- Page 2

  • "Les souvenirs", un film à voir sur TSR 1 mardi soir

    Imprimer

    « Les souvenirs » est un film intergénérationnel qui raconte l’histoire de Romain, un jeune homme bien dans sa peau (Mathieu Spinosi, solaire) qui va jouer un rôle essentiel pour les autres personnages du film : sa grand-mère (Annie Cordy, touchante) qui s’échappe de la maison de retraite dans laquelle son fils l’a placée, son père (Michel Blanc dans son rôle habituel de victime) et sa mère (Chantal Lauby) qui traversent une passe difficile depuis que l’heure de la retraite a sonné, son co-locataire à la recherche désespérée d’une copine et même pour son patron (Jean-Paul Rouve également réalisateur du film) en tant que substitut de son fils du même âge vivant en Australie.

    Comédie douce-amère sur le temps qui passe et ses conséquences pas toujours agréables, « Les souvenirs » est avant tout un film sur le cycle de la vie avec des scènes particulièrement émouvantes entre Romain et sa grand-mère qui en partant à la recherche de ses souvenirs permettra à son tour à son petit-fils d’en construire.

    Si le film est parfois un peu décousu, ce qui entraîne des petites baisses de rythme, il fait la part belle aux émotions en faisant passer le spectateur du rire aux larmes tout en le renvoyant forcément à un moment ou un autre à sa propre histoire. Un film français de bonne qualité comme on les aime avec comme cerise sur le gâteau des seconds rôles savoureux à l’image du peintre, du vendeur de la station service ou de la directrice de la maison de retraite. Un bon moment.

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • Une annonce de référendum bienvenue

    Imprimer

    L’indexation de la franchise minimale devient de plus en plus une réalité suite au vote la semaine passée au Conseil national d’une motion allant dans ce sens. Certes, le Conseil fédéral doit encore traduire cette intention par une loi, mais le train est en marche. Il est urgent d’essayer de le freiner si on ne veut pas que la franchise de base soit régulièrement augmentée pour être bien sûr qu'on paiera une assurance obligatoire pour ne surtout pas l'utiliser!

    Avec les augmentations constantes des primes et cette volonté du parlement d’augmenter la franchise minimale qui en rajoutera une couche pour les assurés, il y a un réel danger que des personnes ne se fassent plus soigner. Elles ne pourront en effet tout simplement pas prendre encore en charge la franchise et la participation aux coûts. C’est ouvrir encore un peu plus la porte à la médecine à deux vitesses, à la médecine de « classes ».

    Le PDC genevois l’a bien compris et a d’ores et déjà annoncé qu’il lancerait un référendum contre cette loi si elle était adoptée par le Parlement. Excellente initiative pour faire pression sur les Conseillers nationaux du PDC, y compris le Genevois Guillaume Barazzone qui a soutenu la motion d’un…PDC, pour qu’ils révisent leur jugement sur cette proposition qui ne fera que de reporter encore un peu plus les coûts de la santé sur les patients qui en assument déjà une large partie.

    Et si la majorité du parlement ne changeait pas d’avis, c’est avec plaisir que je me joindrais à mon ancien parti pour récolter les signatures !

    Lien permanent 1 commentaire
  • Plus facile de se plaindre que d'agir

    Imprimer

    La majorité de droite de la Ville de Genève n’a pas réussi à voter le budget samedi dernier. Elle n’y est pour rien à en croire le PLR. C’est tout de la faute de la Conseillère administrative en charge des finances, Sandrine Salerno, qui refuse obstinément de faire des coupes dans un budget équilibré pour faire plaisir à cette même droite qui, en passant, ne rechigne pas à augmenter les charges en créant de nouveaux postes ou en diminuant les tarifs des crèches.

    Un peu facile de mettre la faute sur l’autre quand on détient les moyens d’imposer ses vues. Mais encore faut-il en avoir le courage et être prêt à affronter le peuple, comme ce fut le cas au moins de juin dernier avec la cuisante défaite qui s’en est suivie pour l’Entente et la Nouvelle Force.

    Apparemment, le PLR n’a pas ce courage et/ou n’arrive pas à convaincre le MCG, l’UDC et le PDC, qui a des responsabilités gouvernementales avec un élu au Conseil administratif, de suivre sa politique.

    Alors, pour enfumer ses électrices et électeurs fort déçus que le plus grand parti au Conseil municipal se comporte comme un parti membre de la minorité, il tente de faire diversion en voulant mettre Sandrine Salerno sous tutelle. On croit rêver !

    Le PLR, au lieu de s’adonner à des manœuvres qui sont de la pure gesticulation politico-politicienne qui n’intéressent personne, ferait mieux de prendre ses responsabilités et de mettre en œuvre le programme pour lequel il a été élu.

    Mais c’est apparemment plus difficile à faire que de se plaindre de l’Exécutif de la Ville de Genève…

    Lien permanent 2 commentaires
  • Pollution: nous dit-on la vérité?

    Imprimer

    IMG_7562.PNGAlors, il paraît que la pollution s'est arrêtée aux frontières de Genève. Mais oui, bien sûr. Je ne fais pas partie des climatosceptiques, mais assurément des "pollutiosceptiques".

    J'ai beaucoup de peine à croire en effet que la pollution touche modérérement Genève, même si elles se fondent sur des relevés scientifiques. Ce que je sais pour sûr, c'est que mon relevé personnel, mes bronches en l'occurrence, me dit que le taux de pollution est suffisamment élevé pour qu'une toux irritative se soit installée et que j'aie dû renoncer à aller au travail à vélo pour ne pas l'aggraver!

    Un comble pour quelqu'un qui utilise un moyen de transports non polluant et qui aurait finalement tout intérêt à prendre sa voiture, bien plus pratique dans ce cas que les transports publics, pour se protéger de la pollution!

    Lien permanent Catégories : Verts 2 commentaires
  • "La fille de Brest": David contre Goliath (et 5 autres films à l'affiche)

    Imprimer

    FullSizeRender.jpg« La fille de Brest », c’est l’histoire vraie d’Irène Frachon, pneumologue, qui en 2007 alerte les autorités sanitaires françaises des risques de problèmes cardiaques liés à la prise du Mediator, un antidiabétique. La bombe est lancée. Mais elle va mettre plusieurs années à exploser, le chemin pour faire éclater la vérité étant parsemé d’obstacles. C’est ce long combat à la David contre Goliath que raconte le film aux allures de thriller.

    Porté par l’énergie de son actrice principale Sidse Babett Knudsen (l’héroïne de l'excellente série danoise « Borgen » et César du meilleur second rôle 2016 pour « L’hermine »), « La fille de Brest » ne laisse rien au hasard : crédibilité de la reconstitution de l’affaire, rythme soutenu, suspense, belle distribution et scènes « choc » à l’image des deux autopsies où il faut avoir, c’est le cas de le dire, le cœur bien accroché. Emmanuelle Bercot, également réalisatrice de l’excellent « La tête haute » et du très bon « Elle s’en va », a voulu en filmant ces deux scènes « montrer les ravages organiques et physiques du Mediator. » Sauf qu’une bonne partie des spectateurs ne verront rien, préférant se cacher les yeux.

    Le film contient donc tous les éléments pour être accroché à son siège du début à la fin. Et pourtant, ce n’est pas toujours le cas en raison d’un côté didactique trop prononcé et de la linéarité du récit qui réserve au final peu de surprises et d’émotions. Malgré ces réserves, « La fille de Brest » est un bel hommage à toutes celles et ceux qui se sont battu (Irène Frachon bien sûr, mais aussi sa famille, ses collègues, une scientifique, une « taupe » appelée joliment « père Noël », un député, un éditeur, des malades,…) pour sauver des vies et faire indemniser les victimes, ce qui n’est toujours pas fait à ce jour (3 étoiles).

    Toujours à l’affiche

    5 étoiles. « Moi, Daniel Blake ».  Récompensé par la Palme d’or au Festival de Cannes 2016 le film a pour thématique principale le poids d’une administration qui au lieu de venir en aide à ses administrés ne fait que de les enfoncer toujours plus dans la précarité. C’est ainsi que l’on suit les déboires de Daniel Blake qui se voit refuser une rente invalidité après un grave accident cardiaque. Il se retrouve dès lors condamner à s’inscrire au chômage pour toucher des indemnités et à faire des recherches d’emploi alors qu’il a l’interdiction de ses médecins de travailler. On peut, certes, reprocher au film son côté un brin démagogique et un peu trop manichéen – les fonctionnaires, à l’exception d’une, sont tous des méchants et les pauvres tous des gentils – mais c’est bien le seul reproche qu’on puisse lui faire. « Moi, Daniel Blake » est émouvant, bouleversant même, il dénonce avec force un système dénué de toute humanité et qui dérape. La mise en scène est d’un grand réalisme avec des scènes très variées qui donnent de l’épaisseur à l’histoire et les dialogues sont percutants. Le tout est joué par des acteurs formidables qui vous touchent jusqu’à en avoir les larmes aux yeux.

    5 étoiles. « Ma vie de Courgette ». Ce film d’animation est un vrai bijou. Techniquement bien sûr, mais aussi au niveau de son scénario intelligent, des dialogues percutants prononcés par des voix formidablement bien choisies et de la bande son tout aussi remarquable. Rien n’est laissé au hasard, le film est soigné dans ses moindres détails aussi bien du point de vue de la psychologie et de l’apparence des personnages que de leur environnement. C’est un plaisir visuel immense de faire une nouvelle découverte pratiquement à chaque plan. « Ma vie de Courgette » véhicule, avec finesse, tendresse et humour, beaucoup d’émotions, sans pathos. Tous les enfants qui fréquentent ce foyer, lieu d’apaisement qui protège des agressions du monde extérieur, et les adultes qui gravitent autour d’eux sont extrêmement attachants. « Ma vie de Courgette » est un film tout public. Mais le travail d’orfèvre qu’il a fallu accomplir pour le réaliser prend probablement encore une autre dimension avec des yeux d’adulte. Cour(g)ez-y !

    3 étoiles. « Le petit locataire ». La famille Payan est constamment au bord du gouffre. Alors quand celle qui tient tant bien que mal tout son petit monde en équilibre tombe enceinte à 49 ans, la menace d’y tomber définitivement se profile. « Le petit locataire » dresse le portrait d’une famille déjantée, mais sans tomber dans la caricature, et brinquebalante qui veille pourtant, à sa manière, les uns sur les autres. On s’engueule, puis on se réconcilie, avant de recommencer. C’est souvent drôle, parfois même hilarant, vachard sans être toutefois méchant, mais aussi émouvant. Il y a certes des petites baisses de rythme en chemin et des situations un peu trop répétitives, mais l’ensemble tient la route grâce tout particulièrement à une distribution qui mérite tous les éloges. De quoi passer un bon moment, sans se prendre la tête. C’est aussi ça le cinéma.

    3 étoiles. « La fille du train ». L’adaptation du roman à succès de Paula Hawkins à l’écran est très proche dans les faits. Par contre, on n’y retrouve pas l’ambiance plus sombre, plus glauque qui se dégage à la lecture du livre et qui fait sa grande force. Le personnage principal de Rachel, pourtant fort bien joué par Emily Blunt - on n’en dira pas autant des seconds rôles, surtout masculins, pas très convaincants - est beaucoup moins torturé, cette remarque étant d’ailleurs valable pour tous les autres personnages qui sont bien plus lisses que dans le roman. Cela a une influence sur tout le film qui manque de souffle avec comme conséquence que la tension n’atteint pas celle ressentie lors de la lecture du livre. Il n’en demeure pas moins que cette adaptation est honnête et qu’elle a toutes les chances de plaire aux amateurs de thrillers qui ne feront pas la comparaison avec le roman !

    2 étoiles. « Mal de pierres ». Marion Cotillard est formidable dans le rôle de Gabrielle, cette femme en avance sur son époque - le film se déroule dans la France rurale des années 50 - qui rêve de vivre le grand amour alors que son entourage ne pense qu’à la marier selon les conventions en vigueur. Et c’est ce que sa famille va faire en donnant Gabrielle à José, un ouvrier agricole. Quant au film en lui-même, il ne soulève pas l’enthousiasme. C’est certes bien fait, avec une mention particulière à la magnifique photographie, mais le tout manque d’émotions, ce qui est paradoxal en regard du sujet du film. Lent à démarrer, « Mal de pierres » prend son envol quand Gabrielle commence sa cure thermale et qu’elle a le coup de foudre pour ce lieutenant français de retour de la guerre d’Indochine. Cette passion va conduire Gabrielle au bord de la folie, comme la dernière partie du film le fera comprendre dans un retournement de situation peu crédible.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

     

    Lien permanent 0 commentaire