- Page 2

  • Le Conseil fédéral tourne sa veste

    Imprimer

    Bonne nouvelle pour les partisans de l’égalité des droits! Le Conseil fédéral recommande de voter NON à l’initiative discriminatoire du PDC le 28 févrrer prochain. Il suit l’avis du Parlement alors qu’avant les débats il soutenait cette inititiave qui, sous couvert d’égalité fiscale entre les couples mariés et les concubins, inscrit une discrimination dans la Constitution en définissant le mariage comme “l’union durable entre un homme et une femme.” (1)

    Il est d’ailleurs à remarquer que dans son message, qui lance officiellement la campagne, le Conseil fédéral met au début de son argumentaire cette définition problématique du mariage en expliquant que “si l'initiative était acceptée, la notion du mariage serait pour la première fois définie dans la Constitution dans le cadre d'une disposition qui relève d'abord du droit fiscal. Le législateur ne pourrait donc plus étendre le mariage aux couples de même sexe, sans procéder à une nouvelle modification de la Constitution.”

    Quant au volet fiscal, sur lequel le PDC va baser toute sa campagne en prenant bien soin d’éviter de parler de sa définition discriminatoire et rétrograde du mariage comme en atteste son communiqué du jour où il n’en est absolument pas fait mention, le Conseil fédéral précise “qu’un futur passage à l'imposition séparée des couples mariés (imposition individuelle) ne serait plus possible sans une nouvelle modification de la Constitution. Or, pour éliminer l'imposition accrue qui frappe les couples mariés, tous les modèles d'imposition commune et individuelle doivent rester envisageables.

    Il est à noter, ce qui n’est pas négligeable, qu’une acceptation de cette initiative signifierait une diminution des recettes fiscales entre 1,2 et 2,3 milliards, ce qui pourrait entraîner une augmentation de la taxation pour d’autres contribuables.

    En voulant mettre fin à une discrimination fiscale en créant une discrimination d’ordre sociétal, et par conséquent en ne respectant pas l’unité de la matière, le PDC a compromis les chances de succès de son initiative en unissant contre elle les partisans de la taxation individuelle et les défenseurs de l’égalité des droits prônée, entre autres, par l’association Pro Aequalitate (2).

    C’est ce qu’on appelle se tirer une balle dans le pied.

     

    (1) Notes précédentes consacrées à ce sujet :

    Le PDC joue les vierges effarouchées
    https://independance.blog.tdg.ch/archive/2015/06/14/le-pdc-joue-les-vierges-effarouchees-268007.html

    Pas de contre-projet à initiative discriminatoire du PDC : scandaleux !
    https://independance.blog.tdg.ch/archive/2015/03/19/pas-de-contre-projet-a-l-initiative-discriminatoire-du-pdc-s-265594.html

    L’initiative du PDC recalée par le Parlement, mais… :
    https://independance.blog.tdg.ch/archive/2015/03/04/l-initiative-discriminatoire-du-pdc-recalee-par-le-parlement-265132.html

    Initiative discriminatoire : le PDC a compris !
    https://independance.blog.tdg.ch/archive/2015/02/17/initiative-discriminatoire-le-pdc-a-compris-264688.html

    Une belle claque :
    https://independance.blog.tdg.ch/archive/2014/12/11/une-belle-claque-pour-le-conseil-federal-et-le-pdc-262761.html

    Initiative discriminatoire : l’entêtement du PDC
    https://independance.blog.tdg.ch/archive/2014/11/25/initiative-discriminatoire-l-entetement-du-pdc-262184.html

    Un contre-projet opposé à l’initiative discriminatoire du PDC :
    https://independance.blog.tdg.ch/archive/2014/11/12/un-contre-projet-oppose-a-l-initiative-discriminatoire-du-pd-261730.html

    L’initiative discriminatoire du PDC combattue par un contre-projet :
    https://independance.blog.tdg.ch/archive/2014/06/30/l-initiative-discriminatoire-du-pdc-combattue-par-un-contre-projet.html

    Le PDC n’assume pas :
    https://independance.blog.tdg.ch/archive/2014/05/20/le-pdc-n-assume-pas-256144.html

    Le diable se cache dans les détails :
    https://independance.blog.tdg.ch/archive/2014/04/09/le-diable-se-cache-dans-les-details-254854.html

    Le PDC confisque le débat sur le mariage pour tous :
    https://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/11/17/le-pdc-confisque-le-debat-sur-le-mariage-pour-tous-249900.html

    L’initiative du PDC sur la famille est discriminatoire :
    https://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/10/30/l-initiative-du-pdc-sur-la-famille-est-discriminatoire-24913.html

    (2) https://independance.blog.tdg.ch/archive/2015/08/30/l-initiative-du-pdc-premier-combat-de-pro-aequalitatis-269667.html

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • "La dernière leçon": tout en délicatesse (et 5 autres films à l'affiche)

    Imprimer

    FullSizeRender.jpgLe droit de choisir le moment de sa mort est le sujet délicat abordé dans « La dernière leçon » adapté du récit autobiographique de Noëlle Châtelet paru en 2005.

    Madeleine annonce le jour de ses 92 ans à sa famille qu’elle mettra fin à ses jours prochainement. Sa déchéance lui est devenue insupportable et elle veut pouvoir le faire avant qu’il ne soit trop tard. Elle compte sur la compréhension des siens pour l’accompagner dans cette dernière étape de sa vie. Comme on peut aisément l’imaginer, cette annonce va déclencher des réactions en chaîne et des conflits entre une fille qui essaye de comprendre la démarche de sa mère, un frère qui la rejette totalement et un petit-fils qui hésite entre les deux.

    Remarquablement bien joué par Marthe Villalonga et Sandrine Bonnaire, « La dernière leçon » est un film émouvant qui évite toutefois le pathos grâce à ses deux interprètes principales et à une construction du film où alternent des moments tristes, drôles, tendres et lumineux.

    Certes, le film n’est pas exempt de défauts, à commencer par des scènes peu vraisemblables (l’accouchement, le footing avec l’aide-soignant), des seconds rôles pas assez développés ou encore une fin qui traîne un peu trop en longueur. Mais ces maladresses n’enlèvent en rien la force du propos du film qui invite, sans jugement, le spectateur à se mettre aussi bien à la place de Madeleine qu’à celle de sa fille ou de son fils en se demandant ce qu’il ferait à leur place. (3 étoiles).

    Toujours à l’affiche

    5 étoiles, « Seul sur Mars ». Lors d’une expédition sur Mars, une terrible tempête oblige l’équipe à décoller précipitamment de la planète rouge. L’astronaute Mark Watney (Matt Damon), après avoir été heurté violemment par un  objet, perd le contact avec ses camarades qui n’ont pas d’autre choix que de le laisser, le pensant mortellement blessé. Les aventures d’un homme seul, dans ce qui ressemble à un désert orange, pourraient a priori retenir celles et ceux qui auraient peur de s’ennuyer.  Ce serait une grave erreur, car on ne s’ennuie pas une seule seconde dans « Seul sur Mars ». Grâce à un excellent scénario, une adaptation du roman d’Andy Weir, il y a de l’action en permanence et le suspense, à la limite du soutenable dans la dernière partie, est présent de bout en bout. Les décors sont grandioses et la réalisation de Ridley Scott, un grand habitué des super productions, excellente.

    4 étoiles, « Marguerite ». Paris, 1920. Marguerite  Dumont se produit régulièrement devant un cercle d’habitués de la haute bourgeoisie pour donner des récitals. Elle chante tragiquement faux, mais personne n’a jamais osé le lui dire, et surtout pas son mari qui n’en peut plus. Tout cela ne serait pas si grave si un jour Marguerite, flattée par deux jeunes qui la manipulent,  ne se mettait pas en tête de se produire devant un vrai public où la vérité pourrait bien alors lui sauter à la...gorge. Au fur et à mesure que l’action évolue, les rires du début laissent la place à l’émotion et le spectateur s’attache de plus en plus au personnage de Marguerite (merveilleuse Catherine Frot) qui est à l’image de la fleur qui porte son nom : on l’aime d’abord un peu, puis beaucoup et enfin passionnément.

    2 étoiles, « « 007 Spectre ». Après un début tonitruant très réussi à Mexico lors de la fête des Morts où James Bond fait étalage de tout son talent, le soufflé retombe très vite après le générique. L’enquête du plus célèbre agent secret de sa Majesté pour découvrir qui se cache derrière l’organisation criminelle Spectre n’est pas vraiment passionnante. Entre les différentes scènes d’actions attendues et peu originales qui font voyager le spectateur, l’histoire tire en longueur et l’ennui n’est jamais très loin. Daniel Graig fait le job, sans plus, Monica Bellucci fait une apparition, Léa Seydoux ne paraît pas très concernée, et le méchant (Christoph Waltz) ne fait pas peur. Certes, la dernière demi-heure est palpitante, mais c’est un peu mince pour le James Bond le plus cher de l’Histoire (300 à 350 millions de dollars !) qui ne restera pas dans les annales de la série.

    2 étoiles, « Sicario ». Le film se déroule sur fond de règlements de compte dans la zone frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique devenu un territoire de non-droit. Les cartels sont des vrais groupes militarisés qui font la loi. C’est dans ce contexte qu’une agente du FBI est enrôlée pour aider un groupe d’intervention d’élite dirigé par un agent du gouvernement à lutter contre le trafic de drogue. « Sicario » offre quelques moments à très haute tension d’une formidable maîtrise technique comme la scène d’ouverture, l’épisode au péage de la frontière, celui dans le tunnel ou encore lors du face à face entre le tueur à gages et le chef du cartel. Mais entre ces moments forts, le rythme est souvent lent et l’ennui guette. Le scénario complexe accentue les risques de décrocher au même titre que l’extrême violence de certaines scènes. Si « Sicario » est donc irréprochable sur la forme, acteurs compris, on n’en dira pas autant du fond : âmes sensibles s’abstenir.

    2 étoiles, « Everest ». Le film relate une expédition tragique qui s’est déroulée sur le toit du monde au printemps 1996. Après une mise en place des personnages pas vraiment passionnante, l’ascension peut commencer et avec elle un nombre impressionnant d’obstacles qui vont se dresser devant les alpinistes. Si le film n’était pas basé sur une histoire vraie, on serait tenté de dire que c’est presque trop ou quand la réalité dépasse la fiction.  « Everest »  se laisse voir : les images sont magnifiques, mais c’est le moins que l’on puisse attendre d’un film qui se déroule dans ce décor magnifique. Les acteurs sont tous à la hauteur, c’est le cas de le dire, et certaines scènes sont poignantes. Mais au final, on reste un peu sur sa faim, l’émotion n’étant pas suffisamment au rendez-vous, comme si les éléments naturels finissaient par vous rattraper et vous glacer le sang.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

    Lien permanent 0 commentaire
  • "007 Spectre": un James Bond décevant (et 4 autres films à l'affiche)

    Imprimer

    FullSizeRender.jpg« Skyfall », le précédent James Bond, avait fixé la barre tellement haute que les attentes pour ce vingt-quatrième épisode de la saga étaient fortes. Sans doute trop. « 007 Spectre » ne restera pas dans les annales de la série.

    Après un début tonitruant très réussi à Mexico lors de la fête des Morts où James Bond fait étalage de tout son talent, notamment en pilotant un hélicoptère en perdition au-dessus d’une foule impressionnante, le soufflé retombe très vite après le générique.

    L’enquête du plus célèbre agent secret de sa Majesté pour découvrir qui se cache derrière l’organisation criminelle Spectre, déjà apparue dans sept épisodes précédents, n’est pas vraiment passionnante. Entre les différentes scènes d’actions attendues et peu originales (poursuite en voiture, poursuite avion-voiture, bataille dans un train) qui font voyager le spectateur à Mexico, à Rome, dans les Alpes autrichiennes, à Tanger et à Londres, l’histoire tire en longueur et l’ennui n’est jamais très loin.

    Daniel Graig fait le job, sans plus, Monica Bellucci fait une apparition, Léa Seydoux ne paraît pas très concernée, et le méchant (Christoph Waltz) ne fait pas peur. Certes, la dernière demi-heure est palpitante, mais c’est un peu mince pour le James Bond le plus cher de l’Histoire (300 à 350 millions de dollars !). Décevant. (2 étoiles)

    Toujours à l’affiche

    5 étoiles, « Seul sur Mars ». Lors d’une expédition sur Mars, une terrible tempête oblige l’équipe à décoller précipitamment de la planète rouge. L’astronaute Mark Watney (Matt Damon), après avoir été heurté violemment par un  objet, perd le contact avec ses camarades qui n’ont pas d’autre choix que de le laisser, le pensant mortellement blessé. Les aventures d’un homme seul, dans ce qui ressemble à un désert orange, pourraient a priori retenir celles et ceux qui auraient peur de s’ennuyer.  Ce serait une grave erreur, car on ne s’ennuie pas une seule seconde dans « Seul sur Mars ». Grâce à un excellent scénario, une adaptation du roman d’Andy Weir, il y a de l’action en permanence et le suspense, à la limite du soutenable dans la dernière partie, est présent de bout en bout. Les décors sont grandioses et la réalisation de Ridley Scott, un grand habitué des super productions, excellente.

    4 étoiles, « Marguerite ». Paris, 1920. Marguerite  Dumont se produit régulièrement devant un cercle d’habitués de la haute bourgeoisie pour donner des récitals. Elle chante tragiquement faux, mais personne n’a jamais osé le lui dire, et surtout pas son mari qui n’en peut plus. Tout cela ne serait pas si grave si un jour Marguerite, flattée par deux jeunes qui la manipulent,  ne se mettait pas en tête de se produire devant un vrai public où la vérité pourrait bien alors lui sauter à la...gorge. Au fur et à mesure que l’action évolue, les rires du début laissent la place à l’émotion et le spectateur s’attache de plus en plus au personnage de Marguerite (merveilleuse Catherine Frot) qui est à l’image de la fleur qui porte son nom : on l’aime d’abord un peu, puis beaucoup et enfin passionnément.

    2 étoiles, « Sicario ». Le film se déroule sur fond de règlements de compte dans la zone frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique devenu un territoire de non-droit. Les cartels sont des vrais groupes militarisés qui font la loi. C’est dans ce contexte qu’une agente du FBI est enrôlée pour aider un groupe d’intervention d’élite dirigé par un agent du gouvernement à lutter contre le trafic de drogue. « Sicario » offre quelques moments à très haute tension d’une formidable maîtrise technique comme la scène d’ouverture, l’épisode au péage de la frontière, celui dans le tunnel ou encore lors du face à face entre le tueur à gages et le chef du cartel. Mais entre ces moments forts, le rythme est souvent lent et l’ennui guette. Le scénario complexe accentue les risques de décrocher au même titre que l’extrême violence de certaines scènes. Si « Sicario » est donc irréprochable sur la forme, acteurs compris, on n’en dira pas autant du fond : âmes sensibles s’abstenir.

    2 étoiles, « Everest ». Le film relate une expédition tragique qui s’est déroulée sur le toit du monde au printemps 1996. Après une mise en place des personnages pas vraiment passionnante, l’ascension peut commencer et avec elle un nombre impressionnant d’obstacles qui vont se dresser devant les alpinistes. Si le film n’était pas basé sur une histoire vraie, on serait tenté de dire que c’est presque trop ou quand la réalité dépasse la fiction.  « Everest »  se laisse voir : les images sont magnifiques, mais c’est le moins que l’on puisse attendre d’un film qui se déroule dans ce décor magnifique. Les acteurs sont tous à la hauteur, c’est le cas de le dire, et certaines scènes sont poignantes. Mais au final, on reste un peu sur sa faim, l’émotion n’étant pas suffisamment au rendez-vous, comme si les éléments naturels finissaient par vous rattraper et vous glacer le sang.

     

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

    Lien permanent 0 commentaire
  • La mémoire courte des politiciens de droite

    Imprimer

    FullSizeRender.jpgLes politiciens qui « bouffent » du fonctionnaire en cette période de grève ont miraculeusement oublié, en ce qui concerne l’augmentation des postes de ces dernières années, qu’ils en sont eux-mêmes les premiers responsables. C’est ce qu’on appelle avoir la mémoire courte.

    Qui, en effet, a voté l’augmentation du nombre de postes pour le nouveau cycle d’orientation ? Qui a voté l’augmentation de 150 postes, oui 150, soit l’équivalent de 20 millions par année, pour l’introduction du mercredi matin à l’école primaire ? Qui a voté l’accueil continu pour les élèves de 4 à 15 ans ? Qui a voté la loi sur l’intégration ? Tous ces votes ont obtenu une très large majorité au Grand Conseil. Et il y a sûrement d’autres exemples dans des domaines que je connais moins bien.

    Alors Mesdames et Messieurs les politiciennes et politiciens de l’Entente et de la Nouvelle Force avant de traiter les fonctionnaires d’enfants gâtés en promenade ou non, réfléchissez aux conséquences de vos votes avant de vouloir par la suite les faire payer à celles et ceux qui n’en peuvent rien !

    Lien permanent 5 commentaires
  • "Résiste" est..irrésistible!

    Imprimer

    FullSizeRender.jpgLa comédie musicale « Résiste » est à l’affiche du Palais des Sports de Paris depuis mercredi dernier. De passage dans la capitale française, je n’ai pas…résisté à aller assister à ce spectacle basé sur les chansons de France Gall et Michel Berger qui m’ont accompagné pendant les 30 premières années de ma vie et qui continuent de le faire près de 25 ans après la mort de leur auteur.

    Disons-le d’emblée, « Résiste » est une réussite de pratiquement tous les points de vue. Les chanteurs sont excellents, la mise en scène, la scénographie, les costumes, les chorégraphies et  les lumières également. L’utilisation de la vidéo, qui met en scène France Gall qui raconte à sa petite-fille l’histoire du Lola’s une boite de nuit autrefois tenue par son arrière-grand-père, est judicieuse.

    Certes, l’histoire n’est pas des plus recherchée et est mise au service des chansons et non l’inverse, mais le but d’une comédie musicale n’est pas de faire de la littérature.  Quant à l’orchestre, qui joue en live au-dessus de la scène, il donne le sentiment au spectateur de participer au show. D’ailleurs, au début de la deuxième partie, le public fait partie intégrante de l’histoire, une mise en abîme très réussie qui permet à tout un chacun de danser et de chanter dans une folle ambiance sur les deux plus grands succès de France Gall « Il jouait du piano debout » et « Elle, elle l’a ».

    Il y a également d’autres moments de forte communion entre la troupe et le public comme, par exemple, juste avant l’entracte, sur probablement  la chanson la plus connue de Michel Berger « La groupie du pianiste » ou encore sur « Débranche », « Les princes des villes », « Si maman si », « La déclaration ». Et bien évidemment quand l’héroïne de la comédie musicale entonne « Résiste », repris en guise de rappel devant un public conquis.

    Un spectacle donc très enlevé qui ravira non seulement les fans de toujours de Michel Berger et France Gall, que le public de samedi a d’ailleurs eu la chance de voir monter sur scène au moment des salutations, mais aussi un nouveau public, dont  des jeunes également bien présents parmi les spectateurs, qui découvrira que les chansons de Michel Berger sont irrésistibles (1) !

     

    (1) « Résiste » à l’Arena de Genève le 30 avril 2016

    Lien permanent 0 commentaire