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  • « Spider-Man: Far from Home»: affligeant (et 8 films à l'affiche)

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    EE6667B2-7106-4FF8-A0D7-577E6E8DCE9C.jpegLe précédent « Spider-Man» n'était déjà pas terrible. Mais c'est presqu'un chef d'œuvre par rapport à cette suite qui ne décolle pas, ce qui est bien un comble pour celui qui se déplace principalement dans les airs.

    Pour commencer, il ne se passe pratiquement rien pendant la première demi-heure durant laquelle on assiste à la préparation du voyage d'études que Peter Parker et ses camarades vont faire en Europe. Rappelons que depuis l'épisode précédent Spider-Man est un adolescent qui a été choisi par Iron Man pour lui succéder, et ça tombe bien puisque ce dernier est mort dans « Avengers : Endgame ». Peter se réjouit de laisser son costume de super-héros derrière lui et de profiter de ce séjour pour tenter de séduire sa camarade de classe MJ. Mais bien sûr, il n'en sera rien puisqu'il va devoir lutter contre des créatures qui veulent détruire la Terre.

    Si l'on excepte un rebondissement plutôt inattendu au milieu du film, le reste est terriblement prévisible, à tel point que même certains effets spéciaux, pourtant plutôt réussis, n'arrivent pas à relever le niveau. Il y a bien ici et là quelques blagues plutôt marrantes, mais ce sont surtout les dialogues d'une platitude sidérale qui déclenchent des sourires. C'est tout dire. Les relations entre les personnages sont à l'image du reste, inintéressantes. « Spider-Man: Far from Home» est destiné avant tout aux adolescents, soit. Mais ce n'est pas une excuse pour réaliser un film aussi affligeant. A moins bien sûr de mépriser ce public (1 étoile).

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  • « Yesterday » : pour sa première partie (et 7 films à l’affiche)

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    IMG_7086.jpgJack Malik est un chanteur qui est sur le point d'abandonner sa carrière qui n'a jamais démarré. Et puis, un jour, il a un accident de vélo consécutif à une gigantesque panne mondiale d'électricité qui dure 12 secondes. Au cours de sa convalescence, Jack se rend petit à petit compte que les Beatles ont été effacés de l'Histoire de l'humanité et qu'il est a priori le seul à se souvenir des chansons du fameux groupe. Il va alors saisir cette occasion inespérée pour tenter d'avoir enfin la reconnaissance artistique qu'il attendait depuis plusieurs années.

    L'idée de base de « Yesterday » est pour le moins séduisante et la première partie du film est réussie avec un excellent rythme, des rebondissements, des scènes drôles et un vrai intérêt à suivre les aventures de Jack Malik et la manière dont il va utiliser ce véritable trésor qui lui tombe du ciel. Himesh Patel, dont c'est le premier rôle au cinéma, est parfait en chanteur raté qui aspire à devenir une star tout en conservant un côté naïf et touchant.

    On n'en dira malheureusement pas autant de la seconde partie qui glisse inexorablement vers la comédie romantique dégoulinante de bons sentiments et tellement prévisible. Heureusement que la directrice artistique, bien que trop caricaturale, met un peu de piment dans cette guimauve, qu'il y a les fantastiques chansons des Beatles et une rencontre inattendue pour éviter de tomber dans un ennui profond. Et puis, le scénario manque de cohérence sur sa fin. Mais au final, c'est tout de même une impression positive qui domine. (3 étoiles)

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  • Pas de citoyen.ne.s de deuxième catégorie!

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    IMG_7071.PNGDiscours que j'ai prononcé en tant que co-président de la Fédération romande des associations LGBT à l'arrivée de la Marche des Fiertés au parc des Bastions le 6 juillet dans le cadre de la Geneva Pride 2019. Cette manifestation a connu un énorme succès avec, notamment, 35 000 personnes qui ont défilé, un record. Bravo à toutes celles et ceux qui ont œuvré pour que cet événement, qui n'était pas revenu à Genève depuis 2011, soit une réussite.

    C’est un grand honneur, au nom de la Fédération romande des associations LGBT dont j’assure la co-présidence avec Maya Burkhalter, de prendre la parole pour clore les discours dans le cadre de cette Pride romande 2019.

    L’année dernière, les associations romandes LGBT ont décidé de se fédérer afin que leur voix ait plus de poids, notamment, sur le plan politique. L’union fait la force, c’est bien connu. Je voudrais profiter de cette prise de parole pour remercier toutes les associations qui font, jour après jour, et souvent avec des moyens financiers fort limités, un formidable travail pour que les personnes LGBTIQ aient des lieux où elles peuvent, entre autres, se rencontrer, avoir des conseils, être soutenues, assister à des événements ou encore s’engager pour, qu’enfin, leurs droits soient les mêmes que pour tout le monde. Nous ne sommes pas des citoyens et des citoyennes de deuxième catégorie !

    Permettez-moi de rendre tout particulièrement hommage aux associations membres de la Fédération romande en les citant par ordre alphabétique : Alpagai, Asile LGBT, Dialogai, EPICENE, Juragai, Les Klamydia’s, Le PAV, Lestime, Lilith, LWork, Sarigai, Togayther, Vogay, Think Out et 360. Je n’oublie pas toutes les autres, à commencer par les faitières nationales qui sont membres consultatifs de la Fédération.

    Toutes et tous ensemble, avec le soutien indispensable de nos allié.e.s, nous allons devoir nous mobiliser prochainement pour que le 9 février 2020 soit un jour à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire des droits LGB : gagner le plus largement possible la votation sur la révision de la norme pénale antiraciste qui inclue dorénavant l’orientation sexuelle, mais, hélas, pas l’identité de genre. Elle a été attaquée par référendum par un petit parti réactionnaire qui a utilisé des méthodes malhonnêtes pour arriver à ses fins.

    Montrons aux référendaires que la Suisse d’aujourd’hui est prête à faire, à une large majorité, un nouveau pas en direction de l’égalité des droits pour toutes et tous. Merci d’avance pour votre soutien engagé, que vous pouvez apporter financièrement dès aujourd’hui en mettant de l’argent dans des urnes qui se trouvent sur plusieurs stands, et un seul mot d’ordre : « Mêmes devoirs, mêmes droits ! ».

    Photo: Carlos Serra

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  • « Toy Story 4 » : on ne s’en lasse pas (et 8 films à l’affiche)

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    IMG_6898.jpgEn 1995, « Toy Story » a marqué l’histoire cinématographique en étant le premier film d’animation entièrement réalisé en images de synthèse. Vingt-quatre ans plus tard et deux épisodes supplémentaires à grands succès, dont le dernier il y a neuf ans, Woody et le reste de la bande sont de retour.

    Ils sont rejoints par Forky, une fourchette jetable qui devient un jouet à son cœur défendant, ce qui la pousse à essayer de s’enfuir tout au long du film pour retrouver son statut de couvert et finir à la poubelle. C’est souvent drôle, mais tout de même un peu lassant à la longue. Et puis, il y a le comeback de La Bergère, absente de « Toy Story 3 », qui va non seulement bouleverser la vie de Woody, mais aussi questionner tous les jouets dans leur rôle, La Bergère ayant adopté un mode de vie hors des sentiers battus. C’est sans conteste la grande réussite de « Toy Story 4 » et ce qui lui donne une certaine profondeur.

    Pour le reste, on ne peut que s’émerveiller, une fois de plus, de la technique mise au service d’un scénario qui regorge d’inventivité avec, notamment, de nouveaux jouets dans un second rôle, mais qui ont toute leur importance : Duke Caboom, l’hilarant cascadeur canadien, Ducky et Bunny deux joyeuses peluches de fête foraine ou encore la « méchante » Gabby, une poupée qui rêve, avec l’aide de ses gardes du corps, de retrouver une parole fluide. Evidemment, l’arrivée de tous ces nouveaux jouets laisse moins de place aux anciens et on peut le regretter un peu, surtout quand on est fan de Buzz l’Eclair.

    Le tout est dans l’ensemble bien rythmé, créatif, souvent drôle et empreint d’une certaine émotion grâce à une fin réussie. Celles et ceux qui ont gardé, tout ou partie, de leur âme d’enfant apprécieront. (3 étoiles)

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  • « Noureev » : une forte personnalité (et 6 films à l’affiche)

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    IMG_6860.jpgRalph Fiennes, plus connu comme acteur que réalisateur, est fasciné par la culture russe et a tout de suite pensé que la biographie de Rudolph Noureev, parue il y a près de 20 ans, avait un potentiel cinématographique. Deux décennies plus tard, il met en scène le célèbre danseur sur un scénario de David Hare qui souhaitait s’intéresser à la période parisienne de Noureev, alors que le réalisateur voulait se pencher sur son enfance et ses études à Saint-Pétersbourg. Il sera finalement question de ses trois périodes dans le film.

    Et autant le dire tout de suite, c’est sa faiblesse. En effet, les trop nombreux, et parfois répétitifs, flashbacks enlèvent de la fluidité au récit. Ceci étant dit, le film n’en est pas désagréable pour autant, la personnalité de Noureev étant suffisamment forte pour s’intéresser à son parcours de son enfance à ce séjour à Paris en 1961 qui se terminera par sa demande d’asile politique sur fond de guerre froide. Inutile donc d’être un fan de ballet pour aller voir ce biopic sur un danseur qui a brisé les conventions en matière de danse classique.

    A ce propos, pour David Hare, on assiste avec Noureev « à une explosion des différenciations sexuelles, car à ses yeux, il était clairement bisexuel : sa danse reste masculine et héroïque, mais elle est beaucoup plus expressive, et moins statique que dans le ballet soviétique traditionnel. » Bisexualité abordée dans le film de manière très chaste, si l’on ose dire. On l’aura compris, le danseur prend le pas sur l’homme dans « Noureev » et il était donc logique que ce soit un danseur professionnel qui soit engagé pour jouer le rôle. C’est le cas avec Oleg Ivenko qui s’en tire fort bien pour sa première expérience de comédien.

    A noter enfin que toute la distribution joue dans sa langue maternelle les scènes qui l’exigent, ce qui évite avec bonheur le côté artificiel des faux accents et donne encore plus de force à un dernier quart d’heure sous haute tension et très réussi, quand bien même on en connaît l’issue depuis les premières images. (3 étoiles)

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