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  • Sandrine Salerno, une femme d'Etat avisée

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    FullSizeRender.jpgLa bataille sur la réforme des entreprises (RIE III) est engagée et il y a fort à parier que son dénouement se jouera dans les urnes. Et il y là une certaine logique à demander au peuple son avis sur des pertes fiscales d’au moins 400 millions. Pour obtenir un soutien le plus large possible à cette réforme obligatoire, il faut des garanties pour que les conséquences soient acceptables pour la plus grande majorité possible.

    Sandrine Salerno, Conseillère administrative socialiste qui gère les finances de la Ville de Genève avec compétence et succès depuis bientôt une décennie, en femme d’Etat avisée l’a fort bien expliqué dans l’interview qu’elle a accordée à la Tribune de Genève le lundi 5 septembre.

    Loin de la vision manichéenne qui voudrait que la droite soit en faveur de cette réforme telle que proposée par le Conseil d’Etat et la gauche contre, Sandrine Salerno déclare que « le projet du Conseil d’Etat est intéressant. Il ne se livre pas à un chantage et pose un cadre qui permet, malgré la baisse d’impôt, de préserver l’emploi et les prestations sociales. »

    Mais pour atteindre ces objectifs, il faut, selon elle, un engagement à ne pas tailler dans les prestations et/ou dans la fonction publique pendant les cinq ans de suspension du frein au déficit, période au terme de laquelle les finances publiques devraient retomber sur leurs pattes.

    Et si tel n’était pas le cas interroge, à juste titre, Sandrine Salerno ? Il faut là également un engagement ferme que la suspension du frein au déficit puisse être prolongée et que celui du frein à l’endettement le soit aussi. Ce qui, selon Sandrine Salerno, ne devrait pas être un problème puisque la droite « assure que la baisse des impôts va provoquer très vite une dynamique améliorant les recettes de l’Etat. »

    Cette mécanique devrait bien évidemment s’appliquer également à la Ville de Genève et par conséquent le Conseil municipal accepter des budgets déficitaires, puisque la Ville va perdre environ 50 millions de rentrées fiscales.

    La droite cantonale et municipale saura-t-elle prendre la main que lui tend avec intelligence et pragmatisme, au nom du « gouverner, c’est prévoir », la Conseillère administrative de la Ville de Genève et ainsi dépasser les barrières idéologiques pour le bien du plus grand nombre ? Réponse ces prochaines semaines.

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  • "Toni Erdmann": un film inclassable

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    FullSizeRender.jpgL’inconvénient quand un film est porté aux nues par la critique, c’est qu’en tant que spectateur on en attend beaucoup. Et que du coup la déception guette. Dans le cas de « Toni Erdmann », comme diraient les Vaudois, on est déçu en bien.

    Le film plaît par son originalité, son imprévisibilité, ses scènes qui font rire jaune, le plus souvent, ou à gorge déployée (il vaut la peine d’aller voir le film rien que pour le brunch d’anniversaire), sa relation père-fille émouvante, son côté déjanté et loufoque (par exemple la scène de sexe ou quand l’héroïne chante, fort bien d’ailleurs, une chanson de Whitney Houston), sa critique sociale et son couple d’acteurs, à commencer par Peter Simonischek parfaitement crédible dans le rôle très complexe de Toni Erdmann.

    Beaucoup de qualités donc pour un film inclassable qui mélange comédie, satire et drame social. Pourtant, et peut-être à cause de ce mélange des genres, le film ne convainc pas totalement sur sa longueur excessive (2h42), son propos en devenant répétitif. Il n’en demeure pas moins que « Toni Erdmann » est une œuvre cinématographique qui mérite une attention particulière que les cinéphiles ne voudront pas manquer (3 étoiles).

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  • Dimanche de fête pour le cinéma

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    TDK-Logo-French-red-CMYK-300x161.jpgCe dimanche 4 septembre aura lieu la première « Journée du cinéma » dans plus de 250 cinémas de Suisse et du Liechtenstein. Ce jour-là, tous les billets seront à CHF 5.- !

    Sous le slogan « La Suisse devient plus cinéphile », c’est une journée riche qui attend les habitués des cinémas, mais aussi celles et ceux qui se rendent rarement dans les salles obscures en raison du prix qui peut être dissuasif quand on veut y aller, notamment en famille.

    A ce prix-là, ce serait vraiment dommage de se priver d’aller voir un film, et même plusieurs, quand bien même la météo s’annonce radieuse : deux heures dans une salle climatisée quand il fait chaud, c’est aussi agréable !

    Souhaitons que cette excellente initiative soit couronnée de succès et qu’elle puisse ainsi, à l’instar de ce qui se fait en France depuis de nombreuses années, devenir une tradition attendue à chaque rentrée.

    Que cette fête du cinéma soit belle !


    N.B. Le prix de CHF 5.- par billet inclut les films 3D et toutes les catégories de places. Des suppléments seront perçus pour des prestations spéciales comme la transmission d’opéras, de concerts, etc., IMAX, 4DX, 4K, D-Box, loges, Lounge-Seats avec restauration ou lunettes 3D.

     

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