- Page 3

  • Stopper la propagation du sida, c'est possible!

    Imprimer

    Je suis arrivé au Burundi dans la nuit de vendredi à samedi dans le cadre d'une mission de Coalition Plus qui est composée d'associations de lutte contre le sida, dont fait partie le Groupe sida Genève que je préside, à un niveau mondial.

    En fin de la matinée, j'ai assisté à la signature d'une convention entre l'association Sidaction, le gouvernement burundais, représenté par sa ministre de la santé, la France, représenté par son ambassadeur, et l'association burundaise qui lutte contre le sida, l'ANNS. Le but de cette convention est d'améliorer le suivi des personnes vivant avec le VIH grâce à un accès facilité aux tests de mesure de la charge virale VIH et au diagnostic VIH des nourrissons.

    Actuellement, ce test de charge virale est hors de prix pour les pays à faibles ressources, dont le Burundi fait partie. Avec ce nouveau projet financé par UNITAID, il sera possible de réaliser ce test à moindre coût et d'adapter en conséquence le traitement des patients. Quand l'on sait qu'un patient qui a le bon traitement ne transmet plus le virus, on voit tout l'intérêt d'un tel projet qui sera donc mis en œuvre au Burundi, mais également en Guinée, en Côte d'Ivoire et au Cameroun.

    Cette action s'inscrit donc parfaitement dans le cadre de l'objectif de la conférence mondiale de Washington de l'année dernière, à savoir faire en sorte que la prochaine génération soit libérée du VIH. C'est techniquement possible, il "suffit" de mettre les moyens, ce qui n'est, hélas, pas gagné d'avance...

    Lien permanent 0 commentaire
  • Transparence et accessibilité

    Imprimer

    Pour le Parti Pirate, la mise en place d'un programme sociétal fort où les citoyen-ne-s et les habitant-e-s trouvent pleinement leur place, et où leurs contributions sont mises en valeur, requiert de la part du canton des institutions irréprochables, une justice indépendante, une chancellerie capable de gérer les processus institutionnels dont elle a la charge et un-e préposé-e à la protection des données capable d'assurer son mandat envers les administrations et la population.

    Le but n'est pas d'avoir une bureaucratie exagérée, mais des institutions fortes, accessibles et transparentes, car elles sont les piliers de l'Etat de droit. Elles doivent être en mesure, en tout temps, d'assurer l'intégrité et la primauté de ce dernier.


    C’est pourquoi, dans le cadre de son programme pour les élections cantonales du 6 octobre, le Parti Pirate :

    - a l’exigence de la publicité des objets traités, des procès-verbaux et des décisions prises par le Conseil d’Etat. Leur accessibilité doit être garantie pour toutes et tous ;

    - a l’exigence que la sphère privée individuelle soit garantie et protégée par l’Etat. Cette protection ne doit pas être uniquement une déclaration de bonnes intentions, mais doit être réalisée aussi bien au niveau de l’informatique qu’au niveau du partage d’informations avec des tierces personnes n’ayant en principe pas le droit d’accès aux informations des administré-e-s ;

    -  a l’exigence de la publicité de l’ensemble des délibérations et rapports de la Cour des Comptes. Leur accessibilité doit être garantie pour toutes et tous afin que les citoyen-ne-s puissent se faire une idée claire de la qualité des magistrat-e-s auxquels ils ont donné leur confiance ;

    - a l’exigence de la publicité de l’ensemble des rapports de l'Inspection Cantonale des Finances. Leur accessibilité doit être garantie pour toutes et tous afin que les citoyen-ne-s disposent d'une vision objective du fonctionnement des institutions.

     

    Il ne peut y avoir de démocratie sans Etat de droit.

     

    Pour plus de détails : http://ge.piratenpartei.ch/le-programme-15-etat-de-droit/

    Lien permanent 1 commentaire
  • Série de l'été, 1er épisode la SPG

    Imprimer

    Les candidates et candidats au Conseil d’Etat, mais également dans une moindre mesure celles et ceux au Grand Conseil, reçoivent des questionnaires de tous horizons dans lesquels leur avis est demandé en lien avec les préoccupations de leurs auteurs.

    J’ai décidé, afin que les électrices et électeurs qui le souhaitent puissent connaître mes prises de position, de publier ici-même, sous forme d’une série estivale, mes réponses à ces questionnaires. Premier épisode : la Société pédagogique genevoise.

     

    SPG.jpg

     

    Si vous étiez en charge du DIP:


    Quelle serait votre priorité en matière d'éducation pour la future législation (l'idée la plus importante)?

    La mise en application de l'article de la nouvelle Constitution rendant la formation obligatoire jusqu'à l'âge de 18 ans.

    Les articles 193 et 194 de la nouvelle constitution stipulent que l’Etat organise et finance un enseignement public, laïque et de qualité; la formation est obligatoire jusqu’à l'âge de la majorité au moins. Sont-ce pour vous des articles importants?

    Oui, comme l'atteste ma réponse à la première question.

    Comment comptez-vous répondre à cette exigence institutionnelle dans le climat budgétaire actuel (l'idée la plus importante)?

    Il ne me paraît difficilement imaginable d'étendre la formation obligatoire jusqu'à 18 ans sans aucun moyen supplémentaire, même si toutes les mesures ne seront pas coûteuses comme, par exemple, celle de permettre à un élève en échec au collège de terminer son année afin de valider certains acquis pour la suite de sa formation (cf. à ce sujet le texte que j'ai écrit sur mon blog « Former, un investissement pour l'avenir » : https://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/07/03/former-un-investissement-pour-l-avenir.html).

    Plusieurs études documentées montrent que la précocité de l’aide aux enfants est primordiale pour la réussite scolaire et que la qualité de cette aide dépend fortement du nombre d’élèves par classe. Etes-vous d'accord avec cette analyse?

    Oui. En tant qu'ancien enseignant du cycle élémentaire et à présent directeur d'établissement scolaire du primaire, j'ai également pu le constater par ma propre expérience.

    Comment entendez-vous tenir compte de ces éléments (l'idée la plus importante)?

    Lors de l'organisation des classes, le taux d'encadrement (nombre d'enseignants par enfant) doit être plus favorable pour le cycle élémentaire que pour le cycle moyen. Pour ce faire, il y a deux manières d'agir, l'une n'excluant pas l'autre: des effectifs moins élevés dans les classes élémentaires et/ou une attribution plus importante des forces de soutien pédagogique aux dites classes.

    La LIJBEP entrée en vigueur au 1er janvier 2010 décrète vouloir favoriser l’intégration des enfants et des jeunes à besoins éducatifs particuliers ou handicapés. De plus, le concept cantonal d'école inclusive est en cours de validation par le conseil d'Etat. Est-ce un projet de développement de l'école genevoise qui vous parait être une priorité?

    Oui, une loi a été votée, elle doit par conséquent être mise en application.

    Comment voyez-vous l’avenir de cette intégration et le développement de l'école inclusive (l'idée la plus importante)?

    Pour que cette loi soit appliquée à la satisfaction de toutes et tous (élèves, parents et enseignants), il est bien évidemment nécessaire de donner les ressources nécessaires (personnel, locaux et matériel adaptés), mais également de permettre au corps enseignant d'avoir accès à une formation de qualité en fonction de la problématique rencontrée avec tel ou tel élève. C'est une condition essentielle pour la réussite de l'école inclusive.

     

    Lien permanent 7 commentaires
  • Un engagement citoyen exemplaire

    Imprimer

    dijciabj.pngL’extension de la Gare de Cornavin sera donc  souterraine. Je ne peux que m’en réjouir puisque ce point était dans mon programme lors de ma campagne pour l’élection complémentaire au Conseil administratif de la Ville de Genève de l’automne dernier.

    Dans ce cadre, j’avais d’ailleurs été reçu par la Collectif 500 pour exposer mon point de vue (http://www.initiativecornavin.ch/luttons/le-collectif 500/historique/histonouveautes/467-soutien-de-didier-bonny). La question m’avait alors été posée de savoir ce que je pensais du lancement d’une initiative. J’avais alors répondu au Collectif 500 que s’il pensait que c’était la bonne chose à faire, il fallait qu’il se lance. Ce qu’il a fait  avec le résultat que l’on sait, sans aucun soutien politique (y compris le mien) au départ. Les soutiens  sont venus petit à petit avec le succès de la récolte des signatures.

    Et c’est tant mieux pour la suite, puisqu’une classe politique unanime est le meilleur garant que les 400 millions manquants seront trouvés relativement facilement.

    Mais pour l’heure, le Collectif 500 peut se montrer fier de son combat.  Cette issue, qui satisfait à peu près tout le monde, est avant tout  le résultat d'un engagement citoyen exemplaire.

    Lien permanent 0 commentaire
  • Former, un investissement pour l'avenir

    Imprimer

    Un des arguments « massue » pour voter en faveur de la nouvelle Constitution était qu’elle contenait l’obligation de formation jusqu’à 18 ans. Alors que le canton avait jusqu’en 2017 pour mettre sur pied cette réforme, il l’a déjà engagée pour la prochaine rentrée scolaire, comme cela était annoncé dans l’édition du printemps de « Les clés pour l’école » et a été confirmé hier sur les ondes de la RTS. Des centaines de jeunes, leurs parents et celles et ceux qui ont soutenu la nouvelle Constitution lui sauront gré.

    C’est ainsi qu’un mineur ne pourra plus quitter sa formation en cours d'année sans un autre projet concret. Actuellement, ce sont 400 à 500 mineurs qui décrochent au cours de l’année scolaire. Afin de remédier à ce problème, le DIP envisage deux options : mieux accompagner les jeunes dans leur classe ou leur offrir une nouvelle procédure de formation dans un lieu adapté.

    A ce propos, la question de prévoir deux rentrées scolaires a été soulevée. Je suis personnellement très favorable à cette idée et à ce qu’elle soit étudiée sérieusement. Des alternatives telles qu’un stage de langue à l'étranger, un stage prolongé dans une entreprise ou encore un apprentissage commencé en cours d'année sont également possibles. L’important étant qu’il n’y ait plus aucun jeune de moins de 18 ans hors du système de formation.

    Pour les élèves en grandes difficultés scolaires, sociales ou psychiques, une centaine par année, le DIP mettra en place dès janvier 2014 une nouvelle structure qui permettra d’accueillir, pour quelques semaines ou quelques mois, des jeunes gens fragilisés dans leur formation et dans leur vie pour leur offrir un accompagnement personnalisé.

    Enfin, les acquis de formation seront mieux reconnus. Ainsi, par exemple, un élève qui passerait deux ans au collège, mais qui n'aurait pas le niveau pour poursuivre dans cette filière pourra en intégrer une autre sans repartir de zéro.

    Et pour finir, la question que tout le monde va se poser : combien ?

    D’après M. Rudaz, directeur de l'enseignement post-obligatoire, des redistributions de moyens à l'intérieur du DIP pourraient compenser en partie les charges dues à ces mesures, quand bien même des prévisions budgétaires précises n’ont pas encore été établies. Pour le syndicat des enseignants du secondaire, 100 à 150 postes en plus seront nécessaires.

    Au moment où la question budgétaire sera soulevée, les politiques devront bien avoir en tête que laisser des jeunes hors du système de formation peut coûter très cher par la suite à la société. Dépenser de l’argent pour la formation, c’est investir pour l’avenir.

    Et ça n’a pas de prix.

    Lien permanent 3 commentaires