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  • "Le MCG n'est pas un parti antifrontalier"

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    Mauro Poggia a donné dans l’édition du Matin du jour une interview surréaliste où il tente de gommer ce qui a fait en grande partie le succès du MCG : rendre les frontaliers responsables de tous les maux des Genevoises et Genevois, ou presque ! Morceaux choisis : «Le MCG n’est pas un parti antifrontalier (…). Ne nous traitez pas de parti antifrontalier (…). Aux frontaliers qui se sont sentis blessés, je leur présente les excuses du MCG.»

    On croit rêver !

    Mauro Poggia est certes en campagne et son bon score du premier tour l’autorise à envisager une élection au second à condition qu’il attire de nombreuses voix à l’extérieur de son parti. Il lui faut donc convaincre que l’étiquette politique qu’il porte, apparemment de plus en plus comme un fardeau,  est  « respectable ».

    Mais cette tactique comporte un grand risque. Ce qu’il pourrait gagner d’un côté - mais les électrices et électeurs se laisseront-ils abuser aussi facilement par cet écran de fumée ? – il pourrait le perdre en partie de l’autre.

    Pas sûr en effet que les partisans du MCG se sentent représentés par un candidat qui dit qu’ « on ne peut pas vivre sans frontaliers à Genève », même si c’est la pure vérité! Il a d'ailleurs, en homme averti, compris ce réel danger puisqu'il s'est fendu d'un texte sur son blog qui tente de justifier cette interview assurément à double tranchant...

     

     

     

     

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  • Sexisme à l'envers versus sexisme à l'endroit

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    Homme libre accuse le Parti Pirate de faire du « sexisme à l’envers » en appelant à voter pour les candidatures féminines au Conseil d’Etat. Et d’ajouter que « s’il n’y avait que des femmes en lice, il voterait pour 7 femmes. » Outre le fait que cette hypothèse est de la science fiction probablement encore pour longtemps, j’en doute fortement. Les écrits d'Homme libre, le bien nommé, m’apparaissent en effet souvent empreints d’une misogynie certaine, mais peut-être que je n'y comprends rien.

    Quoiqu’il en soit, par sa prise de position, le Parti Pirate a simplement voulu rendre attentif l’électorat qu’il y avait un risque qu’il n’y ait aucune femme dans le prochain gouvernement. Elles ont déjà été peu nombreuses à être élues au Grand Conseil dimanche dernier (tableau paru dans la Tribune de Genève de ce jour).

     

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    Est-ce qu’on peut alors simplement d’un revers de main balayer cette possibilité ? Bien sûr que non ! Que 52% de la population puisse ne pas être représentée au Conseil d’Etat va bien au-delà d’une simple question de « discrimination par le sexe » ! Ce serait un très mauvais signal pour notre démocratie et une régression évidente en terme d'égalité.

    Quant à l’argument soi-disant « massue » d’Homme libre qui est de dire « qu’on ne saura pas si elles ont été élues pour leurs idées, leurs compétences ou leur sexe », il est, pour reprendre le qualificatif qu’il emploie à l’égard du Parti Pirate, « grave ».

    Comment peut-on en effet mieux savoir si un homme est élu pour ses idées, ses compétences ou son sexe ?! C'est sans doute ce que l'on pourrait qualifier de "sexisme à l'endroit" et il a encore de beaux jours devant lui...


    PS: je n’ai pas perdu mon indépendance en adhérant au Parti Pirate, un parti qui laisse une grande liberté d’expression à ses membres.

     

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  • Des femmes au Conseil d'Etat

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    Le Parti Pirate veut des femmes au Conseil d’Etat, c’est la conclusion de l’assemblée qui s’est tenue hier soir.

    Les membres du Parti Pirate se sont donc réunis mercredi soir pour décider de la suite à donner à la campagne électorale. Bien qu’il ait progressé de manière significative depuis la dernière élection, et après l'analyse des résultats du premier tour, ses membres ont tout d’abord décidé de ne pas présenter de candidats pour le second tour à l'élection au Conseil d'Etat.

    Ensuite, la question s’est posée de savoir si le Parti Pirate allait donner une consigne de vote. Au cours de la discussion, le fait que seul un quart des députés soit des femmes et qu'il y ait un risque qu'aucune femme ne soit élue à l'exécutif cantonal a été mis en avant. Après un débat nourri, il a été décidé d’appeler à voter pour toutes les candidatures féminines au Conseil d'Etat, indépendamment de leur couleur politique. Le Parti Pirate a mis la priorité sur un meilleur équilibre entre les sexes en politique avant les luttes partisanes.

    Cette prise de position n’est pas forcément partagée, principalement par des hommes de gauche d’ailleurs si j’en crois les réactions sur mon mur facebook, en raison de l’appartenance d’une des trois candidates au bloc « populiste ».

    Mais elle a le mérite indéniable de mettre en avant que les femmes ne sont pas assez représentées en politique, à commencer au Parti Pirate ! Elle permettra peut-être qu’au soir du 10 novembre au moins 2 femmes soient élues au Conseil d’Etat, ce qui serait le minimum !

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  • Le Qatar, c'est la cata!

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    drapeau-qatar.jpgLa Coupe du monde de football 2022 a donc été attribuée au Qatar où il fait 50 degrés en été, idéal pour la pratique du football ! Un pays esclavagiste et homophobe. C’est en tout cas la conclusion qu’on est en droit de tirer à la lecture de la presse de ce début de semaine.

    La Tribune de Genève du 8 octobre nous apprend, en effet, que les chantiers pour les infrastructures de la Coupe du monde ont des « conditions de travail dignes de l’esclavage ». Il y a chaque jour des morts et « à ce rythme, on arrivera à 4000 décès » au moment du match d’ouverture. Le patron de la FIFA, le Suisse Sepp Blatter, avoue son impuissance ! On croit rêver ou plutôt cauchemarder !

    Et comme si cela ne suffisait pas 20 minutes, également dans son édition du 8 octobre, informe ses lectrices et lecteurs que « le Conseil de coopération du Golfe souhaite introduire un contrôle médical pour détecter les touristes gays. L'entrée sur le territoire sera refusée à ceux qui seront contrôlés positifs. L'Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le…Qatar sont concernés par ce projet » ! L’ineptie d’une telle démarche dépasse l’entendement, mais elle nous rappelle que l'homosexualité est actuellement illégale dans 78 pays et passible de la peine de mort dans cinq pays: l'Arabie saoudite, l'Iran, le Soudan, le Yémen et la Mauritanie.

    Et bien évidemment, M. Blatter avouera là également son  impuissance. Impuissance voulue devant la force de l’argent, ou plutôt du fric en l’occurrence, qui autorise en son nom de bafouer les droits humais les plus élémentaires ! Révoltant !

    La solution? Attribuer à un autre pays qui respecte les droits humains l'organisation de la Coupe du monde 2022!

     

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  • Conseil d'Etat: les options du Parti Pirate

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    C’est mercredi soir que le Parti Pirate arrêtera sa position pour le second tour de l’élection au Conseil d’Etat. Je vois 4 options qui s’offrent à lui :

    1° Présenter une liste avec vraisemblablement deux candidats.

    Avantage : une visibilité pour le Parti Pirate qui pourrait ainsi continuer de faire connaître son programme dans la perspective des élections municipales et fédérales de 2015.

    Inconvénients : pas de groupe parlementaire sur lequel s'appuyer pour soutenir sa politique. Avec 2,2%, dont 1,5% uniquement « pirate »,  des voix obtenues au premier tour, les chances d’être élues sont nulles. Certains pourraient aussi ajouter comme inconvénient la dispersion de ces voix, ce qui pourrait profiter au bloc dit « populiste ». Comme j’ai eu l’occasion de l’écrire ici, ce n’est pas pour moi un argument décisif à partir du moment qu’un MCG serait désigné à la tête d’un département où le « y’en a marre » s’exprime le plus, à savoir tout particulièrement sur la mobilité ou sur l’emploi.

    2° Donner une consigne de vote « généraliste »  à ses électrices et électeurs, comme par exemple « voter pour un front républicain » ou encore « rétablir l’équilibre » après un vote nettement en faveur de la droite lors de l’élection au Grand Conseil.

    Avantage : se donner une certaine bonne conscience en participant au mouvement du « politiquement correct ».

    Inconvénient : un parti n’est pas propriétaire des voix de ses électrices et électeurs. Un gouvernement avec un tiers du parlement non représenté en son sein fonctionnera-t-il mieux qu’avec ? Répondre par l’affirmative à cette question serait pour le moins audacieux.

    3° Soutenir un ou des candidat-e-s en particulier.

    Avantage : mettre en avant des points du programme du Parti Pirate susceptibles d’être mis en application au cours de la législature.

    Inconvénient : risque de perdre de la lisibilité auprès de ses électrices et électeurs en rappelant toutefois que l’assemblée générale du Parti Pirate avait voté à l’unanimité le dépôt d’une liste de traverse avec les Verts avant que ces derniers changent finalement d’avis.

    4° Ne pas prendre position.

    Avantage : les électrices et électeurs du Parti Pirate sont responsables (une de ses 5 valeurs) et n’ont pas besoin qu’on leur dise ce qu’ils doivent faire.

    Inconvénient : suivant le résultat le 10 novembre, se dire « si on avait su, on aurait pu, on aurait dû ».

    Laquelle de ces options, ou peut-être encore d’autres, sera choisie ? Réponse mercredi soir.

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