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  • Nouvelle polémique en perspective?

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    17mai_VdG_afficheA3_G.jpgLa campagne d’affichage « Et si moi aussi ? » de la Ville de Genève contre l’homophobie et la transphobie a été lancée aujourd’hui par la Maire Sandrine Salerno. On se souvient que la première édition en 2013 avait fait déraper un conseiller municipal et entraîné de sérieux remous.

    Pour cette année, la Ville de Genève célèbre la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie du 17 mai en réalisant une campagne d’affichage axée sur le monde du travail en y associant la Fédération genevoise des associations LGBT, LWork et Network.

     « Et si moi aussi ? » cherche à interpeller le grand public sur le fait que la vie privée est naturellement présente sur le lieu de travail. Ce n’est pas forcément le cas pour les personnes LGBT qui hésitent le plus souvent à parler de leur vie privée par peur d’être jugées et des conséquences que cela pourrait avoir dans leurs relations de travail avec leurs collègues et leur employeur.17mai_VdG_afficheA3_L.jpg

    Des études américaines et canadiennes montrent qu’un coming-out peut engendrer, aujourd’hui encore, une péjoration des conditions de travail : injures, harcèlement moral ou sexuel, mobbing, perte de responsabilités, voire licenciement. En absence d’une norme pénale réprimant les propos et comportements homophobes et transphobes en Suisse, les personnes LGBT sont donc à la merci de la plus ou moins bienveillance de leurs collègues et de leur employeur, ce qui explique facilement la crainte d’être soi-même.

    A ce sujet, des Assises contre l’homophobie et la transphobie dans le monde du travail seront organisées par la Fédération genevoise des associations LGBT, en partenariat avec LWork et Network, les 28 et 29 novembre prochains. Elles ont pour buts de dessiner le quotidien professionnel des personnes LGBT, faire l’état des lieux de l’homophobie et de la transphobie dans le monde du travail et de sensibiliser les entreprises, les ONGs et les institutions publiques à aménager un climat et un lieu de travail afin que chacune et chacun puisse être lui-même. Ni plus, ni moins.

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  • Une "saucisse" à barbe: et alors?

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    images.jpgAu-delà de la polémique et de la provocation qui va jusqu’à son nom d’artiste, Wurst signifiant « saucisse » en allemand,  polémique qui soit dit en passant profite bien au Concours Eurovision de  la chanson qui va très probablement réaliser un taux d’audience record ce soir, Conchita Wurst sait chanter. C’est plutôt important pour un concours de chant !  Le reste, barbe, pas barbe, on s’en fout. On aime la chanson, on ne l’aime pas (1). Point barre.

    Simpliste comme raisonnement ? Sans doute, car aujourd’hui encore, et probablement pour longtemps encore, l’apparence est primordiale. Il sera par conséquent difficile d’analyser le score de Conchita Wurst et de savoir qui de la forme ou du fond l’aura emporté. Encore qu’il soit fort probable que les points attribués par les pays du nord et de l’ouest soient très différents de ceux de l’est…

    Mais quoiqu’il en soit, Conchita Wurst a déjà gagné en interpellant par sa différence un public bien plus large que celui qui suit habituellement le Concours Eurovision de la chanson. Et rien que pour ça : « Autriche, Austria, douze points, twelve points ! »


    P.S. Conchita Wurst a finalement gagné le concours avec une confortable avance et avec également des points des pays de l'est dont, par exemple, 5 de la Russie, 10 de la Lituanie et de l'Ukraine. C'est donc le fond, une belle chanson très bien chantée, qui l'a emporté sur la forme. Rassurant.

     

     (1) Conchita Wurst: Ride like a phoenix

     

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  • Incitation à la haine

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    images3U0KFQK8.jpgCelui qui compare « l’avancée des droits des personnes homosexuelles et transgenres à la montée du nazisme au siècle dernier » est prochainement attendu à Genève !

    En effet, une journée de jeûne et de prières intitulée « The Call – L’Appel Genève » est annoncée pour le 31 mai. Elle devait avoir initialement lieu au BFM qui, depuis, a annulé la réservation. Elle aura finalement lieu à UpTown Geneva. Le rassemblement sera suivi de trois jours d’enseignements et de conférences à l’Ecole de la Réforme et de la Restauration.

    Ce mouvement « The Call » a été co-fondé aux Etats-Unis par Lou Engle, prédicateur américain notoirement homophobe et transphobe. Habitué des appels à la haine, ce dernier considère l’homosexualité comme une « tornade satanique qui va détruire l’Amérique ». Il a en outre « encouragé les autorités ougandaises à renforcer la répression des homosexuels dans ce pays », comme montré dans le documentaire God loves Uganda. Si la venue de Lou Engle est confirmée pour les trois jours d’enseignement et de conférences, sa présence ne l'est pas encore pour la journée de jeûne et de prière.

    A quelques jours de la Journée internationale du 17 mai contre l’homophobie et la transphobie, la Fédération genevoise des associations LGBT a dénoncé fermement les propos homophobes et transphobes de ce prédicateur du rejet de l’autre en faisant parvenir aujourd’hui un communiqué de presse aux rédactions. Elle a également entrepris d’interpeller les autorités politiques de la Ville et du Canton pour, qu’à leur tour, elles dénoncent ce discours extrêmement dangereux qui incite à la haine et à la violence envers les personnes LGBT. A suivre.

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