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  • « La Mule » : pour l’acteur Clint Eastwood (et 7 films à l’affiche)

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    39D04856-F2CD-4EB7-91D5-E34AADF4BB2C.jpegInspiré de la vie de Leo Sharp, vétéran de la seconde guerre mondiale qui est devenu dans les années 80 le transporteur de drogue le plus âgé et le plus efficace du Cartel de Sinaloa, « La Mule » raconte non seulement comment un vieil homme de près de 90 ans en est arrivé à être un passeur de drogues hors normes, mais également comment il en a tiré profit, au sens propre et figuré, pour tenter de recoller les morceaux avec sa famille qu’il avait délaissée tout au long de sa vie.

    Après le ratage de son précédent film, « Le 15h17 pour Paris », Clint Eastwood ne pouvait que faire mieux. Et tel est, heureusement, le cas. Il y a certes des scènes trop répétitives, d’autres peu crédibles et le scénario ménage peu de surprises. Et puis, il faut attendre les derniers instants du film pour qu’il y ait une prise de conscience du héros sur son implication dans le trafic de drogues. Mieux vaut cependant tard que jamais.

    Mais malgré ces critiques, le film se laisse voir avec un certain plaisir grâce avant tout à l’excellente performance d’acteur de Clint Eastwood qui joue avec conviction un personnage réactionnaire sur les bords et qui pense avant tout à lui. Mais en approchant de la fin de sa vie, il va être capable de se remettre en question et faire preuve d’autodérision. On s’attache à ce vieil homme pince-sans-rire et plein de charme à tel point que malgré son activité on ne peut plus répréhensible, le spectateur espère qu’il échappera à la police. On comprend aussi dès lors fort bien que malgré tous ses défauts, sa famille ait de la peine à l’oublier. Situé quelque part entre comédie, drame et thriller, « La Mule » est un film loin d’être parfait, mais pour lequel on éprouve une indéniable tendresse pour son héros. (3 étoiles)

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  • Du grand au petit écran: « L’ordre divin », « Les Suffragettes », « Jersey Boys »

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    B5AE6BBC-BF2E-4089-A3E1-D18F9F5A73A2.jpegDès le tout début, avec un générique qui vous plonge avec des images d'archives et de la musique de l'époque dans le tourbillon du tournant des années soixante-septante, le spectateur est dans le film. Puis, survient la voix off de l'héroïne qui prononce cette phrase mémorable: "En 1971, le monde était en peine mutation, mais ici en Suisse, le temps semblait s'être arrêté."

    Le constraste avec les premières secondes est saisissant et donne immédiatement le ton du film: Nora et ses amies vont devoir soulever des montagnes, suisses bien évidemment, pour lutter contre cette société patriarcale et machiste qui est à la veille de décider si elle donnera le droit de vote et d'éligibilité aux femmes. 

    Pour raconter les semaines qui précèdent cette votation qui deviendra historique, le film de la réalisatrice Petra Volpe reconstitue à la perfection cette ambiance du début des années septante de cette Suisse fermée sur elle-même: décors, costumes, coiffures, mœurs, attitudes de la gente masculine, tout y est. C'est à la fois jouissif et consternant de voir où en étaient les droits des femmes au niveau national il y a seulement 47 ans. Le film est d'ailleurs à l'image de ce constat, puisqu'il comporte des scènes franchement drôles et tendres qui alternent avec d'autres où l'on rit jaune, voire où l'on pleure de tristesse ou de joie.

    "L'ordre de divin" est un film très bien écrit que ce soit au niveau de son scénario ou de ses personnages auxquels on s'attache rapidement. Il faut dire que la distribution est excellente et donne toute la crédibilité voulue à cette histoire pourtant par moment d'autant plus incroyable qu'elle est proche de la réalité.

    5 étoiles. « L’ordre divin ». RTS UN, lundi 4 février, 20h45.

    860F94DF-051D-4540-9540-883FE6F3D8BD.jpegLondres 1912. Mariée, mère d’un enfant, Maud travaille très dur depuis l’âge de sept ans dans une blanchisserie où les femmes sont exploitées, voire abusées, par leur patron. Les circonstances vont l’amener à rejoindre les Suffragettes et à s’y engager au risque de perdre sa famille, son emploi, voire sa liberté. Les décors, les costumes, la lumière, un tableau brossé avec justesse des mentalités de l’époque permettent de se plonger dans l’ambiance du film dès les premières secondes. Les personnages sont fort bien joués par des comédiennes de talent et  l’histoire est rondement menée.

    Pourtant, malgré toutes ces indéniables qualités, il manque aux « Suffragettes » un brin de folie qui aurait permis de dépasser le côté trop académique du film et d’y mettre plus d’émotions. Il n’en demeure pas moins que « Les Suffragettes » est un bel hommage à toutes les femmes qui se sont battues, et se battent encore, pour l’égalité des droits.

    3 étoiles. « Les Suffragettes ». RTS DEUX, jeudi 7 février, 21h05.

    DC81948E-388D-48DF-9DBB-EC9ACE0EE126.jpeg« Jersey Boys » est l’adaptation cinématographique par Clint Eastwood de la comédie musicale qui raconte l’histoire des « Four seasons », un groupe américain de quatre garçons, pas tous irréprochables, qui a connu le succès dans les années 60.

    C’est visuellement très beau, agréable pour les oreilles et le plus souvent plaisant malgré quelques longueurs dues au fait que le film court un peu trop de lièvres à la fois.

    3 étoiles. « Jersey Boys ». RTS DEUX, vendredi 8 février, 23h45.

     

     

    C01E7CBF-F85B-4EFF-8A84-B60DC8372502.jpegNick Dunne a-t-il tué sa femme qui a mystérieusement disparue ? Les preuves s’accumulent contre lui, mais finalement peut-être pas tant que ça…Et si finalement, Nick était plutôt la victime que le bourreau ?

    Tenu en haleine jusqu’au milieu du film par cette question, le spectateur manipulé de main de maître par le réalisateur David Fincher découvre alors la réponse qui l’emmène dans une deuxième partie encore plus excitante que la première !

    4 étoiles. « Gone Girl ». France 2, dimanche 3 février, 21h00.

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