- Page 2

  • L'égalité des droits: "un point de détail"

    Imprimer

    12573081_1006206706113104_8991746541503882902_n.pngC’est par cette formule consternante que le président du PDC, Christophe Darbellay, a répondu à la journaliste du Temps, dans une interview parue lundi, quand elle l’a interrogé sur la définition du mariage, « l’union durable et réglementée entre un homme et une femme », contenue dans l’initiative du PDC soumise au peuple le 28 février prochain.

    Pour Christophe Darbellay, les « adversaires (de l’initiative) prennent un point de détail et en font une montagne. »

    Vraiment ?

    Est-ce faire une montagne que de mettre en avant qu’en inscrivant cette définition discriminatoire et rétrograde du mariage dans la Constitution, on interdit, avant même que le débat ait eu lieu, le droit au mariage pour tous ?

    Est-ce faire une montagne que d’expliquer que sous couvert de plus d’égalité fiscale pour 80 000 couples mariés plutôt aisés, soit 160 000 personnes qui représentent 2% de la population, on s’en prend aux droits de 500 000 personnes, le nombre estimé de personnes homosexuelles en Suisse, soit 6% de la population ?

    Est-ce faire une montagne que de rendre attentif celles et ceux qui voteront qu’en voulant supprimer une discrimination fiscale cette initiative en crée une autre en terme d’égalité des droits et ne résout en rien la problématique de l’égalité fiscale, seule la taxation individuelle pouvant y parvenir ?

    Pour celles et ceux qui s’opposent à cette initiative (1), l’égalité des droits pour toutes et tous n’est pas un « point de détail ». C’est au contraire un point fondamental qui mérite bien de soulever des montagnes pour que le NON l’emporte le 28 février !

     

    (1) PLR, Vert’libéraux, PS, Verts, Pro Aequalitate, Amnesty Internatioal , Operation Libero, USS, …

    Lien permanent Catégories : Verts 2 commentaires
  • Cinéma: les dernières sorties de 2015

    Imprimer

    FullSizeRender.jpgAvant d’entamer la nouvelle année cinématographique, il y a encore de très bons films à l’affiche sortis en décembre 2015 et parmi eux l’excellent « Pont des espions », la bonne surprise constituée par « Monsieur Sim » ou encore la remarquable direction d’acteurs dans « Le nouveau ». Critique des films sortis en 2015 et qui sont toujours à l’affiche.

    4 étoiles, « Le pont des espions ». D’après l’histoire vraie de James Donovan (excellent Tom Hanks) recruté contre sa volonté par la CIA pour donner l’illusion d’une défense à un espion russe et qui va se retrouver bien malgré lui à devoir accomplir une mission quasi impossible en pleine guerre froide. Brillamment mis en scène par Steven Spielberg dans une atmosphère parfaitement reconstituée de cette fin des années 50 synonyme de haute tension entre l’Ouest et l’Est, « Le pont des espions » est un film de haute voltige à l’image des négociations menées par son héros, qui n’a pourtant rien fait pour en être un. Prenant du début à la fin, « Le pont des espions » mérite amplement sa nomination pour l’Oscar du meilleur film de 2015.

    4 étoiles, « L’hermine ». Président de cour d’assises proche de la retraite, redouté et pour le moins peu aimable avec son entourage, Michel Racine va toutefois se montrer sous un autre jour lorsque le hasard remet sur son chemin au cours d’un procès l’anesthésiste dont il était tombé amoureux six ans auparavant. Il va saisir cette seconde chance qui s’offre à lui en tentant de séduire la lumineuse Ditte (magnifique Sidse Babett Knudsen, l’héroïne de « Borgen »), ce qui ne sera pas sans effet sur le déroulement d’un procès où il est question d’un infanticide. Fabrice Luchini incarne avec justesse cet homme dont on ne connaît pas grand-chose et qui va se révéler bien plus humain qu’il ne l’a jamais été. « Humain » est d’ailleurs le terme qui pourrait le mieux définir ce film qui oscille entre ombre et lumière et fait également la part belle aux seconds rôles tous excellents.

    3 étoiles, « La vie très privée de Monsieur Sim ». Monsieur Sim est déprimé. Et il y a de quoi. Au chômage, quitté par sa femme, peu à l’aise dans ses relations avec son adolescente de fille, ignoré par son père, il va néanmoins recevoir une proposition de travail qui va l’emmener sur les routes. Au gré des rencontres et des kilomètres, il va petit à petit faire des découvertes sur son entourage et sur lui-même. Débutant comme une comédie très drôle, « La vie très privée de Monsieur Sim » se transforme au fil des minutes en road movie tendre et de plus en plus touchant avec une très belle fin. Porté par un Jean-Pierre Bacri au sommet de sa forme, « La vie très privée de Monsieur Sim » est l’une des bonnes surprises de la fin de l’année cinématographique de 2015.

    3 étoiles, « Le nouveau ». Fraichement arrivé dans son nouveau collège, Benoit ne va pas recevoir l’accueil qu’il espérait de la part de ces nouveaux camarades plus enclin à le mettre sur la touche qu’à l’intégrer au sein de la classe. Rejeté, il va néanmoins trouver auprès de celles et ceux qui subissent le même sort que lui de formidables ressources pour rebondir dans ce milieu hostile. La grande force de ce film est ses acteurs, et donc également leur direction, absolument tous formidables. Ils jouent juste et du coup cette histoire, pourtant pas des plus originale, en devient extrêmement touchante et plaisante.

    3 étoiles, « Les Suffragettes ». Londres 1912. Mariée, mère d’un enfant, Maud travaille très dur depuis l’âge de sept ans dans une blanchisserie où les femmes sont exploitées, voire abusées, par leur patron. Les circonstances vont l’amener à rejoindre les Suffragettes et à s’y engager au risque de perdre sa famille, son emploi, voire sa liberté. Les décors, les costumes, la lumière, un tableau brossé avec justesse des mentalités de l’époque permettent de se plonger dans l’ambiance du film dès les premières secondes. Les personnages sont fort bien joués par des comédiennes de talent et  l’histoire est rondement menée. Pourtant, malgré toutes ces indéniables qualités, il manque aux « Suffragettes » un brin de folie qui aurait permis de dépasser le côté trop académique du film et d’y mettre plus d’émotions. Il n’en demeure pas moins que « Les Suffragettes » est un bel hommage à toutes les femmes qui se sont battues, et se battent encore, pour l’égalité des droits.

    2 étoiles, « Nous trois ou rien ». Le réalisateur du film, Kheiron, raconte l’histoire de ses parents forcés pour des raisons politiques à quitter l’Iran au moment de la révolution pour rejoindre la France où ils vont par leur éternel optimisme jouer un rôle primordial dans l’amélioration des relations dans la cité dans laquelle ils vivent dorénavant. Le film aux accents de tragi-comédie dans sa première partie en Iran (était-ce bien nécessaire de faire du Shah d’Iran un demeuré fini ?) se transforme petit à petit en un conte de bienfaisance. Difficile de croire à cette histoire, pourtant vraie, dégoulinante de bons sentiments.

    2 étoiles, « Un + Une ». Rencontre entre un homme et une femme, l’amour, les obstacles à l’amour, le destin, la spiritualité, le tout dans un décor naturel, l’Inde, et sur une musique qui est elle-même au coeur du film dans une mise en abyme, le dernier Lelouch est fidèle à ses thèmes de prédilection. Porté par un Jean Dujardin au mieux de sa forme, « Un + Une » raconte l’histoire d’Antoine qui se rend en Inde pour composer la musique du film  « Juliette et Roméo ». Ce long métrage ne sera pas sans faire écho à ce qu’il va vivre avec la femme de l’ambassadeur de France jouée par Elsa Zylberstein. Road movie qui met en valeur une Inde de cartes postales, « Un + Une » se laisse voir sans déplaisir. Pas sûr toutefois que cette comédie romantique pas toujours crédible, mais c’est ce qui fait aussi (un peu) son charme, augmentera le nombre des admirateurs de Claude Lelouch, car elle réserve peu de surprises.

    2 étoiles, « Mia Madre ». Réalisatrice en plein tournage d’un film qui ne se fait pas tout seul, notamment en raison de son acteur principal américain (John Turturro, excellent) qui lui donne du fil à retordre, Margherita se voit confrontée dans sa vie privée à la maladie de sa mère et à la crise d’adolescence de sa fille, ce qui pourrait la remettre en question dans son rôle de fille et de mère. Ce n’est de fait pas vraiment le cas et c’est sans doute pour cette raison que l’on a de la peine à entrer dans le film et à s’attacher à ce personnage, pourtant fort bien joué par Margherita Buy. A l’image de son personnage principal, la mère étant clairement un second rôle contrairement à ce que le titre laisse penser, le film dégage peu d’émotions. Au bout du compte, difficile de savoir avec « Mia Madre » où Nanni Moretti a voulu emmener le spectateur qui reste sur sa faim.

    2 étoiles, « « 007 Spectre ». Après un début tonitruant très réussi à Mexico lors de la fête des Morts où James Bond fait étalage de tout son talent, le soufflé retombe très vite après le générique. L’enquête du plus célèbre agent secret de sa Majesté pour découvrir qui se cache derrière l’organisation criminelle Spectre n’est pas vraiment passionnante. Entre les différentes scènes d’actions attendues et peu originales qui font voyager le spectateur, l’histoire tire en longueur et l’ennui n’est jamais très loin. Daniel Graig fait le job, sans plus, Monica Bellucci fait une apparition, Léa Seydoux ne paraît pas très concernée, et le méchant (Christoph Waltz) ne fait pas peur. Certes, la dernière demi-heure est palpitante, mais c’est un peu mince pour le James Bond le plus cher de l’Histoire (300 à 350 millions de dollars !) qui ne restera pas dans les annales de la série.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • Dernière séance au Rialto

    Imprimer

    FullSizeRender.jpgEt de sept ! Sept salles de cinéma ont disparu d’un seul coup dimanche à Genève. Un sale coup pour les cinéphiles du centre-ville. Cela fera sans doute les affaires du Nord-Sud, le dernier (!) cinéma de la rive droite en Ville de Genève. On s’en réjouit pour lui, car sa programmation est souvent excellente et après de gros travaux prévus en 2017, il y aura deux salles.

    Cette bonne nouvelle n’atténue toutefois que partiellement la fermeture du Rialto. Cinéma « historique » avec ses 900 places (!) dans lequel je me rendais avec enthousiasme quand j’étais enfant pour voir les grosses productions de l’époque, le Rialto, devenu entre temps un multiplex de sept salles, n’est plus.

    La faute à une fin de bail qui aurait signifié une augmentation conséquente du loyer, la faute à l’usure du temps qui aurait nécessité de lourds travaux, la faute aux cinéphiles qui préfèrent regarder les films chez eux, la faute à des prix trop élevés, la faute enfin à la multiplication des multiplex qui finissent par se manger entre eux. 

    La liste des cinémas qui n’existent plus au centre-ville est longue comme un jour sans pain, mais peut-être que la fermeture du Rialto, qui faisait forcément concurrence à certains d’entre eux, permettra l’ouverture (ou la réouverture) d’un d’entre eux ? Le Centrale, par exemple ? On aimerait y croire. A suivre.

    Lien permanent 1 commentaire
  • Mes dix films préférés de 2015

    Imprimer

    Nouvelle année que je souhaite réussie à celles et ceux qui me suivent sur ce blog! L'occasion de faire le bilan de mes 10 films préférés de 2015 parmi les 35 que j’ai vus en sachant que je suis forcément passé à côté de grands films par manque de temps pour aller les voir.

    « La tête haute ». Confronté dès son plus jeune âge à la juge pour mineurs, suite à l’incapacité de sa mère de s’en occuper, Malony va avoir à faire à elle régulièrement dès qu’il enchainera les bêtises plus ou moins grosses une fois l’adolescence arrivée. Formidablement bien joué par Rod Paradot, le personnage de Malony est extrêmement touchant et crédible. Ecorché vif, il se rebelle avec toute personne autre que sa mère (Sara Forestier, excellente) pourtant totalement immature et dépassée, avec une rare violence verbale, voire physique. Malgré tout la juge (Catherine Deneuve, comme d’habitude parfaite) et l’éducateur qui est chargé de son suivi (Benoît Magimel, très convaincant) vont maintenir sans cesse le lien avec l’adolescent. Ils marchent constamment sur des œufs et sur les moyens à utiliser entre prévention et répression pour tenter de le remettre sur le droit chemin…Un excellent film émouvant, et même par moment bouleversant, magnifiquement interprété, écrit et mis en scène.

    « Seul sur Mars ». Lors d’une expédition sur Mars, une terrible tempête oblige l’équipe à décoller précipitamment de la planète rouge. L’astronaute Mark Watney (Matt Damon), après avoir été heurté violemment par un  objet, perd le contact avec ses camarades qui n’ont pas d’autre choix que de le laisser, le pensant mortellement blessé. Les aventures d’un homme seul, dans ce qui ressemble à un désert orange, pourraient a priori retenir celles et ceux qui auraient peur de s’ennuyer.  Ce serait une grave erreur, car on ne s’ennuie pas une seule seconde dans « Seul sur Mars ». Grâce à un excellent scénario, une adaptation du roman d’Andy Weir, il y a de l’action en permanence et le suspense, à la limite du soutenable dans la dernière partie, est présent de bout en bout. Les décors sont grandioses et la réalisation de Ridley Scott, un grand habitué des super productions, excellente.

    « Le tout nouveau Testament ». Si Dieu est parfaitement abject (Benoît Poelvoorde sensationnel), mais tellement drôle, son épouse (Yolande Moreau géniale) et surtout sa fille Ea (Pili Groyne remarquable) font preuve de beaucoup…d’humanité ! C’est d’ailleurs en quittant le royaume des cieux pour échapper à son horrible père qu’Ea, après avoir semé la zizanie sur Terre en balançant par SMS les dates de décès de tout le monde pour se venger de son géniteur, va faire écrire un tout nouveau Testament, fruit de sa rencontre avec six personnages, les six nouveaux apôtres. Six évangiles qui sont surréalistes, et donc complètement déjantées, et portées par de formidables acteurs. Le film est truffé de gags très drôles qui tombent fort à propos quand son rythme menace de baisser. Les clins d’œil bibliques sont hilarants. La fin est à l’image du reste du film, très réussie.

    « Birdman ». Ancienne star du grand écran mondialement connue pour avoir incarné le super héros « Birdman », Riggan Thomson (excellent Michael Keaton) est un acteur oublié qui tente de renouer avec son passé glorieux en montant une pièce de théâtre à Broadway. Magnifiquement filmé avec ses plans-séquences habilement montés qui donnent l’impression que les acteurs ont été suivis sans interruption du début à la fin du film, « Birdman » est une indéniable réussite sur le plan formel. Sur le fond, il faut du temps pour entrer dans le film et s’attacher aux personnages, mais ce défaut apparent n’en est pas vraiment un, car il n’est pas désagréable de voir son plaisir de spectateur augmenté au fur et à mesure de la projection. Si le film est un peu déroutant lors des scènes surréalistes du dernier tiers, elles prennent tout leur sens avec une fin qui réconcilie intelligemment Riggan Thomas avec « Birdman ». Brillant.

    « The Imitation Game ». Au début de la seconde guerre mondiale, Alan Turing, mathématicien de génie, spécialiste en cryptologie, se voit confier par le gouvernement britannique la mission de percer avec sa petite équipe le secret d’Enigma, la machine de cryptage allemande réputée inviolable. Remarquablement interprété, avec une mention spéciale à  Benedict Cumberbatch, « The Imitation Game » réussit à la fois à brosser avec subtilité le portrait d’Alan Turing et à raconter une histoire non dénuée de suspense avec un montage très réussi. On regrettera toutefois que dans la toute dernière partie du film la descente aux enfers d’Alan Turing soit trop précipitée et manque par conséquent de consistance.

    « Amy ». Documentaire sur la vie de la très talentueuse chanteuse anglaise Amy Winehouse qui connut une vie aussi brève que tumultueuse, le film du réalisateur Asif Kapadia vous prend à la gorge dès les premières images. Il fait si bien revivre Amy Winehouse grâce à sa musique, à des images d’archives, des témoignages de ses proches et des interviews de la chanteuse que l’on espère jusqu’au bout qu’elle finira par s’en sortir. Mais il en est bien évidemment rien. Et le spectateur d’assister impuissant à cette descente aux enfers presque irréelle, tant elle est par moment ponctuée de scènes violentes et bouleversantes. Voyeurisme ? Plutôt un hommage brillant à une personnalité hors du commun qui n’avait pas les épaules assez larges pour assumer une célébrité qui l’a poussée vers un abîme dont l’origine remontait déjà à son enfance.

    « Marguerite ». Paris, 1920. Marguerite  Dumont se produit régulièrement devant un cercle d’habitués de la haute bourgeoisie pour donner des récitals. Elle chante tragiquement faux, mais personne n’a jamais osé le lui dire, et surtout pas son mari qui n’en peut plus. Tout cela ne serait pas si grave si un jour Marguerite, flattée par deux jeunes qui la manipulent,  ne se mettait pas en tête de se produire devant un vrai public où la vérité pourrait bien alors lui sauter à la...gorge. Au fur et à mesure que l’action évolue, les rires du début laissent la place à l’émotion et le spectateur s’attache de plus en plus au personnage de Marguerite (merveilleuse Catherine Frot) qui est à l’image de la fleur qui porte son nom : on l’aime d’abord un peu, puis beaucoup et enfin passionnément.

    « La loi du marché » s’ouvre sur un plan de profil de Thierry qui fait part pendant quelques minutes à son placeur de son désarroi après sa période de chômage qui s’approche gentiment de la fin. Le ton du film est donné avec cette première scène : criant de vérité. Mais « La loi du marché » est bel et bien une fiction, certes « réaliste », avec une tension dramatique dans sa deuxième partie quand Thierry (Vincent Lindon, prix d’interprétation au dernier Festival de Cannes) retrouve un emploi de vigile dans un supermarché. Confronté de par sa nouvelle fonction à une certaine détresse humaine qui le renvoie à sa situation personnelle et à un dilemme moral, Thierry sera-t-il prêt à tout pour garder son emploi ?

    « La belle saison ». Reconstitution fidèle de la France du début des années 70, le film raconte l'histoire de Delphine, fille unique d'un couple d'agriculteurs, et de Carole, professeure parisienne qui lutte activement pour les droits des femmes. Leur rencontre va bouleverser leurs vies et inévitablement celles de leurs proches. Choc des cultures, contrastes ville-campagne, emprise d'une société encore fortement patriarcale, leur amour sera-t-il assez fort pour résister à tous ces obstacles? Porté par deux actrices formidables, Cécile de France et Izïa Higelin, « La belle saison » est un film « amoureusement militant » fort bien écrit  et empreint d'une grande finesse, à l'image de sa très belle photographie. Un film lumineux qui sonne juste du début à la fin. C'est indéniablement sa grande force.

    « Mission impossible : Rogue Nation».  Un cinquième épisode qui, certes, ne fait pas preuve d’une folle originalité, mais qui ravira les amateurs de films d’action et bien entendu de la série. Pas un seul temps mort, un scénario qui comporte tous les ingrédients qui composent ce genre de film, une dose d’humour, un excellent casting avec un Tom Cruise au top de sa forme et le plaisir de retrouver une fois de plus les éléments qui ont fait le succès de la série télévisée : une équipe qui met les talents variés de ses membres au service du « bien », une longueur d’avance en matière de technologie, les fameux masques et, last but not least, la formidable musique de Lalo Schifrin qui 50 ans après sa création met les frissons aux fans dès la première note du générique. Vivement le sixième épisode !

    Lien permanent 0 commentaire