Télévision - Page 5

  • Du grand au petit écran : « A Star is born »

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    IMG_0740.jpgPorté à l’écran pour la quatrième fois après 1937, 1954 et 1976, cette nouvelle adaptation de ce drame musical met en vedette la star américaine de la chanson Lady Gaga. Elle s’en sort à vrai dire plutôt bien et ses fans, mais pas seulement, ne seront pas déçus par sa performance.

    Jackson Maine (Bradley Cooper dont c’est également le premier film en tant que réalisateur) est un chanteur et musicien renommé aux addictions nombreuses. Il entend un soir par hasard dans un bar Ally, chanteuse reléguée à l’anonymat malgré son indéniable talent d’interprète-auteure-compositrice. Il tombe amoureux d’elle, et réciproquement, et va la propulser sur le devant de la scène en chantant en duo avec elle lors de ses concerts. Alors que le succès d’Ally est grandissant, Jackson a de son côté de plus en plus de peine à gérer ses démons intérieurs qui l’emmènent au bord du gouffre, malgré l’amour inconditionnel de celle qui est devenue sa femme.

    Le scénario n’est pas le point fort du film, tout particulièrement dans sa partie médiane où ça patine sec. Il suit le schéma hollywoodien bien connu de l’ascension d’une vedette qui a failli passer à côté de son formidable destin, mais qui grâce à la chance, son talent et sa pugnacité finit en haut de l’affiche. Mais, heureusement, la manière « d’habiller » cette trame sans grandes surprises est plutôt réussie, à commencer par l’aspect musical.

    C’est ainsi que toutes les performances musicales ont été enregistrées dans les conditions du direct. Toutes les séquences sur scène ont été filmées en adoptant le point de vue des interprètes et donc en évitant les plans larges des concerts depuis la foule, ce qui donne l’impression au spectateur d’être sur scène. Les chansons sont de qualité et les voix de Bradley Cooper et de Lady Gaga se marient fort bien donnant même par moment des frissons. Au final, un film pas dénué de défauts, mais qui se laisse toutefois regarder et écouter avec un certain plaisir.

    Inédit. 3 étoiles. « A Star is born ». RTS 1, lundi 4 mai, 20h25.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran: « Dans les forêts de Sibérie »

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    3A5D2C01-CA3D-428F-AAE8-74F18132B8C9.jpegUn film qui traite de la solitude sans pour autant que l’on s’y ennuie en le visionnant, c’est le pari réussi de « Dans les forêts de Sibérie ». Adapté librement du récit de Sylvain Tesson, qui raconte les quelques mois que l’aventurier a vécus en ermite dans une cabane isolée du reste du monde en Sibérie, le film suit logiquement la même trame.

    A une exception importante près : le personnage principal, interprété par le charismatique Raphaël Personnaz, va être secouru, alors qu’il est perdu dans le blizzard et que la mort est proche, par un Russe qui se cache pour échapper à la justice. De cette rencontre va naître une amitié, mais aussi une opposition entre celui qui a choisi librement de venir vivre dans cette contrée inhospitalière et celui qui l’a fait par obligation.

    « Dans les forêts de Sibérie » est donc un film qui questionne sur son rapport à soi-même et à l’autre, car si la solitude voulue donne un indéniable sentiment de liberté, en tout cas pour un temps, il n’en est pas de même quand elle est subie.

    Tourné sur les rives gelées du lac Baïkal qui donnent au film un décor à couper le souffle et des images de toute beauté, le tout accompagné d’une musique sublime, « Dans les forêts de Sibérie » réussit à captiver le spectateur du début à la fin. Il s’y passe toujours quelque chose que ce soit au niveau de l’action à proprement parler ou du chemin intérieur que parcourt le héros du film, parfois avec humour, pendant cette année passée en Sibérie. Magnifique dans tous les sens du terme.

    4 étoiles. « Dans les forêts de Sibérie »RTS DEUX, jeudi 30 avril, 20h55.

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  • Du grand au petit écran: « Epouse-moi mon pote »

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    33B955A9-133A-419A-BC04-EF4239478F96.jpegYassine, jeune étudiant marocain, fait la fierté de sa famille qui s’est cotisée pour qu’il puisse faire des études à Paris. Suite à un malheureux concours de circonstances, Yassine rate son examen et se retrouve dès lors sans statut légal. Pour remédier à cette situation, il se marie avec son meilleur ami Frédéric, pourtant déjà en couple avec sa copine. Soupçonné par un fonctionnaire d’avoir fait un mariage blanc, ils vont alors devoir s’inventer une vraie vie de couple homosexuel pour lui faire croire que leur histoire est vraie.

    Pas difficile d’imaginer à partir de ce synopsis que les quiproquos et les situations loufoques vont s’enchaîner avec de nombreux gags parfois très drôles. Ce n’est certes pas un humour subtil - mais on s’en doutait avant de voir le film - les clichés sont légions et l’histoire est cousue de fil blanc.

    Pour ce genre de comédie, plus les traits sont grossiers (à ne pas confondre avec la vulgarité dont le film est pratiquement dépourvu) et plus ça fonctionne. Alors oui, bien sûr, avec cet esprit, les gays - mais aussi les immigrés, les aveugles, les obèses, les riches émirs du Qatar, etc. - sont outrancièrement caricaturés, mais pas de quoi toutefois crier à l’homophobie. Et puis, un peu d’autodérision n’a jamais fait de mal à personne.

    Au final, « Epouse-moi mon pote » est un film qui tient ses promesses : stupide et drôle. Vous voilà prévenus.

    Inédit. 2 étoiles. « Épouse-moi mon pote ». RTS 1, lundi 27 avril, 20h20.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran: « Sans un bruit »

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    BC3880B1-EAD0-4FFF-AB88-755334F7AF39.jpegAmateurs et amatrices de thrillers fantastico-horrifiques, ne manquez pas « Sans un bruit » qui vous tiendra en haleine pratiquement du début à la fin.

    L’histoire tient en trois lignes: une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses créatures, qui ressemblent à des fourmis géantes aveugles, et qui ont déjà fait des ravages parmi les humains. Elles vous attaquent au moindre bruit. Et si elles vous entendent, il est déjà trop tard.
     
    À partir de ce synopsis, facile d’imaginer comment il va être compliqué pour ces parents et leurs trois enfants d’éviter tout bruit au risque d’être immédiatement tué, et encore plus spécialement quand la maman va bientôt accoucher. Réussiront-ils à s’en sortir et à trouver une solution pour se débarrasser de ces créatures maléfiques?
     
    Réponses après 90 minutes d’un suspense par moment insoutenable grâce à de nombreux rebondissements, certes parfois peu crédibles, mais là n’est pas vraiment l’important pour un film qui appartient à la catégorie « fantastique », des acteurs excellents (John Krasinski, rôle principal masculin, est également le réalisateur du film), une mise en scène parfaitement maîtrisée, une atmosphère « délicieusement » anxiogène. Bref, un film efficace, nerveux et spectaculaire. Une réussite dans le genre.
     
    Inédit. 4 étoiles. « Sans un bruit ». RTS 1, nuit du vendredi 24 au samedi 25 avril, 00h30.
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  • Du grand au petit écran : « Les Vieux fourneaux »

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    IMG_0640.jpgAdapté de la bande-dessinée française du même nom, le film met en scène trois septuagénaires, Pierrot, Mimile et Antoine, des amis d’enfance, qui vont se retrouver dans leur village natal suite au décès de l’épouse d’Antoine. Cet événement, sous l’œil interrogateur de la petite-fille d’Antoine, va faire remonter, petit à petit, à la surface des secrets que les trois vieux pensaient enfouis à tout jamais.

    « Les Vieux fourneaux » est avant tout une comédie, même si on y sourit plus qu’on y rit, à l’exception du début où les frasques de Pierrot sont plutôt drôles, quoiqu’un peu trop répétitives. Pierrot, c’est Pierre Richard, en pleine forme à 84 ans, bien plus convaincant que ses comparses Roland Giraud et surtout Eddy Mitchell qui semble peu concerné par son rôle. Après un départ sur les chapeaux de roue, le film perd ensuite le rythme en raison d’une intrigue qui prend trop de temps pour se mettre en place et l’ennui n’est pas loin.

    Heureusement, la seconde partie, qui se transforme en une sorte de road movie, est plus réussie. La tendresse laisse avantageusement la place à la pure comédie grâce, notamment, à la touchante performance d’Henri Guybet. La dernière partie du film privilégie carrément l’émotion avec une scène très réussie sous la forme d’un dessin animé qui dénoue l’intrigue. 

    Inédit. 2 étoiles. « Les Vieux fourneaux ». RTS 1, lundi 20 avril, 20h20.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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