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  • Du grand au petit écran : « A United Kingdom », une histoire porteuse d’espoir

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    IMG_5651.jpgUn film qui, une fois de plus, démontre que la réalité dépasse la fiction, puisqu'il raconte l'histoire vraie d'un couple qui grâce à son amour indéfectible a renversé des montagnes. Un destin incroyable pour deux personnes assurément hors du commun.

    Londres 1947. Sereste Khama, héritier du trône du Bechuanaland (Botswana actuel), un protectorat britannique, et Ruth Williams, tombent follement amoureux l'un de l'autre. Mais tout s'oppose à leur amour : leur couleur de peau, leur famille, les lois ségrégationnistes et un contexte géopolitique très défavorable. Mais malgré ces obstacles de taille, le couple n'a pas l'intention de reculer et va se battre contre vents et marées pour défier les diktats de l'apartheid.

    « A United Kingdom » peut être qualifié de « beau film » : mise en scène soignée, images superbes - le contraste entre la ville de Londres grise et le Bechuanaland à la terre ocre couleur de feu est saisissant - moments d'émotions, acteurs excellents, bref du bel ouvrage. Un peu trop sans doute. Le film manque en effet de folie et par moment d'énergie. Mais pas de quoi toutefois passer son chemin, car l'histoire qu'il raconte est édifiante et pleine d'espoir pour notre monde qui a toujours et encore beaucoup de peine à accepter la différence.

    3 étoiles. « A United Kingdom ». RTS UN, lundi 4 mars, 20h45.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • « Jusqu’à la garde » : un drame qui prend à la gorge (et 7 films à l’affiche)

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    IMG_5636.jpgLes films qui vous laissent KO debout à la fin de la projection ne sont pas si nombreux. « Jusqu’à la garde » en fait partie. Sorti il y a une année dans un relatif anonymat, le premier film de Xavier Legrand a été mis sous les feux des projecteurs à l’occasion de la récente remise des César où il a obtenu 4 récompenses dont celles très convoitées de « meilleur film » et « meilleure actrice » pour Léa Drucker.

    Grâce à cette reconnaissance de la profession cinématographique française, « Jusqu’à la garde » est ressorti sur les écrans genevois cette semaine donnant ainsi l’occasion à celles et ceux qui l’avaient manqué de se rattraper. J’en faisais partie ayant trop tardé à aller voir un film au sujet difficile : les violences domestiques.

    Dès la première scène, qui dure une dizaine de minutes et magistralement filmée en gros plan, la tension est palpable : Miriam et Antoine Besson font face à la juge qui doit décider si elle accèdera à la demande de garde partagée du père pour leur fils Julien âgé de 11 ans alors que Miriam l’accuse d’être violent. Obligé finalement par la juge à voir son père un week-end sur deux, Julien va tout faire pour empêcher son père de s’approcher de sa mère quitte à essuyer les foudres de ce dernier.

    Drame qui prend au fur et à mesure que l’intrigue avance des allures de thriller, « Jusqu’à la garde » prend petit à petit à la gorge et la serre de plus en plus jusqu’à un final qui, logiquement, laisse sans voix et sans souffle. Un film coup de poing, sur une réalité endurée hélas par de trop nombreuses familles, qui doit beaucoup à sa mise en scène qui met constamment le spectateur sous tension et à ses trois interprètes principaux – Léa Drucker, Denis Ménochet (à l’affiche actuellement de « Grâce à Dieu » où il est également remarquable) et le jeune Thomas Gioria – bouleversants de vérité. (5 étoiles)

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