Bonn(y)dée - Page 2

  • Du grand au petit écran : un parfum de scandale

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    Scandale.jpgLe film s’inspire de l’histoire vraie de deux femmes vedettes, une ancienne co-animatrice et une correspondante, de la chaîne de télévision américaine Fox News très favorable aux Républicains. Après avoir été congédiée en 2016, la première a attaqué en justice Roger Ailes, le fondateur de Fox News, pour harcèlement sexuel. Son témoignage va être à l’origine du scandale que raconte le film et qui se déroule en juillet 2016 pendant les primaires républicaines. Réalisé comme un vrai faux reportage à l’intérieur de Fox News, cette approche, certes extrêmement dynamique et qui restitue l’effervescence d’une chaine d’infos en continue, donne toutefois le tournis dans la première partie du film. Il faut s’accrocher pour ne pas perdre le fil. 

    Mais une fois cette première étape passée, « Scandale » laisse alors toute la place à ses trois excellentes actrices principales et la tension monte inexorablement au fur et à mesure que le voile se découvre sur les agissements à vomir de Roger Ailes. C’est efficace, percutant et moqueur envers le fondateur de Fox News et son entourage qui ne comprennent pas ce qui leur arrivent. Toutefois, le film manque d’émotion, à l’image de ce monde télévisuel où tous les coups sont permis pour se faire une place au soleil.

    Inédit. 3 étoiles. « Scandale ». RTS 1, samedi 27 novembre, 22h40.

    A star is born.jpgJackson Maine est un chanteur et musicien renommé aux addictions nombreuses. Il entend un soir par hasard dans un bar Ally, chanteuse reléguée à l’anonymat malgré son indéniable talent d’interprète-auteure-compositrice. Il tombe amoureux d’elle, et réciproquement, et va la propulser sur le devant de la scène en chantant en duo avec elle lors de ses concerts. Alors que le succès d’Ally est grandissant, Jackson a de son côté de plus en plus de peine à gérer ses démons intérieurs qui l’emmènent au bord du gouffre, malgré l’amour inconditionnel de celle qui est devenue sa femme.

    Le scénario n’est pas le point fort du film, tout particulièrement dans sa partie médiane où ça patine sec. Il suit le schéma hollywoodien bien connu de l’ascension d’une vedette qui a failli passer à côté de son formidable destin, mais qui grâce à la chance, son talent et sa pugnacité finit en haut de l’affiche. Mais, heureusement, la manière « d’habiller » cette trame sans grandes surprises est plutôt réussie, à commencer par l’aspect musical. Les chansons sont de qualité et les voix de Bradley Cooper et de Lady Gaga se marient fort bien donnant même par moment des frissons. Au final, un film pas dénué de défauts, mais qui se laisse toutefois regarder et écouter avec un certain plaisir.

    3 étoiles. « A star is born ». TF1, dimanche 21 novembre, 21h05.

    Je voudrais que qqn m'attende quelque part.jpgAdapté d’un recueil comprenant douze nouvelles écrites par Anna Gavalda, « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » raconte l’histoire d’une famille dont le pilier est Jean-Pierre. C’est l’aîné qui a pris le rôle de chef de famille après la mort de son père. Il est entouré par sa mère de 70 ans, ses deux sœurs, Juliette enceinte de son premier enfant à 40 ans et la petite dernière, photographe rebelle, et enfin de son frère Mathieu, 30 ans et qui n’ose pas séduire la femme dont il est amoureux. Ce petit monde va être très secoué après que Jean-Pierre ait décidé de sortir de son rôle.  

    Film choral par excellence, plusieurs histoires se croisent et se rejoignent, « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » répond en partie aux attentes : c’est très bien joué, avec une mention toute particulière à Jean-Paul Rouve et Benjamin Lavernhe excellents, il y a de belles scènes et un rebondissement au milieu du film qui évite de tomber dans l’ennui qui caractérise assez souvent ce genre de long-métrage, spécialité française. Il manque toutefois au film ce petit supplément d’âme qui aurait pu le rendre plus bouleversant, comme si les scénaristes n’avaient pas osé aller jusqu’au bout de leur sujet. Dommage.

    2 étoiles. « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part ». France 2, dimanche 21 novembre, 21h05.

    Jusqu'à la garde.jpgDès la première scène, qui dure une dizaine de minutes et magistralement filmée en gros plan, la tension est palpable : Miriam et Antoine Besson font face à la juge qui doit décider si elle accèdera à la demande de garde partagée du père pour leur fils Julien âgé de 11 ans alors que Miriam l’accuse d’être violent. Obligé finalement par la juge à voir son père un week-end sur deux, Julien va tout faire pour empêcher son père de s’approcher de sa mère quitte à essuyer les foudres de ce dernier.

    Drame qui prend au fur et à mesure que l’intrigue avance des allures de thriller, « Jusqu’à la garde » prend petit à petit à la gorge et la serre de plus en plus jusqu’à un final qui, logiquement, laisse sans voix et sans souffle. Un film coup de poing, sur une réalité endurée hélas par de trop nombreuses familles, qui doit beaucoup à sa mise en scène qui met constamment le spectateur sous tension et à ses trois interprètes principaux – Léa Drucker, Denis Ménochet et le jeune Thomas Gioria – bouleversants de vérité. A ne pas manquer.

    5 étoiles. « Jusqu’à la garde ». France 2, mercredi 24 novembre, 21h10.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran: 6 films dont 2 inédits

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    Je voudrais que qqn m'attende quelque part.jpgAdapté d’un recueil comprenant douze nouvelles écrites par Anna Gavalda, « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » raconte l’histoire d’une famille dont le pilier est Jean-Pierre. C’est l’aîné qui a pris le rôle de chef de famille après la mort de son père. Il est entouré par sa mère de 70 ans, ses deux sœurs, Juliette enceinte de son premier enfant à 40 ans et la petite dernière, photographe rebelle, et enfin de son frère Mathieu, 30 ans et qui n’ose pas séduire la femme dont il est amoureux. Ce petit monde va être très secoué après que Jean-Pierre ait décidé de sortir de son rôle.  

    Film choral par excellence, plusieurs histoires se croisent et se rejoignent, « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » répond en partie aux attentes : c’est très bien joué, avec une mention toute particulière à Jean-Paul Rouve et Benjamin Lavernhe excellents, il y a de belles scènes et un rebondissement au milieu du film qui évite de tomber dans l’ennui qui caractérise assez souvent ce genre de long-métrage, spécialité française. Il manque toutefois au film ce petit supplément d’âme qui aurait pu le rendre plus bouleversant, comme si les scénaristes n’avaient pas osé aller jusqu’au bout de leur sujet. Dommage.

    Inédit. 2 étoiles. « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part ». RTS 1, lundi 15 novembre, 20h45.

    IMG_5193.jpgSuite à un braquage qui a mal tourné, les épouses des malfrats, devenues veuves, vont devoir bien malgré elles s’unir pour rembourser la dette que leurs défunts maris ont laissée derrière eux. Question de vie ou de mort, mais aussi de prendre leur destin en main. 

    Le film démarre sur les chapeaux de roue. Puis, le rythme baisse afin de pouvoir mettre en place l’intrigue générée par cette ouverture en fanfare. On découvre alors qui sont ces veuves, Chicago et ses quartiers très différents et inégalitaires les uns des autres, les magouilles politiques, la rivalité entre gangs. Cette mise en place, qui vire à la satire sur une ville corrompue, n’est pas inintéressante, mais prend un peu trop son temps.

    Heureusement, à l’approche du cambriolage, les événements s’accélèrent. Il y a des rebondissements et de l’action. On regrettera toutefois que le braquage soit un peu trop vite expédié et les « méchants » éliminés d’une manière pas toujours très crédible. Assez significatif finalement d’un film qui court trop de lièvres à la fois sans être toutefois désagréable.

    Inédit. 3 étoiles. « Les Veuves ». RTS 1, samedi 20 novembre, 21h05.

    A couteaux tirés.jpgAuteur de polars riche et célèbre, Harlan Thrombey est retrouvé mort dans sa magnifique propriété juste après avoir fêté ses 85 ans avec toute sa famille dont la plupart des membres avait un mobile pour le tuer, sans oublier l’infirmière personnelle de Harlan Thrombey à l’attitude étrange. Engagé par un commanditaire anonyme, le détective Benoit Blanc va alors mener son enquête qui va se révéler pleine de surprises.

    « Cluedo » sur grand écran, « A couteaux tirés » vaut tout particulièrement le détour pour ses personnages plus pittoresques les uns que les autres, les comédiens sont très crédibles dans des rôles à la limite de la caricature sans toutefois tomber dans le ridicule, et pour son scénario à la fois ludique et plein de rebondissements. On s’amuse à suivre l’enquête du détective Benoit Blanc tout en essayant de déjouer les fausses pistes vers lesquelles le scénario tente de nous emmener jusqu’à l’ultime coup de couteau jubilatoire. Une réussite dans le genre.

    4 étoiles. « A couteaux tirés ». France 2, dimanche 14 novembre, 21h10.

    IMG_5195.jpgEnième rediffusion du succès populaire du cinéma français de l’année 2014 avec plus de 12 millions d’entrées qui manie avec bonheur, c’était pourtant casse-gueule, les pires clichés sur les Noirs, les Juifs, les Arabes, les Asiatiques et les Français petits bourgeois. Les acteurs, avec à leur tête un Christian Clavier qui n’en fait pour une fois pas des tonnes et une Chantal Lauby délicieusement dépressive, sont excellents. On y rit de bon cœur.

    A noter que l'énorme succès du film a donné lieu à une suite en 2019 ("Qu'est qu'on a encore fait au Bon Dieu?") qui a elle aussi trouvé son public. Par conséquent, il y aura un troisième opus qui sortira sur les écrans en février 2022 intitulé "Qu'est-ce qu'on a tous fait au Bon Dieu?". Amen.

    4 étoiles. « Qu’est qu’on a fait au Bon Dieu ? ». TF1, dimanche 14 novembre, 21h05.

    Call me by your name.jpgEté 1983, Lombardie. Elio, 17 ans, passe ses vacances dans une magnifique villa en compagnie de ses parents dont il est proche. Son père est un éminent professeur spécialiste de la culture gréco-romaine et sa mère traductrice. Il a grandi dans un milieu ouvert aux autres et a reçu une excellente éducation. Au cours de cet été, il va s’éveiller au désir de l’autre. Ce sera tout d’abord avec son amie Marzia, puis de manière de plus en plus irrésistible avec le séduisant Oliver, étudiant américain venu travailler auprès de son père. 

    Luca Guadagnino, le réalisateur, fait de cette histoire simple, adaptée du roman éponyme d’André Aciman paru en 2007, un film lumineux, dans tous les sens du terme. La bande originale de « Call me by your name » est également un délice pour les oreilles. Quant à l’interprétation, elle est irréprochable, avec une mention toute particulière pour le jeune Timothée Chalamet d’une justesse incroyable jusqu’au dernier plan d’une folle intensité émotionnelle. En résumé, « Call me by your name » est beau, bouleversant, délicat, émouvant, érotique, fin, humain, intense, juste, romantique, sensible, sensuel, solaire, subtile et plus encore.

    5 étoiles. « Call me by your name ». RTS 2, mardi 16 novembre, 23h05.

    IMG_5194.jpgMichel Racine, Président de cour d’assises proche de la retraite, est redouté et très peu aimable avec son entourage. Il va toutefois se montrer sous un autre jour lorsque le hasard remet sur son chemin au cours d’un procès l’anesthésiste dont il était tombé amoureux six ans auparavant. Michel Racine va saisir cette seconde chance qui s’offre à lui en tentant de séduire la lumineuse Ditte, ce qui ne sera pas sans effet sur le déroulement d’un procès où il est question d’un infanticide.

    Fabrice Luchini incarne avec justesse cet homme dont on ne connaît pas grand-chose, si ce n’est qu’il vient de se séparer de sa femme, et qui va se révéler bien plus humain qu’il ne l’a jamais été. « Humain » est d’ailleurs le terme qui pourrait le mieux définir ce film qui fait également la part belle aux seconds rôles tous excellents. « L’Hermine », référence au col d’hermine de la robe que porte Michel Racine, est un film sur le fil du rasoir où toutes les fins sont envisageables jusqu’à la dernière seconde, ce qui n’est pas pour déplaire. 

    4 étoiles. « L’Hermine ». France 3, jeudi 18 novembre, 21h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Prévenir les infections sexuellement transmissibles

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    Mon intervention du 12 octobre au Grand Conseil genevois pour un programme cantonal ambitieux de lutte contre le VIH et les infections sexuellement transmissibles et pour une politique fédérale cohérente en matière de lutte contre les infections sexuellement transmissibles.

    2F6FC3D7-309B-438B-9871-0BEB88A76B7C.jpegMesdames les députées, Messieurs les députés,

    La commission de la santé a lié la M 2585 et la R 893 (1) du fait que les deux objets traitent de la même problématique. Compte tenu des deux ans qui ont passé entre le dépôt de ces textes et leur traitement en commission, ils ont été actualisés par leurs auteurs qui ont proposé, pour ce faire, des amendements. Ils n’ont pas trouvé d’opposition. Je ne peux que m’en réjouir en tant que rapporteur, la commission de la santé ayant ainsi montré son intérêt à poursuivre sans attendre, notamment, la lutte contre le sida qui, très exactement 40 ans après son apparition, n’est toujours pas terminée malgré, et heureusement, les avancées qui ont été faites dans les traitements. 

    Aujourd’hui, il est possible de prévenir l’infection au VIH grâce à la prophylaxie pré-exposition, appelée PrEP, et ainsi tendre vers l’objectif de zéro infection dans notre canton. Pour y parvenir, il est indispensable de faciliter le dépistage, également pour les autres infections transmissibles qui sont continuellement en augmentation ces dernières années, et de le rendre le moins onéreux possible, voire gratuit en tout cas pour les populations à hautes prévalences et en situation de vulnérabilité économique.

    A ce titre, je reprends les propos de la professeure Calmy, qui se trouvent dans le rapport, et qui a précisé lors de son audition qu’une mesure-clé pour éviter les infections au VIH serait d’offrir l’accès à la PrEP aux jeunes de moins de 25 ans qui font partie des populations citées plus haut.

    Il est également indispensable, en complément aux mesures énoncées précédemment, d’inscrire dans le catalogue des prestations prises en charge par l’assurance-maladie de base les méthodes de prévention des infections sexuellement transmissibles, comme le demande la résolution adressée à l’Assemblée fédérale.

    Compte tenu de ce qui précède, je ne peux que vous inviter en tant que rapporteur à emboîter le pas à la commission de la santé en votant la M 2585 et la R 893.

    P.S. Les deux textes ont été acceptés à l'unanimité moins quelques abstentions.

    (1) Mon rapport, qui contient les deux textes et les débats de la commission, peut être consulté ici: https://ge.ch/grandconseil/data/texte/M02585A.pdf

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  • Critique de 8 films à l'affiche en quelques lignes

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    5 Illusions perdues.jpg5 étoiles. "Illusions perdues." Balzac aurait sans doute fort apprécié l’adaptation très réussie de son roman d’une étonnante actualité alors qu’il a été écrit entre 1837 et 1843. Distribution de haut vol, reconstitution somptueuse, mise en scène brillante, excellente bande son et rythme soutenu pratiquement du début à la fin font d’Illusions perdues un des meilleurs films français de 2021. 

    5 Un triomphe.jpg5 étoiles. "Un triomphe". Un film qui porte bien son titre ! Inspiré d’une histoire vraie, l’histoire de ce comédien en mal de scène qui va faire monter sur les planches une troupe de prisonniers est intelligente, touchante sans être démagogique et super bien jouée. A voir ! (Séance uniquement le samedi 13 novembre à 18 heures au Cinélux).

     

    4 La Fracture.jpg4 étoiles. "La fracture". On rit franchement au début, puis on rit jaune et enfin on ne rit plus du tout, la fracture sociale étant bien plus grave que la fracture physique qui conduit un des personnages aux urgences un jour de manifestation des gilets jaunes. Si l’on peut regretter l’accumulation de situations invraisemblables, qui a toutefois comme conséquence positive que la tension ne retombe jamais, on saluera le grand humanisme d’un film qui fait la part belle aux émotions et à ses actrices et acteurs excellents.

    4 Mourir peut attendre.jpg4 étoiles. "Mourir peut attendre". Si dans ce vingt-cinquième épisode les standards d’un James Bond sont respectés, il est néanmoins plus intimiste, plus noir aussi, dans la lignée de « Skyfall ». L’action est au service du film, bien dosée et plutôt réaliste. On n’oubliera pas de mentionner des pointes d’humour « so british » qui font mouche et bien sûr la musique toujours très attendue dans un James Bond.  Quant à la fin, elle offre une sortie réussie à Daniel Craig qui incarne pour la dernière fois 007. Un opus de très bonne facture. 

    3 Julie en 12 chapitres.jpg3 étoiles. "Julie en 12 chapitres". Le portrait de cette jeune femme trentenaire à la recherche d’elle-même est tour à tour drôle, émouvant, tendre, déchirant, satirique, féroce ou encore mélancolique. Si les 12 chapitres sont de qualité inégale, l’ensemble tient parfaitement la route notamment grâce à l’actrice principale, Renate Reinsve, qui a obtenu le prix d’interprétation féminine au dernier Festival de Cannes.

     

    3 Tout nous sourit.jpg3 étoiles. "Tout nous sourit". Ça commence comme une pièce de boulevard forcément pas très subtile, mais plutôt drôle (« ciel mon mari !», « ciel ma femme !», « ciel mes parents !», « ciel mes enfants !»). Et puis, le film glisse gentiment vers une chronique familiale douce-amère plutôt réussie grâce à de bons dialogues et une excellente distribution. (Séances uniquement samedi 13 et dimanche 14 novembre à 13h10 à Balexert).

     

    2 Eiffel.jpg2 étoiles. "Eiffel". L’affiche est un excellent résumé du film : l’histoire d’amour est au centre de l’histoire reléguant la Tour Eiffel au second plan. Et c’est bien dommage, car les quelques trop rares scènes consacrées à sa construction sont spectaculaires grâce à des effets spéciaux bluffants. Quant à la romance, elle flirte le plus souvent avec la mièvrerie et le kitsch, ce dernier atteignant des sommets lors d’une étreinte au premier étage de la Tour Eiffel au coucher de soleil. Décevant.

    2 Tout s'est bien passé.jpg2 étoiles. "Tout s'est bien passé". Le jeu d’André Dussollier et de Sophie Marceau est digne d’éloges. On n’en dira toutefois pas autant du film qui, en mélangeant drame et comédie, manque d’émotions. Plutôt paradoxal pour un long-métrage qui traite du sujet délicat de l’aide au suicide. 

     

     

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran: 7 films dont 3 inédits

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    2E4C8776-6381-4417-A8F6-1568211CD7A1.jpegAuteur de polars riche et célèbre, Harlan Thrombey est retrouvé mort dans sa magnifique propriété juste après avoir fêté ses 85 ans avec toute sa famille dont la plupart des membres avait un mobile pour le tuer, sans oublier l’infirmière personnelle de Harlan Thrombey à l’attitude étrange. Engagé par un commanditaire anonyme, le détective Benoit Blanc va alors mener son enquête qui va se révéler pleine de surprises.

    « Cluedo » sur grand écran, « A couteaux tirés » vaut tout particulièrement le détour pour ses personnages plus pittoresques les uns que les autres, les comédiens sont très crédibles dans des rôles à la limite de la caricature sans toutefois tomber dans le ridicule, et pour son scénario à la fois ludique et plein de rebondissements. On s’amuse à suivre l’enquête du détective Benoit Blanc tout en essayant de déjouer les fausses pistes vers lesquelles le scénario tente de nous emmener jusqu’à l’ultime coup de couteau jubilatoire. Une réussite dans le genre.

    Inédit. 4 étoiles. « A couteaux tirés ». RTS 1, lundi 8 novembre, 20h50.

    77962522-F1F8-421A-8BBE-3E7727FDFC4A.jpegBasé sur une histoire vraie, « Tu ne tueras point » raconte l'histoire de Desmond Doss, un jeune homme qui veut absolument s'engager dans l'armée américaine pour servir son pays au cours de la seconde guerre mondiale tout en refusant de porter une arme, sa foi le lui interdisant.

    « Tu ne tueras point » est un film qui ne laisse pas indifférent, et ce bien au-delà de la dureté des scènes de bataille qui montrent bien l'horreur de la guerre. Il questionne sur la foi qui peut renverser les montagnes, sur la violence intériorisée et ce que l'on peut en faire, sur le besoin de s'engager malgré sa différence, sur l'absurdité de la guerre. Le film de Mel Gibson, 6 nominations aux Oscars 2017, n'est pas parfait. On peut lui reprocher quelques longueurs, un brin de manichéisme et d'appuyer un peu trop sur la foi de Desmond.

    Mais ces défauts sont largement compensés par des images à couper le souffle, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard, un montage brillant, des acteurs excellents, à commencer par Andrew Garfield qui donne toute sa crédibilité à ce soldat venu d'ailleurs, un suspense par moment insoutenable et des émotions tout au long du film qui finissent par vous clouer sur votre siège au moment du générique de fin.

    4 étoiles. « Tu ne tueras point ». France 3, lundi 8 novembre, 21h05.

    4C97EE67-80E2-4D61-B6B1-476DE29CAF42.jpegDiana est la fille de la reine des Amazones et vit sur une île paradisiaque à l’abri des regards. Elle est entraînée durement pendant sa jeunesse afin de devenir une guerrière imbattable au cas où les Amazones seraient attaquées, ce que craint sa mère qui lui a caché ses véritables origines. Mais avant de régler ses comptes avec le passé, Diana va affronter le monde réel et utiliser ses super pouvoirs au service de la paix.

    « Wonder Woman » commence gentiment dans une ambiance kitsch assumée pour souligner le côté mythologique des origines des Amazones, puis prend tout son sens au fur et à mesure que l’histoire avance rendant d’autant plus jubilatoire l’arrivée totalement décalée de Diana dans le Londres très masculin de 1918. Femme libérée et en tenue légère, Diana se trouve plongée dans un monde qui est son exact opposé, ce qui donne lieu à des scènes fort drôles tout en permettant à l’intrigue d’avancer d’un bon pas. On ne s’ennuie en effet pas une seconde durant les deux heures et vingt minutes que dure le film, les rebondissements étant nombreux et parfois inattendus. Le seul reproche que l’on peut faire est que la confrontation finale pourrait durer facilement cinq minutes de moins. 

    Pour le reste, les effets spéciaux sont à la hauteur de ce que l’on peut attendre d’un film de super héroïne, les scènes d’action sont captivantes et s’intègrent fort bien avec des scènes plus intimes sans mièvrerie, les personnages secondaires sont très sympathiques ou très inquiétants et enfin Gal Gadot est une Wonder Woman très crédible et à la plastique irréprochable, comme il se doit pour le personnage. « Wonder Woman » est donc un très bon divertissement.

    4 étoiles. « Wonder Woman ».  TMC, lundi 8 novembre, 21h15.

    D48B363B-C1B9-4143-B295-6E3545884F5A.jpegWaël vit en dans la banlieue parisienne et survit grâce à des arnaques qu’il réalise avec Monique, une femme d’un certain âge qui le considère visiblement comme son fils. Un jour, une arnaque se retourne contre eux, ce qui va les conduire à devenir bénévoles, Monique comme secrétaire et Waël comme éducateur, dans un centre pour ados exclus du système scolaire. 

    Pas besoin d’être grand clerc pour deviner ce qu’il adviendra de la suite de l’histoire entrecoupée par des flashbacks qui s’intègrent plutôt bien dans la narration. Ils permettent petit à petit de découvrir ce qui unit aussi fortement Waël et Monique. Si le scénario ne brille donc pas par son originalité, il faut toutefois reconnaître au film une grande qualité : on passe un « chouette » moment. Les personnages sont attachants, il y a de l’humour, du rythme et de l’émotion. 

    Et puis le film peut compter sur d’excellents acteurs, à commencer par la bande d’ados très convaincante, un Kheiron touchant et puis une Catherine Deneuve qui n’en finit par de surprendre dans un rôle jubilatoire de vieille dame indigne, quoique. Au final, « Mauvaises herbes » a un côté maladroit et parfois facile, mais qui est largement compensé par sa bienveillance et son optimisme, en un mot son humanisme. Un film qui fait du bien.

    Inédit. 3 étoiles. « Mauvaises herbes ». M6, mardi 9 novembre, 21h05.

    2A619B99-0C38-437C-93C9-BEAEEF0C000B.jpegRoy McBride est astronaute. Il est recruté pour une mission très spéciale : se rendre aux limites du système solaire à la recherche de son père disparu depuis des décennies et pour résoudre par la même occasion un mystère qui menace la survie de la Terre et qui pourrait bien avoir un lien avec la disparition du paternel.

    Sous couvert d’un film d’aventure spatiale, le film ne manque d’ailleurs pas de rebondissements qui tiennent le spectateur en haleine malgré quelques petites baisses de régime, « Ad Astra » retrace avant tout la relation entre un fils et un père absent depuis si longtemps. Cette quête intérieure est superbement filmée, la qualité des images est incroyable, et la bande-son n’est pas en reste. Quant à Brad Pitt il est au sommet de son art.

    Tout en retenu, souvent en « voix off », l’astronaute McBride nous fait partager sa douleur rentrée et ses émotions, malgré le scaphandre qu’il porte la plupart du temps, jusqu’à une fin dont la symbolique saute certes aux yeux, mais qui est magnifique. Un film de haut vol, du cinéma de première classe.

    5 étoiles. « Ad Astra ». France 2, mardi 9 novembre, 23h45.

    38636886-5F86-4542-B1E2-AC5A92D96F37.jpegAssigné à résidence et brouillé avec Hope van Dyne (la Guêpe) et son père le Dr Hank Pym après les événements survenus dans « Captain America – Civil War », Scott Lang va se voir offrir une chance de réhabilitation, puisqu’il est apparemment la clé qui permettrait de faire revenir sur Terre la mère de Hope, et donc l’épouse du Dr Pym, qui erre dans un autre univers depuis plus de trente ans. Pour tenter d’y parvenir, il va devoir, entre autres, affronter, une créature fantomatique qui pour sauver sa peau, si l’on ose dire, va semer la zizanie dans le laboratoire du Dr Pym. Et pour atteindre l’objectif final, il va bien évidemment devoir compter sur sa capacité à se faire tout petit, mais aussi, nouveauté, tout grand, sur la Guêpe et sur sa bande de copains déjantée.

    On reprend donc peu ou prou les mêmes éléments que dans le premier épisode, on les secoue un peu plus fort, histoire de compenser l’effet de surprise qui a disparu, on y ajoute, pour la première fois dans le monde Marvel, une super-héroïne et le tour est joué. Il y a par conséquent dans cette suite une surenchère d’effets spéciaux, d’actions et d’humour. Il faut bien reconnaître que c’est de très bonne facture, qu’on ne s’ennuie pratiquement pas malgré un scénario qui a une tendance certaine à tourner en rond et que c’est un plaisir de retrouver cet excellent casting. Mais toutes ces qualités ne sauraient cacher ce manque d’âme et d’émotion qui faisait indiscutablement le charme d’un premier épisode bien plus humain. 

    3 étoiles. « Ant-Man et la Guêpe ». TMC, jeudi 11 novembre, 21h15.

    E7FEC23D-C28A-4786-9200-38440B9D88B1.jpegLe film retrace le destin d'Henri Charrière en s'inspirant de son autobiographie qui est un assemblage d'événements qui se sont déroulés durant sa vie carcérale entre 1931 et 1944. Le livre avait déjà fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 1973 avec Steve McQueen et Dustin Hoffman.

    Envoyé au bagne de Cayenne en Guyane pour un crime qu'il n'a pas commis, Henri Charrière, voleur des bas-fonds de Paris, va faire la connaissance du faussaire Louis Dega qu'il s'engage à protéger dans ce milieu fort hostile de la prison à condition qu'il l'aide à s'évader. "Papillon", surnommé ainsi en raison du tatouage de cet insecte sur sa poitrine, et Louis vont tenter l'impossible pour essayer d'y parvenir.

    Avant d'être un film sur la dure réalité du milieu carcéral, "Papillon" raconte une belle histoire d'amitié entre deux hommes, pourtant fort différents, qui vont unir leur destin, le plus souvent pour le pire. Bien que sans grande surprise au niveau de la mise en scène et avec quelques longueurs, "Papillon" est un film qui se laisse voir grâce à l'aventure humaine, bien que romancée, hors normes qu'il raconte avec une certaine émotion.

    Inédit. 3 étoiles. « Papillon ». RTS 2,  samedi 13 novembre, 21h10.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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