Air du temps - Page 4

  • Votation du 9 février : interdire la haine homophobe (5/5)

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    Une personne homosexuelle ou bisexuelle qui est verbalement attaquée, insultée ou calomniée à titre individuel peut se défendre pénalement en se référant à l’article sur l’atteinte à l’honneur. Cependant, cet article ne s’applique pas dans des cas d’appels publics à la haine ou à la discrimination contre les lesbiennes, les gays et les bisexuel.le.s en tant que groupe. En effet, ces personnes ne sont, à ce jour, pas protégées juridiquement contre des attaques collectives, contrairement à d'autres groupes de personnes qui en seraient la cible en raison de leur religion, de leur race ou de leur ethnie, critères qui sont pris en compte dans l’article 261 bis du code pénal depuis 1995. Le 9 février, le peuple suisse est appelé à se prononcer sur l’extension de cette norme pénale à l’orientation sexuelle, mais malheureusement pas à l’identité de genre.

    Les appels publics à la haine et à la discrimination favorisent un climat propice aux actes homophobes tels que les crachats, les insultes, les déprédations et les agressions physiques, comme un couple d’hommes en a encore fait les frais très récemment à Zürich. Il est donc important de stopper les appels publics à la haine et à la discrimination en amont en apportant son soutien à l’objet soumis en votation populaire le 9 février. Voter OUI, ce n’est pas, contrairement à ce qu’affirment les référendaires de l’UDF et des jeunes UDC, réduire la liberté d’opinion, c’est interdire l’appel public à la haine homophobe.

    La haine n’est pas une opinion ! OUI le 9 février !

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  • Pour que la honte change de camp

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    Il m’aura fallu 14 ans pour rendre public cette lettre anonyme reçue quand j’étais encore enseignant. J’étais en plus sûr que je l’avais jetée ! Je l’ai retrouvée la semaine dernière en faisant de l’ordre dans mes classeurs. Le hasard fait bien les choses, paraît-il. Et force est de constater qu’ici, en pleine campagne sur l’extension de la norme pénale antiraciste aux actes homophobes, tel est bien le cas.

    Il m’aura fallu tout de même plus d’une semaine pour me décider à la publier. Et c’est finalement la campagne des opposants à cette extension, qui nient l’existence de l’homophobie, qui m’a convaincu. Je crois qu’au fond de moi je ressentais une certaine honte d’avoir reçu une telle lettre au même titre, et toutes proportions gardées, que des personnes qui sont victimes d’actes de violence (agressions physiques, violences conjugales, viols, insultes, …) et qui se demandent si finalement elles ne sont pas quand même un peu responsables de ce qui leur arrive.

    Et bien non, ce ne sont pas les victimes les coupables, mais bien les agresseurs ! Est-ce qu’un enseignant hétérosexuel aurait pu recevoir la même lettre où il aurait été écrit « M. X n’aime pas les garçons, il est très dur avec eux. Comme on sait qu’il aime les filles, cela ne doit pas avoir des conséquences sur son comportement avec les enfants » ? Poser la question, c’est y répondre! 

    Il faut absolument que la honte change de camp ! Et à ce titre, un OUI clair et net le 9 février participera à ce changement !

    P.S. J'ai déposé une main courante à l'époque, mais ce ne fut pas une évidence d'aller à la police. La peur d'être jugé. Encore.

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  • Votation du 9 février : au sujet de la liberté d’expression (4/5)

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    IMG_9249.PNGSi le peuple vote le 9 février en faveur de l’extension de la norme pénale antiraciste aux actes homophobes, les appels publics à la haine et à la discrimination à l’encontre des lesbiennes, gays et bisexuel.le.s seront punissables. Par contre, si une personne exprime ses idées homophobes dans son cercle d’ami.e.s ou lors d’une rencontre privée, elles ne tomberont pas sous le coup de la loi.

    Les appels publics à la haine et à la discrimination à l’encontre des lesbiennes, gays et bisexuel.le.s ne sont ni des opinions ni des valeurs à protéger. Ils nuisent aux personnes concernées, à leur entourage et divisent la société.

    Personne ne peut, en effet, sérieusement prétendre qu'il s'agisse d'une d'opinion constructive, lorsqu’il est écrit dans des tweets que les lesbiennes sont malades et devraient « être sautées par un vrai homme » afin de revenir à la raison. Ou lorsque sur les réseaux sociaux un appel est lancé afin de ne pas tolérer les bisexuel.le.s dans son cercle de connaissances, parce qu'ils/elles seraient des prédateurs et prédatrices sexuel.le.s et ne chercheraient qu’à briser des couples. Ou quand dans des émissions de radio ou des articles de presse, il est dit que les gays sont des pédophiles et devraient être enfermés.

    De tels discours tenus en public ne peuvent pas être simplement considérés comme des "paroles stupides". Stopper les atteintes à la dignité humaine, si nécessaire aussi par la voie légale, est une revendication juridique légitime des personnes concernées, mais aussi de la société elle-même. Il serait indigne d'une démocratie d'interpréter la liberté d'expression comme un laissez-passer pour s’attaquer en toute impunité à des personnes ou groupes de personnes.

    La haine n’est pas une opinion ! OUI le 9 février !

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  • Votation du 9 février : pas d’atteinte à la liberté de croyance (3/5)

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    IMG_9249.PNGLe référendum contre l’extension de la norme pénale antiraciste aux actes homophobes (article 261bis du Code pénal) a été lancé par l’Union Démocratique Fédérale (UDF). Selon sa propre description, ce petit parti s’engage pour un ordre du monde selon les principes bibliques, dans le respect de Dieu.

    L’UDF s’engage depuis des dizaines d’années contre les droits des lesbiennes, gays et bisexuel-le-s. Elle avait déjà lancé un référendum contre la loi sur le partenariat pour les personnes de même sexe et l’adoption de l’enfant du partenaire.

    La liberté de croyance ou de religion ne sera en aucun cas restreinte par l’adoption de l’objet soumis au vote populaire. Une discussion sur la signification de la Bible et ses versets controversés sera toujours possible. S’opposer au mariage, même s’il s’agit pourtant uniquement du mariage civil..., pour toutes et tous pourra se faire sans problème du moment que cette opposition est basée sur des arguments et non des jugements de valeur discriminatoires et incitant à la haine des personnes lesbiennes, gays et bisexuelles. 

    Faire cesser les atteintes à la dignité humaine, si nécessaire par des moyens juridiques, est un droit légitime des personnes concernées, mais aussi de l’État de droit. Cela répond également au commandement chrétien de l’amour du prochain.

    La haine n’est pas une opinion ! OUI le 9 février !

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  • Cointrin : du logement à tout prix ?

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    Faut-il modifier deux zones dans le secteur de Cointrin pour y implanter du logement ? Le peuple donnera sa réponse le 9 février. Deux visions s’affrontent sur ce dossier.

    Les partisans de cette modification mettent en avant le fait que, d’une part, Genève souffre d’une pénurie de logements depuis des décennies et, d’autre part, qu’il faut saisir cette occasion de construire la ville en ville. Cela permettrait de diminuer les nuisances environnementales importantes dues, en partie, au trafic individuel motorisé de la part de personnes qui ne peuvent se loger dans le canton. Les projets de déclassement situés à Cointrin vont parfaitement dans ce sens et il faut par conséquent les soutenir. On prendrait bien évidemment soin lors de l’aménagement de ces zones de les « verdir » le mieux possible.

    Pour les opposants, les deux zones concernées sont situées entre l’aéroport et l’autoroute, soit des endroits déjà très exposés à la pollution et au bruit. Ils devraient l’être encore plus à l’avenir avec l’augmentation non maîtrisée à ce jour du trafic aérien et automobile. Découlant de ce qui précède, le principe de précaution devrait s’appliquer à propos de la santé des locataires. Cointrin est en outre un poumon de verdure dans cette zone d’ores et déjà en fort développement avec la construction actuelle du quartier de l’Etang (1000 logements, 2500 emplois, 140’000 m2, dont des bureaux, pour les activités). Enfin, Genève n’a pas besoin de davantage de bureaux vides, puisque le canton compte à ce jour déjà plus de…300’000m2 de bureaux inoccupés.

    Au moment de mettre la croix dans la case Oui ou Non, demandez-vous si vous auriez envie d’habiter là-bas. Et la réponse sera probablement évidente…

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