Bonn(y)dée - Page 5

  • Le droit à une vie digne

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    37B9F5A6-C31A-4735-A323-2A130F481971.pngMon intervention au Grand Conseil sur la politique publique "cohésion sociale" dans le cadre de l'examen des comptes 2020 du canton de Genève.

    Mesdames les députées, Messieurs les députés,

    Genève, une des villes les plus riches du monde, a attiré l’attention de la planète entière au printemps 2020 avec ses files interminables de familles et de personnes en attente d’un sac de provisions et de produits de première nécessité. Des images qui ont choqué et qui resteront gravées dans nos mémoires.

    Compte tenu de ce qui précède, les dispositifs d'aide sociale ont été fortement mis à contribution à partir du printemps 2020 et les Vertes et les Verts tiennent à remercier toutes les employées et tous les employés qui n’ont pas compté leurs heures pour faire face à cette crise.

    Parmi les personnes qui ont subi de plein fouet la crise, certaines se trouvaient déjà en situation de précarité avant celle-ci. Cela ne manque pas de questionner sur l’efficacité de notre filet social qui ne joue pas suffisamment son rôle dès qu’il y a un avis de tempête. Cette réalité, dénoncée régulièrement par la gauche au sein de ce Parlement et trop souvent ignorée par la droite, a tout à coup surgi comme le nez au milieu de la figure.  D'autres personnes, notamment les petit-e-s indépendant-e-s ont plongé dans la précarité suite aux aléas de la conjoncture économique devant chercher de l’aide auprès de l’Hospice général dont les prestations brutes versées aux usagers et usagères ont augmenté de 23,6 millions de francs.

    Pour parer au plus pressé, quatre lois ont été votées par notre Parlement :

    • 5 millions de francs à la Fondation Partage pour assurer l'aide alimentaire d'urgence et des produits de première nécessité;
    • 4 millions de francs au Collectif d'associations pour l'urgence sociale, destinés à financer l'hébergement de personnes sans-abri dans des structures hôtelières durant l'hiver 2020-2021;
    • 12 millions de francs pour soutenir des personnes en situation de précarité ne bénéficiant d'aucune autre aide de l’État ;
    • 15 millions de francs pour indemniser les personnes ayant subi une perte de revenus en raison des mesures de lutte contre l'épidémie de coronavirus. Cette loi a été attaquée par référendum retardant de plusieurs mois l’aide aux personnes précaires alors que le Parlement a voté comme une seule femme et un seul homme tous les projets de loi pour l’aide aux entreprises. Ce référendum de la honte a été balayé à une écrasante majorité le 7 mars dernier.

    Ce sont donc 33.4 millions qui ont été votés par notre Parlement. Faut-il dès lors en conclure que tout va bien dans le meilleur des mondes ? Évidemment que non. Dans une société riche comme la nôtre, on ne devrait pas devoir voter en urgence des lois pour l’aide alimentaire, les personnes sans-abri ou les travailleurs et travailleuses précaires. Toutes les personnes qui vivent sur notre territoire devraient avoir le droit à l’alimentation, au logement et à une vie digne, crise sanitaire ou non. Il y a donc encore beaucoup de travail à réaliser en amont. C’est la raison pour laquelle les Vertes et les Verts s’abstiendront sur cette politique publique.

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  • Du grand au petit écran : des histoires de luttes

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    IMG_4144.jpgBertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry, John, Basile et Avanish sont des quadragénaires et quinquagénaires mal dans leur peau. Ils ont perdu confiance en eux au fur et à mesure des aléas rencontrés dans leur vie. Ils partagent leur mal-être deux fois par semaine en s’adonnant sous les ordres de Delphine, ancienne gloire des bassins pas au mieux de sa forme elle non plus, à la natation synchronisée, sport féminin par excellence. Ils se moquent des railleries dont ils sont l’objet, car ensemble ils retrouvent le goût de l’effort et un but qui va les mener bien plus loin qu’ils avaient pu l’imaginer.

    La grande force du film est de ne jamais être ridicule alors qu’il aurait été si facile de l’être avec un sujet pareil. L’évidence que le réalisateur aime ses personnages avec leurs défauts et leurs qualités saute aux yeux. Les acteurs le lui rendent d’ailleurs bien. Ils sont tous excellents et au service du collectif. Les personnages sont tous plus attachants les uns que les autres et on a plaisir à les voir retrouver petit à petit leur estime d’eux-mêmes jusqu’à un final où l’émotion est à son maximum. 

    Tout n’est cependant pas parfait dans « Le Grand Bain ». Le début manque en effet un peu de rythme et quelques facilités scénaristiques tirent un peu trop sur la corde sensible. Mais pas de quoi gâcher l’impression générale sur la réussite d’un film très touchant dans lequel on plonge avec bonheur entre drame et comédie.

    Inédit. 4 étoiles. « Le Grand Bain ». RTS 1, lundi 30 août, 20h50.

    IMG_4145.jpgSofia et Paul décident de s’installer dans une petite maison de la banlieue parisienne qui a toujours fait rêver Sofia quand elle habitait enfant dans ce quartier à la population essentiellement émigrée. Devenue avocate, elle a épousé un batteur punk-rock qui a une certaine tendance à se laisser vivre et à ne rien aimer. Leur fils Corentin fréquente l'école publique du quartier. Mais quand ses copains partent les uns après les autres dans le privé et que Corentin semble en souffrir, les certitudes de ses parents sur les bienfaits de l’école publique vacillent. Et le film avec.

    En effet, les scènes cocasses du début (l’exercice « intrusion » à hurler de rire grâce à Baya Kasmi professeure qui utilise un langage absolument pas en rapport avec la situation ou encore la tentative d’inscription dans une école catholique) laissent petit à petit la place à une comédie sociale qui tourne en rond et oscille entre bons sentiments et critique d’une société qui aurait tout à gagner à vivre ensemble, à l’image d’une fin qui atteint des sommets de ridicule. Décevant.

    Inédit. 2 étoiles. « La lutte des classes ». France 2, dimanche 22 août, 21h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Un « Rouge » qui fait tache

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    Rouge.jpgLe réalisateur Farid Bentoumi a pris comme point de départ un fait réel, à savoir une usine qui rejette ses déchets toxiques dans la Méditerranée. Le gouvernement et la préfecture demandent depuis des années aux propriétaires d’arrêter cette pollution, sans aucun effet. Il faut préciser que cette usine employant 500 personnes, ce qui n’est pas rien dans une région marquée par le chômage, on devine que les autorités ne font pas preuve d’une grande fermeté… 

    Farid Bentoumi a souhaité que son film se déroule dans un lieu naturel, en l’occurrence la montagne, afin que le rouge symbolisant, notamment, la salissure, le sang et la blessure fasse tache, comme la pollution. L’héroïne du film porte à plusieurs reprises des habits rouges.

    Nour est infirmière. Grâce au soutien de son père, elle vient d’être embauchée comme infirmière dans l’usine où il travaille depuis trente ans. C’est un pivot de l’entreprise, il est délégué syndical. Alors que l’usine subit un contrôle sanitaire, Nour découvre que les visites de santé du personnel sont pour ainsi dire inexistantes. Dans le même temps, une journaliste mène l’enquête sur la gestion des déchets, mais peine à obtenir des preuves sur la toxicité de ces derniers. Les deux jeunes femmes vont se rapprocher et petit à petit découvrir que cette usine, pilier de l’économie locale, cache bien des secrets. Nour se trouve alors confrontée à un dilemme : se taire ou trahir son père pour faire éclater la vérité. 

    La relation père-fille est au cœur du film. Certes, les rebondissements liés à l’enquête tiennent en haleine, tout spécialement dans la seconde partie, mais l’évolution des rapports entre les deux personnages donne tout son intérêt à ce thriller politique, social et écologique. 

    Si on peut reprocher au film un certain manque de rythme dans sa première partie et un côté un peu trop didactique dans son déroulement, on ne manquera pas de souligner le côté visuel très réussi, la remarquable interprétation de Zita Hanrot et Sami Bouajila avec une fin à la hauteur de cette relation père-fille très touchante. (3 étoiles) 

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : Freddie Mercury, un Bonhomme et une Madame

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    IMG_4025.jpg« Bohemian Rhapsody » est un film très sage dans sa mise en scène, à l’exact opposé de celui sur lequel il se centre principalement. Il raconte en quelques épisodes et de manière très linéaire la vie du groupe et de son leader de ses débuts en 1970 jusqu’à sa performance lors du Live Aid de juillet 1985 à Wembley. L’accent est particulièrement mis sur Freddie Mercury, ses excès, ses errances, ses questionnements, notamment sur son orientation sexuelle, mais aussi ses traits de génie, sa générosité et sa recherche de l’amitié et de l’amour. Rami Malek est un Freddie Mercury plus vrai que nature et sa performance est bluffante.

    Ce parti pris n’empêche toutefois pas le film de s’intéresser également aux relations au sein du groupe et c’est heureux, car les moments mettant en scène les quatre musiciens sont les plus réussis. On n’en dira pas autant de ceux qui se focalisent sur le chanteur qui frisent parfois le mélo et ont tendance à se répéter. L’ennui guette. Mais grâce à la musique, qui occupe la place attendue dans le film, ces lourdeurs s’effacent rapidement pour laisser la place à des chansons connues par tout le monde, ou presque. Les vingt dernières minutes mettent une pêche d’enfer. 

    En résumé, si « Bohemian Rhapsody » est plutôt décevant dans sa partie intimiste, l’hommage à la musique de Queen est réussi. Largement suffisant pour passer un bon moment et donner envie de réécouter illico presto les classiques du groupe.

    Inédit. 3 étoiles. « Bohemian Rhapsody ». RTS 1, lundi 23 août, 20h45.

    IMG_4026.jpgLa vie de Piotr et Marylin, jeune couple qui vit dans la banlieue lilloise, va être bouleversée suite à un accident de voiture qui occasionne un grave traumatisme crânien à Piotr. S’il n’a aucune séquelle physique, il n’a par contre plus toute sa tête et fait de plus preuve d’une hypersexualité difficilement gérable et fort embarrassante suivant les moments où elle s’exprime. L’amour que Marylin porte à Piotr sera-t-il suffisant pour que le couple surmonte les nombreux obstacles qui se dressent devant lui ?
    Tour à tour drôle, tendre, touchant, questionnant, embarrassant voire dérangeant (les scènes de sexe sont sans filtre) et émouvant, « Bonhomme » ne laisse pas indifférent. Le film est porté par un duo d’acteurs remarquable : Nicolas Duvauchelle et Ana Girardot rendent cette relation pourtant improbable tout à fait crédible. 

    Certes, tout n’est pas parfait dans « Bonhomme », à commencer par un scénario qui fait trop souvent appel aux mêmes ressorts. L’hypersexualité de Piotr finit par lasser, même si paradoxalement elle a des conséquences auxquelles on ne s’attend pas forcément, et les problèmes de Marylin avec son employeur sont répétitifs. Mais ces défauts n’empêchent pas le film de dégager une incroyable vitalité et un optimisme à toute épreuve qui font le plus grand bien.

    Inédit. 3 étoiles. « Bonhomme ». France 3, lundi 23 août, 22h50.

    Madame.jpgMadame, c’est Caroline, la grand-mère du réalisateur Stéphane Riethauser. Ils engagent un dialogue cinématographique intergénérationnel très intime sur les thèmes du genre, de la sexualité et de la transmission de l’identité. Grâce à des images d’archives familiales de qualité tournées par Stéphane Riethauser lui-même, qui voulait à la base « simplement » garder des souvenirs de sa grand-mère avant son décès, et par son père qui aurait voulu être cinéaste, « Madame » est bien plus qu’un documentaire. C’est une véritable œuvre cinématographique. 

    Comment autrement expliquer le fait que le spectateur est captivé dès la première minute et jusqu’à la dernière par cette histoire d’une grand-mère qui s’est battue toute sa vie durant contre le patriarcat et de son petit-fils qui s’est également battu pour s’accepter en tant qu’homosexuel dans un milieu tout aussi hostile que celui dans lequel sa grand-mère évoluait ? 

    Ces deux récits de vie aux croisements multiples sont remarquablement mis en scène grâce à un montage qui mérite toutes les louanges : il permet de tenir en haleine le public alors que les films et les photos de famille des autres lassent en principe très vite leur auditoire, comme le relevait Stéphane Riethauser dans une interview. Et s’il n’en est rien, c’est parce que le film parle à chacune et chacun d’entre nous d’une façon ou d’une autre et qu’il arrive à produire ce qui est la marque d’un grand film : de l’émotion.

    5 étoiles. « Madame », RTS 2, lundi 23 août, 23h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran: Jaoui/Bacri, Lady Gaga, Judy et une blonde atomique

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    Place Publique.jpgCastro, autrefois célèbre, est un animateur sur le déclin. Son émission est en perte de vitesse et son remplacement par quelqu’un de plus jeune paraît inéluctable. C’est dans ce contexte qu’il se rend à la pendaison de crémaillère de sa productrice, et amie de longue date, qui a emménagé dans une magnifique demeure près de Paris. Il va y retrouver son ex-femme, sa fille et plein d’autres invités qui ne vont pas l’épargner au cours de cette soirée où bien des coups bas seront donnés.

    Pour qu’une comédie chorale comme « Place Publique » fonctionne à plein, il faut qu’elle soit bien écrite, bien jouée et que, malgré le fait qu’elle soit statique, l’action ne tourne pas en rond. Pour ce qui est des deux premiers pré requis, aucun problème. Le mépris social, le culte du jeunisme, la chasse aux selfies avec des « vedettes », la critique des réseaux sociaux et du parisianisme font mouche grâce à des dialogues le plus souvent percutants et des situations où l’on rit parfois de bon cœur, mais parfois aussi jaune. 

    Quant aux acteurs, ils sont excellents. Jean-Pierre Bacri est finalement plus touchant que drôle dans son rôle d’animateur vieillissant qui tente de se protéger en faisant preuve de cynisme, sans toutefois toujours y parvenir. Reste donc l’action qui tourne en rond et réserve par conséquent peu de surprises : Jaoui/Bacri font du Jaoui/Bacri. C’est suffisant pour passer un bon moment, mais on aurait souhaité plus de folie.

    3 étoiles. « Place Publique ». France 2, dimanche 15 août, 21h05.

    A star is born.jpgPorté à l’écran pour la quatrième fois après 1937, 1954 (cette version est à voir sur RTS 2 le mercredi 18 août à 23h05) et 1976, cette nouvelle adaptation de ce drame musical met en vedette la star américaine de la chanson Lady Gaga. Elle s’en sort à vrai dire plutôt bien et ses fans, mais pas seulement, ne seront pas déçus par sa performance.

    Jackson Maine (Bradley Cooper dont c’est également le premier film en tant que réalisateur) est un chanteur et musicien renommé aux addictions nombreuses. Il entend un soir par hasard dans un bar Ally, chanteuse reléguée à l’anonymat malgré son indéniable talent d’interprète-auteure-compositrice. Il tombe amoureux d’elle, et réciproquement, et va la propulser sur le devant de la scène en chantant en duo avec elle lors de ses concerts. Alors que le succès d’Ally est grandissant, Jackson a de son côté de plus en plus de peine à gérer ses démons intérieurs qui l’emmènent au bord du gouffre, malgré l’amour inconditionnel de celle qui est devenue sa femme.

    Le scénario n’est pas le point fort du film, tout particulièrement dans sa partie médiane où ça patine sec. Il suit le schéma hollywoodien bien connu de l’ascension d’une vedette qui a failli passer à côté de son formidable destin, mais qui grâce à la chance, son talent et sa pugnacité finit en haut de l’affiche. Mais, heureusement, la manière « d’habiller » cette trame sans grandes surprises est plutôt réussie, à commencer par l’aspect musical.

    C’est ainsi que toutes les performances musicales ont été enregistrées dans les conditions du direct. Toutes les séquences sur scène ont été filmées en adoptant le point de vue des interprètes et donc en évitant les plans larges des concerts depuis la foule, ce qui donne l’impression au spectateur d’être sur scène. Les chansons sont de qualité et les voix de Bradley Cooper et de Lady Gaga se marient fort bien donnant même par moment des frissons. Au final, un film pas dénué de défauts, mais qui se laisse toutefois regarder et écouter avec un certain plaisir.

    3 étoiles. « A star is born ». RTS 1, lundi 4 mai, 20h25.

    Judy.jpg« Judy » est un biopic sur Judy Garland qui s'intéresse tout particulièrement à l'année 1968 et à la série de concerts qu'elle a donnés pendant cinq semaines à Londres dans un cabaret très à la mode de l'époque. Trente ans après être devenue une star planétaire grâce au « Magicien d'Oz », Judy Garland est dans une mauvaise passe. Elle n'a pas d'autre choix que de quitter les Etats-Unis pour Londres afin de subvenir aux besoins de ses enfants. Mais cette séparation à contrecœur, ses échecs sentimentaux, sa dépendance à l'alcool et aux médicaments ainsi que son enfance sacrifiée pour Hollywood sont autant d'obstacles à surmonter pour briller sur scène.

    A la lecture de ce synopsis, on aura compris que « Judy » n'est pas une comédie musicale, genre dans lequel la star excellait, mais un drame qui raconte sa chute. Ce côté dramatique n'empêche toutefois pas le rire et la musique d'être présents. A ce propos, les performances scéniques et vocales de Renée Zellweger, qui s'est entraînée pendant un an avec un coach, sont remarquables, comme d'ailleurs l'ensemble de son jeu qui lui a permis de décrocher l'Oscar de la meilleure actrice 2020.

    Littéralement habitée par son rôle, la comédienne permet de comprendre toute la complexité d'une vie de star jetée dans le bain d'Hollywood dès son enfance et les pressions qui font oublier qui vous êtes vraiment. Les flashbacks, minutieusement reconstitués, sur son adolescence sont à ce titre des plus éclairants et écœurants. Si « Judy » n'est pas un film parfait, il y a quelques scènes redondantes et quelques baisses de rythme, il a, outre son actrice principale, une grande qualité : il laisse la place à l'émotion avec, notamment, dix dernières minutes d'une folle intensité qui vous laissent sans voix au moment du générique de fin.

    Inédit. 4 étoiles. « Judy ». RTS 2, jeudi 19 août, 22h35.

    Atomic Blonde.jpgL’agent Lorraine Broughton est une espionne anglaise qui doit se rendre à Berlin la semaine précédant la chute du mur pour récupérer avant d’autres une liste où figurent les noms de nombreux espions. Il y a bien évidemment parmi eux une taupe qui n’est pas celle ou celui que l’on croit. 

    « Atomic Blonde » possède un rythme effréné, ce qui a pour conséquence qu’on ne voit pas le temps passé, et est filmé comme un clip géant des années 80 avec une musique omniprésente (Nick Cave, Iggy Pop, David Bowie, New Order, Depeche Mode…). Des filtres caméra donnent à de nombreuses scènes une ambiance de boîte de nuit, le tout sur un fond d’hémoglobine dominant. « Atomic Blonde » est plutôt séduisant sur les plans visuel et auditif. 

    Charlize Theron se glisse sans problème dans le rôle de cette espionne à qui rien ni personne ne résistent, à tel point qu’on en oublierait presque les nombreuses invraisemblances du scénario, à commencer par celle que Lorraine est toujours en vie à la fin du film. Pas sûr que James Bond et Jason Bourne survivraient à ce traitement. Réservé aux amatrices et amateurs du genre.

    2 étoiles. « Atomic Blonde ». RTL 9, vendredi 20 août, 22h30.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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