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  • La rumeur désigne Luc Barthassat à la tête du DIP

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    Vous êtes journaliste et vous n’avez rien à dire sur un sujet ?  Mais vous voulez quand même en parler, parce que c’est dans une actualité mi-people, mi-politique ? Au hasard la répartition des départements entre les sept Conseillers d’Etat élus ?

    La rumeur viendra à votre secours! Elle vous permettra de dire tout et n’importe quoi. Pas besoin de citer ses sources, il suffit d’écrire « qu’il se dit que » et le tour est joué.

    Un exemple ? L’article paru dans le Matin du jour qui fait état « des rumeurs les plus folles » qui circulent sur l’attribution des départements. En fait de rumeurs, il n’y en a qu’une, celle qui voudrait que Luc Barthassat prenne la présidence du DIP.  Et pour faire plus « vrai », la journaliste sort de son contexte 5 mots extraits d’une interview donnée dans le Temps par le futur ex-conseiller national lors de la campagne et met en évidence une phrase assassine (« il pourra apprendre en même temps que les enfants »), bien évidemment anonyme.

    Ou comment aligner les noix sur un bâton pour remuer le…vide ! Pas facile le métier de journaliste…

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  • Le PDC confisque le débat sur le mariage pour tous

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    photo.JPGA l’appel des organisations nationales de défense des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LOS et Pink Cross), 300 personnes ont répondu présentes hier à Berne pour manifester leur opposition à l’initiative du PDC « Pour le couple et la famille – Non à la pénalisation du mariage ».

    Les manifestants ne s’opposent pas au volet fiscal de l’initiative qui vise à mettre sur un pied d’égalité les couples mariés et partenariés avec les couples concubins. Ils s’opposent à la définition du mariage contenue dans le texte, et qui serait alors inscrite dans la Constitution, à savoir que « le mariage est l’union durable et réglementée par la loi d’un homme et d’une femme. »

    Cette initiative comporte donc très clairement deux objectifs différents et ne respecte pas l’unité de matière. Si l’initiative du PDC était acceptée telle quelle en votation, elle priverait la population pour de longues années d’un débat sur le mariage pour tous dont le sort serait réglé sous couvert d’une initiative concernant la fiscalité. Elle viderait de sa substance l’article 8 de la Constitution sur l’égalité des citoyennes et citoyens.

    Inacceptable !

    Comment le Conseil fédéral a-t-il pu recommander dans son message du 23 octobre d’accepter cette initiative qui introduit non seulement une mesure discriminatoire dans la Constitution, mais qui également comporte deux objets ? Comment savoir si les citoyennes et citoyens suisses auront voté pour le côté fiscal de l’initiative, le côté « mariage homme-femme » ou les deux ? Il y a à l’évidence un vice de forme dans cette initiative.

    Il faut donc espérer que les Chambres fédérales le corrigeront en proposant un contre-projet supprimant cette définition discriminatoire du mariage sans même que celle-ci soit au cœur du débat !

     

     

     

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  • Une droite courageuse s'attaque aux plus faibles

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    Ainsi donc la majorité de droite et son extrême, qu’on arrête une fois pour toute de dire que le PDC et le PLR sont des partis du centre droit, a décidé en commission des finances de la Ville de Genève d’aboyer bien fort en s’attaquant aux plus faibles. Quel courage politique !

    La cohésion sociale, la prévention, le développement durable, l’égalité homme-femme (tiens, les deux départements visés par ces coupes sont dirigés par des femmes…) ou celle de toutes les citoyennes et de tous les citoyens genevois-e-s, indépendamment de leur orientation sexuelle et/ou de leur identité de genre n’intéressent pas l’Entente et la Nouvelle force !

    D’ailleurs, si l’on en croit les propos de M. Fiumelli (PLR) dans la Tribune de Genève du jour, la droite ne comprend rien au travail des Unités d’Actions Communautaires (UAC). Donc plutôt que d’essayer de comprendre, on coupe. Belle responsabilité politique.

    Gageons toutefois que cette décision de la commission des finances n’est qu’une péripétie dans le cadre du psychodrame habituel du vote du budget en Ville de Genève. Les choses rentreront très probablement dans l’ordre après quelques modifications afin que les aboiements n’aient pas été totalement inutiles.

    Mais en attendant, cette décision met une cinquantaine de collaboratrices et de collaborateurs dans l’incertitude et jette le doute sur l’utilité de leur travail, ce qui n’est jamais facile à vivre !

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  • Un cycle en ruine pour les élèves les plus précarisés

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    Le cycle du Renard, en piteux état, n’est donc pas une priorité dans les investissements du Conseil d’Etat. Pourtant, dans le dernier numéro de « Les clés de l’école », il y a un article concernant le quartier des Libellules. On peut y lire, en résumé, que des infrastructures et des aménagements de qualité sont essentiels au bien-être des habitants.

    Quel rapport entre le report à 2019 de la démolition-reconstruction du cycle du Renard et cet article ? Et bien les élèves du quartier des Libellules, qui est le plus précarisé du canton, fréquentent le…cycle du Renard.

    Donc d’un côté, on tente de réhabiliter le quartier des Libellules et d’un autre on envoie ses enfants dans un cycle qui tombe en ruine. Pour « travailler sur l’image du quartier afin d’en transformer favorablement les perceptions et réduire les inégalités en proposant des aménagements combinés avec les acteurs économiques et sociaux communaux et cantonaux » (1), il semble qu’il y ait mieux à faire que de repousser aux calendes grecques la démolition-construction du cycle du Renard.

    Il est encore temps pour le Grand Conseil qui doit se prononcer sous forme de résolution sur ce plan décennal des investissements de corriger le tir !


    (1) Les clés de l’école,  n°12 automne 2013, p. 9

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  • Conseiller administratif en Ville de Genève, un job à temps partiel?

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    C'est la question que l'on peut légitimement se poser après la décision de Guillaume Barazzone de siéger au Conseil national qui fait suite à celle de Rémy Pagani de siéger au Grand Conseil. Voilà deux magistrats qui sont payés pour des postes à plein temps (largement plus de 200 000 francs par année) par les impôts des citoyennes et citoyens de la Ville de Genève et qui trouvent le temps d'exercer un deuxième mandat électif également rémunéré.

    Alors de deux choses l'une: ou le job de Conseiller administratif est en fait un travail à temps partiel et il faut donc le rémunérer comme tel ou alors c'est effectivement une occupation à plein temps et il ne doit pas être possible d'avoir un deuxième mandat électif. Comment croire en effet que l'on peut exercer efficacement les deux fonctions alors qu'aujourd'hui les dossiers sont de plus en plus complexes?

    A l'heure où la population se méfie comme jamais de celles et ceux qui la gouvernent, accepter un double mandat en prétendant que c'est pour défendre les intérêts de la Ville de Genève n'est que de la poudre aux yeux qui cache mal soit une soif de pouvoir soit une peur de le perdre! Il n'est en effet pas impossible que le Conseiller administratif PDC et celui d'Ensemble à gauche craignent pour leur réélection en 2015 et qu'ils se ménagent ainsi une porte de sortie.

    Quoiqu'il en soit, l'exercice d'un deuxième mandat quand on en exerce déjà un autre à temps plein ne devrait pas être possible. Le peuple l'a d'ailleurs clairement exprimé au moment du vote sur l'incompatibilité d'exercer la fonction de Conseiller d'Etat avec celle de parlementaire fédéral.  Messieurs Barazzone et Pagani auraient pu, par analogie, en tirer la conclusion qui s'imposait en renonçant à leur siège qui, de plus, reviendrait alors à une femme. Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire...

       

     

     

     

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