une vision claire des enjeux afin d'identifier les besoins.
    2. Proposer un cadre législatif dans lequel une solution peut être développée.
    3. Permettre au citoyen de s’approprier les moyens de se forger une opinion, de la défendre  et d'adhérer aux projets de manière citoyenne, contributive et mobilisatrice.

    Les membres du Parti Pirate peuvent contribuer de manière active à tous les cycles de développement de la démarche pirate : les informations, les débats et les comités sont toujours publics ce qui permet à chacun de participer et d'avoir une vision transparente de la démarche pirate.
     
     

    Lien permanent 1 commentaire
  • Identité du Parti Pirate (première partie)

    Imprimer

    Couverture FB.JPGLe Parti Pirate propose une vision de la société qui donne au citoyen le rôle politique central. La société citoyenne du Parti Pirate est établie sur les principes de la démocratie participative.

     

    Le citoyen est la pierre angulaire de notre démocratie. Il participe et contribue librement à la vie publique. Le Parti Pirate offre les moyens au citoyen pour lui permettre de s'engager dans une démarche active:

    - Le citoyen est en prise directe avec les membres et les élus du Parti Pirate.
    - Le citoyen reçoit le soutien d'un parti qui est le trait d'union entre les enjeux de la révolution de l'information et la société actuelle.
    - Le Parti Pirate donne les moyens au citoyen de se mobiliser et d’agir par l’action citoyenne.

    Les valeurs du Parti Pirate sont la Justice, la Liberté, le Respect, la Responsabilité et la Transparence. Elles prennent tout leur sens au sein d'une démocratie participative.

    La vision Pirate trouve ses fondements dans la protection de la sphère privée, la défense de l'Etat de droit dans l'espace numérique et la liberté d’expression par la technologie. Ces enjeux ont révélé la nécessité d'adapter la société en intégrant les nouvelles réalités de la société de l'information.

    Une société de l’information qui serait construite principalement pour surveiller ou contrôler les activités humaines ne permettrait pas au citoyen d'y participer et d’y contribuer librement.

     

    A suivre.

     

     

     

    Lien permanent 2 commentaires
  • Un "best of" un peu spécial !

    Imprimer

    Pour « fêter » mon centième billet, j’ai décidé de faire un « best of ». Pas celui de mes publications qui ont été les plus lues en un peu plus de dix mois d’existence de mon blog et qui m’ont valu à ce jour 22 278 visites (merci!), mais celui des commentaires les plus acides me visant personnellement.

    Pourquoi ? Pour montrer que pour défendre son point de vue, il faut payer de sa personne. Et payer de sa personne, c’est aussi recevoir la monnaie de sa pièce. C’est le jeu et je l’accepte tant que cela ne vise que ma vie publique, évidemment.

    Je dédie donc spécialement ce centième billet, par ordre alphabétique, à Albert, André, Benoît, Bertrand, Mauro, Michèle, Pierre, Thierry et tous les autres !

    Best of des commentaires

    Lorsqu'on est un arriviste/opportuniste, tous les coups sont permis pour être élu !

    André Duval 29/04/2013

    Si le Grand Conseil ressemble à un cirque, Monsieur BONNY est MONSIEUR LOYAL.

    Albert Chauffat 22/02/2013

    Cher Didier,
    n'oublie pas que si tu es revenu au parlement genevois et que tu y sièges en qualité d'indépendant, c'est notamment et certainement grâce aux élus MCG qui ont considéré que tu avais le droit de siéger. Ceci fait également partie de notre esprit d'ouverture et de notre tolérance vis-vis des minorités. Au passage, on attend toujours tes remerciements !

    Thierry Cerutti 12/02/2013

    Monsieur Bonny, si vous nous écriviez pour une fois un billet pour parler d'autre chose que de vous-même? Le fait que vous vous aimiez beaucoup ne devrait pas vous empêcher d'élargir le débat. Ici vous glorifiez votre "résistance" au MCG. Bravo sans doute, si ce n'est que politiquement votre existence ne dépasse pas les blogs de la Tribune (…).

    Mauro Poggia 12/02/2013

    (…) Heureux d'apprendre que vous n'existez que grâce à moi! Ce qui confirme votre insignifiance (…).

    André Duval 24/01/2013

    Je ne suis pas sûr que désinvolture et dérision ne vous servent dans cette affaire. M. Duval pose des questions sensibles que vous bottez en touche avec une forme de condescendance qui ne vous rend pas plus sympathique.

    Pierre Jenni 24/01/2013

    Vous ne pourrez pas siéger au Grand Conseil ! La commission des droits politiques ne pourra faire une exception sans violer notre état de droit. Si vous avez un tant soit peu un sens civique, vous placeriez au-dessus de votre ego le bien de la Cité et feriez le deuil de votre ambition de devenir député. Maintenant, si vous avez trop de chagrin, il vous reste la possibilité, pour entrer au Grand Conseil, de démissionner de votre poste de haut cadre au DIP et de tenir une classe au primaire. Il s’agit de retrouver, pour vous, le principe de réalité que vous avez un peu oublié, calfeutré que vous êtes dans les placards dorés du DIP !

    Michèle Roullet 05/12/2012

    On sent à vous lire tout l'amour que vous portez à votre ancien parti, le PDC.

    Bertrand Buchs 08/11/2012

    Votre candidature « indépendante » est animée par un esprit de revanche contre votre ancien parti. Et l'on ne construit rien de crédible avec un esprit de revanche.

    Benoît Cerutti 11/10/2012

    Lien permanent 4 commentaires