Bonn(y)dée - Page 2

  • Du grand au petit écran : une comédie musicale, un polar à ne pas manquer et James

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    3.jpgSur l’île paradisiaque de Kalokari, Sophie, la fille de Donna (Meryl Streep) et aux trois pères, va ouvrir un hôtel, mais elle rencontre quelques soucis. Son entourage lui conseille alors de s’inspirer de l’exemple de sa mère pour affronter les obstacles. A partir de cette trame on ne peut plus mince, les flashbacks vont se succéder et faire découvrir au spectateur comment Donna a rencontré une trentaine d’années auparavant les futurs trois pères de Sophie.

    Rien donc de très passionnant à cette histoire déjà connue dans le premier épisode, mais les éléments qui ont fait le succès de « Mamma Mia ! » sont repris le plus souvent avec bonheur, à commencer par les chansons d’Abba, dont certaines inconnues qu’on découvre avec plaisir, et les chorégraphies qui vont avec. Les décors kitsch « carton-pâte », le ciel bleu et la mer transparente sont toujours du plus bel effet. On retrouve la même distribution qu’il y a dix ans à laquelle on a ajouté de jeunes acteurs, avec une mention particulière pour Lily James (Donna jeune). L’humour, le plus souvent du second degré, est bien présent.

    Et enfin, il y a même parfois de l’émotion, tout particulièrement lors de la seule (!) apparition de Meryl Streep. En deux minutes, elle montre à quel point elle est une géniale actrice et combien un rôle si court est une grande déception qui ne saurait être compensée par la présence de Cher qui tombe comme un cheveu sur la soupe, comme celle d’Andy Garcia, d’ailleurs. Au final, cette suite de « Mamma Mia ! » remplit son contrat. Sans plus.

    Inédit. 3 étoiles. « Mamma Mia : Here We Go Again ». RTS 1, lundi 14 décembre, 20h45.

    2.jpgAsger est un policier visiblement mal dans sa peau. Il a été déplacé au centre d’appels des urgences (le 112) de la police danoise où il répond de mauvaise grâce aux téléphones qu’il reçoit jusqu’au moment où il est mis en communication avec une femme qui dit être victime d’un enlèvement. Son instinct de policier va alors reprendre le dessus et le conduire à mener l’enquête avec comme seules armes la représentation qu’il se fait de la situation et son téléphone.

    S’inspirant d’un véritable appel reçu au 112 par une femme kidnappée, le réalisateur Gustav Möller « a compris que chaque personne écoutant cet enregistrement verrait des images différentes. Au cinéma, on peut créer tout un univers à l’intérieur d’une seule pièce. Avec « The Guilty », j’espère avoir réalisé un thriller haletant qui offre à chaque spectateur une expérience qui lui est propre. »

    Objectif parfaitement atteint, le spectateur se faisant ses propres images tout au long du film, puisque la caméra ne quitte pas une seule seconde le centre d’appels. A l’instar du policier Asger, le spectateur écoute très attentivement les sons et les voix pour imaginer non seulement les lieux où l’action se déroule à l’extérieur ou encore le visage des différents personnages, mais surtout pour essayer de comprendre ce qui se cache derrière cet enlèvement. 

    On ne s’ennuie pas une seule seconde grâce à une mise en scène efficace et à de nombreux rebondissements vocaux qui permettent de découvrir petit à petit la personnalité complexe des deux personnages principaux de l’intrigue et conduisent à une fin à grand suspense et pleine d’émotions. Epatant.

    Inédit. 5 étoiles. « The Guilty ». Arte, mercredi 16 décembre, 20h55.

    1.jpg« Skyfall », le précédent James Bond, avait fixé la barre tellement haute que les attentes pour ce vingt-quatrième épisode de la saga étaient fortes. Sans doute trop. « 007 Spectre » ne restera en effet pas dans les annales de la série.
    Après un début tonitruant très réussi à Mexico lors de la fête des Morts où James Bond fait étalage de tout son talent, notamment en pilotant un hélicoptère en perdition au-dessus d’une foule impressionnante, le soufflé retombe très vite après le générique.

    L’enquête du plus célèbre agent secret de sa Majesté pour découvrir qui se cache derrière l’organisation criminelle Spectre, déjà apparue dans sept épisodes précédents, n’est pas vraiment passionnante. Entre les différentes scènes d’actions attendues et peu originales (poursuite en voiture, poursuite avion-voiture, bataille dans un train) qui font voyager le spectateur à Mexico, à Rome, dans les Alpes autrichiennes, à Tanger et à Londres, l’histoire tire en longueur et l’ennui n’est jamais très loin. 

    Daniel Craig fait le job, sans plus, Monica Bellucci fait une apparition, Léa Seydoux ne paraît pas très concernée, et le méchant (Christoph Waltz) ne fait pas peur. Certes, la dernière demi-heure est palpitante, mais c’est un peu mince pour le James Bond le plus cher de l’Histoire (300 à 350 millions de dollars !).

    2 étoiles. « 007 Spectre ».  France 2, dimanche 13 décembre, 23h00.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Bientôt la fin d’une si longue attente

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    IMG_2373.jpgLe vote sur le mariage civil pour toutes et tous est à bout touchant et avec lui la fin programmée du partenariat enregistré, cette union réservée uniquement aux personnes homosexuelles qui ne respecte pas l’égalité des droits et crée des citoyennes et des citoyens de seconde zone, ce qui n’est pas admissible dans une démocratie. 

    Le 9 décembre, le Conseil national devrait voter le projet retenu par le Conseil des Etats le 1er décembre, puisque sa commission des affaires juridiques s’y est ralliée lors de sa séance du 3 décembre, acceptant ainsi la divergence entre le projet voté par le Conseil national en juin et celui voté par le Conseil des Etats. 

    La divergence concerne la reconnaissance de l’enfant par la mère sociale qui ne sera possible que si l’enfant est conçu via une banque de sperme suisse officielle, garantissant ainsi le droit à l’enfant de connaître ses origines. Pour toutes les autres formes d’insémination (privées ou à l’étranger), la mère sociale devra adopter son enfant, condition qui n’existait pas dans le projet voté par le Conseil national. Ce dernier suivra très certainement sa commission des affaires juridiques. Il se ralliera donc à la proposition du Conseil des Etats, car il ne prendra pas le risque de tout faire capoter après 7 longues années de travaux parlementaires. 

    En effet, le vote positif de la traditionnellement (très) conservatrice Chambre des cantons, malgré cette divergence et sans devoir passer par un changement constitutionnel (résultat du vote 22 contre 20…), relève presque du miracle. Il ne restera dès lors plus qu’à procéder aux votes finaux des deux Chambres qui aura lieu à la fin de la session, soit le vendredi 18 décembre.

    Et le mariage civil pour toutes et tous sera enfin une réalité dans notre pays ! 

    Il faudra toutefois très certainement encore patienter avant que les premiers mariages soient célébrés, car l’UDF a déjà annoncé le lancement d’un référendum. Si les 50 000 signatures sont récoltées, la question sera alors soumise au peuple suisse probablement au cours de l’automne 2021 avec de très fortes chances qu’il dise OUI, ce qui est bien naturel quand on parle de mariage ! 

    Les derniers sondages ont montré que l’évolution des mentalités dans toute la population ces dix dernières années en Suisse, la « nouvelle génération » dans sa grande majorité ne comprend même pas que le mariage civil pour toutes et tous soit encore un sujet de discussion en 2020, ne fait guère de doute sur l’issue du vote. Il faudra donc attendre très vraisemblablement 2022 avant que le mariage civil pour toutes et tous soit possible. Mais après une si longue attente, ça paraît presque demain !

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  • Soutenir les personnes en situation de précarité

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    Mon intervention concernant le projet de loi permettant de soutenir les organismes privés à but non lucratif œuvrant en faveur des personnes en situation de précarité en lien avec la crise sanitaire de la COVID-19 (PL 12836).

    DB40BDB9-8CB4-4E5D-A4E1-33D8A7B958B8.pngMesdames les députées, Messieurs les députés,

    La semaine dernière, le Grand Conseil a voté des dizaines de millions pour venir en aide à l’économie. Mais sa majorité de droite a refusé de venir en aide aux personnes en situation de travail précarisée par la crise COVID. Elle a renvoyé en commission des affaires sociales le projet de loi du parti socialiste avec comme objectif de revenir aujourd’hui avec une proposition permettant de réunir une majorité des deux tiers pour faire voter la clause d’urgence. La commission des affaires sociales a relevé ce défi, mais avec un nouveau projet de loi, initié par le PDC, et qui, mis à part le MCG, a réussi à faire l’unanimité.

    Alors, certes, les Verts auraient préféré voter le projet de loi initial qui prévoit de venir en aide directement aux personnes en fonction des revenus qu’elles ont perdus. Mais, et c’est bien connu, qui veut le plus, veut le moins.

    Pour les Verts, il est en effet essentiel qu’une aide urgente puisse être apportée, notamment, aux étudiants qui ont perdu leur petit job, aux personnes qui travaillent dans la restauration, l’économie domestique ou encore la culture et qui en raison de la crise sanitaire risquent ni plus ni moins que de se retrouver à la rue. Et peu importe que ces personnes qui résident dans notre canton aient un statut légal ou non.

    Mesdames et Messieurs les députés, cette crise sanitaire s’apparente pour des habitants de notre canton à une véritable catastrophe. Est-ce que, par exemple, en cas de tremblement de terre, les sauveteurs choisiraient de ne sauver que les personnes qui ont un statut légal ? Bien évidemment que non !

    Il est donc de notre devoir après, je le répète, avoir voté des dizaines de millions pour soutenir l’économie genevoise, de venir en aide aux travailleuses et travailleurs précarisé.e.s.

    Cette subvention de 12 millions permettra à des organismes privés à but non lucratif actifs auprès des personnes précarisées habitant le canton de Genève et connus de nos autorités de longue date, parmi lesquels Caritas, la Croix-Rouge genevoise, Aspasie, le Centre de contact suisse immigrés, F-Information, SOS-Femmes ou encore le Centre social protestant, de participer principalement aux paiements des loyers, des primes d’assurance et des frais médicaux de ces personnes précarisées.

    Certes, et heureusement, ces associations n’ont pas attendu ce projet de loi pour venir en aide à ces personnes, mais leurs fonds, alimentés principalement par des privés jusqu’ici, sont épuisés, comme nous l’ont confirmé la Croix-Rouge genevoise et le Centre social protestant lors de leur audition.

    Pour toutes ces raisons, les Verts voteront ce projet de loi, certes pas parfait, mais qui est le fruit, il convient de le relever, d’une volonté d’une large majorité de notre Grand Conseil de trouver une solution, car il est urgent d’en trouver une. Et à ce titre, ils comptent sur le Conseil d’Etat pour aller vite dans la rédaction du règlement d’application.

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  • La cohésion sociale, une priorité

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    Mon intervention dans la cadre du vote du budget 2021 sur la politique concernant la Cohésion sociale.


    59E7C378-081B-461D-9550-BD72F3DF947E.pngMesdames les députées, Messieurs les députés,

    Dans la période de crise que nous traversons, la cohésion sociale est essentielle pour ne pas laisser sur le bord de la route les plus précarisés de notre société.

    A ce titre, la volonté du Conseil d’Etat de poursuivre en 2021 sa lutte contre la précarité est à saluer, quand bien même elle apparaît comme une évidence compte tenu de la crise sanitaire que nous traversons. Cette dernière a mis et continue de mettre en lumière une réalité qui n’est pas nouvelle, mais qui était plus ou moins cachée avant la crise COVID.

    Droits au logement, à l’alimentation, à la santé et à la formation, pour ne parler que de ceux qui sont concernés à différents titres par le département de la Cohésion sociale, sont des droits fondamentaux.

    Pour ne pas y toucher, et compte tenu de la situation économiques et sociale difficile dans laquelle notre canton se trouve, personne ne sera étonné, notamment, de l’augmentation conséquente de la subvention à l’Hospice générale, plus de 38 millions, aux bourses et prêts d’études, près de 17 millions, ou encore des subsides d’assurances maladie à hauteur de pratiquement 35 millions. Des sommes, certes, impressionnantes, mais qui sont indispensables pour lutter contre l’exclusion.

    Mais le budget de la Cohésion sociale, c’est aussi des sommes moins spectaculaires, mais tout aussi importantes à des associations qui par leur action contribuent à venir en aide et à soutenir des personnes en difficulté.

    C’est ainsi que les Verts saluent la pérennisation de la subvention au Refuge Genève, lieu d’accueil pour les jeunes gays, lesbiennes, bisexuel.le.s et transgenres qui en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre sont en difficulté à l’école, dans la société ou au sein de leur famille, certains de ces jeunes se retrouvant même parfois mis carrément à la rue par leurs parents.

    Compte tenu de ce qui précède, les Verts refuseront bien évidemment l’amendement de l’UDC visant à diviser par deux la subvention au Refuge Genève, mais aussi ceux adoptant le même principe pour Camarada, l’Université populaire albanaise, Maison Kultura, la Coordination genevoise Ecoute contre le racisme et le Centre de contact suisse-immigrés.

    Justifier la diminution de la subvention à des associations qui ont, notamment, pour but de venir en aide à des personnes victimes de racisme, d’homophobie, de transphobie et de xénophobie, sous prétexte qu’elles sont également soutenues par la Ville Genève, ne trompera bien évidemment personne sur les véritables intentions de l’UDC.

    En conclusion, les Verts voteront bien évidemment cette politique publique.

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  • Du grand au petit écran : une tragi-comédie familiale, un chef d’œuvre et de l’action

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    3.jpgComédie tragi-comique, « Photo de famille » raconte entre deux enterrements comment une famille éclatée va essayer de recoller les morceaux malgré les fissures, voire les fossés, qui existent entre ses membres.

    « A partir d’un élément déclencheur – la grand-mère qui veut aller mourir dans son village – chaque personnage va enclencher chez lui et chez les autres un processus qui va leur permettre à tous de se réparer » déclare Cecilia Rouaud, réalisatrice et scénariste du film. Et l’on peut deviner sans trop de peine que cela ne se fera pas sans des rires et des larmes et des hauts et des bas qui se ressentent dans le film qui manque par moment cruellement de rythme. C’est en grande partie dû à un nombre invraisemblable de saynètes qui casse trop souvent un élan qu’on aimerait poursuivre, car il y a des magnifiques scènes, drôles, tendres ou encore émouvantes, dans « Photo de famille ».

    Un sentiment d’inabouti donc, voire de frustration, car à force de ne pas choisir entre comédie et drame, le film perd le spectateur en route. Dommage. Avec une distribution aussi talentueuse (Vanessa Paradis, Camille Cottin, Pierre Deladonchamps, Jean-Pierre Bacri, Chatal Lauby), il y avait mieux à faire.

    Inédit. 2 étoiles. « Photo de famille ». RTS 1, lundi 30 novembre, 20h45.

    2.jpgParis début des années 90, l’épidémie du sida fait des ravages, tout particulièrement dans la communauté homosexuelle, dans une indifférence quasi générale. Les militants d’Act Up multiplient les actions coup de poing pour attirer l’attention des pouvoirs publics et des pharmas sur le drame qui se joue sous leurs yeux et dont ils ne mesurent pas l’ampleur par ignorance, parce qu’ils se voilent la face ou encore par calcul.

    La première partie du film - au cours de laquelle se nouent les amitiés, les romances, s’élaborent les actions, les slogans - est absolument remarquable aussi bien au niveau des contenus que de la mise en scène. Il en est de même pour le déroulement des actions tournées caméra à l’épaule avec les protagonistes filmés en gros plan, comme si on y était. Une vraie claque, du grand cinéma.

    Et puis, il y a au milieu de ce tourbillon militant la relation amoureuse entre Sean, dont la santé décline semaine après semaine, et Nathan, qui a échappé à l’infection. Cette histoire d’amour est portée par Nahuel Perez Biscayart (Sean) et Arnaud Valois (Nathan) qui sont absolument exceptionnels, à l’image de l’ensemble de la distribution d’ailleurs. Leur relation illustre par deux destins individuels le combat qu’Act Up a mené pour l’ensemble de la collectivité.

    La romance entre Sean et Nathan est drôle, sensuel, d’une très grande complicité, pleine d’espoir malgré tout, bouleversante, tragique. Bref, belle, tout simplement. A l’image de la scène qui voit les militants d’Act Up se coucher dans la rue avec des croix et des cercueils sur « Smalltown boy » de Jimmy Sommerville. Difficile de retenir ses larmes. A ne pas manquer.

    5 étoiles. « 120 battements par minute ». RTS 1, lundi 30 novembre, 21h05.

    1.jpgL’agent Lorraine Broughton est une espionne anglaise qui doit se rendre à Berlin la semaine précédant la chute du mur de Berlin pour récupérer avant d’autres une liste où figurent les noms de nombreux espions. Il y a bien évidemment parmi eux une taupe qui n’est pas celle ou celui que l’on croit.

    « Atomic Blonde » possède un rythme effréné, ce qui a pour conséquence qu’on ne voit pas le temps passé, et est filmé comme un clip géant des années 80 avec une musique omniprésente (Nick Cave, Iggy Pop, David Bowie, New Order, Depeche Mode…). Des filtres caméra donnent à de nombreuses scènes une ambiance de boîte de nuit, le tout sur un fond d’hémoglobine dominant. « Atomic Blonde » est plutôt séduisant sur les plans visuel et auditif.

    Charlize Theron se glisse sans problème dans le rôle de cette espionne à qui rien ni personne ne résistent, à tel point qu’on en oublierait presque les nombreuses invraisemblances du scénario, à commencer par celle que Lorraine est toujours en vie à la fin du film. Pas sûr que James Bond et Jason Bourne survivraient à ce traitement. Réservé aux amatrices et amateurs du genre.

    2 étoiles. « Atomic Blonde ». France 2, dimanche 29 novembre, 23h25.

    1.jpg« Skyfall », le précédent James Bond, avait fixé la barre tellement haute que les attentes pour ce vingt-quatrième épisode de la saga étaient fortes. Sans doute trop. « 007 Spectre » ne restera en effet pas dans les annales de la série.

    Après un début tonitruant très réussi à Mexico lors de la fête des Morts où James Bond fait étalage de tout son talent, notamment en pilotant un hélicoptère en perdition au-dessus d’une foule impressionnante, le soufflé retombe très vite après le générique.

    L’enquête du plus célèbre agent secret de sa Majesté pour découvrir qui se cache derrière l’organisation criminelle Spectre, déjà apparue dans sept épisodes précédents, n’est pas vraiment passionnante. Entre les différentes scènes d’actions attendues et peu originales (poursuite en voiture, poursuite avion-voiture, bataille dans un train) qui font voyager le spectateur à Mexico, à Rome, dans les Alpes autrichiennes, à Tanger et à Londres, l’histoire tire en longueur et l’ennui n’est jamais très loin.

    Daniel Craig fait le job, sans plus, Monica Bellucci fait une apparition, Léa Seydoux ne paraît pas très concernée, et le méchant (Christoph Waltz) ne fait pas peur. Certes, la dernière demi-heure est palpitante, mais c’est un peu mince pour le James Bond le plus cher de l’Histoire (300 à 350 millions de dollars !).

    2 étoiles. « 007 Spectre ». RTS 2, vendredi 4 décembre, 20h55.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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