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  • Punaise!

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    Depuis que les punaises de lit ont fait leur entrée dans mon immeuble, impossible de croiser un voisin sans que la conversation tourne autour de ces "charmantes" bêtes. Qui sera la prochaine victime? Telle est la question!

    Le feuilleton a commencé à la fin du printemps quand une voisine du premier m'apprend qu'un appartement du deuxième serait colonisé par ces insectes qui se nourrissent de sang humain la nuit venue, tels les vampires. J'avais déjà entendu parlé de ces petites bêtes auparavant, mais sans vraiment y accorder beaucoup d'attention. Je ne me suis pas vraiment senti plus concerné après cette conversation.

    Mais quelques semaines plus tard, une autre voisine m'apprend que ses voisins, toujours au deuxième, vont déménager parce qu'ils n'en peuvent plus des ces punaises dont ils n'arrivent pas à se débarrasser. Cette fois, la menace se précise. Elle se précise d'autant plus que deux jours plus tard, une jeune femme m'annonce qu'elle déménage elle aussi en raison de ces fameuses punaises de lit dont elle n'arrive pas à se débarrasser après quatre essais de désinfection!

    Au même moment, "Mise au point" programme un reportage sur ce fléau en m'informant que pour en finir il faut soit tout brûler (bon, j'exagère un peu, mais il faut quand même faire chauffer l'appartement et tout ce qu'il y a dedans à 60 degrés) soit alors tout congeler dans des frigos géants du côté de la Praille! Angoisse!

    Et cette question qui devient de plus en plus obsessionnelle dans l'immeuble: à qui le tour? Téléphone à la régie pour savoir ce qu'il en est. Réponse on ne peut plus vague, on ne veut pas affoler les locataires. Raté! Les langues se délient et ce ne serait pas 4 comme le prétend la régie, mais 6 appartements qui seraient contaminés, les insectes ayant élu domicile, pour l'instant, au deuxième et troisième étage.

    Et puis le chien qui détecte les punaises de lit fait son entrée, une voisine jusque là épargnée du deuxième s'étant réveillée un matin avec des boutons. Médor ne trouve rien, mais elle est encerclée par des appartements infestés. Panique! Combien de temps faudra-t-il aux punaises pour forcer l'entrée? Que faire? Protection en plastique pour le matelas, scotch à double face et des nuits qui virent au cauchemar.

    Et moi, et moi, et moi? J'habite au cinquième, je suis protégé, enfin j'essaye de m'en convaincre. Et surtout, j'ai trouvé l'arme secrète: ma voisine de droite qui dégaine régulièrement son vaporisateur sur ma porte d'entrée rempli d'un mélange d'huiles essentielles sensé lutter contre les vampires. Je ne sais pas si c'est efficace, mais c'est en tout cas rassurant, du moins jusqu'à ce que le quatrième soit à son tour infecté...

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  • Et voilà Ebola aux USA

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    Le premier cas d’Ebola sur sol américain pourrait paradoxalement être une bonne nouvelle. Il permet en effet au monde entier de se rendre compte que nul n’est à l’abri, qui plus est quand le malade est renvoyé par l’hôpital chez lui après pourtant avoir dit qu’il revenait du Liberia !

    On imagine la panique que cela pourrait déclencher chez les personnes qui ont côtoyé le malade pendant les 4 jours où il n’a pas été mis en quarantaine. Panique qu’au demeurant vivent au quotidien, et depuis des mois, les habitants du Liberia, de Sierra Leone et de Guinée.

    Il y a bien eu au début du mois d’août un début de prise de conscience quand deux Américains ont été rapatriés après avoir été victimes du virus d’Ebola. Il aura toutefois fallu encore deux mois pour que la Planète entière commence à prendre la mesure de la gravité de cette maladie le plus souvent mortelle.

    C’est souvent malheureusement quand les pays développés se sentent en danger qu’ils commencent à se mobiliser. Durant ces deux mois, du temps a été perdu et le virus a progressé à grands pas. On est passé d’un millier de morts à plus de 3000 et il faudra à présent au moins un an pour endiguer l’épidémie.

    Le 10 août, j’écrivais sur mon blog que « la propagation du virus Ebola dans les pays développés est, pour l’instant, peu vraisemblable. C’est sans doute ce qui explique que malgré le fait que l’OMS ait classé l’épidémie au rang d’urgence mondiale, l’association Médecins sans frontières reste perplexe sur les moyens qui vont effectivement être débloqués au niveau mondial pour lutter contre l’épidémie. »

    Aujourd’hui encore, malgré l’ampleur qu’a prise l’épidémie, les moyens promis ont de la peine à arriver. Mais gageons qu’avec ce premier cas d’Ebola sur sol américain la mobilisation va enfin être à la hauteur de la dangerosité de ce virus.

     

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  • La loi doit protéger tout le monde!

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    images.jpgEn mai 2008, une résolution demandait au Grand Conseil genevois d’utiliser son droit d’initiative auprès de l’Assemblée fédérale pour modifier la Constitution fédérale et le Code pénal suisses pour que l’homophobie soit punissable au même titre que le racisme. Cette résolution, dont je suis le co-auteur, a été votée à la quasi unanimité par le Grand Conseil en…2013 et discutée au Conseil des Etats la semaine dernière. Six ans et demi d’attente pour que finalement le Conseil des Etats refuse d’entrer en matière par 22 voix contre 13. La proposition doit encore être étudiée par le Conseil national.

    La Fédération genevoise des associations LGBT a déploré ce vote des députés. Dans un communiqué de presse, elle a mis en évidence que « les législations actuelles suisses réprimant l’homophobie ou la transphobie ne sont pas suffisantes alors même que les actes et discriminations homophobes et transphobes sont monnaie courante en Suisse. Le code pénal actuel ne permet pas de prendre en considération le caractère homophobe ou transphobe d'une infraction commise. Aucune circonstance aggravante en raison d'homophobie ou de transphobie n'est mentionnée dans la législation pénale, contrairement à de nombreux codes pénaux européens. »

    Et de citer comme exemple les propos clairement homophobes du Conseiller national  UDC, Toni Bortoluzzi qui a récemment déclaré publiquement et en toute impunité que les personnes homosexuelles avaient « le cerveau à l’envers », les accusant de « comportements non naturels » et « déviants ».

    Espérons que les Conseillères nationales et Conseillers nationaux réserveront un meilleur sort à l’initiative genevoise pour adapter la législation suisse afin qu’elle punisse explicitement l’homophobie et la transphobie qui peuvent avoir des conséquences désastreuses sur les personnes qui en sont victimes. Faut-il rappeler que le taux de suicide est deux à cinq fois plus élevé parmi elles ?

    La loi ne devrait-elle par protéger toutes les citoyennes et tous les citoyens, indépendamment de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre ? Poser la question, c’est y répondre !

     

     

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