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  • "Ricki and the Flash": une Meryl Streep éblouissante (et 6 autres films à l'affiche)

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    FullSizeRender.jpgFans de Meryl Streep ou tout simplement admiratrices et admirateurs du beau jeu, n’hésitez pas à aller voir le dernier film de cette star, un mot qui a tout son sens dans son cas, du cinéma qu’est Meryl Streep. Elle y est tout simplement géniale et sa seule présence dans le rôle principal est une raison suffisante pour aller voir « Ricki and the Flash ».

    Ricki Rendazzo (Meryl Streep) a quitté son mari (Kevin Kline), remarié depuis, et ses trois enfants devenus adultes, il y a de nombreuses années pour poursuivre son rêve de devenir une rock star. Un rêve qui se concrétise le soir avec son groupe « Ricki and the Flash » en reprenant des standards de la chanson américaine dans un bar de banlieue et la journée en étant caissière dans un supermarché. 

    Entretenant des relations à distance, au sens propre et figuré, avec ses deux fils et sa fille, Ricki est un jour appelée à l’aide par son ex-mari quand leur fille (Mamie Gummer, la propre fille de Meryl Streep) plonge dans une grave dépression après son divorce. Les retrouvailles avec cette « mauvaise » mère, au look improbable et aux manières qui n’ont pas grand-chose à voir avec le milieu bourgeois dans lequel évolue sa famille, ne vont évidemment pas se faire facilement. Mais comme on peut l’imaginer, c’est un film américain, le happy end n’est pas loin.

    On l’aura compris, ce n’est pas l’originalité du scénario le point fort du film, mais le jeu des acteurs, tous excellents, et plusieurs scènes très réussies qui le composent. A commencer par celles qui mettent en scène « Ricki and the Flash » dans le bar avec une Meryl Streep qui s’en donne à cœur joie en chantant de manière très convaincante avec sa voie grave faite pour le rock. Les scènes familiales, celle du restaurant est particulièrement jouissive, et celles du mariage, qui concluent en beauté le film, sont également à relever. Un film au final sans grande surprise, mais qui donne une pêche d’enfer à l’image d’une Meryl Streep plus énergique que jamais et sur laquelle le temps ne semble pas avoir de prise ! (4 étoiles)


    Toujours à l’affiche

    5 étoiles, « Le tout nouveau Testament saison ». Si Dieu est parfaitement abject (Benoît Poelvoorde sensationnel), mais tellement drôle, son épouse (Yolande Moreau géniale) et surtout sa fille Ea (Pili Groyne remarquable) font preuve de beaucoup…d’humanité ! C’est d’ailleurs en quittant le royaume des cieux pour échapper à son horrible père qu’Ea, après avoir semé la zizanie sur Terre en balançant par SMS les dates de décès de tout le monde pour se venger de son géniteur, va faire écrire un tout nouveau Testament, fruit de sa rencontre avec six personnages, les six nouveaux apôtres. Six évangiles qui sont surréalistes, et donc complètement déjantées, et portées par de formidables acteurs, dont Catherine Deneuve. Le film est truffé de gags très drôles qui tombent fort à propos quand son rythme menace de baisser.  Les clins d’œil bibliques sont hilarants. La fin est à l’image du reste du film, très réussie. A ne pas manquer.

    4 étoiles, « La belle saison ». Reconstitution fidèle de la France du début des années 70, le film raconte l'histoire de Delphine, fille unique d'un couple d'agriculteurs, et de Carole, professeure parisienne qui lutte activement pour les droits des femmes. Leur rencontre va bouleverser leurs vies et inévitablement celles de leurs proches. Choc des cultures, contrastes ville-campagne, emprise d'une société encore fortement patriarcale, leur amour sera-t-il assez fort pour résister à tous ces obstacles? Porté par deux actrices formidables, Cécile de France et Izïa Higelin, « La belle saison » est un film « amoureusement militant » fort bien écrit  et empreint d'une grande finesse, à l'image de sa très belle photographie. Un film lumineux qui sonne juste du début à la fin. C'est indéniablement sa grande force.

    4 étoiles, « Mission impossible : Rogue Nation».  Un cinquième épisode qui, certes, ne fait pas preuve d’une folle originalité, mais qui ravira les amateurs de films d’action et bien entendu de la série. Pas un seul temps mort, un scénario qui comporte tous les ingrédients qui composent ce genre de film, une dose d’humour, un excellent casting avec un Tom Cruise au top de sa forme et le plaisir de retrouver une fois de plus les éléments qui ont fait le succès de la série télévisée : une équipe qui met les talents variés de ses membres au service du « bien », une longueur d’avance en matière de technologie, les fameux masques et, last but not least, la formidable musique de Lalo Schifrin qui 50 ans après sa création met les frissons aux fans dès la première note du générique. Vivement le sixième épisode !

    4 étoiles, « Amy ». Documentaire sur la vie de la très talentueuse chanteuse anglaise Amy Winehouse qui connut une vie aussi brève que tumultueuse, le film du réalisateur Asif Kapadia vous prend à la gorge dès les premières images. Ill fait si bien revivre Amy Winehouse grâce à sa musique, à des images d’archives, des témoignages de ses proches et des interviews de la chanteuse que l’on espère jusqu’au bout qu’elle finira par s’en sortir. Mais il en est bien évidemment rien. Et le spectateur d’assister impuissant à cette descente aux enfers presque irréelle, tant elle est par moment ponctuée de scènes violentes et bouleversantes. Voyeurisme ? Plutôt un hommage brillant à une personnalité hors du commun qui n’avait pas les épaules assez larges pour assumer une célébrité qui l’a poussée vers un abîme dont l’origine remontait déjà à son enfance.

    3 étoiles, « Dheepan ». Ancien soldat voulant fuir l’horreur de la guerre civile au Sri Lanka, Dheepan, pour augmenter ses chances de trouver l’asile en Europe, fait passer une jeune femme et une fillette, rencontrées dans un camp de réfugiés, pour des membres de sa famille. Arrivé en France, il trouve un emploi de gardien dans une cité glauque où des voyous règnent en maître. C’est dans cette atmosphère lourde que Dheepan et sa famille fictive vont tenter de se (re)construire et, pourquoi pas, former un vrai foyer. « Dheepan » est un film constamment sous tension, avec tout de même quelques longueurs, où peut surgir à chaque instant le pire comme le meilleur. Les personnages qui le composent sont des êtres écorchés vifs prêts à tout faire exploser si on les chatouille de trop prêts. Remarquablement bien joué, la Palme d’or 2015 est un film parfaitement maîtrisé aux allures de rédemption et de nouveau départ.

    3 étoiles, « Une seconde mère ». Depuis plus de dix ans Val (excellente Regina Casé actrice renommée au Brésil) est au service d’une famille riche de Sao Paulo. L’irruption de sa fille Jessica, qu’elle n’a pas vue depuis des lustres, dans sa vie de bonne et dans celle de ses patrons va chambouler un équilibre familial qui est finalement, malgré les apparences, très fragile. Bousculant les conventions sociales par des actions qui n’ont pourtant rien d’extraordinaires, le passage de Jessica va déclencher une véritable tornade. A la fois tendre, drôle, mais aussi parfois cruel, « une seconde mère », après un début un peu trop en douceur, emmène avec lui le spectateur dans cette histoire qui remet en question les conventions sociales avec un côté lutte des classes par moment jubilatoire. C’est parfois sans grande surprise, notamment la fin, mais en sortant de la salle on est heureux d’avoir passé un bon moment.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Une carte postale pour Luc Barthassat

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    L’ATE Genève (Association Transports et Environnement) a lancé une opération originale qui consiste à envoyer une carte postale au Conseiller d’Etat Luc Barthassat pour que les usagères et usagers des TPG lui fassent part de leur inquiétude sur la diminution rampante de l’offre.

    Celle-ci se fait, en effet, par petites touches, mine de rien, par des réductions de fréquence, des raccourcissements et des fusions de ligne depuis que les nouveaux tarifs ont été introduits suite aux deux votes populaires que l’on sait.

    Est-il correct de faire payer aux utilisatrices et utilisateurs des TPG cette décision du peuple souverain en diminuant les prestations ? Bien sûr que non, à moins évidemment que la volonté politique soit d’encombrer encore plus les rues de voitures et de deux roues motorisés en réalisant un transfert modal des transports publics aux transports individuels motorisés en risquant « d’accroître les problèmes de pollution de notre région », comme le relève Thomas Wenger, président de l’ATE Genève, dans l’édition du Courrier du 15 septembre.

    Pour que les transports publics restent une véritable alternative aux moyens de transport individuels motorisés, l’ATE demande par conséquent le rétablissement et le développement de l’offre.

    Si vous partagez ce point de vue, n’hésitez pas à glisser votre carte postale (1) dans une boîte aux lettres ou à la signer en ligne (http://www.ate-ge.ch/nos-sujets/tpg-carte-postale/) afin de le faire connaître à Luc Barthassat pour que l’Etat donne aux TPG des moyens financiers suffisants.

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    (1) Des cartes peuvent être obtenues auprès du secrétariat de l’ATE, à l'arcade rue de Montbrillant 18, le mardi de 9h à 12h ou le jeudi de 13h à 16h, par téléphone ou par email.

     

     

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  • Ces partis, photos à l'appui, qui draguent l'électorat "homo"

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    Dans cinq semaines, les résultats des élections fédérales seront connus. Les partis qui cherchent à attirer les voix de l’électorat « homo »  tireront-ils leur épingle du jeu ? Mais qui sont ces partis qui soutiennent la plupart de leurs revendications ?

    IMG_3041.JPGCe sont avant tout les partis de gauche qui montent au front pour faire avancer les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et trans (LGBT), qui représentent entre 5 et 10% de la population, ce qui est loin d’être négligeable. Certaines personnalités, Mathias Reynard en Valais ou la Conseillère nationale Anne Mahrer, qui affiche dans les rues de Genève depuis l’été son soutien pour l’égalité des droits des familles arc-en-ciel, n’hésitent pas à se profiler sur cette problématique.

    Mais pas seulement, puisque ce sont les Verts libéraux qui sont à l’origine de l’initiative parlementaire pour le mariage pour tous. Et puis, le PBD s’est fait remarquer à la Pride de Sion avec  son stand et sa distribution de préservatifs avec son slogan plutôt réussi. Si le PLR n’est pas aussi démonstratif que les quatre précités, il peut être un partenaire sur lequel s’appuyer pour obtenir une majorité « progressiste ».

    PBD 1.jpgOn en dira malheureusement pas autant du PDC  qui avec son initiative discriminatoire a sans doute fait fuir bon nombre de ses électrices et électeurs LGBT, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas en son sein des personnalités qui se démarquent du courant conservateur dominant. On aimerait toutefois les entendre un peu plus.

    Quant à l’UDC, il n’y a rien à attendre de positif de son discours rétrograde, même si le parti tente parfois de profiler l'un ou l'autre de ses candidats sur cette thématique, comme c'est le cas à Zürich, démontrant ainsi que l'électorat LGBT est prisé.

    Ces prochaines semaines seront donc l’occasion pour les partis qui défendent ouvertement les droits des personnes LGBT de le faire savoir par des pubs ciblées dans la presse spécialisée et/ou en créant des événements, comme les photos ci-dessous le prouvent :

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    Sans oublier la soirée du mercredi 30 septembre où la Fédération genevoise des associations LGBT organise un débat autour de la question sur l'avenir des droits des personnes LGBT au cours de la prochaine législature avec un-e candidat-e par parti se présentant aux élections. A ne pas manquer!

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  • "Dheepan": un film de son temps (et 5 autres films à l'affiche)

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    FullSizeRender.jpgAuréolé de la Palme d’or 2015 du Festival de Cannes, ce qui n’est pas forcément le gage d’un succès public tant le choix du jury est le plus souvent étonnant, pour ne pas dire plus, « Dheepan » de Jacques Audiard, l’auteur, entre autres, des excellents « Un prophète » et « De rouille et d’os », est à l’affiche pour juger sur pièce.

    Dheepan est un ancien soldat qui veut fuir l’horreur de la guerre civile au Sri Lanka. Pour augmenter ses chances de trouver l’asile en Europe, il fait passer une jeune femme et une fillette, rencontrées dans un camp de réfugiés, pour des membres de sa famille. Arrivé en France, Dheepan trouve un emploi de gardien dans une cité glauque où des voyous règnent en maître. C’est dans cette atmosphère lourde, où un petit rien peut mettre le feu aux poudres à n’importe quel moment, que Dheepan et sa famille fictive vont tenter de se (re)construire et, pourquoi pas, former un vrai foyer.

    « Dheepan » est un film constamment sous tension, avec tout de même quelques longueurs, où peut surgir à chaque instant le pire comme le meilleur. Les personnages qui le composent sont des êtres écorchés vifs et par conséquent prêts à tout faire exploser si on les chatouille de trop prêts. Remarquablement bien joué, avec une mention pour Antonythasan Jesuthasan qui joue un Dheepan qui porte en lui toutes les épreuves qu’il a traversées, « Dheepan » est un film parfaitement maîtrisé aux allures de rédemption et de nouveau départ. Un film de son temps (3 étoiles).

    Toujours à l’affiche

    5 étoiles, « Le tout nouveau Testament saison ». Si Dieu est parfaitement abject (Benoît Poelvoorde sensationnel), mais tellement drôle, son épouse (Yolande Moreau géniale) et surtout sa fille Ea (Pili Groyne remarquable) font preuve de beaucoup…d’humanité. C’est d’ailleurs en quittant le royaume des cieux pour échapper à son horrible père qu’Ea, après avoir semé la zizanie sur Terre en balançant par SMS les dates de décès de tout le monde pour se venger de son géniteur, va faire écrire un tout nouveau Testament, fruit de sa rencontre avec six personnages, les six nouveaux apôtres. Six évangiles qui sont surréalistes, et donc complètement déjantées, et portées par de formidables acteurs, dont Catherine Deneuve. Le film est truffé de gags très drôles qui tombent fort à propos quand son rythme menace de baisser. Les clins d’œil bibliques sont hilarants. La fin est à l’image du reste du film, très réussie. A ne pas manquer.

    4 étoiles, « La belle saison ». Reconstitution fidèle de la France du début des années 70, le film raconte l'histoire de Delphine, fille unique d'un couple d'agriculteurs, et de Carole, professeure parisienne qui lutte activement pour les droits des femmes. Leur rencontre va bouleverser leurs vies et inévitablement celles de leurs proches. Choc des cultures, contrastes ville-campagne, emprise d'une société encore fortement patriarcale, leur amour sera-t-il assez fort pour résister à tous ces obstacles? Porté par deux actrices formidables, Cécile de France et Izïa Higelin, « La belle saison » est un film « amoureusement militant » fort bien écrit  et empreint d'une grande finesse, à l'image de sa très belle photographie. Un film lumineux qui sonne juste du début à la fin. C'est indéniablement sa grande force.

    4 étoiles, « Mission impossible : Rogue Nation».  Un cinquième épisode qui, certes, ne fait pas preuve d’une folle originalité, mais qui ravira les amateurs de films d’action et bien entendu de la série. Pas un seul temps mort, un scénario qui comporte tous les ingrédients qui composent ce genre de film, une dose d’humour, un excellent casting avec un Tom Cruise au top de sa forme et le plaisir de retrouver une fois de plus les éléments qui ont fait le succès de la série télévisée : une équipe qui met les talents variés de ses membres au service du « bien », une longueur d’avance en matière de technologie, les fameux masques et, last but not least, la formidable musique de Lalo Schifrin qui 50 ans après sa création met les frissons aux fans dès la première note du générique. Vivement le sixième épisode !

    4 étoiles, « Amy ». Documentaire sur la vie de la très talentueuse chanteuse anglaise Amy Winehouse qui connut une vie aussi brève que tumultueuse, le film du réalisateur Asif Kapadia vous prend à la gorge dès les premières images. Ill fait si bien revivre Amy Winehouse grâce à sa musique, à des images d’archives, des témoignages de ses proches et des interviews de la chanteuse que l’on espère jusqu’au bout qu’elle finira par s’en sortir. Mais il en est bien évidemment rien. Et le spectateur d’assister impuissant à cette descente aux enfers presque irréelle, tant elle est par moment ponctuée de scènes violentes et bouleversantes. Voyeurisme ? Plutôt un hommage brillant à une personnalité hors du commun qui n’avait pas les épaules assez larges pour assumer une célébrité qui l’a poussée vers un abîme dont l’origine remontait déjà à son enfance.

    3 étoiles, « Une seconde mère ». Depuis plus de dix ans Val (excellente Regina Casé actrice renommée au Brésil) est au service d’une famille riche de Sao Paulo. L’irruption de sa fille Jessica, qu’elle n’a pas vue depuis des lustres, dans sa vie de bonne et dans celle de ses patrons va chambouler un équilibre familial qui est finalement, malgré les apparences, très fragile. Bousculant les conventions sociales par des actions qui n’ont pourtant rien d’extraordinaires, le passage de Jessica va déclencher une véritable tornade. A la fois tendre, drôle, mais aussi parfois cruel, « une seconde mère », après un début un peu trop en douceur, emmène avec lui le spectateur dans cette histoire qui remet en question les conventions sociales avec un côté lutte des classes par moment jubilatoire. C’est parfois sans grande surprise, notamment la fin, mais en sortant de la salle on est heureux d’avoir passé un bon moment.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

     

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  • Une droite revancharde qui refuse ses responsabilités

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    La droite et ses extrêmes du Conseil municipal de la Ville de Genève ont donc, comme prévu, refusé d’entrer en matière sur un projet de budget pourtant équilibré afin de montrer qui commande. Une démonstration de force qui vise à effacer les vingt-quatre années de domination de la gauche au Conseil municipal, celle du Conseil administratif étant toujours de mise avec quatre magistrats sur cinq.

    Arguant que ce n’est pas son travail de proposer des coupes, mais à celui du Conseil administratif « qui est payé pour ça »,  elle a voulu lui renvoyer sa copie. Mais pour quelle raison le gouvernement de la Ville la reverrait-il alors qu’elle est  tout à fait correcte en regard de la loi sur l’administration des communes ? Rien n’oblige par conséquent la conseillère administrative en charge des finances, Sandrine Salerno, de le faire.

    Gageons qu’elle attendra d’ailleurs les correctifs sur les prévisions fiscales du Conseil d’Etat du mois d’octobre avant d’éventuellement revenir devant le Conseil municipal avec un nouveau budget.

    En fait, cette droite élargie qui monte sur ses ergots est, d’une part, avide de revanche et, d’autre part, incapable de faire des propositions d’économies pour une cinquantaine de millions, c’est ce qu’il faudrait pour autofinancer les investissements et ainsi éviter d’augmenter la dette.  La majorité préfère donc renvoyer son budget au Conseil administratif plutôt que de prendre ses responsabilités en l’étudiant en commission.

    C’est clairement un aveu de faiblesse, car si le budget 2016 ne devait pas être voté d’ici au 31 décembre, la Ville de Genève pourrait parfaitement s’accommoder des douzièmes provisionnels (reconduction du budget 2015 mois par mois). Une démonstration de force qui risquerait donc bien de faire « pschitt ».

    A méditer du côté de la droite « raisonnable », si tant est qu’elle existe encore, évidemment.

     

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