Grand Conseil

  • Soutenir les personnes en situation de précarité

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    Mon intervention concernant le projet de loi permettant de soutenir les organismes privés à but non lucratif œuvrant en faveur des personnes en situation de précarité en lien avec la crise sanitaire de la COVID-19 (PL 12836).

    DB40BDB9-8CB4-4E5D-A4E1-33D8A7B958B8.pngMesdames les députées, Messieurs les députés,

    La semaine dernière, le Grand Conseil a voté des dizaines de millions pour venir en aide à l’économie. Mais sa majorité de droite a refusé de venir en aide aux personnes en situation de travail précarisée par la crise COVID. Elle a renvoyé en commission des affaires sociales le projet de loi du parti socialiste avec comme objectif de revenir aujourd’hui avec une proposition permettant de réunir une majorité des deux tiers pour faire voter la clause d’urgence. La commission des affaires sociales a relevé ce défi, mais avec un nouveau projet de loi, initié par le PDC, et qui, mis à part le MCG, a réussi à faire l’unanimité.

    Alors, certes, les Verts auraient préféré voter le projet de loi initial qui prévoit de venir en aide directement aux personnes en fonction des revenus qu’elles ont perdus. Mais, et c’est bien connu, qui veut le plus, veut le moins.

    Pour les Verts, il est en effet essentiel qu’une aide urgente puisse être apportée, notamment, aux étudiants qui ont perdu leur petit job, aux personnes qui travaillent dans la restauration, l’économie domestique ou encore la culture et qui en raison de la crise sanitaire risquent ni plus ni moins que de se retrouver à la rue. Et peu importe que ces personnes qui résident dans notre canton aient un statut légal ou non.

    Mesdames et Messieurs les députés, cette crise sanitaire s’apparente pour des habitants de notre canton à une véritable catastrophe. Est-ce que, par exemple, en cas de tremblement de terre, les sauveteurs choisiraient de ne sauver que les personnes qui ont un statut légal ? Bien évidemment que non !

    Il est donc de notre devoir après, je le répète, avoir voté des dizaines de millions pour soutenir l’économie genevoise, de venir en aide aux travailleuses et travailleurs précarisé.e.s.

    Cette subvention de 12 millions permettra à des organismes privés à but non lucratif actifs auprès des personnes précarisées habitant le canton de Genève et connus de nos autorités de longue date, parmi lesquels Caritas, la Croix-Rouge genevoise, Aspasie, le Centre de contact suisse immigrés, F-Information, SOS-Femmes ou encore le Centre social protestant, de participer principalement aux paiements des loyers, des primes d’assurance et des frais médicaux de ces personnes précarisées.

    Certes, et heureusement, ces associations n’ont pas attendu ce projet de loi pour venir en aide à ces personnes, mais leurs fonds, alimentés principalement par des privés jusqu’ici, sont épuisés, comme nous l’ont confirmé la Croix-Rouge genevoise et le Centre social protestant lors de leur audition.

    Pour toutes ces raisons, les Verts voteront ce projet de loi, certes pas parfait, mais qui est le fruit, il convient de le relever, d’une volonté d’une large majorité de notre Grand Conseil de trouver une solution, car il est urgent d’en trouver une. Et à ce titre, ils comptent sur le Conseil d’Etat pour aller vite dans la rédaction du règlement d’application.

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  • La cohésion sociale, une priorité

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    Mon intervention dans la cadre du vote du budget 2021 sur la politique concernant la Cohésion sociale.


    59E7C378-081B-461D-9550-BD72F3DF947E.pngMesdames les députées, Messieurs les députés,

    Dans la période de crise que nous traversons, la cohésion sociale est essentielle pour ne pas laisser sur le bord de la route les plus précarisés de notre société.

    A ce titre, la volonté du Conseil d’Etat de poursuivre en 2021 sa lutte contre la précarité est à saluer, quand bien même elle apparaît comme une évidence compte tenu de la crise sanitaire que nous traversons. Cette dernière a mis et continue de mettre en lumière une réalité qui n’est pas nouvelle, mais qui était plus ou moins cachée avant la crise COVID.

    Droits au logement, à l’alimentation, à la santé et à la formation, pour ne parler que de ceux qui sont concernés à différents titres par le département de la Cohésion sociale, sont des droits fondamentaux.

    Pour ne pas y toucher, et compte tenu de la situation économiques et sociale difficile dans laquelle notre canton se trouve, personne ne sera étonné, notamment, de l’augmentation conséquente de la subvention à l’Hospice générale, plus de 38 millions, aux bourses et prêts d’études, près de 17 millions, ou encore des subsides d’assurances maladie à hauteur de pratiquement 35 millions. Des sommes, certes, impressionnantes, mais qui sont indispensables pour lutter contre l’exclusion.

    Mais le budget de la Cohésion sociale, c’est aussi des sommes moins spectaculaires, mais tout aussi importantes à des associations qui par leur action contribuent à venir en aide et à soutenir des personnes en difficulté.

    C’est ainsi que les Verts saluent la pérennisation de la subvention au Refuge Genève, lieu d’accueil pour les jeunes gays, lesbiennes, bisexuel.le.s et transgenres qui en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre sont en difficulté à l’école, dans la société ou au sein de leur famille, certains de ces jeunes se retrouvant même parfois mis carrément à la rue par leurs parents.

    Compte tenu de ce qui précède, les Verts refuseront bien évidemment l’amendement de l’UDC visant à diviser par deux la subvention au Refuge Genève, mais aussi ceux adoptant le même principe pour Camarada, l’Université populaire albanaise, Maison Kultura, la Coordination genevoise Ecoute contre le racisme et le Centre de contact suisse-immigrés.

    Justifier la diminution de la subvention à des associations qui ont, notamment, pour but de venir en aide à des personnes victimes de racisme, d’homophobie, de transphobie et de xénophobie, sous prétexte qu’elles sont également soutenues par la Ville Genève, ne trompera bien évidemment personne sur les véritables intentions de l’UDC.

    En conclusion, les Verts voteront bien évidemment cette politique publique.

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  • Droit fondamental au logement et à l'alimentation

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    GC 26 novembre 2020.pngAu cours de sa session de cette semaine, le Grand Conseil s'est prononcé sur de nombreux textes en lien avec la crise sanitaire. Il s'est notamment penché sur l'aide sociale relative au logement et à l'alimentation. C'est dans ce cadre que je suis intervenu, au nom de la députation verte, pour rappeler que le droit au logement et à l'alimentation était fondamental.

    Vous trouverez ci-dessous mes deux interventions, la première en lien avec le projet de loi 12821 du Conseil d'Etat qui accorde un crédit de 1,4 millions pour les personnes sans-abri et la deuxième à propos de la motion 2701 qui demande au Conseil d'Etat de revenir rapidement devant le Grand Conseil afin de lui proposer un nouveau crédit pour l'aide alimentaire.

    PL 12821 - permettant de lutter contre le sans-abrisme en période hivernale (ge.ch)

    Mesdames les députées, Messieurs les députés,

    Le droit au logement, comme celui à l’alimentation dont nous parlerons tout à l’heure, est un droit fondamental. Le projet de loi 12821 du Conseil d’Etat va dans ce bon sens.

    En proposant de loger 155 personnes actuellement sans abri dans des chambres d'hôtel durant cinq mois, ce projet de loi permet de trouver une solution pour l'hiver 2020-2021 pour les personnes sans-abri dans un contexte économique très défavorable.

    Ce projet de loi est également un soutien à la Ville de Genève qui porte très largement cette problématique sur ses épaules depuis de nombreuses années. La Ville de Genève l’a même carrément porté à bout de bras quand la crise sanitaire liée au coronavirus a éclaté au printemps 2020 en reprenant intégralement à son compte le pilotage du dispositif d'hébergement d'urgence des personnes sans-abri.

    Ce soutien du canton est donc le très bienvenu en attendant, espérons-le, dans un futur proche, une meilleure répartition du financement des structures d’hébergement. A ce titre, le million de francs obtenu par la Ville de Genève fin octobre 2020 par l'intermédiaire du Fonds intercommunal d'investissements est encourageant.

    La crise sanitaire que nous vivons depuis le printemps a eu, notamment, pour conséquence une augmentation sans précédent du nombre de personnes sans-abri à Genève. Il est donc urgent d’agir maintenant, au moment où les grands froids nocturnes ont fait leur apparition, en votant ce crédit de 1,4 million de francs qui a également comme vertu de venir en aide à une partie du secteur hôtelier genevois, lequel est très durement touché par la crise.

    Il est également important d’accompagner ces personnes confrontées à une grande précarité et vulnérabilité. A ce titre, les Verts expriment leur satisfaction sur le fait que le projet prévoit un accompagnement socio-éducatif quotidien, financé par une fondation privée, pour assurer un indispensable suivi individuel et ainsi garantir que l'accueil hôtelier se passe au mieux.

    En conclusion, les Verts soutiendront bien évidemment ce projet de loi issu d’un partenariat entre le canton de Genève, le Collectif d’associations pour l’urgence sociale, dont l’action est reconnue de longue date, une fondation privée et les hôteliers, dans l’intérêt des personnes sans-abri.

    M 2701 - pour la création d’un crédit unique pour une aide à l’alimentation (ge.ch)

    Mesdames les députées, Messieurs les députés,

    Le 4 juin dernier, notre Grand Conseil a voté une subvention de 5 millions à la Fondation Partage destinée à assurer le droit à l’alimentation. Six mois plus tard, cette subvention est presque totalement dépensée, ce qui n’est pas surprenant compte tenu de la violence de la première vague COVID qui a frappé durement les plus vulnérables de notre société. Et qui continue de les frapper.

    En effet, les conséquences de cette première vague étaient toujours et encore bien présentes quand la deuxième vague a fait son apparition et avec elle une aggravation de la situation non seulement pour les personnes déjà fortement touchées au printemps - qui a oublié les files d’attente aux Vernets pour obtenir un cabas d’une valeur de 20 francs ? - mais également pour celles qui avaient pu surnager. Le droit à l’alimentation, comme celui au logement, est un droit fondamental.

    La motion de Mme Bidaux, qui demande au Conseil d’Etat de revenir devant notre Grand Conseil avec un crédit permettant de poursuivre l’aide à l’alimentation accordée au mois de juin, est donc frappée au coin du bon sens. Concernant un sujet qui relève des besoins vitaux de l’être humain, les collectivités publiques ont la responsabilité, et surtout le devoir, de ne laisser personne sur le bord de la route.

    Ceci dit, il ne faut pas oublier que la précarité dans laquelle se trouve une partie de la population genevoise n’est pas nouvelle. Elle était simplement plus ou moins cachée avant la crise COVID. Cette crise a entraîné un élan de solidarité bienvenu, mais qui ne doit en aucun cas absoudre les collectivités publiques de leur devoir de venir en aide aux plus précarisés de notre société, également hors des périodes de crise.

    Les Verts soutiendront par conséquent avec conviction ce texte et comptent sur le Conseil d’Etat pour qu’il revienne très rapidement devant notre parlement avec un projet de loi qu’ils ne manqueront pas de soutenir.

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