Télévision - Page 5

  • Du grand au petit écran : « Dalida », « Jason Bourne », « Hippocrate »

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    IMG_1095.jpgLa première chose que l’on a envie d’écrire, c’est à quel point la performance de Sveva Alviti dans le rôle-titre est époustouflante. Elle ne joue pas Dalida, elle l’est. Une vraie résurrection. Le film privilégie la femme à la chanteuse, même si, bien évidemment, il y a des liens étroits entre les deux. C’est ainsi que le biopic démarre par le premier drame de sa vie d’adulte en 1967 avec le suicide de Luigi Tenco suivi de sa propre tentative de suicide deux mois plus tard.

    A partir de cet événement traumatisant, le film fait des incursions dans le passé pour mieux éclairer le présent. Un parti pris réussi qui permet également de mettre les chansons de Dalida au service de son histoire et non le contraire, comme cela aurait été le cas si le film avait eu pour ambition de retracer uniquement la remarquable carrière de Dalida. Il n’en a pas été de même dans sa vie privée où elle n’a pas trouvé la stabilité qu’elle aurait souhaitée. Cet aspect de la vie de Dalida est fort bien retracé et met en lumière les drames qui l’ont marquée à jamais jusqu’à la pousser à mettre fin à ses jours, tant la vie lui était insupportable.

    Si « Dalida » est parfois un peu pesant en raison des événements dramatiques qui ont émaillé la vie de la chanteuse, et sur deux heures ça fait beaucoup, il n’en demeure pas moins que le film est à l’image de son héroïne : flamboyant, touchant, émouvant, intelligent, divertissant, entraînant, réjouissant. On ajoutera enfin qu’il est également un régal pour l’œil, car il est soigné dans les moindres détails au niveau des décors et des costumes.

    4 étoiles. « Dalida ». RTS 2, dimanche 28 juin, 22h00.

    IMG_1096.jpgToujours traqué par la CIA, qui veut définitivement le faire taire pour éviter que ne soit révélé la manière dont cette dernière surveille tout le monde, et à la recherche d’explications sur son passé, Jason Bourne doit faire face à un méchant XXL qui n’hésite pas à tirer sur tout ce qui bouge pour arriver à ses fins.

    Collant de près à l’air du temps avec un scénario qui laisse une large place à la surveillance généralisée, ce quatrième volet de la saga Jason Bourne avec Matt Damon en met plein la vue aux amateurs de films d’action. Les poursuites sont haletantes, même si parfois un poil trop longues, et d’un niveau technique époustouflant. Filmées caméra à l’épaule, elles donnent le tournis, mais dans le bon sens du terme. Une suite donc sans grande surprise, mais qui ravira probablement la majorité des fans de Jason Bourne. Et ça ne devrait pas s’arrêter là, la fin laissant toute latitude à de nouvelles aventures.

     4 étoiles. « Jason Bourne ». RTS 1, lundi 29 juin, 22h20.

    IMG_1097.jpgComme son titre l’indique, il est question de médecine dans ce film et plus particulièrement du premier stage comme interne de Benjamin Barois (Vincent Lacoste convaincant à l’image de toute la distribution du film avec une mention spéciale pour Reda Kateb) dans le service de son père. Face à la dure réalité de la vie hospitalière, Benjamin va se trouver rapidement confronté à ses limites, à ses craintes, mais également à celles de ses patients, de leur famille et de ses collègues écrasés par de lourdes responsabilités que le manque de moyens ne fait qu’exacerber.

    On est loin d’« Urgences » (avec tout de même un petit clin d’œil au générique de la célèbre série médicale américaine), de « Grey’s anatomy » ou encore de « Docteur House », que le personnel regarde à la TV, dans « Hippocrate ». La réalité est décrite sans fioritures et c’est une véritable immersion dans le monde hospitalier auquel a le droit le spectateur pour le meilleur, le soulagement de la vieille dame dans sa douleur par exemple, et pour le pire, la couverture d’une erreur médicale due à un matériel défectueux, autre exemple. Certes, le film n’est pas parfait, tout particulièrement dans sa dernière partie où les rebondissements s’enchainent de manière cette fois peu réalistes, mais cela ne doit pas gâcher l’envie de le voir.

    3 étoiles. « Hippocrate ». FRANCE 4, mercredi 1er juillet, 21h00.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : « Confident royal »

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    IMG_0987.jpgUne fois de plus, la réalité dépasse la fiction et fournit au cinéma une histoire qu'il n'aurait pas osé imaginer. En 1887, la Reine Victoria, en fin de règne, fait la connaissance d’un serviteur indien, Abdul Karim. Ce dernier, venu du « sous-continent » colonisé par les Britanniques pour remettre de manière folklorique un présent à la souveraine à l’occasion de son jubilé d’or pour ses 50 ans de règne, va rapidement côtoyer de très près la reine tombée sous son charme pour le plus grand désespoir de la Maison royale. 

    Sous ces airs plutôt légers, les situations comiques sont nombreuses, « Confident royal » aborde pourtant des thèmes qui sont toujours d’actualité sur les différences sociales, religieuses ou d’origine. Voir la monarque, au caractère bien trempé, adopter une attitude empreinte de compréhension et de tolérance face à Abdul le musulman est souvent jubilatoire. Il faut dire que contrairement à la Cour qui fait preuve d’hypocrisie à son égard, Abdul est la fraîcheur incarnée et prend la reine comme elle est et cherche avant tout à partager avec elle. 

    Ce duo, qui a construit une complicité hautement improbable dans la réalité, la reproduit à l’écran grâce au talent reconnu de Judi Dench, une fois encore remarquable, mais aussi à celui d’Ali Sazal qui rend crédible le fait que la reine Victoria soit tombée sous son charme. Les décors sont à la hauteur et les personnages qui les entourent, bien qu’un peu caricaturaux, plutôt convaincants dans leur couardise face à la reine quand il s’agit de tenter de lui faire comprendre que la présence d’Abdul est incongrue.

    Si l’on peut reprocher au film d’être un peu répétitif sur la longueur et de laisser sur sa faim le spectateur sur la suite de la vie d’Abdul après cet épisode « victorien », il convient de souligner que « Confident royal » allie divertissement et réflexion avec subtilité. Et c’est déjà beaucoup.

    Inédit. 4 étoiles. « Confident royal ». RTS 1, lundi 15 juin, 20h45.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : « Pentagon Papers »

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    IMG_0941.jpgLe film a tout pour plaire : un réalisateur chevronné, Steven Spielberg, deux acteurs principaux prestigieux, Meryl Streep et Tom Hanks, et un sujet passionnant, la liberté d’expression. Dans le contexte américain actuel, avec un Donald Trump qui ne se gêne pas d’attaquer les médias, le rapprochement avec les événements qui se sont déroulés en 1971 est vite fait. Et Steven Spielberg ne s’en cache pas.

    « Pentagon Papers », nom du document de 7000 pages émanant du département de la défense détaillant l’implication politique et militaire américaine dans la guerre du Vietnam, raconte l’histoire de Katharine Graham, directrice du Washington Post, et de son rédacteur en chef Ben Bradlee qui vont se retrouver confronter au gré des circonstances à un dilemme monumental : publier ou non des extraits dans le journal de ce document au risque de tout perdre, y compris leur liberté.

    Résumé de cette manière, on imagine que « Pentagon Papers » fera la part belle au drame avec une énorme tension et un suspense par moment insoutenable. Tel est bien le cas, mais hélas seulement dans la deuxième moitié du film. Avant d’y parvenir, il aura fallu affronter une mise en place du contexte qui à vouloir être trop démonstrative et didactique (que de paroles !) en devient laborieuse et franchement ennuyeuse.

    Mais heureusement, le film décolle quand il entre dans le vif du sujet et devient franchement intéressant. On se met alors à apprécier la mise en scène, la reconstitution minutieuse d’une rédaction du début des années 70 et le côté résolument féministe du film incarné par une Meryl Streep, comme toujours excellente. Au final, et malgré cette seconde partie plutôt réussie, le bilan est globalement décevant pour un film dont on attendait beaucoup plus sur le…papier.

    Inédit. 2 étoiles. « Pentagon Papers ». RTS 1, lundi 8 juin, 20h40.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran: « La La Land »

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    74FC8804-5560-4442-8960-7DB6F3444A54.jpeg6 Oscars 2017, mais pas celui de meilleur film, un battage médiatique énorme, des critiques pour la plupart élogieuses et pourtant « La La Land » n’est pas le chef d'œuvre annoncé. Cet hommage aux comédies musicales des années cinquante est esthétiquement une réussite: la photographie, les costumes et les décors nous font replonger dans l'âge d'or des comédies musicales avec un côté moderne puisque l'action se passe de nos jours. La musique, les chansons et les danses sont plutôt entraînantes. Ryan Gosling et Emma Stone sont craquants et très investis dans leur rôle de pianiste de jazz et de comédienne à la poursuite de leur rêve.

    Mais « La La land » est à l'image de la vie de ses deux héros: il y a des hauts et des bas. Un début sur les chapeaux de roue, puis ça patine dans le mélo avant de reprendre son envol pour se terminer avec une fin qui tire en longueur et qui n’assume pas le conte de fées jusqu'au bout. « La La Land » ne manque donc pas de qualités, sans pour autant susciter un fol enthousiasme. Il y manque indéniablement ce qui fait la marque des tout grands films: de l'émotion.

    3 étoiles. « La La Land ». RTS 2, jeudi 4 juin, 20h55.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : « Primaire »

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    IMG_0873.jpgFlorence est passionnée par son métier et gère le mieux qu’elle peut son rôle d’enseignante et de mère divorcée d’un enfant qui est dans sa propre classe, ce qui n’est d’ailleurs pas sans poser certains problèmes. Cet équilibre sera rompu quand Sacha, un élève en difficulté en raison de sa situation familiale, fera son apparition dans la vie de Florence remettant en question ce en quoi elle croit.

    Sara Forestier est très convaincante dans le rôle de cette enseignante attachée non seulement à transmettre des connaissances, mais également à mettre en place les conditions pour que chacun trouve sa place au sein de la classe. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si une élève autiste occupe un rôle en vue dans le film.

    Il y a certes quelques facilités scénaristiques, mais le film est dans l’ensemble crédible et rend hommage à cette profession difficile d’enseignant. On suit donc avec plaisir - on rit souvent grâce à des situations comiques et à des dialogues qui font mouche - et parfois émotion cette classe de CM2 (élèves de 10-11 ans) jouée par des enfants confondants de naturel, la palme revenant à l’acteur qui joue le fils de Florence, absolument épatant.

    3 étoiles. « Primaire ». RTS 2, jeudi 28 mai, 20h55.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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