Bonn(y)dée - Page 3

  • La promotion du vélo, un enjeu sanitaire

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    Le déconfinement progressif, à partir de lundi prochain, questionne, notamment, sur la manière dont les personnes vont se déplacer. Pas besoin d’être divin pour anticiper le fait que les transports publics ne vont pas être pris d’assaut en raison de la proximité qui y règne. Comment respecter, en effet, la fameuse distance sociale dans un tram bondé?

    Et vu l’incertitude sur l’utilité du masque, encore faut-il en avoir, il est fort probable que celles et ceux qui le pourront, se déplaceront autrement. Certains vont se rendre compte que leur lieu de travail n’est finalement pas si loin à pied, d’autres que le vélo est la meilleure solution et enfin, et c’est là que le bât blesse, les derniers vont être tentés de reprendre la voiture qu’ils avaient délaissée au profit des transports publics se sentant, et on peut le comprendre, plus en sécurité. 

    Cette crainte, le Conseiller d’Etat Serge Dal Busco ne l’a d’ailleurs pas cachée lors d’une interview accordée au téléjournal de jeudi soir. Mais on se serait attendu à l’entendre dire ce qu’il allait mettre en œuvre pour promouvoir la mobilité douce, et tout spécialement le vélo dont il n’a même pas prononcé le mot.

    C’est pourtant le moment idéal, dans le contexte sanitaire que nous connaissons, de prendre des mesures fortes pour encourager celles et ceux qui se déplaceraient bien à vélo, mais qui n’osent pas le faire par crainte des dangers du trafic. Les déplacements à vélo ont d’ailleurs nettement augmenté ces dernières semaines, ce n’est pas un hasard. Profitons de cet élan! 

    Pourquoi ne pas fermer, à l’essai, des voies de circulation aux voitures en les réservant aux vélos? On tient là l’occasion, en plus la saison s’y prête, de faire évoluer durablement nos déplacements en respectant notre environnement et de tirer, ainsi, quelque chose de positif de cette période difficile que nous traversons.

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  • Du grand au petit écran: « Sans un bruit »

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    BC3880B1-EAD0-4FFF-AB88-755334F7AF39.jpegAmateurs et amatrices de thrillers fantastico-horrifiques, ne manquez pas « Sans un bruit » qui vous tiendra en haleine pratiquement du début à la fin.

    L’histoire tient en trois lignes: une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses créatures, qui ressemblent à des fourmis géantes aveugles, et qui ont déjà fait des ravages parmi les humains. Elles vous attaquent au moindre bruit. Et si elles vous entendent, il est déjà trop tard.
     
    À partir de ce synopsis, facile d’imaginer comment il va être compliqué pour ces parents et leurs trois enfants d’éviter tout bruit au risque d’être immédiatement tué, et encore plus spécialement quand la maman va bientôt accoucher. Réussiront-ils à s’en sortir et à trouver une solution pour se débarrasser de ces créatures maléfiques?
     
    Réponses après 90 minutes d’un suspense par moment insoutenable grâce à de nombreux rebondissements, certes parfois peu crédibles, mais là n’est pas vraiment l’important pour un film qui appartient à la catégorie « fantastique », des acteurs excellents (John Krasinski, rôle principal masculin, est également le réalisateur du film), une mise en scène parfaitement maîtrisée, une atmosphère « délicieusement » anxiogène. Bref, un film efficace, nerveux et spectaculaire. Une réussite dans le genre.
     
    Inédit. 4 étoiles. « Sans un bruit ». RTS 1, nuit du vendredi 24 au samedi 25 avril, 00h30.
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  • Du grand au petit écran : « Les Vieux fourneaux »

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    IMG_0640.jpgAdapté de la bande-dessinée française du même nom, le film met en scène trois septuagénaires, Pierrot, Mimile et Antoine, des amis d’enfance, qui vont se retrouver dans leur village natal suite au décès de l’épouse d’Antoine. Cet événement, sous l’œil interrogateur de la petite-fille d’Antoine, va faire remonter, petit à petit, à la surface des secrets que les trois vieux pensaient enfouis à tout jamais.

    « Les Vieux fourneaux » est avant tout une comédie, même si on y sourit plus qu’on y rit, à l’exception du début où les frasques de Pierrot sont plutôt drôles, quoiqu’un peu trop répétitives. Pierrot, c’est Pierre Richard, en pleine forme à 84 ans, bien plus convaincant que ses comparses Roland Giraud et surtout Eddy Mitchell qui semble peu concerné par son rôle. Après un départ sur les chapeaux de roue, le film perd ensuite le rythme en raison d’une intrigue qui prend trop de temps pour se mettre en place et l’ennui n’est pas loin.

    Heureusement, la seconde partie, qui se transforme en une sorte de road movie, est plus réussie. La tendresse laisse avantageusement la place à la pure comédie grâce, notamment, à la touchante performance d’Henri Guybet. La dernière partie du film privilégie carrément l’émotion avec une scène très réussie sous la forme d’un dessin animé qui dénoue l’intrigue. 

    Inédit. 2 étoiles. « Les Vieux fourneaux ». RTS 1, lundi 20 avril, 20h20.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : « Manchester by the Sea », à ne pas manquer

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    « Manchester by the Sea » n'est certes pas un film drôle. Mais est-ce une raison, malgré la période difficile que nous traversons, pour diffuser cet excellent film au milieu de la nuit et risquer ainsi de le manquer malgré le replay? Poser la question, c'est y répondre!

    Lee Chandler est concierge à Boston. Il est taciturne, fuit la compagnie et provoque des bagarres dans les bars quand il a trop bu. Lorsque son frère décède subitement d’une crise cardiaque, il doit retourner à Manchester, une heure et demi de voiture de Boston, pour s’occuper des funérailles et apprendre que son frère l’a désigné comme tuteur de son neveu de 16 ans l’obligeant à se confronter à un passé tragique avec lequel il tente de vivre ou plutôt survivre.

    « Manchester by the Sea » est un film dramatique. On découvre au fur et à mesure, par petites touches grâce à des flashbacks qui s’imbriquent naturellement dans le film, l’histoire de cet homme qu’un événement a brisé. La mission que lui a confiée son frère sera-t-elle l’occasion d’un nouveau départ ou y a-t-il des drames dont on ne se remet pas parce qu’ils sont définitivement trop lourds à porter ?

    « Manchester by the Sea » est un film sans aucune fausse note, parfaitement écrit (Oscar 2017 du meilleur scénario), réalisé, monté et photographié. Malgré son sujet difficile, il ne tombe jamais dans le pathos, tout est fait en finesse à l’image du formidable jeu des acteurs, avec une mention spéciale pour Casey Affleck, époustouflant et bouleversant, qui a reçu l’Oscar 2017 du meilleur acteur pour ce rôle. Un film d’une grande humanité qui aurait mérité, redisons-le, d’être programmé à un horaire bien plus favorable !

    Inédit. 5 étoiles. « Manchester by the Sea ». RTS 1, nuit du jeudi 16 au vendredi 17 avril, 00h30.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : « 3 jours à Quiberon » fait revivre Romy Schneider

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    IMG_0623.jpgInspiré de la dernière interview que Romy Schneider a donné en allemand au magazine Stern quelques mois avant sa mort, « 3 jours à Quiberon » fait revivre la star grâce à l’incroyable performance et ressemblance de Marie Bäumer avec Romy Schneider. C’est troublant et fascinant. C’est indéniablement la grande réussite de ce film en noir et blanc, choix tout à fait pertinent puisque le film passe de l’ombre à la lumière, en privilégiant malheureusement trop souvent le côté sombre.

    C’est ainsi qu’au cours de ces trois jours, on découvre une femme qui traverse une crise existentielle et qui ne sait plus comment concilier sa vie privée, son rôle de mère et sa carrière. Elle en parle en toute liberté et sans filtre, dans des scènes souvent trop longues qui conduisent à l’ennui, à un journaliste et un photographe, le plus souvent sous l’emprise de l’alcool et une cigarette constamment allumée. Quand l’interview s’interrompt, l’actrice, bien éméchée, va dormir avec l’aide indispensable de somnifères pour faire taire ses démons intérieurs.

    C’est à tel point pathétique que le journaliste va finir par être mal à l’aise et le spectateur avec lui. Il y a heureusement quelques scènes radieuses et empreintes de bienveillance, particulièrement celles avec le photographe et l’amie de Romy venue lui rendre visite, qui évitent de tomber complètement dans la déprime après avoir vu le film à éviter.

    Inédit. 2 étoiles. « 3 jours à Quiberon ». ARTE, mercredi 15 avril, 20h55.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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