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  • La série de l'été, cinquième épisode PRO VELO

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    Slow up.jpgQuoi de plus naturel que de publier aujourd’hui, journée où une large place a été accordée à la mobilité douce avec l’édition 2013 du « slow up » à laquelle le Parti Pirate a participé, le cinquième épisode de ma série estivale avec les réponses au questionnaire de PRO VELO ?

    Elles font suite à celles  adressées à la Société pédagogique genevoise (1), à l’Association Transports et Environnement (2), à l’association pour la danse contemporaine (3) et au Touring Club Suisse (4). A noter qu’il fallait remplir un seul questionnaire pour chaque parti et que donc les réponses ci-dessous sont celles du Parti Pirate Genevois.

    1.1. Une mobilité bonne pour la santé : réduction de la pollution de l'air et de la pollution sonore : la pollution de l'air et le bruit générés par la circulation constituent un problème pour la santé des habitant-e-s de Genève, avec trop souvent des dépassements des seuils. Le vélo représente-t-il pour votre parti un moyen de déplacement à développer dans ce contexte ?

    OUI.

    Grâce à quelles mesures ?

    - En facilitant la circulation des cycles aux carrefours en y implantant des mesures de séparation du trafic (lignes d’attente avancée, feux spécifiques)
    - En autorisant le « tourner à droite » aux feux rouges
    - En aménageant le réseau des pistes cyclables existant de telle manière à ce qu’il n’y ait plus de « coupures »
    - En développant le réseau des pistes cyclables.

    1.2. Votre parti est-il prêt à soutenir l'interdiction de circulation des véhicules individuels motorisés (voitures privées, motos et scooters) les jours où les taux de pollution atmosphérique dépassent les normes (de l’Ordonnance sur la protection de l'air) ?

    OUI en appliquant des mesures de plus en plus contraignantes si les premières ne donnent pas les résultats escomptés. On pourrait, par exemple, commencer par les véhicules les plus polluants, puis par la moitié des véhicules circulant un jour sur deux, puis interdiction complète.

     2.1. Objectifs d’augmentation de la mobilité cycliste : PRO VELO Genève juge peu ambitieux les objectifs d’augmentation de l’utilisation du vélo fixés par l’Etat à l’horizon 2030 (passage de 7% actuellement à 15% en centre-ville / stagnation à 2-3% en relation avec le centre et en périphérie 1). Quel objectif votre parti est-il prêt à défendre, en termes de développement de la mobilité cycliste, à l'horizon 2030 ?

    Passage à 20 % (tripler) au centre-ville et à 6% (doubler) en relation avec le centre et en périphérie 1.

     

    2.2. Une véritable politique d'incitation à la mobilité cycliste implique que l'Etat mette à disposition des moyens financiers substantiels. Votre parti est-il prêt à attribuer les moyens nécessaires à la réalisation d’aménagements et d’infrastructures cyclables ?

    OUI.Slow up 3.jpg

    2.3. Votre parti est-il favorable à une limitation générale de la vitesse en ville à 30km/h pour permettre une meilleure cohabitation des modes de transport ?

    NON. Il faut aménager des zones 30 partout où elles ont du sens. Rouler à 30km/h, par exemple, sur le Pont du Mont-Blanc n’en a guère.

    2.4. Votre parti est-il prêt à défendre une priorité pour la mobilité douce sur le trafic motorisé aux carrefours (priorité sur le trafic motorisé uniquement et non sur les transports en commun) ?

    OUI en facilitant la circulation des cycles aux carrefours en y implantant des mesures de séparation du trafic (lignes d’attente avancée, feux spécifiques).

    2.5. Quelles mesures votre parti propose-t-il pour développer l’utilisation du vélo au sein des services de l'Etat et des organismes subventionnés, notamment dans le cadre des plans de mobilité.

    - Subventionner l’achat de vélos au même titre que cela se fait pour l’abonnement des TPG avec un engagement moral d’utiliser son vélo au moins par beau temps.
    - Prévoir des emplacements de stationnement sécurisés proches du lieu de travail.
    - Faire des campagnes de sensibilisation incitant, d’une part, le personnel à se poser la question du moyen de transport qui est le plus approprié à ses déplacements et, d’autre part, à sa santé.

    2.6. Votre parti est-il favorable à ce que l'Etat dépense, dès 2014, 700’000 francs par an (soit 0,1 % du budget de fonctionnement) pour un système de vélos en libre service (VLS) couvrant la ville et les communes suburbaines ?

    OUI.

    2.7. Dans une perspective de développement de la mobilité cycliste, PRO VELO pense que des projets de promotion du vélo dirigés en priorité vers les jeunes et les familles sont nécessaires. Votre parti est-il prêt à ce que l’Etat s’engage financièrement dans ce type de projets ?

    OUI, mais cela devrait aussi s’adresser aux personnes de 35-50 ans, voire plus. Il n’y a pas d’âge pour se (re)mettre au vélo.

    2.8. Votre parti soutient-il la création d’itinéraires cyclables de qualité à l’échelle de l’agglomération, en site propre, bidirectionnels et continus ? Est-il prêt à attribuer les moyens nécessaires à leur réalisation ?

    OUI.

    3.1. Trafic cycliste et deux-roues motorisés : Depuis déjà quelques années, le nombre de véhicules deux-roues motorisés a explosé en ville. L'avantage en termes de temps de parcours par rapport à la voiture est obtenu essentiellement par l'utilisation illicite des aménagements cyclables, rendant la circulation à vélo plus dangereuse et moins aisée. Votre parti juge-t-il cette situation acceptable ?

    NON.

    Sinon, quelles mesures s’engage-t-il à prendre ?

    Faire respecter la LCR et donc amender les contrevenants.

    4.1. Stationnement vélo : afin de réduire le vol des vélos, il est nécessaire de proposer, dans les lieux d’habitation, de transbordement, de commerces et de loisirs, des places de stationnement pour les vélos, sécurisées (permettant d’attacher son vélo à un élément fixe) et en nombre suffisant. Quelles sont les actions politiques que votre parti compte mener pour augmenter les places de stationnement vélo sur le domaine public et dans les lieux d’habitation ?

    Remplacer des places de parking pour voitures par des places de parc pour vélo et poser des arceaux rapprochés entre eux empêchant les deux-roues motorisés de s’y mettre.

    Slow up 2.jpg4.2. Dans le cadre de la compensation des places de parking, votre parti est-il prêt à exiger la transformation systématique de 20 % des places automobiles en places pour deux-roues motorisés dans les parkings souterrains, afin de pouvoir créer de nouvelles places de stationnement vélo en surface ?

    NON, il est préférable d’agir de cas en cas. A certains endroits, il faudrait peut-être une transformation de 25% et dans d’autres de 10% seulement.

    5.1. Mise en oeuvre de l'initiative 144 pour la mobilité douce : au regard des objectifs fixés dans la loi 2 en particulier les points a, b et d, quels sont aujourd’hui, selon votre parti, les mesures à prendre, les blocages à dépasser, les points sur lesquels il faut absolument insister ?

    Le Parti Pirate est pour une approche non dogmatique de la question des transports qui ne mène qu’à des blocages. Il pourrait être favorable à une traversée du lac si cette dernière faisait partie d’une solution négociée qui comprendrait la poursuite du développement de l’offre de transports publics, le réglage des feux de signalisation pour leur accorder la priorité, l’octroi des crédits nécessaires pour l’IN 144 et les mesures développées sous 1.1.

    5.2. Votre parti est-il prêt à soutenir un crédit d'au moins 40 millions, réparti sur les huit prochaines années, destiné à la réalisation de l'initiative 144 pour la mobilité douce ?

    OUI.

     

    (1) https://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/07/07/serie-de-l-ete-1er-episode-la-spg.html
    (2) https://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/07/07/serie-de-l-ete-2eme-episode-l-ate.htm
    (3) https://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/07/21/temp-90db22ddb964db235fcb0acc1eeb39a4-244666.html
    (4) https://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/07/24/temp-18d42565f9bf5e5ea59330b4eaa2be9d-244773.html

     

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  • Un "ciment national" aux allures de sable de plage

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    Les clichés ont la vie dure, très dure même !

    A chaque fois qu’une votation se profile sur l’armée, on nous ressert toujours le même plat, à savoir que l’armée est un facteur essentiel à la cohésion nationale, le ciment sans lequel la Nation s’écroulerait. Hugues Hittpold, conseiller national, n’a pas échappé à ce syndrome de « suissitude » en déclarant dans la Tribune de Genève des 31 juillet et 1er août que « l’obligation de servir est l’un des ciments de la Suisse ».

    Comment peut-on aujourd’hui encore faire une telle déclaration alors que seulement 52% des conscrits sont incorporés à l’armée et qu’à peine un tiers d’entre eux accomplissent leurs jours de service militaire ? Faut-il préciser qu’il s’agit quasiment exclusivement de la gente masculine au passeport à croix blanche, ce qui au final représente un ciment aux allures de sable de plage ?

    Le service militaire obligatoire est dépassé.

    Il doit être remplacé par un engagement de tous les citoyens, y compris donc des citoyennes, au service de la collectivité, qu’il soit militaire ou civil. Un service obligatoire à la communauté, valeur essentielle du « bien vivre ensemble », qui pourra alors cette fois-ci être élevé au rang de « ciment national ».

     

     

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