- Page 2

  • Du grand au petit écran : « Manchester by the Sea », à ne pas manquer

    Imprimer

    IMG_0624.jpg

    « Manchester by the Sea » n'est certes pas un film drôle. Mais est-ce une raison, malgré la période difficile que nous traversons, pour diffuser cet excellent film au milieu de la nuit et risquer ainsi de le manquer malgré le replay? Poser la question, c'est y répondre!

    Lee Chandler est concierge à Boston. Il est taciturne, fuit la compagnie et provoque des bagarres dans les bars quand il a trop bu. Lorsque son frère décède subitement d’une crise cardiaque, il doit retourner à Manchester, une heure et demi de voiture de Boston, pour s’occuper des funérailles et apprendre que son frère l’a désigné comme tuteur de son neveu de 16 ans l’obligeant à se confronter à un passé tragique avec lequel il tente de vivre ou plutôt survivre.

    « Manchester by the Sea » est un film dramatique. On découvre au fur et à mesure, par petites touches grâce à des flashbacks qui s’imbriquent naturellement dans le film, l’histoire de cet homme qu’un événement a brisé. La mission que lui a confiée son frère sera-t-elle l’occasion d’un nouveau départ ou y a-t-il des drames dont on ne se remet pas parce qu’ils sont définitivement trop lourds à porter ?

    « Manchester by the Sea » est un film sans aucune fausse note, parfaitement écrit (Oscar 2017 du meilleur scénario), réalisé, monté et photographié. Malgré son sujet difficile, il ne tombe jamais dans le pathos, tout est fait en finesse à l’image du formidable jeu des acteurs, avec une mention spéciale pour Casey Affleck, époustouflant et bouleversant, qui a reçu l’Oscar 2017 du meilleur acteur pour ce rôle. Un film d’une grande humanité qui aurait mérité, redisons-le, d’être programmé à un horaire bien plus favorable !

    Inédit. 5 étoiles. « Manchester by the Sea ». RTS 1, nuit du jeudi 16 au vendredi 17 avril, 00h30.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

    Lien permanent Catégories : Télévision 0 commentaire
  • Du grand au petit écran : « 3 jours à Quiberon » fait revivre Romy Schneider

    Imprimer

    IMG_0623.jpgInspiré de la dernière interview que Romy Schneider a donné en allemand au magazine Stern quelques mois avant sa mort, « 3 jours à Quiberon » fait revivre la star grâce à l’incroyable performance et ressemblance de Marie Bäumer avec Romy Schneider. C’est troublant et fascinant. C’est indéniablement la grande réussite de ce film en noir et blanc, choix tout à fait pertinent puisque le film passe de l’ombre à la lumière, en privilégiant malheureusement trop souvent le côté sombre.

    C’est ainsi qu’au cours de ces trois jours, on découvre une femme qui traverse une crise existentielle et qui ne sait plus comment concilier sa vie privée, son rôle de mère et sa carrière. Elle en parle en toute liberté et sans filtre, dans des scènes souvent trop longues qui conduisent à l’ennui, à un journaliste et un photographe, le plus souvent sous l’emprise de l’alcool et une cigarette constamment allumée. Quand l’interview s’interrompt, l’actrice, bien éméchée, va dormir avec l’aide indispensable de somnifères pour faire taire ses démons intérieurs.

    C’est à tel point pathétique que le journaliste va finir par être mal à l’aise et le spectateur avec lui. Il y a heureusement quelques scènes radieuses et empreintes de bienveillance, particulièrement celles avec le photographe et l’amie de Romy venue lui rendre visite, qui évitent de tomber complètement dans la déprime après avoir vu le film à éviter.

    Inédit. 2 étoiles. « 3 jours à Quiberon ». ARTE, mercredi 15 avril, 20h55.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

    Lien permanent Catégories : Télévision 0 commentaire
  • En attendant les résultats du second tour

    Imprimer

    IMG_0462.JPGA cause de qui vous savez (oui, c'est devenu le personnage, bien qu'invisible, hélas incontournable de nos vies actuellement), il va falloir attendre jusqu'à mardi soir pour avoir le résultat des Exécutifs des 21 communes dont le sort n'était pas déjà joué au soir du premier tour. 48 heures de plus ou de moins, ça ne change au final pas grand-chose. Et c'est en tout cas toujours mieux que si ces élections avaient été repoussées aux calendes grecques, ce qui aurait posé encore plus de problèmes à nos instances politiques qui n'en mènent déjà pas large actuellement, spécialement du côté du législatif qui tarde à reprendre son rôle essentiel de contrôle de l'exécutif. Il n'est jamais bon, même, et surtout, en tant de crise de laisser les gouvernements agir à leur guise, même si leurs décisions paraissent faire sens.

    Mais pour en revenir au maintien de ce second tour malgré la polémique, on peut penser que les citoyennes et citoyens de ce canton ont soutenu la décision du Conseil d'Etat puisqu'ils et elles ont bravé les conditions particulières de ce scrutin en y participant de manière tout à fait correcte en comparaison avec d'autres élections municipales (ce qui ne veut bien évidemment pas dire que l'on doive se réjouir d'une participation aussi basse à chacune des élections municipales). Il ne reste donc plus qu'à attendre tranquillement mardi soir pour connaître les élu.e.s qui auront la tâche de diriger les 21 communes, à l'Exécutif pas encore renouvelé, ces cinq prochaines années.

    La patience n'est-elle pas la mère de toutes les vertus?

    Lien permanent Catégories : Air du temps 0 commentaire
  • Du grand au petit écran : « Au revoir là-haut »

    Imprimer

    IMG_0383.jpgAdapté à l’écran un roman de près de 600 pages qui a été récompensé par le Prix Goncourt en 2013, tout en gardant son esprit sans en faire pour autant un film fleuve, relevait du défi. Albert Dupontel, devant et derrière la caméra, l’a relevé avec brio en s’associant avec l’auteur du livre, Pierre Lemaitre.

    Edouard Péricourt et Albert Maillard se sont connus dans les tranchées de la première guerre mondiale sous le commandement de l’ignoble lieutenant Pradelle. Edouard, dessinateur de talent, est gravement blessé au visage lors d’une bataille peu avant l’armistice. Albert, à qui Edouard a sauvé la vie juste avant sa blessure, va alors faire tout son possible pour soutenir son ami au plus mal physiquement et moralement jusqu’au jour où Edouard a l’idée de monter une arnaque aux monuments aux morts qui va déclencher des rebondissements en cascade.

    « Au revoir là-haut » est un film de grande qualité grâce à son scénario - qui mêle comédie, tragédie et poésie - son esthétisme, sa lumière, ses décors, sa mise en scène, ses masques magnifiques, qui permettent à Edouard le défiguré d’exprimer ses sentiments, sa créativité et bien évidemment ses personnages, tous remarquablement interprétés, qui ne laissent pas indifférents qu’ils soient du côté des « gentils » ou des « méchants ».

    Mis à part quelques longueurs par-ci, par-là qui font parfois retomber l’émotion, « Au revoir là-haut » est un film magnifique aussi bien du point de vue du fond, d’une grande actualité malgré que l’action se passe il y a un siècle, que de celui de la forme, très réussie.

    4 étoiles. « Au revoir là-haut ». France 2, dimanche 5 avril, 21h00.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

    Lien permanent Catégories : Télévision 0 commentaire