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  • Du grand au petit écran : « Happy Birthdead » et « Ant-Man »

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    IMG_0437.jpgTree revit sans cesse sa journée d’anniversaire qui se termine quoiqu’elle fasse par sa mort, d’où le titre du film. Et pas n’importe quel mort, puisqu’elle est assassinée de manière toujours brutale par un mystérieux meurtrier masqué avant de se réveiller le lendemain matin et de revivre son cauchemar jusqu’à ce qu’elle découvre finalement qui veut sa mort.

    Si utilise certains codes du film d’horreur - les cris, des bruits stridents, une musique angoissante, une héroïne tout juste sortie de l’adolescence et la romance qui va inévitablement avec, les armes blanches - le film est avant tout un thriller qui lorgne du côté du fantastique et avec pas mal d’humour.

    Le point fort du film est incontestablement le fait de ne pas ennuyer le spectateur malgré son côté répétitif et de l’impliquer dans l’histoire à la recherche d’indices pour tenter de découvrir l’assassin. Il y a même un côté jouissif à anticiper le meurtre de l’héroïne et la retrouver dans le plan suivant se réveiller une nouvelle fois pour affronter une « même » journée avec une autre stratégie pour démasquer, au sens propre et figuré, son meurtrier.

    Si le scénario est donc très efficace dans les scènes d’action, on n’en dira pas autant dans celles qui développent les relations entre les personnages d’une platitude certaine, frôlant même parfois la mièvrerie. Pas de quoi toutefois renoncer à voir le film si on est un amateur du genre.

    Inédit. 3 étoiles. « Happy Birthdead ». RTS 1, nuit du vendredi 20 au samedi 21 mars, 00h45.

    IMG_0439.jpgDoté de pouvoirs qui lui permettent de se faire aussi petit qu'une fourmi, mais avec une force inversement proportionnelle à sa taille, « Ant-Man » va devoir affronter le méchant de service, lui aussi en possession de cette technologie, pour l'empêcher de la vendre à des fins guerrières. Rien de bien neuf par rapport au film de ce genre sur le fond, mais on n'en dira pas autant sur le forme.

    En effet, l'humour est omniprésent et on rit franchement à plusieurs reprises. Les clins d'œil aux Avengers, la bande de copains déjantée de Scott ou encore les effets comiques dus au contraste « grand-petit » sont très drôles. Les effets spéciaux sont formidables. Ils sont au service du film et non le contraire, ce qui n'est pas toujours le cas dans ce genre de production. Au final, un divertissement de bonne facture et bienvenu dans cette période compliquée.

    3 étoiles. « Ant-Man ». RTS 2, vendredi 20 mars, 23h20.

     

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

     

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  • Du grand au petit écran : deux films de haut vol

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    IMG_0383.jpgAdapté à l’écran un roman de près de 600 pages qui a été récompensé par le Prix Goncourt en 2013, tout en gardant son esprit sans en faire pour autant un film fleuve, relevait du défi. Albert Dupontel, devant et derrière la caméra, l’a relevé avec brio en s’associant avec l’auteur du livre, Pierre Lemaitre.

    Edouard Péricourt et Albert Maillard se sont connus dans les tranchées de la première guerre mondiale sous le commandement de l’ignoble lieutenant Pradelle. Edouard, dessinateur de talent, est gravement blessé au visage lors d’une bataille peu avant l’armistice. Albert, à qui Edouard a sauvé la vie juste avant sa blessure, va alors faire tout son possible pour soutenir son ami au plus mal physiquement et moralement jusqu’au jour où Edouard a l’idée de monter une arnaque aux monuments aux morts qui va déclencher des rebondissements en cascade.

    « Au revoir là-haut » est un film de grande qualité grâce à son scénario - qui mêle comédie, tragédie et poésie - son esthétisme, sa lumière, ses décors, sa mise en scène, ses masques magnifiques, qui permettent à Edouard le défiguré d’exprimer ses sentiments, sa créativité et bien évidemment ses personnages, tous remarquablement interprétés, qui ne laissent pas indifférents qu’ils soient du côté des « gentils » ou des « méchants ».

    Mis à part quelques longueurs par-ci, par-là qui font parfois retomber l’émotion, « Au revoir là-haut » est un film magnifique aussi bien du point de vue du fond, d’une grande actualité malgré que l’action se passe il y a un siècle, que de celui de la forme très réussie.

    Inédit. 4 étoiles. « Au revoir là-haut ». RTS UN, lundi 9 mars, 21h00.

    IMG_0384.jpgMai 1940. 400 000 soldats anglais sont pris en tenaille entre la mer du Nord et l’armée allemande sur les plages de Dunkerque. Pour éviter un massacre à grande échelle et rapatrier les troupes de sa Majesté, il va falloir compter sur les troupes françaises pour qu’elles empêchent le plus longtemps possible la Wehrmacht d’avancer, sur la Royal Air Force pour combattre les avions de chasse allemands prêts à larguer leurs bombes et enfin sur la flotte militaire et…civile anglaise.

    Pour raconter cet épisode relativement peu connu de la seconde guerre mondiale, Christopher Nolan, le réalisateur, entre autres, de la trilogie Batman, d’Inception et d’Interstellar, a pris trois angles d’attaque avec des espace-temps différents qui se rejoindront à la fin du film : une semaine pour les événements qui se déroulent sur terre, un jour pour ceux qui ont lieu sur mer et une heure pour ceux qui ont comme décor le ciel.

    Ce choix de départ donne une très grande densité à l’action de la première seconde du film à sa quasi fin, cette dernière n’étant pas tout à fait à la hauteur du reste avec un côté héroïque qui s’accorde mal avec un film qui, justement, ne met pas particulièrement en avant un personnage plutôt qu’un autre. Il n’y a pas de temps mort dans « Dunkerque » et très peu de dialogues. Le film met en scène avec brio, et par moments émotion, ces soldats pris au piège sur terre et sur mer, le danger venant en premier lieu du ciel. A ce propos, les combats aériens sont à couper le souffle.

    « Dunkerque » est un blockbuster, mais avec toutefois l’ambition d’être également un film d’auteur. Ambition réussie grâce à une maîtrise technique époustouflante, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard, une narration originale et, pour couronner le tout, une très belle distribution. Impressionnant.

    4 étoiles. « Dunkerque ». France 2, dimanche 8 mars, 21h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • « Judy » : place à l'émotion (et 10 films à l'affiche)

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    IMG_0328.jpgQue celles et ceux qui s'attendent en allant voir « Judy » à un film qui retrace sa vie d'actrice-chanteuse célèbre, et le côté fantasmé qui va inévitablement avec, passent leur chemin, ils seront très certainement déçus.

    En effet, « Judy » est un biopic sur Judy Garland qui s'intéresse tout particulièrement à l'année 1968 et à la série de concerts qu'elle a donnés pendant cinq semaines à Londres dans un cabaret très à la mode de l'époque. Trente ans après être devenue une star planétaire grâce au « Magicien d'Oz », Judy Garland est dans une mauvaise passe. Elle n'a pas d'autre choix que de quitter les Etats-Unis pour Londres afin de subvenir aux besoins de ses enfants. Mais cette séparation à contrecœur, ses échecs sentimentaux, sa dépendance à l'alcool et aux médicaments ainsi que son enfance sacrifiée pour Hollywood sont autant d'obstacles à surmonter pour briller sur scène.

    A la lecture de ce synopsis, on aura compris que « Judy » n'est pas une comédie musicale, genre dans lequel la star excellait, mais un drame qui raconte sa chute. Ce côté dramatique n'empêche toutefois pas le rire et la musique d'être présents. A ce propos, les performances scéniques et vocales de Renée Zellweger, qui s'est entraînée pendant un an avec un coach vocal, sont remarquables, comme d'ailleurs l'ensemble de son jeu qui lui a permis de décrocher l'Oscar, largement mérité, de la meilleure actrice 2020.

    Littéralement habitée par son rôle, la comédienne permet de comprendre toute la complexité d'une vie de star jetée dans le bain d'Hollywood dès son enfance et les pressions qui font oublier qui vous êtes vraiment. Les flashbacks, minutieusement reconstitués, sur son adolescence sont à ce titre des plus éclairants et écœurants. Si « Judy » n'est pas un film parfait, il y a quelques scènes redondantes et quelques baisses de rythme, il a, outre son actrice principale, une grande qualité: il laisse la place à l'émotion avec, notamment, dix dernières minutes d'une folle intensité qui vous laissent sans voix au moment du générique de fin. (4 étoiles)

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  • Des défis majeurs pour les villes

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    3D9B6D92-3B19-43FE-9564-C12C39D4BCF2.jpegLes villes sont l’échelon institutionnel le plus proche des habitant·e·s. Paradoxalement, elles ont peu de compétences décisionnelles, en particulier à Genève. Leur force et leur légitimité se trouvent dans l’action de proximité pour renforcer la cohésion sociale et l'inclusion de toutes les composantes de la population. Cet équilibre se concrétise également par un aménagement urbain respectueux du cadre de vie des gens.

    Aux défis de justice sociale s'ajoutent ceux générés par les dérèglements climatiques.

    Ses effets néfastes ont un fort impact sur les populations urbaines ; davantage encore sur les personnes défavorisées sur le plan socioéconomique.

    Les villes doivent préserver et consolider leurs compétences, leurs ressources et leur capacité de mobilisation et d’innovation pour faire face à ces enjeux. A elles également d’interpeller fortement les échelons institutionnels supérieurs, ainsi que le secteur privé lorsque c’est pertinent.

    Les candidat·e·s au Conseil administratif socialistes et vert·e·s Sami Kanaan, Frédérique Perler, Christina Kitsos et Alfonso Gomez s’engagent pour une Ville qui réalise la transition écologique tout en renforçant la justice sociale, favorise la diversité ainsi que la lutte contre toutes les formes de discriminations, et développe une approche participative avec les habitant·e·s et la société civile. Pour concrétiser ces engagements, elles et ils entendent pratiquer une gestion collégiale, transparente, innovante et rigoureuse. 

    Elles et ils s’appuient sur une administration forte, engagée et motivée, dans un climat de confiance mutuelle. Enfin, les partenariats doivent être renforcés, tant avec les associations, les autres communes genevoises, et le Canton, que dans le cadre plus large de la région.

    Les programmes respectifs des Vert·e·s et des Socialistes sont très proches et complémentaires. Ils indiquent de manière détaillée l’action que nous voulons mener dans les différentes politiques publiques afin de relever les défis sociaux et écologiques auxquels est de toute urgence confrontée la Ville de Genève. Le 15 mars, aux élections municipales, votez la liste 1 !

    Programme commun complet des candidat·e·s au Conseil administratif socialistes et vert·e·s: 

    https://www.verts-ge.ch/images/stories/Verts_ville/Images/PSVert.e.s_Programme_Commun.pdf

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  •  « Baghdad in My Shadow » : l'ombre du passé (et 9 films à l'affiche)

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    67C39718-F747-43AA-BFB2-DA8520E55E7A.jpegRéalisé par le Zurichois d'origine irakienne Samir, « Baghdad in My Shadow » a été présenté pour la première fois au festival de Locarno l'année dernière. Le film raconte l'histoire de trois exilés irakiens à Londres et montre comment le passé politique, idéologique et culturel est attaché comme une ombre, d'où le titre du film, à leur vie. Samir touche à trois tabous fondamentaux de la société arabe: l'athéisme, la libération de la femme et l'homosexualité. Tous les personnages de « Baghdad in My Shadow » sont inspirés de personnes réelles.

    Au café Abu Nawas, à Londres, lieu de rendez-vous prisé par les Iraquiens en exil, se côtoient Amal, une architecte irakienne qui a dû fuir son ex-mari, le poète Taufiq, qui s'occupe de son neveu Nasser qui succombe chaque jour un peu plus à l'influence d'un prédicateur islamiste, et Muhanad qui a fui Baghdad pour échapper aux menaces dont il était l'objet en raison de son orientation sexuelle. Cette petite communauté se retrouve menacée quand l'ex-mari d'Amal arrive à Londres et que la radicalisation de Naseer devient inquiétante.

     « Baghdad in My Shadow » est un drame qui s'apparente à un thriller. On découvre au fur et à mesure que l'intrigue avance les différentes pièces du puzzle au cours de l'interrogatoire auquel est soumis Taufiq. Selon la police, il en sait en effet bien plus qu'il ne veut bien le dire sur le meurtre de l'attaché culturel irakien. Cette interrogatoire, qui est le fil rouge du film, est très régulièrement entrecoupé par des flashbacks. Si ces derniers contribuent indéniablement à entretenir le suspense, leur trop grand nombre se fait parfois au détriment de la fluidité du récit, au même titre d'ailleurs que le recours trop fréquent au ralenti, ce qui empêche l'émotion d'être vraiment au rendez-vous. Dommage, car les thèmes abordés, même si le trait paraît tout de même par moment un peu forcé, ne laissent évidemment pas indifférents. (2 étoiles)

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