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  • Toutes et tous à table mardi !

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    1510711351.jpgC’est devenu une tradition. Mardi 7 juin aura lieu la dixième édition d’une Table pour la solidarité du Groupe sida Genève. Cet événement créé  en 2007 pour les 20 ans du Groupe sida Genève devait être unique. Mais vu le succès rencontré, il a été depuis lors renouvelé tous les ans démontrant ainsi la formidable mobilisation des Genevoises et Genevois pour la lutte contre le sida qui n’est, hélas, toujours pas gagnée.

    Les 18 restaurants genevois, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets, qui participent en 2016 à cette manifestation (1) reverseront 25% de leur recette de la soirée au Fonds de solidarité du Groupe sida Genève, qui apporte une aide matérielle directe aux personnes vivant avec le VIH/sida, mais également pour la deuxième année à la Maison de la Joie au Burundi (2) qui accueille des enfants orphelins séropositifs rejetés par leur famille ou ayant perdu leurs deux parents.

    Le Groupe sida Genève parraine depuis trois ans cet orphelinat dont s'occupe l'ANSS, association de lutte contre le sida burundaise, membre de la Coalition Internationale Sida Plus dont fait également partie le Groupe sida Genève.

    Chaque année, la Table pour la solidarité permet de récolter dans les 20'000 francs.

    A quelques jours de l’événement, plusieurs restaurants sont déjà bien remplis. Il y a toutefois encore de la place et il est encore temps de réserver pour joindre l’utile à l’agréable : passer une soirée entre amis, rencontrer peut-être une des personnalités du monde des médias, de la politique ou du spectacle (3) qui participent à l’événement et bien sûr faire un geste de solidarité envers des personnes précarisées.

    Alors, toutes et tous à table mardi !

     

    (1) http://www.groupesida.ch/tablesolidarite/

    (2) https://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/07/23/la-maison-de-la-joie-244740.html

    (3) Zep, Micheline Calmy-Rey, Agnès Wuthrich, Manuella Maury, Sandrine Salerno, Manuel Tornare, Chappatte, Joseph Gorgoni, Pierre Naftule, et Anahy ont d’ores et déjà annoncé leur participation.

     

     

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  • "Money Monster": superficiel, mais divertissant (et 3 autres films à l'affiche)

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    FullSizeRender1.jpgEnvie de voir un film divertissant, avec des acteurs connus, une réalisation qui tient la route et qui se laisse regarder sans ennui sans pour autant laisser un souvenir impérissable ? « Money Monster » est le film idéal pour vous.

    Lee Gates (George Clooney qui fait le job, sans plus) est un présentateur de télévision qui anime une émission sur la bourse et donne des conseils pour placer son argent. Il a tendance à n’en faire qu’à sa tête, au plus grand désespoir de sa productrice (Julia Roberts, convaincante), et est du genre arrogant. Un jour, il est pris en otage en direct sur le plateau par Kyle, un téléspectateur qui a perdu tout son argent en suivant ses conseils. Commence alors une course contre la montre pour tenter de faire renoncer Kyle (Jack O’Connell, très à son affaire dans le rôle de celui qui n’a rien à perdre) de tout faire sauter en appuyant sur le détonateur qui déclenchera la ceinture explosive qu’il a mise sur Lee.

    Pour tenir en haleine le spectateur, le scénario ne manque pas de rebondissements. Certains ne surprennent guère, mais d’autres sont très réussis et même jouissifs (combien vaut Lee à la bourse, le discours de la petite amie de Kyle). Mais il n’est pas non plus exempt de défauts, car en voulant dénoncer les dérives du capitalisme, les profiteurs du système ou encore le cynisme de la télé réalité en emballant le tout dans un film qui oscille sans cesse entre le thriller, la satire et la comédie, « Money Monster » reste superficiel. Il n’en demeure pas moins que le film de Jodie Foster est un agréable divertissement. Et ce n’est déjà pas si mal (3 étoiles).

    Toujours à l’affiche

    4 étoiles. « Dalton Trumbo ». Rattrapé par ses sympathies pour le parti communiste dont il est devenu membre en 1943, Dalton Trumbo est un scénariste réputé et très bien payé à Hollywood jusqu’à ce moment-là. En pleine guerre froide, et alors que la chasse aux sorcières fait rage contre ceux qui prétendument s’adonnent à des activités antiaméricaines, il va le payer très cher en étant mis, avec d’autres artistes, sur la Liste Noire et ainsi être privé de travail. Le film reconstitue de manière remarquable cette période trouble et inquiétante de l’Histoire américaine des années 50. Si l’on peut regretter la facture un brin trop académique du film, il n’en demeure pas moins que « Dalton Trumbo » est une histoire dans l’Histoire passionnante du début à la fin et par conséquent un très bon film  porté par un brillant casting.

    3 étoiles. « Demain ». Ce documentaire qui a reçu le César dans sa catégorie, rassemble différentes initiatives prises dans le monde en matière d’agriculture, d’énergie, d’économie, d’éducation et de démocratie. Elles montrent que face aux dangers qui menacent chaque jour un peu plus la survie de notre planète, des solutions existent. Un film qui tranche avec les documentaires alarmistes qui traitent d’habitude de l’état de plus en plus dégradé de la Terre. Certes, tout n’est pas parfait, les chapitres sur l’éducation et la démocratie participative ne sont pas très convaincants au contraire de celui sur les énergies renouvelables, par exemple. Il n’en demeure pas moins que « Demain » est un film plein d’espoir, ce qui explique probablement en grande partie son immense succès public depuis sa sortie en décembre de l’année dernière.

    1 étoile. « Elle ». Michèle dirige avec fermeté et sans état d’âme une entreprise de jeux vidéo et fait de même avec son entourage. Et puis, un jour, elle se fait violer chez elle par un homme masqué. « Elle » oscille entre le thriller, le coupable est déjà démasqué au milieu du film, et la comédie tragi-comique vitriolée, un registre dans lequel Isabelle Huppert excelle une fois de plus. Une fois de trop ? « Elle » est un film dont la perversité atteint des sommets et qui met mal à l’aise. Les scènes de viol sont extrêmement violentes. Baignant dans une atmosphère glauque, le film part dans tous les sens, à l’image de ses personnages bien peu vraisemblables, et on s’y perd. Vraiment difficile de comprendre l’enthousiasme quasi unanime de la presse pour ce film tordu et malsain.


    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Loi sur l'adoption: le côté positif du référendum

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    Un Conseil national bien ancré à droite peut tout de même réserver de bonnes surprises, notamment grâce au PLR. C’est ainsi que l’UDC, avec quelques PDC qui feraient mieux de rejoindre ce parti, s’est trouvée bien seule lundi pour s’opposer à la révision de la loi sur le droit à l’adoption.

    Cette réforme de la loi votée par le Conseil national à une majorité des deux tiers, après que le Conseil des Etats l’ait également approuvée encore plus largement ce printemps, ouvre l’adoption conjointe aux couples concubins ou aux couples pacsés. Cette modification a comme conséquence qu’au sein des couples de même sexe l’enfant pourra être adopté par le parent « non biologique ».

    Ainsi, en cas de décès de la mère ou du père biologique, l’enfant pourra continuer de vivre au sein de la même famille, ce qui n’est pas garanti actuellement. C’est donc un grand progrès pour ces milliers d’enfants qui, on le veuille ou non, grandissent dans des familles homoparentales et n’ont pas les mêmes droits que les autres. La loi s’adapte à l’évolution de la société en protégeant ces enfants. Ni plus, ni moins. La grande majorité des parlementaires l’a compris et il faut s’en réjouir.

    Evidemment, comme c’est presque toujours le cas en Suisse quand il s’agit d’aller dans la direction de plus d’égalité des droits pour toutes et tous, les milieux conservateurs agitent la menace du référendum. Il ne devrait pas en être différemment cette fois-ci, puisque l’Association interpartis et interreligieuses pour la famille traditionnelle qui regroupe les membres les plus conservateurs de l’UDC, du PDC et de l’UDF a déjà annoncé son intention de recueillir les 50 000 signatures nécessaires pour un vote devant le peuple.

    Soit. Nous voterons donc très probablement sur cette révision de la loi. Et les chances qu’elle passe la rampe du vote populaire sont grandes, car elle sera soutenue par la gauche, le PLR, une partie du PDC et bien évidemment toute la société civile qui se bat pour une Suisse ouverte qui a à cœur de protéger toutes ses citoyennes et tous ses citoyens.

    Et une fois l’adhésion populaire obtenue, on n’en parlera plus. C’est le côté positif du référendum.

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