Télévision

  • Du grand au petit écran : un départ en fanfare pour la nouvelle année

    Imprimer

    3.jpgLargement inspiré de la vie d’Elton John, producteur par ailleurs du film, « Rocketman » ne raconte pas avec exactitude la vie du chanteur, brouille les frontières entre fiction et réalité et ne respecte pas l’ordre chronologique des chansons utilisant leurs paroles en fonction des événements qui s’y déroulent. Mais « Rocketman » ne part pas pour autant dans tous les sens, avec comme fil rouge une réunion des alcooliques anonymes qui lui permet petit à petit de se dévoiler et de retirer, pièce par pièce, le costume flamboyant qu’il porte, symbolisant la mise à nu qui va lui permettre de se retrouver. 

    Le film raconte l’histoire de cette ascension très rapide, à l’image de la fusée du titre, mais également les épisodes plutôt tristes de son enfance, sa très belle amitié avec son parolier, sa difficulté à vivre son homosexualité, ses amours contrariées, l’addiction à la drogue et à l’alcool et bien évidemment son génie musical qui est intelligemment mis en avant dans le film avec des scènes où Elton John fait le show et d’autres beaucoup plus intimistes et émouvantes. 

    Cette réussite est due à une mise en scène qui ne laisse rien au hasard et à un formidable Taron Egerton qui crève l’écran dans le rôle d’Elton John aussi bien quand il joue que quand il chante. Le comédien s’est entraîné au chant et au piano pendant cinq mois et le résultat est bluffant. Mis à part quelques petites longueurs dans la seconde partie lors de la descente aux enfers de la star, « Rocketman » est un film qui met le feu, tout en laissant une large place à l’émotion. Un excellent début télévisuel pour cette nouvelle année.

    Inédit. 4 étoiles. « Rocketman ». RTS 1, vendredi 1er janvier, 20h50.

    4.jpgDeux lycéennes et deux lycéens, suite à la découverte d’une vieille console qui contient un jeu vidéo de la fin du siècle passé, vont se retrouver dans la jungle de Jumanji et devoir…déjouer les nombreux pièges qui leur sont tendus s’ils veulent pouvoir retourner dans la réalité. Ils vont le faire avec leur avatar qui est physiquement l’exact opposé de ce qu’ils sont dans la vie réelle et possède ses forces et ses faiblesses qu’il s’agira d’utiliser à bon escient pour s’en sortir.

    Le point fort du film est incontestablement l’humour qui s’en dégage. On rit souvent de bon cœur non seulement grâce au contraste entre le caractère des personnages et le corps dans lequel ils évoluent dans le jeu, mais aussi grâce aux situations comiques qu’engendre ce décalage. Les dialogues sont excellents et font souvent mouche. Les effets spéciaux sont également très réussis et on ne s’ennuie pas une seule seconde, l’action étant rondement menée par des comédiens très convaincants. On se laisse prendre au jeu, comme si on était soi-même un acteur de celui-ci. 

    Alors, certes, tout n’est pas parfait, notamment la toute fin qui frise la mièvrerie malheureusement souvent habituelle pour des films qui visent avant tout un public adolescent. Mais pas de quoi gâcher l’impression générale d’un très bon divertissement, à condition bien évidemment d’avoir gardé son âme d’enfant et son esprit joueur.

    4 étoiles. « Jumanji : Bienvenue dans la jungle ». RTS 2, vendredi 1er janvier, 22h35.

    IMG_2509.jpgMathieu Malinski est un jeune de banlieue qui a une passion pour la musique classique dont il ne parle pas à ses potes avec lesquels il s’adonne parfois à des actes illicites. Pour assouvir son besoin de musique, il joue du piano dans les gares où l’instrument est en accès libre. C’est là qu’un jour le directeur du Conservatoire National Supérieur de Musique, Pierre Geitner, le rencontre. Mais pas question pour Mathieu de frayer avec ce milieu qui n’est pas le sien jusqu’au jour où un cambriolage tourne mal. Pierre Greitner vient alors à sa rescousse en proposant au juge des heures d’intérêt général au Conservatoire à la place de la prison.  

    A partir de là, et comme on peut s’y attendre, la « success story » est en route. Evidemment, les obstacles seront nombreux pour y parvenir et, à ce titre, le scénario ne nous en épargne aucun. Les clichés s’alignent comme des noix sur un bâton. Mais le défaut principal du film est que l’on ne croit pas une seconde au personnage de Mathieu « petite frappe » alors qu’il est tout à fait crédible dans celui d’apprenti virtuose. La faute à un manque total d’explication sur l’enfance et l’adolescence de Mathieu. 

    Il n’est donc pas étonnant que les scènes en lien avec la musique soient les plus réussies. Et pour être juste, elles procurent même des moments d’intenses émotions avec en particulier un dernier quart d’heure, quand bien même là encore le scénario en rajoute des couches, plutôt réussi. Au final, un film qui donne surtout envie d’écouter le Concerto n°2 de Rachmaninov. Ce n’est déjà pas si mal.

    Inédit. 2 étoiles. « Au bout des doigts ». RTS 1, lundi 4 janvier, 20h40.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

    Lien permanent Catégories : Télévision 0 commentaire
  • Du grand au petit écran : dernières critiques pour 2020

    Imprimer

    Ceci est ma quarante-septième et dernière chronique télévisuelle pour des films programmés en 2020, soit pratiquement une par semaine. L'occasion pour moi de remercier toutes celles et ceux qui la lisent régulièrement et de leur donner rendez-vous très prochainement pour de nouvelles aventures télévisuelles en espérant toutefois que le cinéma pourra reprendre toute sa place en 2021.

    1.jpgLe précédent « Spider-Man » n'était déjà pas terrible. Mais c'est presqu'un chef d'œuvre par rapport à cette suite qui ne décolle pas, ce qui est bien un comble pour celui qui se déplace principalement dans les airs. 

    Pour commencer, il ne se passe pratiquement rien pendant la première demi-heure durant laquelle on assiste à la préparation du voyage d'études que Peter Parker et ses camarades vont faire en Europe. Rappelons que depuis l'épisode précédent Spider-Man est un adolescent qui a été choisi par Iron Man pour lui succéder, et ça tombe bien puisque ce dernier est mort dans « Avengers : Endgame ». Peter se réjouit de laisser son costume de super-héros derrière lui et de profiter de ce séjour pour tenter de séduire sa camarade de classe MJ. Mais bien sûr, il n'en sera rien puisqu'il va devoir lutter contre des créatures qui veulent détruire la Terre. 

    Si l'on excepte un rebondissement plutôt inattendu au milieu du film, le reste est terriblement prévisible, à tel point que même certains effets spéciaux, pourtant plutôt réussis, n'arrivent pas à relever le niveau. Il y a bien ici et là quelques blagues plutôt marrantes, mais ce sont surtout les dialogues d'une platitude sidérale qui déclenchent des sourires. C'est tout dire. Les relations entre les personnages sont à l'image du reste, inintéressantes. « Spider-Man : Far from Home » est destiné avant tout aux adolescents, soit. Mais ce n'est pas une excuse pour réaliser un film aussi affligeant. A moins bien sût de mépriser ce public.

    Inédit. 1 étoile. « Spider-Man: Far from Home ». RTS 1, mercredi 30 décembre, 21h00.

    2.jpgAdapté de la bande-dessinée française du même nom, le film met en scène trois septuagénaires, Pierrot, Mimile et Antoine, des amis d’enfance, qui vont se retrouver dans leur village natal suite au décès de l’épouse d’Antoine. Cet événement, sous l’œil interrogateur de la petite-fille d’Antoine, va faire remonter, petit à petit, à la surface des secrets que les trois vieux pensaient enfouis à tout jamais.

    « Les Vieux fourneaux » est avant tout une comédie, même si on y sourit plus qu’on y rit, à l’exception du début où les frasques de Pierrot sont plutôt drôles, quoiqu’un peu trop répétitives. Pierrot, c’est Pierre Richard, en pleine forme à 84 ans, bien plus convaincant que ses comparses Roland Giraud et surtout Eddy Mitchell qui semble peu concerné par son rôle. Après un départ sur les chapeaux de roue, le film perd ensuite le rythme en raison d’une intrigue qui prend trop de temps pour se mettre en place et l’ennui n’est pas loin. 

    Heureusement, la seconde partie, qui se transforme en une sorte de road movie, est plus réussie. La tendresse laisse avantageusement la place à la pure comédie grâce, notamment, à la touchante performance d’Henri Guybet. La dernière partie du film privilégie carrément l’émotion avec une scène très réussie sous la forme d’un dessin animé qui dénoue l’intrigue. 

    2 étoiles. « Les Vieux fourneaux ». RTS 1, jeudi 31 décembre, 20h45.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

    Lien permanent Catégories : Télévision 0 commentaire
  • Du grand au petit écran : un film de circonstance pour le jour de Noël

    Imprimer

    1.jpgOn prend les mêmes et on recommence ! Avec le risque évident que cela sente le réchauffé…Après le triomphe du premier opus, il était fort tentant de remettre le couvert, puisque tout le monde était partant. Et c’est un premier plaisir de retrouver la troupe en entier avec à sa tête le très drôle couple Verneuil formé par Christian Clavier et Chantal Lauby.

    Après un début un peu poussif, où l’on sent trop bien la volonté des scénaristes de raccrocher le second wagon au premier en plantant à nouveau ce décor qui met en avant, notamment, les pires clichés sur les Juifs, les Noirs, les Asiatiques, les Arabes ou encore les Français, le film prend véritablement son envol au moment où le couple Verneuil se rend compte que tous ses enfants pourraient bien partir vivre à l’étranger. Il met alors en place de nombreux stratagèmes pour déjouer leurs plans et on rit souvent de bon cœur tant les ficelles sont grosses. 

    A ce propos, que celles et ceux qui s’attendent à de la finesse passent leur chemin, même si le film sous couvert de blagues parfois un peu trop téléphonées est un miroir des jugements qui sont facilement portés sur l’autre avec dans cette suite l’apparition d’un requérant d’asile, avec une scène à hurler de rire, et du mariage pour tous. Au final, sans être aussi réussi que l’original, l’effet de surprise n’est plus là, cette copie est honorable et permet de se divertir si on n’est pas trop exigeant.

    Inédit. 3 étoiles. « Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ». RTS 1, vendredi 25 décembre, 20h55.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

    Lien permanent Catégories : Télévision 1 commentaire
  • Du grand au petit écran : une comédie musicale, un polar à ne pas manquer et James

    Imprimer

    3.jpgSur l’île paradisiaque de Kalokari, Sophie, la fille de Donna (Meryl Streep) et aux trois pères, va ouvrir un hôtel, mais elle rencontre quelques soucis. Son entourage lui conseille alors de s’inspirer de l’exemple de sa mère pour affronter les obstacles. A partir de cette trame on ne peut plus mince, les flashbacks vont se succéder et faire découvrir au spectateur comment Donna a rencontré une trentaine d’années auparavant les futurs trois pères de Sophie.

    Rien donc de très passionnant à cette histoire déjà connue dans le premier épisode, mais les éléments qui ont fait le succès de « Mamma Mia ! » sont repris le plus souvent avec bonheur, à commencer par les chansons d’Abba, dont certaines inconnues qu’on découvre avec plaisir, et les chorégraphies qui vont avec. Les décors kitsch « carton-pâte », le ciel bleu et la mer transparente sont toujours du plus bel effet. On retrouve la même distribution qu’il y a dix ans à laquelle on a ajouté de jeunes acteurs, avec une mention particulière pour Lily James (Donna jeune). L’humour, le plus souvent du second degré, est bien présent.

    Et enfin, il y a même parfois de l’émotion, tout particulièrement lors de la seule (!) apparition de Meryl Streep. En deux minutes, elle montre à quel point elle est une géniale actrice et combien un rôle si court est une grande déception qui ne saurait être compensée par la présence de Cher qui tombe comme un cheveu sur la soupe, comme celle d’Andy Garcia, d’ailleurs. Au final, cette suite de « Mamma Mia ! » remplit son contrat. Sans plus.

    Inédit. 3 étoiles. « Mamma Mia : Here We Go Again ». RTS 1, lundi 14 décembre, 20h45.

    2.jpgAsger est un policier visiblement mal dans sa peau. Il a été déplacé au centre d’appels des urgences (le 112) de la police danoise où il répond de mauvaise grâce aux téléphones qu’il reçoit jusqu’au moment où il est mis en communication avec une femme qui dit être victime d’un enlèvement. Son instinct de policier va alors reprendre le dessus et le conduire à mener l’enquête avec comme seules armes la représentation qu’il se fait de la situation et son téléphone.

    S’inspirant d’un véritable appel reçu au 112 par une femme kidnappée, le réalisateur Gustav Möller « a compris que chaque personne écoutant cet enregistrement verrait des images différentes. Au cinéma, on peut créer tout un univers à l’intérieur d’une seule pièce. Avec « The Guilty », j’espère avoir réalisé un thriller haletant qui offre à chaque spectateur une expérience qui lui est propre. »

    Objectif parfaitement atteint, le spectateur se faisant ses propres images tout au long du film, puisque la caméra ne quitte pas une seule seconde le centre d’appels. A l’instar du policier Asger, le spectateur écoute très attentivement les sons et les voix pour imaginer non seulement les lieux où l’action se déroule à l’extérieur ou encore le visage des différents personnages, mais surtout pour essayer de comprendre ce qui se cache derrière cet enlèvement. 

    On ne s’ennuie pas une seule seconde grâce à une mise en scène efficace et à de nombreux rebondissements vocaux qui permettent de découvrir petit à petit la personnalité complexe des deux personnages principaux de l’intrigue et conduisent à une fin à grand suspense et pleine d’émotions. Epatant.

    Inédit. 5 étoiles. « The Guilty ». Arte, mercredi 16 décembre, 20h55.

    1.jpg« Skyfall », le précédent James Bond, avait fixé la barre tellement haute que les attentes pour ce vingt-quatrième épisode de la saga étaient fortes. Sans doute trop. « 007 Spectre » ne restera en effet pas dans les annales de la série.
    Après un début tonitruant très réussi à Mexico lors de la fête des Morts où James Bond fait étalage de tout son talent, notamment en pilotant un hélicoptère en perdition au-dessus d’une foule impressionnante, le soufflé retombe très vite après le générique.

    L’enquête du plus célèbre agent secret de sa Majesté pour découvrir qui se cache derrière l’organisation criminelle Spectre, déjà apparue dans sept épisodes précédents, n’est pas vraiment passionnante. Entre les différentes scènes d’actions attendues et peu originales (poursuite en voiture, poursuite avion-voiture, bataille dans un train) qui font voyager le spectateur à Mexico, à Rome, dans les Alpes autrichiennes, à Tanger et à Londres, l’histoire tire en longueur et l’ennui n’est jamais très loin. 

    Daniel Craig fait le job, sans plus, Monica Bellucci fait une apparition, Léa Seydoux ne paraît pas très concernée, et le méchant (Christoph Waltz) ne fait pas peur. Certes, la dernière demi-heure est palpitante, mais c’est un peu mince pour le James Bond le plus cher de l’Histoire (300 à 350 millions de dollars !).

    2 étoiles. « 007 Spectre ».  France 2, dimanche 13 décembre, 23h00.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

    Lien permanent Catégories : Télévision 0 commentaire
  • Du grand au petit écran : une tragi-comédie familiale, un chef d’œuvre et de l’action

    Imprimer

    3.jpgComédie tragi-comique, « Photo de famille » raconte entre deux enterrements comment une famille éclatée va essayer de recoller les morceaux malgré les fissures, voire les fossés, qui existent entre ses membres.

    « A partir d’un élément déclencheur – la grand-mère qui veut aller mourir dans son village – chaque personnage va enclencher chez lui et chez les autres un processus qui va leur permettre à tous de se réparer » déclare Cecilia Rouaud, réalisatrice et scénariste du film. Et l’on peut deviner sans trop de peine que cela ne se fera pas sans des rires et des larmes et des hauts et des bas qui se ressentent dans le film qui manque par moment cruellement de rythme. C’est en grande partie dû à un nombre invraisemblable de saynètes qui casse trop souvent un élan qu’on aimerait poursuivre, car il y a des magnifiques scènes, drôles, tendres ou encore émouvantes, dans « Photo de famille ».

    Un sentiment d’inabouti donc, voire de frustration, car à force de ne pas choisir entre comédie et drame, le film perd le spectateur en route. Dommage. Avec une distribution aussi talentueuse (Vanessa Paradis, Camille Cottin, Pierre Deladonchamps, Jean-Pierre Bacri, Chatal Lauby), il y avait mieux à faire.

    Inédit. 2 étoiles. « Photo de famille ». RTS 1, lundi 30 novembre, 20h45.

    2.jpgParis début des années 90, l’épidémie du sida fait des ravages, tout particulièrement dans la communauté homosexuelle, dans une indifférence quasi générale. Les militants d’Act Up multiplient les actions coup de poing pour attirer l’attention des pouvoirs publics et des pharmas sur le drame qui se joue sous leurs yeux et dont ils ne mesurent pas l’ampleur par ignorance, parce qu’ils se voilent la face ou encore par calcul.

    La première partie du film - au cours de laquelle se nouent les amitiés, les romances, s’élaborent les actions, les slogans - est absolument remarquable aussi bien au niveau des contenus que de la mise en scène. Il en est de même pour le déroulement des actions tournées caméra à l’épaule avec les protagonistes filmés en gros plan, comme si on y était. Une vraie claque, du grand cinéma.

    Et puis, il y a au milieu de ce tourbillon militant la relation amoureuse entre Sean, dont la santé décline semaine après semaine, et Nathan, qui a échappé à l’infection. Cette histoire d’amour est portée par Nahuel Perez Biscayart (Sean) et Arnaud Valois (Nathan) qui sont absolument exceptionnels, à l’image de l’ensemble de la distribution d’ailleurs. Leur relation illustre par deux destins individuels le combat qu’Act Up a mené pour l’ensemble de la collectivité.

    La romance entre Sean et Nathan est drôle, sensuel, d’une très grande complicité, pleine d’espoir malgré tout, bouleversante, tragique. Bref, belle, tout simplement. A l’image de la scène qui voit les militants d’Act Up se coucher dans la rue avec des croix et des cercueils sur « Smalltown boy » de Jimmy Sommerville. Difficile de retenir ses larmes. A ne pas manquer.

    5 étoiles. « 120 battements par minute ». RTS 1, lundi 30 novembre, 21h05.

    1.jpgL’agent Lorraine Broughton est une espionne anglaise qui doit se rendre à Berlin la semaine précédant la chute du mur de Berlin pour récupérer avant d’autres une liste où figurent les noms de nombreux espions. Il y a bien évidemment parmi eux une taupe qui n’est pas celle ou celui que l’on croit.

    « Atomic Blonde » possède un rythme effréné, ce qui a pour conséquence qu’on ne voit pas le temps passé, et est filmé comme un clip géant des années 80 avec une musique omniprésente (Nick Cave, Iggy Pop, David Bowie, New Order, Depeche Mode…). Des filtres caméra donnent à de nombreuses scènes une ambiance de boîte de nuit, le tout sur un fond d’hémoglobine dominant. « Atomic Blonde » est plutôt séduisant sur les plans visuel et auditif.

    Charlize Theron se glisse sans problème dans le rôle de cette espionne à qui rien ni personne ne résistent, à tel point qu’on en oublierait presque les nombreuses invraisemblances du scénario, à commencer par celle que Lorraine est toujours en vie à la fin du film. Pas sûr que James Bond et Jason Bourne survivraient à ce traitement. Réservé aux amatrices et amateurs du genre.

    2 étoiles. « Atomic Blonde ». France 2, dimanche 29 novembre, 23h25.

    1.jpg« Skyfall », le précédent James Bond, avait fixé la barre tellement haute que les attentes pour ce vingt-quatrième épisode de la saga étaient fortes. Sans doute trop. « 007 Spectre » ne restera en effet pas dans les annales de la série.

    Après un début tonitruant très réussi à Mexico lors de la fête des Morts où James Bond fait étalage de tout son talent, notamment en pilotant un hélicoptère en perdition au-dessus d’une foule impressionnante, le soufflé retombe très vite après le générique.

    L’enquête du plus célèbre agent secret de sa Majesté pour découvrir qui se cache derrière l’organisation criminelle Spectre, déjà apparue dans sept épisodes précédents, n’est pas vraiment passionnante. Entre les différentes scènes d’actions attendues et peu originales (poursuite en voiture, poursuite avion-voiture, bataille dans un train) qui font voyager le spectateur à Mexico, à Rome, dans les Alpes autrichiennes, à Tanger et à Londres, l’histoire tire en longueur et l’ennui n’est jamais très loin.

    Daniel Craig fait le job, sans plus, Monica Bellucci fait une apparition, Léa Seydoux ne paraît pas très concernée, et le méchant (Christoph Waltz) ne fait pas peur. Certes, la dernière demi-heure est palpitante, mais c’est un peu mince pour le James Bond le plus cher de l’Histoire (300 à 350 millions de dollars !).

    2 étoiles. « 007 Spectre ». RTS 2, vendredi 4 décembre, 20h55.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

    Lien permanent Catégories : Télévision 0 commentaire