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  • Du grand au petit écran : quoi de neuf docteur ?

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    Docteur.jpgLe film repose, comme tant d’autres comédies, sur un duo que tout oppose de prime abord. C’est ainsi que Serge Manou Mani est un médecin aigri et désabusé. Lors de sa garde durant la nuit de Noël, il va faire au gré des circonstances la connaissance de Malek, livreur de son état et du genre généreux et optimiste. Malek va physiquement l’espace d’une nuit prendre la place de Serge auprès des patients, ce dernier lui prodiguant ses conseils médicaux par téléphone et depuis sa voiture. 

    Pas difficile d’imaginer que cette situation de départ va occasionner des scènes potentiellement comiques. Force est de constater que si les différentes visites du « faux » médecin sont plus ou moins drôles et qu’une certaine lassitude s’installe au fur et à mesure que le film avance, le ressort comique étant à peu près toujours le même, l’ensemble est plutôt plaisant à regarder. 

    Cette impression est due en grande partie au duo composé de Michel Blanc et de Hakim Jemili qui fonctionne très bien, avec une mention toute particulière pour ce dernier, dont c’est le premier rôle au cinéma. Son charisme crève littéralement l’écran, à tel point qu’on en oublie presque les situations invraisemblables dans lesquelles il se trouve et les quelques grosses ficelles scénaristiques. Mais il y a bien pire dans le petit monde de la comédie française.

    Inédit. 3 étoiles. « Docteur ? ». RTS 1, lundi 6 décembre, 20h45.

    La Mule.jpgInspiré de la vie de Leo Sharp, vétéran de la seconde guerre mondiale qui est devenu dans les années 80 le transporteur de drogue le plus âgé et le plus efficace du Cartel de Sinaloa, « La Mule » raconte non seulement comment un vieil homme de près de 90 ans en est arrivé à être un passeur de drogues hors normes, mais également comment il en a tiré profit, au sens propre et figuré, pour tenter de recoller les morceaux avec sa famille qu’il avait délaissée tout au long de sa vie. 

    Des scènes de « La Mule » sont trop répétitives, d’autres pas toujours crédibles et le scénario ménage peu de surprises. Et puis, il faut attendre les derniers instants du film pour qu’il y ait une prise de conscience du héros sur son implication dans le trafic de drogues. Mieux vaut cependant tard que jamais. 

    Mais malgré ces critiques, le film se laisse voir avec un certain plaisir grâce avant tout à l’excellente performance d’acteur de Clint Eastwood qui joue avec conviction un personnage réactionnaire sur les bords et qui pense avant tout à lui. On s’attache à ce vieil homme pince-sans-rire et plein de charme à tel point que malgré son activité on ne peut plus répréhensible, le spectateur espère qu’il échappera à la police. Situé quelque part entre comédie, drame et thriller, « La Mule » est un film loin d’être parfait, mais pour lequel on éprouve une indéniable tendresse pour son héros.

    3 étoiles. « La Mule ». France 2, dimanche 5 décembre, 21h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : un cocktail détonnant

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    IMG_5248.jpgLe maire de Lyon, Paul Théraneau, va mal. Il est en panne d’idée. Après trente ans de vie politique, il est totalement vidé. Pour tenter de remédier à ce problème, son équipe décide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe. Et le courant va très bien passer entre eux, ce qui ne sera pas sans conséquences pour leur entourage respectif. 

    L’idée de départ est intéressante, quoique peu crédible. Mais le scénario tourne très vite en rond. Si on y ajoute que le film est extrêmement bavard, on finit par se désintéresser assez rapidement de cette réflexion, quelque peu caricaturale, sur la solitude et l’usure du pouvoir.

    Alors, certes, Fabrice Luchini, très sobre dans son jeu, ce qui est appréciable, et Anaïs Demoustier sont convaincants dans leur rôle, mais c’est nettement insuffisant pour sauver le film de l’ennui et du manque d’émotion qui s’en dégagent.

    Inédit. 2 étoiles. « Alice et le maire ». RTS 1, lundi 29 novembre, 20h50.

    IMG_5249.jpg1993. Arthur, étudiant à Rennes, a 22 ans. L’insouciance de sa jeunesse va en prendre un coup lorsqu’il va rencontrer Jacques, un écrivain parisien de quinze ans son aîné. Ils vont se plaire et s’aimer l’espace d’un été, car le temps est compté pour Jacques.

    Christophe Honoré, le réalisateur, a voulu filmer un premier amour et un dernier amour en conjuguant deux sentiments contradictoires que sont l’élan et le renoncement avec comme conséquences des scènes qui sont magnifiques, puis d’autres où la pertinence et la crédibilité laissent à désirer. Les scènes de sexe, comme celles de drague d’ailleurs, sonnent faux, ce qui n’est heureusement pas le cas de celles qui font preuve simplement d’intimité et qui sont le plus souvent très réussies. 

    L’ennui n’est jamais bien loin sans toutefois s’installer grâce au jeu des acteurs. Pierre Deladonchamps est excellent dans son rôle de condamné et Vincent Lacoste apporte un peu d’émotion à un film qui, hélas, en manque, ce qui est ennuyeux pour une histoire d’amour qui se déroule au moment où le sida fait encore des ravages. Quant à Denis Podalydès, il est formidablement touchant dans le rôle du meilleur ami de Jacques.

    Inédit. 2 étoiles. « Plaire, aimer et courir vite ». ARTE, mercredi 1er décembre, 20h55. 
    RTS 1 diffuse également le long-métrage dans la nuit de mardi à mercredi à une heure comme trop souvent très tardive (0h35) pour les films dans lesquels il est question d’homosexualité. Désespérant. 

    Scandale.jpgLe film s’inspire de l’histoire vraie de deux femmes vedettes, une ancienne co-animatrice et une correspondante, de la chaîne de télévision américaine Fox News très favorable aux Républicains. Après avoir été congédiée en 2016, la première a attaqué en justice Roger Ailes, le fondateur de Fox News, pour harcèlement sexuel. Son témoignage va être à l’origine du scandale que raconte le film et qui se déroule en juillet 2016 pendant les primaires républicaines. Réalisé comme un vrai faux reportage à l’intérieur de Fox News, cette approche, certes extrêmement dynamique et qui restitue l’effervescence d’une chaine d’infos en continue, donne toutefois le tournis dans la première partie du film. Il faut s’accrocher pour ne pas perdre le fil. 

    Mais une fois cette première étape passée, « Scandale » laisse alors toute la place à ses trois excellentes actrices principales et la tension monte inexorablement au fur et à mesure que le voile se découvre sur les agissements à vomir de Roger Ailes. C’est efficace, percutant et moqueur envers le fondateur de Fox News et son entourage qui ne comprennent pas ce qui leur arrivent. Toutefois, le film manque d’émotion, à l’image de ce monde télévisuel où tous les coups sont permis pour se faire une place au soleil.

    3 étoiles. « Scandale ». France 2, dimanche 28 novembre, 21h05.

    Bohemian Rhapsody.jpg« Bohemian Rhapsody » est un film très sage dans sa mise en scène, à l’exact opposé de celui sur lequel il se centre principalement. Il raconte en quelques épisodes et de manière très linéaire la vie du groupe et de son leader de ses débuts en 1970 jusqu’à sa performance lors du Live Aid de juillet 1985 à Wembley. L’accent est particulièrement mis sur Freddie Mercury, ses excès, ses errances, ses questionnements, notamment sur son orientation sexuelle, mais aussi ses traits de génie, sa générosité et sa recherche de l’amitié et de l’amour. Rami Malek est un Freddie Mercury plus vrai que nature et sa performance est bluffante.

    Ce parti pris n’empêche toutefois pas le film de s’intéresser également aux relations au sein du groupe et c’est heureux, car les moments mettant en scène les quatre musiciens sont les plus réussis. On n’en dira pas autant de ceux qui se focalisent sur le chanteur qui frisent parfois le mélo et ont tendance à se répéter. L’ennui guette. Mais grâce à la musique, qui occupe la place attendue dans le film, ces lourdeurs s’effacent rapidement pour laisser la place à des chansons connues par tout le monde, ou presque. Les vingt dernières minutes mettent une pêche d’enfer. 

    En résumé, si « Bohemian Rhapsody » est plutôt décevant dans sa partie intimiste, l’hommage à la musique de Queen est réussi. Largement suffisant pour passer un bon moment et donner envie de réécouter illico presto les classiques du groupe.

    3 étoiles. « Bohemian Rhapsody ». M6, mercredi 1er décembre, 21h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : un parfum de scandale

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    Scandale.jpgLe film s’inspire de l’histoire vraie de deux femmes vedettes, une ancienne co-animatrice et une correspondante, de la chaîne de télévision américaine Fox News très favorable aux Républicains. Après avoir été congédiée en 2016, la première a attaqué en justice Roger Ailes, le fondateur de Fox News, pour harcèlement sexuel. Son témoignage va être à l’origine du scandale que raconte le film et qui se déroule en juillet 2016 pendant les primaires républicaines. Réalisé comme un vrai faux reportage à l’intérieur de Fox News, cette approche, certes extrêmement dynamique et qui restitue l’effervescence d’une chaine d’infos en continue, donne toutefois le tournis dans la première partie du film. Il faut s’accrocher pour ne pas perdre le fil. 

    Mais une fois cette première étape passée, « Scandale » laisse alors toute la place à ses trois excellentes actrices principales et la tension monte inexorablement au fur et à mesure que le voile se découvre sur les agissements à vomir de Roger Ailes. C’est efficace, percutant et moqueur envers le fondateur de Fox News et son entourage qui ne comprennent pas ce qui leur arrivent. Toutefois, le film manque d’émotion, à l’image de ce monde télévisuel où tous les coups sont permis pour se faire une place au soleil.

    Inédit. 3 étoiles. « Scandale ». RTS 1, samedi 27 novembre, 22h40.

    A star is born.jpgJackson Maine est un chanteur et musicien renommé aux addictions nombreuses. Il entend un soir par hasard dans un bar Ally, chanteuse reléguée à l’anonymat malgré son indéniable talent d’interprète-auteure-compositrice. Il tombe amoureux d’elle, et réciproquement, et va la propulser sur le devant de la scène en chantant en duo avec elle lors de ses concerts. Alors que le succès d’Ally est grandissant, Jackson a de son côté de plus en plus de peine à gérer ses démons intérieurs qui l’emmènent au bord du gouffre, malgré l’amour inconditionnel de celle qui est devenue sa femme.

    Le scénario n’est pas le point fort du film, tout particulièrement dans sa partie médiane où ça patine sec. Il suit le schéma hollywoodien bien connu de l’ascension d’une vedette qui a failli passer à côté de son formidable destin, mais qui grâce à la chance, son talent et sa pugnacité finit en haut de l’affiche. Mais, heureusement, la manière « d’habiller » cette trame sans grandes surprises est plutôt réussie, à commencer par l’aspect musical. Les chansons sont de qualité et les voix de Bradley Cooper et de Lady Gaga se marient fort bien donnant même par moment des frissons. Au final, un film pas dénué de défauts, mais qui se laisse toutefois regarder et écouter avec un certain plaisir.

    3 étoiles. « A star is born ». TF1, dimanche 21 novembre, 21h05.

    Je voudrais que qqn m'attende quelque part.jpgAdapté d’un recueil comprenant douze nouvelles écrites par Anna Gavalda, « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » raconte l’histoire d’une famille dont le pilier est Jean-Pierre. C’est l’aîné qui a pris le rôle de chef de famille après la mort de son père. Il est entouré par sa mère de 70 ans, ses deux sœurs, Juliette enceinte de son premier enfant à 40 ans et la petite dernière, photographe rebelle, et enfin de son frère Mathieu, 30 ans et qui n’ose pas séduire la femme dont il est amoureux. Ce petit monde va être très secoué après que Jean-Pierre ait décidé de sortir de son rôle.  

    Film choral par excellence, plusieurs histoires se croisent et se rejoignent, « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » répond en partie aux attentes : c’est très bien joué, avec une mention toute particulière à Jean-Paul Rouve et Benjamin Lavernhe excellents, il y a de belles scènes et un rebondissement au milieu du film qui évite de tomber dans l’ennui qui caractérise assez souvent ce genre de long-métrage, spécialité française. Il manque toutefois au film ce petit supplément d’âme qui aurait pu le rendre plus bouleversant, comme si les scénaristes n’avaient pas osé aller jusqu’au bout de leur sujet. Dommage.

    2 étoiles. « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part ». France 2, dimanche 21 novembre, 21h05.

    Jusqu'à la garde.jpgDès la première scène, qui dure une dizaine de minutes et magistralement filmée en gros plan, la tension est palpable : Miriam et Antoine Besson font face à la juge qui doit décider si elle accèdera à la demande de garde partagée du père pour leur fils Julien âgé de 11 ans alors que Miriam l’accuse d’être violent. Obligé finalement par la juge à voir son père un week-end sur deux, Julien va tout faire pour empêcher son père de s’approcher de sa mère quitte à essuyer les foudres de ce dernier.

    Drame qui prend au fur et à mesure que l’intrigue avance des allures de thriller, « Jusqu’à la garde » prend petit à petit à la gorge et la serre de plus en plus jusqu’à un final qui, logiquement, laisse sans voix et sans souffle. Un film coup de poing, sur une réalité endurée hélas par de trop nombreuses familles, qui doit beaucoup à sa mise en scène qui met constamment le spectateur sous tension et à ses trois interprètes principaux – Léa Drucker, Denis Ménochet et le jeune Thomas Gioria – bouleversants de vérité. A ne pas manquer.

    5 étoiles. « Jusqu’à la garde ». France 2, mercredi 24 novembre, 21h10.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran: 6 films dont 2 inédits

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    Je voudrais que qqn m'attende quelque part.jpgAdapté d’un recueil comprenant douze nouvelles écrites par Anna Gavalda, « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » raconte l’histoire d’une famille dont le pilier est Jean-Pierre. C’est l’aîné qui a pris le rôle de chef de famille après la mort de son père. Il est entouré par sa mère de 70 ans, ses deux sœurs, Juliette enceinte de son premier enfant à 40 ans et la petite dernière, photographe rebelle, et enfin de son frère Mathieu, 30 ans et qui n’ose pas séduire la femme dont il est amoureux. Ce petit monde va être très secoué après que Jean-Pierre ait décidé de sortir de son rôle.  

    Film choral par excellence, plusieurs histoires se croisent et se rejoignent, « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » répond en partie aux attentes : c’est très bien joué, avec une mention toute particulière à Jean-Paul Rouve et Benjamin Lavernhe excellents, il y a de belles scènes et un rebondissement au milieu du film qui évite de tomber dans l’ennui qui caractérise assez souvent ce genre de long-métrage, spécialité française. Il manque toutefois au film ce petit supplément d’âme qui aurait pu le rendre plus bouleversant, comme si les scénaristes n’avaient pas osé aller jusqu’au bout de leur sujet. Dommage.

    Inédit. 2 étoiles. « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part ». RTS 1, lundi 15 novembre, 20h45.

    IMG_5193.jpgSuite à un braquage qui a mal tourné, les épouses des malfrats, devenues veuves, vont devoir bien malgré elles s’unir pour rembourser la dette que leurs défunts maris ont laissée derrière eux. Question de vie ou de mort, mais aussi de prendre leur destin en main. 

    Le film démarre sur les chapeaux de roue. Puis, le rythme baisse afin de pouvoir mettre en place l’intrigue générée par cette ouverture en fanfare. On découvre alors qui sont ces veuves, Chicago et ses quartiers très différents et inégalitaires les uns des autres, les magouilles politiques, la rivalité entre gangs. Cette mise en place, qui vire à la satire sur une ville corrompue, n’est pas inintéressante, mais prend un peu trop son temps.

    Heureusement, à l’approche du cambriolage, les événements s’accélèrent. Il y a des rebondissements et de l’action. On regrettera toutefois que le braquage soit un peu trop vite expédié et les « méchants » éliminés d’une manière pas toujours très crédible. Assez significatif finalement d’un film qui court trop de lièvres à la fois sans être toutefois désagréable.

    Inédit. 3 étoiles. « Les Veuves ». RTS 1, samedi 20 novembre, 21h05.

    A couteaux tirés.jpgAuteur de polars riche et célèbre, Harlan Thrombey est retrouvé mort dans sa magnifique propriété juste après avoir fêté ses 85 ans avec toute sa famille dont la plupart des membres avait un mobile pour le tuer, sans oublier l’infirmière personnelle de Harlan Thrombey à l’attitude étrange. Engagé par un commanditaire anonyme, le détective Benoit Blanc va alors mener son enquête qui va se révéler pleine de surprises.

    « Cluedo » sur grand écran, « A couteaux tirés » vaut tout particulièrement le détour pour ses personnages plus pittoresques les uns que les autres, les comédiens sont très crédibles dans des rôles à la limite de la caricature sans toutefois tomber dans le ridicule, et pour son scénario à la fois ludique et plein de rebondissements. On s’amuse à suivre l’enquête du détective Benoit Blanc tout en essayant de déjouer les fausses pistes vers lesquelles le scénario tente de nous emmener jusqu’à l’ultime coup de couteau jubilatoire. Une réussite dans le genre.

    4 étoiles. « A couteaux tirés ». France 2, dimanche 14 novembre, 21h10.

    IMG_5195.jpgEnième rediffusion du succès populaire du cinéma français de l’année 2014 avec plus de 12 millions d’entrées qui manie avec bonheur, c’était pourtant casse-gueule, les pires clichés sur les Noirs, les Juifs, les Arabes, les Asiatiques et les Français petits bourgeois. Les acteurs, avec à leur tête un Christian Clavier qui n’en fait pour une fois pas des tonnes et une Chantal Lauby délicieusement dépressive, sont excellents. On y rit de bon cœur.

    A noter que l'énorme succès du film a donné lieu à une suite en 2019 ("Qu'est qu'on a encore fait au Bon Dieu?") qui a elle aussi trouvé son public. Par conséquent, il y aura un troisième opus qui sortira sur les écrans en février 2022 intitulé "Qu'est-ce qu'on a tous fait au Bon Dieu?". Amen.

    4 étoiles. « Qu’est qu’on a fait au Bon Dieu ? ». TF1, dimanche 14 novembre, 21h05.

    Call me by your name.jpgEté 1983, Lombardie. Elio, 17 ans, passe ses vacances dans une magnifique villa en compagnie de ses parents dont il est proche. Son père est un éminent professeur spécialiste de la culture gréco-romaine et sa mère traductrice. Il a grandi dans un milieu ouvert aux autres et a reçu une excellente éducation. Au cours de cet été, il va s’éveiller au désir de l’autre. Ce sera tout d’abord avec son amie Marzia, puis de manière de plus en plus irrésistible avec le séduisant Oliver, étudiant américain venu travailler auprès de son père. 

    Luca Guadagnino, le réalisateur, fait de cette histoire simple, adaptée du roman éponyme d’André Aciman paru en 2007, un film lumineux, dans tous les sens du terme. La bande originale de « Call me by your name » est également un délice pour les oreilles. Quant à l’interprétation, elle est irréprochable, avec une mention toute particulière pour le jeune Timothée Chalamet d’une justesse incroyable jusqu’au dernier plan d’une folle intensité émotionnelle. En résumé, « Call me by your name » est beau, bouleversant, délicat, émouvant, érotique, fin, humain, intense, juste, romantique, sensible, sensuel, solaire, subtile et plus encore.

    5 étoiles. « Call me by your name ». RTS 2, mardi 16 novembre, 23h05.

    IMG_5194.jpgMichel Racine, Président de cour d’assises proche de la retraite, est redouté et très peu aimable avec son entourage. Il va toutefois se montrer sous un autre jour lorsque le hasard remet sur son chemin au cours d’un procès l’anesthésiste dont il était tombé amoureux six ans auparavant. Michel Racine va saisir cette seconde chance qui s’offre à lui en tentant de séduire la lumineuse Ditte, ce qui ne sera pas sans effet sur le déroulement d’un procès où il est question d’un infanticide.

    Fabrice Luchini incarne avec justesse cet homme dont on ne connaît pas grand-chose, si ce n’est qu’il vient de se séparer de sa femme, et qui va se révéler bien plus humain qu’il ne l’a jamais été. « Humain » est d’ailleurs le terme qui pourrait le mieux définir ce film qui fait également la part belle aux seconds rôles tous excellents. « L’Hermine », référence au col d’hermine de la robe que porte Michel Racine, est un film sur le fil du rasoir où toutes les fins sont envisageables jusqu’à la dernière seconde, ce qui n’est pas pour déplaire. 

    4 étoiles. « L’Hermine ». France 3, jeudi 18 novembre, 21h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran: 7 films dont 3 inédits

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    2E4C8776-6381-4417-A8F6-1568211CD7A1.jpegAuteur de polars riche et célèbre, Harlan Thrombey est retrouvé mort dans sa magnifique propriété juste après avoir fêté ses 85 ans avec toute sa famille dont la plupart des membres avait un mobile pour le tuer, sans oublier l’infirmière personnelle de Harlan Thrombey à l’attitude étrange. Engagé par un commanditaire anonyme, le détective Benoit Blanc va alors mener son enquête qui va se révéler pleine de surprises.

    « Cluedo » sur grand écran, « A couteaux tirés » vaut tout particulièrement le détour pour ses personnages plus pittoresques les uns que les autres, les comédiens sont très crédibles dans des rôles à la limite de la caricature sans toutefois tomber dans le ridicule, et pour son scénario à la fois ludique et plein de rebondissements. On s’amuse à suivre l’enquête du détective Benoit Blanc tout en essayant de déjouer les fausses pistes vers lesquelles le scénario tente de nous emmener jusqu’à l’ultime coup de couteau jubilatoire. Une réussite dans le genre.

    Inédit. 4 étoiles. « A couteaux tirés ». RTS 1, lundi 8 novembre, 20h50.

    77962522-F1F8-421A-8BBE-3E7727FDFC4A.jpegBasé sur une histoire vraie, « Tu ne tueras point » raconte l'histoire de Desmond Doss, un jeune homme qui veut absolument s'engager dans l'armée américaine pour servir son pays au cours de la seconde guerre mondiale tout en refusant de porter une arme, sa foi le lui interdisant.

    « Tu ne tueras point » est un film qui ne laisse pas indifférent, et ce bien au-delà de la dureté des scènes de bataille qui montrent bien l'horreur de la guerre. Il questionne sur la foi qui peut renverser les montagnes, sur la violence intériorisée et ce que l'on peut en faire, sur le besoin de s'engager malgré sa différence, sur l'absurdité de la guerre. Le film de Mel Gibson, 6 nominations aux Oscars 2017, n'est pas parfait. On peut lui reprocher quelques longueurs, un brin de manichéisme et d'appuyer un peu trop sur la foi de Desmond.

    Mais ces défauts sont largement compensés par des images à couper le souffle, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard, un montage brillant, des acteurs excellents, à commencer par Andrew Garfield qui donne toute sa crédibilité à ce soldat venu d'ailleurs, un suspense par moment insoutenable et des émotions tout au long du film qui finissent par vous clouer sur votre siège au moment du générique de fin.

    4 étoiles. « Tu ne tueras point ». France 3, lundi 8 novembre, 21h05.

    4C97EE67-80E2-4D61-B6B1-476DE29CAF42.jpegDiana est la fille de la reine des Amazones et vit sur une île paradisiaque à l’abri des regards. Elle est entraînée durement pendant sa jeunesse afin de devenir une guerrière imbattable au cas où les Amazones seraient attaquées, ce que craint sa mère qui lui a caché ses véritables origines. Mais avant de régler ses comptes avec le passé, Diana va affronter le monde réel et utiliser ses super pouvoirs au service de la paix.

    « Wonder Woman » commence gentiment dans une ambiance kitsch assumée pour souligner le côté mythologique des origines des Amazones, puis prend tout son sens au fur et à mesure que l’histoire avance rendant d’autant plus jubilatoire l’arrivée totalement décalée de Diana dans le Londres très masculin de 1918. Femme libérée et en tenue légère, Diana se trouve plongée dans un monde qui est son exact opposé, ce qui donne lieu à des scènes fort drôles tout en permettant à l’intrigue d’avancer d’un bon pas. On ne s’ennuie en effet pas une seconde durant les deux heures et vingt minutes que dure le film, les rebondissements étant nombreux et parfois inattendus. Le seul reproche que l’on peut faire est que la confrontation finale pourrait durer facilement cinq minutes de moins. 

    Pour le reste, les effets spéciaux sont à la hauteur de ce que l’on peut attendre d’un film de super héroïne, les scènes d’action sont captivantes et s’intègrent fort bien avec des scènes plus intimes sans mièvrerie, les personnages secondaires sont très sympathiques ou très inquiétants et enfin Gal Gadot est une Wonder Woman très crédible et à la plastique irréprochable, comme il se doit pour le personnage. « Wonder Woman » est donc un très bon divertissement.

    4 étoiles. « Wonder Woman ».  TMC, lundi 8 novembre, 21h15.

    D48B363B-C1B9-4143-B295-6E3545884F5A.jpegWaël vit en dans la banlieue parisienne et survit grâce à des arnaques qu’il réalise avec Monique, une femme d’un certain âge qui le considère visiblement comme son fils. Un jour, une arnaque se retourne contre eux, ce qui va les conduire à devenir bénévoles, Monique comme secrétaire et Waël comme éducateur, dans un centre pour ados exclus du système scolaire. 

    Pas besoin d’être grand clerc pour deviner ce qu’il adviendra de la suite de l’histoire entrecoupée par des flashbacks qui s’intègrent plutôt bien dans la narration. Ils permettent petit à petit de découvrir ce qui unit aussi fortement Waël et Monique. Si le scénario ne brille donc pas par son originalité, il faut toutefois reconnaître au film une grande qualité : on passe un « chouette » moment. Les personnages sont attachants, il y a de l’humour, du rythme et de l’émotion. 

    Et puis le film peut compter sur d’excellents acteurs, à commencer par la bande d’ados très convaincante, un Kheiron touchant et puis une Catherine Deneuve qui n’en finit par de surprendre dans un rôle jubilatoire de vieille dame indigne, quoique. Au final, « Mauvaises herbes » a un côté maladroit et parfois facile, mais qui est largement compensé par sa bienveillance et son optimisme, en un mot son humanisme. Un film qui fait du bien.

    Inédit. 3 étoiles. « Mauvaises herbes ». M6, mardi 9 novembre, 21h05.

    2A619B99-0C38-437C-93C9-BEAEEF0C000B.jpegRoy McBride est astronaute. Il est recruté pour une mission très spéciale : se rendre aux limites du système solaire à la recherche de son père disparu depuis des décennies et pour résoudre par la même occasion un mystère qui menace la survie de la Terre et qui pourrait bien avoir un lien avec la disparition du paternel.

    Sous couvert d’un film d’aventure spatiale, le film ne manque d’ailleurs pas de rebondissements qui tiennent le spectateur en haleine malgré quelques petites baisses de régime, « Ad Astra » retrace avant tout la relation entre un fils et un père absent depuis si longtemps. Cette quête intérieure est superbement filmée, la qualité des images est incroyable, et la bande-son n’est pas en reste. Quant à Brad Pitt il est au sommet de son art.

    Tout en retenu, souvent en « voix off », l’astronaute McBride nous fait partager sa douleur rentrée et ses émotions, malgré le scaphandre qu’il porte la plupart du temps, jusqu’à une fin dont la symbolique saute certes aux yeux, mais qui est magnifique. Un film de haut vol, du cinéma de première classe.

    5 étoiles. « Ad Astra ». France 2, mardi 9 novembre, 23h45.

    38636886-5F86-4542-B1E2-AC5A92D96F37.jpegAssigné à résidence et brouillé avec Hope van Dyne (la Guêpe) et son père le Dr Hank Pym après les événements survenus dans « Captain America – Civil War », Scott Lang va se voir offrir une chance de réhabilitation, puisqu’il est apparemment la clé qui permettrait de faire revenir sur Terre la mère de Hope, et donc l’épouse du Dr Pym, qui erre dans un autre univers depuis plus de trente ans. Pour tenter d’y parvenir, il va devoir, entre autres, affronter, une créature fantomatique qui pour sauver sa peau, si l’on ose dire, va semer la zizanie dans le laboratoire du Dr Pym. Et pour atteindre l’objectif final, il va bien évidemment devoir compter sur sa capacité à se faire tout petit, mais aussi, nouveauté, tout grand, sur la Guêpe et sur sa bande de copains déjantée.

    On reprend donc peu ou prou les mêmes éléments que dans le premier épisode, on les secoue un peu plus fort, histoire de compenser l’effet de surprise qui a disparu, on y ajoute, pour la première fois dans le monde Marvel, une super-héroïne et le tour est joué. Il y a par conséquent dans cette suite une surenchère d’effets spéciaux, d’actions et d’humour. Il faut bien reconnaître que c’est de très bonne facture, qu’on ne s’ennuie pratiquement pas malgré un scénario qui a une tendance certaine à tourner en rond et que c’est un plaisir de retrouver cet excellent casting. Mais toutes ces qualités ne sauraient cacher ce manque d’âme et d’émotion qui faisait indiscutablement le charme d’un premier épisode bien plus humain. 

    3 étoiles. « Ant-Man et la Guêpe ». TMC, jeudi 11 novembre, 21h15.

    E7FEC23D-C28A-4786-9200-38440B9D88B1.jpegLe film retrace le destin d'Henri Charrière en s'inspirant de son autobiographie qui est un assemblage d'événements qui se sont déroulés durant sa vie carcérale entre 1931 et 1944. Le livre avait déjà fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 1973 avec Steve McQueen et Dustin Hoffman.

    Envoyé au bagne de Cayenne en Guyane pour un crime qu'il n'a pas commis, Henri Charrière, voleur des bas-fonds de Paris, va faire la connaissance du faussaire Louis Dega qu'il s'engage à protéger dans ce milieu fort hostile de la prison à condition qu'il l'aide à s'évader. "Papillon", surnommé ainsi en raison du tatouage de cet insecte sur sa poitrine, et Louis vont tenter l'impossible pour essayer d'y parvenir.

    Avant d'être un film sur la dure réalité du milieu carcéral, "Papillon" raconte une belle histoire d'amitié entre deux hommes, pourtant fort différents, qui vont unir leur destin, le plus souvent pour le pire. Bien que sans grande surprise au niveau de la mise en scène et avec quelques longueurs, "Papillon" est un film qui se laisse voir grâce à l'aventure humaine, bien que romancée, hors normes qu'il raconte avec une certaine émotion.

    Inédit. 3 étoiles. « Papillon ». RTS 2,  samedi 13 novembre, 21h10.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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