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  • Respect et recueillement

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    Le terrible attentat contre Charlie Hebdo va laisser peu de personnes insensibles à Genève. Et pourtant, des attentats il y en a malheureusement tous les jours dans le monde. Tellement même, qu’ils finissent par nous laisser indifférents, ou presque. Question de protection sans doute face à cette  violence contre laquelle nous nous sentons impuissants.

    Mais aujourd’hui, c’est différent. En perpétrant cet attentat, les terroristes, qui disent agir au nom d’un Dieu qu’ils « humanisent » en le qualifiant de vengeur, ont non seulement touché notre voisin dans cette ville de Paris que beaucoup d’entre nous apprécient tant, mais également une valeur fondamentale sans laquelle une démocratie digne de ce nom ne peut exister : la liberté de la presse. 

    Plusieurs journalistes l’ont payé de leur vie pour l’avoir défendue malgré les menaces qui pesaient sur eux depuis plusieurs années.

    Respect et recueillement.

    Inutile d’en ajouter plus pour aujourd’hui, demain est un autre jour, il sera alors suffisamment tôt à celles et ceux qui veulent en découdre de régler leurs comptes.

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  • Une taxe d'1 franc sur les billets d'avion en 2015?

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    Début de nouvelle année rime souvent avec bonnes résolutions. Et si la Suisse, à ce titre, décidait d’instaurer en 2015 la taxe sur les billets d’avion à l’instar des 13 autres pays qui l’ont déjà fait depuis son introduction en 2006 sous l’impulsion de Chirac et de Lula ? Cette taxe est variable selon les pays. En France, seul pays d’Europe à l’avoir introduite, elle est de 1 euro pour un court ou moyen-courrier. Elle est directement intégrée dans le prix du billet et passe donc totalement inaperçue pour le voyageur vu son très faible montant.

    Grâce à cette très légère ponction, plus de 2 milliards de dollars ont été récoltés jusqu’ici. Ils ont été affectés à la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose. Gérée par UNITAID, ONG hébergée par l’OMS à Genève dont le président est l’ancien ministre français Phlippe Douste-Blazy, cette taxe, qui représente les deux tiers des revenus annuels d’UNITAID a permis, entre autres, de soigner 8 enfants sur 10 dans le monde concernés par le VIH.

    C’est à ce point important que la décision de François Hollande, sans aucune concertation préalable, de retirer 25 millions d’euros de la contribution 2015 de la France à UNITAID (85 millions au lieu de 110) pour la verser à la lutte contre Ebola aura des conséquences sur le traitement médicamenteux pour 200 000 enfants.

    Certes, la France est, et de loin, le plus gros contributeur d’UNITAID, mais cette décision a suscité, entre autres, la colère bien compréhensive de l’association de lutte contre le sida française AIDES, membre de Coalition Plus, union internationale d’associations de lutte contre le sida dont fait partie le Groupe sida Genève. Faut-il en effet rappeler qu’aujourd’hui encore 1,5 million de personnes meurent chaque année de cette maladie qui a tué 40 millions de personnes en 30 ans ?

    UNITAID compte 28 pays membres et une fondation, ce qui est beaucoup et peu à la fois, car il y a 194 pays sur la planète. Toutefois, le Maroc vient d’adopter la taxe sur le billet d’avion et le parlement japonais devrait en faire de même prochainement, ce qui équivaudrait à augmenter les rentrées de 100 à 150 millions de dollars.

    Et la Suisse ? Philippe Douste-Blazy a déclaré dans une interview donnée au Temps en octobre 2014 qu’ « il aimerait beaucoup que la Suisse, un pays généreux, puisse suivre l’exemple du Maroc et instaurer une taxe d’1 franc en classe économique et de 2 francs en classe affaires, personne ne s’en rendrait compte et cela sauverait des millions de gens.»

    Le premier pas dans cette (bonne) direction a été donné grâce au conseiller national socialiste valaisan Mathias Reynard qui a déposé en décembre une interpellation demandant au Conseil fédéral de se positionner sur cette question. A suivre.


     

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  • "Exodus: Gods and Kings" (et 12 autres films à l'affiche)

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    IFullSizeRender.jpgl y a des films où l’on sait d’avance, ou presque, ce que l’on va voir. « Exodus : Gods and Kings » en fait partie. L’histoire de Moïse est connue de la plupart des spectateurs, au moins partiellement, et est un excellent support pour en faire avec les moyens techniques d’aujourd’hui un grand spectacle. Et de ce point de vue-là, pas de déception. La réalisation de Ridley Scott, un habitué des films à gros budget, les décors, les costumes et les effets spéciaux sont à la hauteur, même si, une fois de plus, la 3D n’apporte pas grand-chose.

    Mais ces prouesses techniques très réussies mettent au second plan l’histoire en elle-même. La distribution a beau être de première classe, le film manque d’âme et donc d’émotions (à l’image de  la personnalisation de Dieu sous la forme d’un enfant qui donne un côté trop réaliste aux rencontres entre Dieu et Moïse), ce qui est tout de même un comble pour une histoire où tous les éléments (rivalité, oppression, surnaturel, aventure, amour, trahison,…) devraient conduire à une conclusion inverse. Il n’est pas exempt non plus de certaines longueurs dans sa deuxième partie (2h30 tout de même). « Exodus : Gods and Kings » plaira donc avant tout à celles et ceux qui privilégient la forme au fond, pour les autres autant revoir « Les Dix Commandements » ! (2 étoiles)


    Toujours à l’affiche


    5 étoiles, « Whiplash » : Jusqu’où Andrew (Miles Teller) acceptera-t-il d’être rabaissé et humilié par son professeur pour réaliser son rêve de devenir un musicien d’exception ? Quelle limite Fletcher (J.K. Simmons) est-il prêt à dépasser pour pousser son élève dans ses derniers retranchements pour qu’il donne plus que le maximum de lui-même ? Cette limite existe-t-elle ? Le film est porté par deux acteurs exceptionnels, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard et un montage tiré au cordeau. Le face à face entre le professeur et son élève atteint par moment des sommets d’intensité incroyables avec en particulier un dernier quart d’heure qui vous laisse scotché sur votre fauteuil au moment du générique de fin ! A ne pas rater !

    5 étoiles, « Mommy » : L’histoire d’une mère qui fait ce qu’elle peut face à son ado de fils au comportement pour le moins explosif, duo auquel se mêle une voisine mal dans sa peau. Le choix du cadrage carré fait que les acteurs sont constamment filmés en gros plan et donne ainsi au spectateur une impression géniale de proximité avec les personnages. Tour à tour on rit, on rit jaune, on pleure, on adhère, on rejette, à l’image du comportement des trois personnages principaux. C’est un tourbillon d’émotions qui vous secoue pendant plus de deux heures, la magie du cinéma. L’interprétation des trois acteurs principaux, très bien dirigés, est incroyable. A voir toutes affaires cessantes !

    4 étoiles,  «Timbuktu »: Envahie par les djihadistes, Timbuktu va devoir renoncer à sa tranquillité, mais pas sans une certaine résistance. Face à la terreur imposée par une loi soi-disant divine, des femmes, principales victimes de cet ordre nouveau, vont trouver la force de s’y opposer quitte à y risquer leur vie. Il y a des moments très durs dans « Timbuktu », mais aussi des scènes d’une beauté et d’une poésie extraordinaires. Le film n’est pas non plus dénué d’humour quand il confronte les occupants à leurs limites « humaines ». C’est dans cette atmosphère lourde, toutefois rendue plus légère par des images absolument superbes,  que le film raconte en parallèle l’histoire de Kidane et de sa famille qui vivent paisiblement loin de cette terreur jusqu’au jour où leur destin les en rapprochera inexorablement…

    4 étoiles, « Une nouvelle amie » : David est veuf et père d’une fillette de quelques mois. Claire est inconsolable d’avoir perdu sa meilleure amie d’enfance disparue si jeune. David et Claire vont se rapprocher l’un de l’autre au moment où cette dernière va découvrir que David aime se travestir en femme. Le dernier film de François Ozon est parfois drôle, mais jamais caricatural, et souvent émouvant. Il interpelle le spectateur sur la question du genre, de la différence et de la confusion des sentiments. Les acteurs, Romain Duris et Anais Moustier en tête, sont à la hauteur comme la fin du film qui ne manquera pas d’énerver Frigide Barjot et sa clique qui, de toute façon, n’iront pas voir ce film qui est trop éloigné de leurs certitudes. Dommage pour eux !

    4 étoiles, « Pride » : L’histoire vraie d’un groupe militant de gays et lesbiennes qui en 1984, sous l’ère Thatcher, décide de soutenir les mineurs en grève au pays de Galles où quand les minorités s’entraident. Le film raconte cette rencontre improbable, alternant les moments drôles et douloureux, pour la plus grande joie des spectateurs qui apprécient les films qui font la part belle aux émotions. Magnifiquement interprété, « Pride » démontre que l’engagement collectif peut soulever des montagnes et faire évoluer positivement les mentalités. Et ça fait du bien !

    4 étoiles, «Gone Girl» : Nick Dunne a-t-il tué sa femme qui a mystérieusement disparue ? Les preuves s’accumulent contre lui, mais finalement peut-être pas tant que ça…Et si finalement, Nick était plutôt la victime que le bourreau ? Tenu en haleine jusqu’au milieu du film par cette question, le spectateur manipulé de main de maître par le réalisateur David Fincher découvre alors la réponse qui l’emmène dans une deuxième partie encore plus excitante que la première !

    3 étoiles, « Hippocrate » : Comme son titre l’indique, il est question de médecine dans ce film et plus particulièrement du premier stage comme interne de Benjamin Barois (Vincent Lacoste convaincant à l’image de toute la distribution du film avec une mention spéciale pour Reda Kateb) dans le service de son père. Face à la dure réalité de la vie hospitalière, Benjamin va se trouver rapidement confronté à ses limites, à ses craintes, mais également à celles de ses patients, de leur famille et de ses collègues écrasés par de lourdes responsabilités que le manque de moyens ne fait qu’exacerber. Certes, le film n’est pas parfait, tout particulièrement dans sa dernière partie où les rebondissements s’enchainent de manière cette fois peu réalistes. Mais cela ne doit pas gâcher l’envie d’aller découvrir comme l’ont fait près d’un million de Français !

    3 étoiles, « La famille Bélier » : Dans la famille Bélier, tout le monde est sourd sauf Paula, ado de 16 ans qui joue plus souvent qu’à son tour les interprètes indispensables pour ses parents à la tête d’une exploitation agricole. Mais ce bel équilibre familial est menacé quand Paula décide de passer un concours de chant. Le début du film est laborieux et a tous les ingrédients de la comédie française bas de gamme. Karin Viard et François Damiens, les parents de Paula, sont à la limite de la caricature et les préoccupations d’ado de Paula franchement pas passionnantes. Et puis l’histoire prend tout à coup corps quand Paula (étonnante Louane Emera, demi-finaliste de la saison 2 de The Voice qui crève littéralement l’écran) s’inscrit à la chorale dirigée par un prof désabusé (excellent Eric Elmosnino) qui ne jure que par le répertoire de…Michel Sardou. A partir de là, l’histoire prend une autre dimension en privilégiant, avec bonheur, l’aspect émotionnel plutôt que comique du film. Un agréable divertissement.

    3 étoiles, « La French » : Basé sur des faits réels, le film raconte l’histoire du juge Michel et de sa croisade contre la French Connection, organisation mafieuse qui arrosait depuis Marseille le monde entier d’héroïne. Reconstitution des années 70 très réaliste et attention particulière sur les rapports entre les différents personnages, beaucoup de seconds rôles fort bien joués, le film se laisse voir avec plaisir malgré quelques baisses de rythme. Jean Dujardin est un juge Michel très convaincant ce qui provoque un véritable choc à la fin du film pourtant en principe connue des spectateurs avant même d’aller voir le film. Très fort !

    3 étoiles, « Samba » : Comme dans « Intouchables », c’est un duo improbable qui est au centre de l’intrigue, mais on y rit, malgré quelques bons gags, beaucoup moins. Mais ce que le film perd en comédie pure par rapport à « Intouchables », il le gagne en émotion.  Omar Sy et Charlotte Gainsbourg, lui en clandestin sans cesse à l’affût pour sa survie et elle en assistante sociale qui essaye de refaire surface après un burn-out, sont craquants et crédibles, ce qui n’était pas gagné d’avance. Comédie sociale, la dure réalité de la vie quotidienne des clandestins est largement mise en avant dans le film, et romantique avant d’être une comédie tout court, « Samba », malgré quelques petites longueurs, vaut le détour.

    2 étoiles, « Interstellar » : Sur la forme le film est plutôt agréable à l’œil (moins aux oreilles, avec une musique omniprésente et fatigante), mais les images dans l’espace n’ont rien de révolutionnaires. Quant au fond, l’histoire qui tire en longueur (près de 3 heures !) d’un ancien pilote de la NASA qui part à la recherche d’une autre Terre, la nôtre étant à l’agonie, il utilise les grosses ficelles émotionnelles dont le cinéma américain a le secret en y mêlant des dialogues philosophico-scientifiques auxquels on ne comprend rien ou presque. Mais ce n’est pas grave, cela n’empêche en effet pas de suivre une histoire finalement très linéaire, avec ses gentils et ses méchants, malgré les nombreuses références à l’espace temps tordu dans tous les sens au cours du film. De quoi donc passer un moment de divertissement pas désagréable, mais on est loin du chef d’œuvre comme une partie des critiques le prétendent.

    2 étoiles, « Magic in the moonlight » : Sophie Baker est-elle vraiment medium ? C’est à cette question que Stanley Crawford, magicien désabusé et qui ne croit qu’en la science, devra répondre. Ses certitudes vont être mises à dure épreuve au contact de la jeune et belle medium (Emma Stone, convaincante). Film léger à l’image très soignée dont l’action se passe en 1928 dans le beau décor du sud de la France, le dernier Woody Allen en date n’est pas un chef d’œuvre, mais à l’instar de son héro (Colin Firth, excellent), le spectateur, d’abord sur ses gardes, succombe petit à petit à son charme. Plaisant, sans plus.

     

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Mes dix films préférés de 2014

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    Bien qu’ayant vu une soixantaine de films au cinéma en 2014, je n’ai bien évidemment pas une vision aussi large qu’un critique professionnel sur les films qui sont sortis en 2014. Mon palmarès est donc forcément partiel, mais il témoigne de dix excellents moments que j’ai passés dans les salles. Il y en a bien évidemment d’autres, mais il fallait faire un choix. Vive le cinéma et toutes les émotions qu’il procure !

    FullSizeRender.jpg« Mommy » : L’histoire de cette mère qui fait ce qu’elle peut face à son ado de fils au comportement pour le moins explosif est un tourbillon d’émotions qui vous secoue pendant plus de deux heures. Le choix du cadrage carré fait que les acteurs, excellents, sont constamment filmés en gros plan et donne ainsi au spectateur une impression géniale de proximité avec les personnages. Tour à tour on rit, on rit jaune, on pleure, on adhère, on rejette, à l’image du comportement des trois personnages principaux : la magie du cinéma ! (toujours à l'affiche)

    « Deux jours, une nuit » : Sandra, Marion Cotillard bouleversante, a deux jours et une nuit pour convaincre la majorité de ses 16 collègues de renoncer à leur prime de 1000 euros pour qu’elle ne soit pas licenciée. Entre espoir et désespoir, le film tient en haleine le spectateur tout en l’interpellant à chaque fois que l’héroïne rencontre un-e de ses collègues. A noter une fin à la hauteur de ce film vraiment excellent !

    « Whiplash » : Jusqu’où Andrew acceptera-t-il d’être rabaissé et humilié par son professeur pour réaliser son rêve de devenir un musicien d’exception ? Le film est porté par deux acteurs exceptionnels, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard et un montage tiré au cordeau. Le face à face entre le professeur et son élève atteint par moment des sommets d’intensité incroyables avec en particulier un dernier quart d’heure qui vous laisse scotché sur votre fauteuil au moment du générique de fin ! (toujours à l'affiche)

    « Eastern boys » : le film n’a pas été distribué en Suisse après n’avoir pas rencontré son public à sa sortie en France. Il a été toutefois projeté dans le cadre du festival « Everybody’s perfect » où il a obtenu de façon méritée le prix du jury. Ce film qui commence par un épisode de drague dans une gare parisienne et qui se termine comme un thriller est magnifiquement filmé et tient en haleine le spectateur du début à la fin grâce à de nombreux rebondissements et beaucoup d’humanité. A découvrir en DVD.

    « Pride » : L’histoire vraie d’un groupe militant de gays et lesbiennes qui en 1984, sous l’ère Thatcher, décide de soutenir les mineurs en grève au pays de Galles où quand les minorités s’entraident. Le film raconte cette rencontre improbable, alternant les moments drôles et douloureux, faisant la part belle aux émotions. Magnifiquement interprété, « Pride » démontre que l’engagement collectif peut soulever des montagnes et faire évoluer positivement les mentalités. Et ça fait du bien ! (toujours à l'affiche)

     «Timbuktu »: Envahie par les djihadistes, Timbuktu va devoir renoncer à sa tranquillité, mais pas sans une certaine résistance. Face à la terreur imposée par une loi soi-disant divine, des femmes, principales victimes de cet ordre nouveau, vont trouver la force de s’y opposer quitte à y risquer leur vie. Il y a des moments très durs dans « Timbuktu », mais aussi des scènes d’une beauté et d’une poésie extraordinaires. (toujours à l'affiche) 

    « Une nouvelle amie » : David est veuf et père d’une fillette de quelques mois. Claire est inconsolable d’avoir perdu sa meilleure amie d’enfance disparue si jeune. David et Claire vont se rapprocher l’un de l’autre au moment où cette dernière va découvrir que David aime se travestir en femme. Le dernier film de François Ozon interpelle le spectateur sur la question du genre, de la différence et de la confusion des sentiments. Il est parfois drôle, mais jamais caricatural, et souvent émouvant. (toujours à l'affiche)

    «Gone Girl» : Nick Dunne a-t-il tué sa femme qui a mystérieusement disparue ? Les preuves s’accumulent contre lui, mais finalement peut-être pas tant que ça…Et si finalement, Nick était plutôt la victime que le bourreau ? Tenu en haleine jusqu’au milieu du film par cette question, le spectateur manipulé de main de maître par le réalisateur David Fincher découvre alors la réponse qui l’emmène dans une deuxième partie encore plus excitante que la première ! (toujours à l'affiche)

    « On a failli être amies » : l’histoire de Maïté, formatrice pour adulte sans véritable but, et de Carole, patronne d’un restaurant qui ne sait plus trop où elle en est,  qui vont se lier d’amitié, enfin pas vraiment ! Karin Viard et Emmanuelle Devos sont parfaites, les dialogues sont excellents, les personnages creusés. On rit parfois à gorge déployée et parfois jaune. Un très bon moment.

    « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? » : le succès populaire de l’année manie avec bonheur, c’était pourtant casse-gueule, les pires clichés sur les Noirs, les Juifs, les Arabes, les Asiatiques et les Français petits bourgeois ? On y rit de bon cœur.

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