Bonn(y)dée - Page 4

  • En attendant les résultats du second tour

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    IMG_0462.JPGA cause de qui vous savez (oui, c'est devenu le personnage, bien qu'invisible, hélas incontournable de nos vies actuellement), il va falloir attendre jusqu'à mardi soir pour avoir le résultat des Exécutifs des 21 communes dont le sort n'était pas déjà joué au soir du premier tour. 48 heures de plus ou de moins, ça ne change au final pas grand-chose. Et c'est en tout cas toujours mieux que si ces élections avaient été repoussées aux calendes grecques, ce qui aurait posé encore plus de problèmes à nos instances politiques qui n'en mènent déjà pas large actuellement, spécialement du côté du législatif qui tarde à reprendre son rôle essentiel de contrôle de l'exécutif. Il n'est jamais bon, même, et surtout, en tant de crise de laisser les gouvernements agir à leur guise, même si leurs décisions paraissent faire sens.

    Mais pour en revenir au maintien de ce second tour malgré la polémique, on peut penser que les citoyennes et citoyens de ce canton ont soutenu la décision du Conseil d'Etat puisqu'ils et elles ont bravé les conditions particulières de ce scrutin en y participant de manière tout à fait correcte en comparaison avec d'autres élections municipales (ce qui ne veut bien évidemment pas dire que l'on doive se réjouir d'une participation aussi basse à chacune des élections municipales). Il ne reste donc plus qu'à attendre tranquillement mardi soir pour connaître les élu.e.s qui auront la tâche de diriger les 21 communes, à l'Exécutif pas encore renouvelé, ces cinq prochaines années.

    La patience n'est-elle pas la mère de toutes les vertus?

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  • Du grand au petit écran : « Au revoir là-haut »

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    IMG_0383.jpgAdapté à l’écran un roman de près de 600 pages qui a été récompensé par le Prix Goncourt en 2013, tout en gardant son esprit sans en faire pour autant un film fleuve, relevait du défi. Albert Dupontel, devant et derrière la caméra, l’a relevé avec brio en s’associant avec l’auteur du livre, Pierre Lemaitre.

    Edouard Péricourt et Albert Maillard se sont connus dans les tranchées de la première guerre mondiale sous le commandement de l’ignoble lieutenant Pradelle. Edouard, dessinateur de talent, est gravement blessé au visage lors d’une bataille peu avant l’armistice. Albert, à qui Edouard a sauvé la vie juste avant sa blessure, va alors faire tout son possible pour soutenir son ami au plus mal physiquement et moralement jusqu’au jour où Edouard a l’idée de monter une arnaque aux monuments aux morts qui va déclencher des rebondissements en cascade.

    « Au revoir là-haut » est un film de grande qualité grâce à son scénario - qui mêle comédie, tragédie et poésie - son esthétisme, sa lumière, ses décors, sa mise en scène, ses masques magnifiques, qui permettent à Edouard le défiguré d’exprimer ses sentiments, sa créativité et bien évidemment ses personnages, tous remarquablement interprétés, qui ne laissent pas indifférents qu’ils soient du côté des « gentils » ou des « méchants ».

    Mis à part quelques longueurs par-ci, par-là qui font parfois retomber l’émotion, « Au revoir là-haut » est un film magnifique aussi bien du point de vue du fond, d’une grande actualité malgré que l’action se passe il y a un siècle, que de celui de la forme, très réussie.

    4 étoiles. « Au revoir là-haut ». France 2, dimanche 5 avril, 21h00.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • « Invisible Man » : un thriller avec une bonne dose d’épouvante

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    Dernier film vu avant que les salles de cinéma ne deviennent...invisibles.

    IMG_0471.jpgCecilia partage une vie aisée avec un brillant et riche scientifique au comportement très possessif. Ne supportant plus son attitude, elle s’enfuit en demandant de l’aide à sa sœur. Peu de temps après, son beau-frère lui apprend que son mari s’est suicidé. Il lui laisse une part de son immense fortune à condition qu’elle respecte certaines conditions, comme celle de ne pas enfreindre la loi, ce qui va devenir de plus en plus compliqué au fur et à mesure que Cecilia prend conscience qu’elle est harcelée par quelqu’un d’invisible et qui s’attaque à son entourage. Mais comment faire croire une chose pareille sans perdre la raison et passer pour une folle ?

    Le réalisateur Leigh Whannel voulait avec ce film « évoquer ces femmes victimes de violence qu’on ne prend pas au sérieux et qui tentent de prouver que quelque chose d’affreux leur est arrivé sans parvenir à en convaincre qui que ce soit. » Cette problématique est au cœur du film dès les premières minutes lorsque Cecilia prend d’énormes précautions pour s’enfuir de chez elle sans que son mari violent s’en aperçoive. Le suspense est à son comble dès le début et, à l’exception d’un petit coup de mou après cette entrée en matière tonitruante, il ne se dément pas jusqu’à une fin qui est la synthèse de plusieurs scènes marquantes du film.

    Porté par Elisabeth Moss littéralement habitée par son rôle et par une mise en scène qui tient le spectateur en haleine en lui donnant des frissons, « Invisible Man » ravira par conséquent les fans de thriller fantastique avec une bonne dose d’épouvante. (4 étoiles)

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas désagréable, mais pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Le 5 avril : Transition écologique et justice sociale !

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    IMG_0508.jpgEn cette période difficile, nos pensées vont à celles et ceux qui luttent pour maintenir à flot nos institutions et sont au front pour faire fonctionner notre système de santé ainsi que notre approvisionnement et notre sécurité.

    Nos pensées vont également à toutes celles et ceux qui sont touché·e·s dans leur santé par le virus ainsi qu’à leurs proches. Malgré la situation extrême dans laquelle nous nous trouvons, le 2ème tour des élections au Conseil administratif est maintenu. Plus que jamais il est important de nommer des représentant·e·s à la hauteur des enjeux. Dès lors, les 4 candidat·e·s Sami Kanaan, Frédérique Perler, Christina Kitsos et Alfonso Gomez se présentent en Ville de Genève sur la liste n°1.

    Elles et ils s’engagent à agir concrètement en matière de justice sociale, d’égalité et de lutte contre les changements climatiques. Elles et ils portent les valeurs de solidarité, d’inclusion et de participation.

    Dès aujourd’hui, nous devons agir ensemble pour soutenir notre collectivité sur tous les plans face à l’urgence, tout en nous préparant aux conséquences de la crise. Nous devons agir et penser à tous les défis sociaux, environnementaux et économiques auxquels il nous faudra donner une réponse solidaire et engagée !

    Seule une équipe soudée sera en mesure de gérer cette situation exceptionnelle.
    Ne manquez pas ce rendez-vous démocratique.
    Le 5 avril, faites entendre votre voix !

    Votez la liste 1 : Sami Kanaan, Frédérique Perler, Christina Kitsos et Alfonso Gomez

    Programme et candidat·e·s :
    https://noussommesvertes2020.ch/
    https://2020.ps-geneve.ch

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  • Du grand au petit écran : « Tu ne tueras point »

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    IMG_0486.jpgEnvie de voir un film qui vous prend aux tripes ? Alors, « Tu ne tueras point » est pour vous. A une condition toutefois : ne pas être une âme sensible, car les scènes de bataille de la deuxième partie du film sont d'un réalisme hallucinant, par moment à la limite du supportable.

    Basé sur une histoire vraie, « Tu ne tueras point » raconte l'histoire de Desmond Doss, un jeune homme qui veut absolument s'engager dans l'armée américaine pour servir son pays au cours de la seconde guerre mondiale tout en refusant de porter une arme, sa foi le lui interdisant.

    La première partie du film est consacrée à l'enfance de Desmond, ce qui permet de comprendre les fondements de son objection de conscience, et à sa rencontre avec la femme de sa vie. Elle va être à l'origine, de par son métier d'infirmière, de l'engagement que Desmond souhaite avoir au sein de l’armée : soldat sanitaire pour sauver des vies. Seulement, même dans cette fonction, refuser de porter une arme revient à être un objecteur de conscience. Avant de pouvoir aller sur les champs de bataille, Desmond va tout d'abord devoir se battre, sans violence, contre les idées reçues de ses camarades et les instances militaires qui veulent s'en débarrasser. Vainqueur de ce combat, Desmond pourra alors, dans la deuxième partie du film, remplir la mission qu'il s'est fixée avec l'aide de Dieu.

    « Tu ne tueras point » est un film qui ne laisse pas indifférent, et ce bien au-delà de la dureté des scènes de bataille qui montrent bien l'horreur de la guerre. Il questionne sur la foi qui peut renverser les montagnes, sur la violence intériorisée et ce que l'on peut en faire, sur le besoin de s'engager malgré sa différence, sur l'absurdité de la guerre. Le film de Mel Gibson, 6 nominations aux Oscars 2017, n'est pas parfait. On peut lui reprocher quelques longueurs, un brin de manichéisme et d'appuyer un peu trop sur la foi de Desmond.

    Mais ces défauts sont largement compensés par des images à couper le souffle, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard, un montage brillant, des acteurs excellents, à commencer par Andrew Garfield qui donne toute sa crédibilité à ce soldat venu d'ailleurs, un suspense par moment insoutenable et des émotions tout au long du film qui finissent par vous clouer sur votre siège au moment du générique de fin.

    Inédit. 4 étoiles. « Tu ne tueras point ». France 3, jeudi 26 mars, 21h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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